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Trois arrestations à l’université Lyon 2 : résistance !

4 compléments

Les 5, 6 et 7 Février avait lieu sur le campus de Bron le festival Grille ta fac composé de débats, tables de presses, projections, etc... festival majoritairement anti-autoritaire et libertaire et surtout placé dans une optique de réappropriation du campus, d’informations et de luttes contres les logiques sécuritaires que l’administration de l’Université Lumière-Lyon 2 cherchent à nous imposer à Bron. Des logiques bien visibles à travers les nombreuses caméras, les vigiles, ainsi que les grilles ou barrières que l’administration installe depuis peu autour du « forum » de la fac de Bron.

Grille ta fac

C’est contre l’enfermement de la fac, contre ces grilles, contre ces barrières qu’a eu lieu mardi 6 février, dans le cadre du festival une action visant à alerter les étudiants sur les logiques liberticides et sécuritaires. Cette action s’est déroulée en milieu d’après-midi sous forme d’une manif festive durant laquelle les tristes barrières du forum ont été recouvertes de peintures multicolores alors que l’une d’entre elles était la cible symbolique d’un démontage pur et simple.

A la suite de cette action le festival a continué sans problème avec des projections, des débats et plus tard dans la soirée un concert punk, le tout malgré la présence visible et agressive du vice-président de l’université (M. Schvetzoff) et de plusieurs vigiles. C’est à la suite de ce concert que les « dirigeants » de la fac Lyon 2 ont montré leur vrai visage en faisant appel à la police, une fois que la majorité des étudiant-e-s étaient parti-e-s. La police a fait une entrée fracassante sur le parking du campus, contrôlant les identités de toutes les personnes présentes et embarquant trois de nos camarades qui se trouvaient un peu plus loin. Il semble que le seul fait qu’il-elle-s avaient de la peinture sur eux soit la cause de leur arrestation, la police comme l’université ne prenant même pas la peine de se demander s’ils faisaient partie ou non du festival et de l’action. On voit bien ici la lâcheté de Schvetzoff qui n’a pas osé demander l’arrestation de nos ami-e-s lorsque les étudiant-e-s étaient présent-e-s sur le campus mais s’est empressé d’enclencher le système répressif une fois qu’il n’y avait plus assez de monde pour s’opposer à de probables arrestations.

Nos trois camarades ne seront relâché-e-s qu’environ 40 heures plus tard, sous le coup d’une poursuite pour « dégradation grave en réunion ». Si l’université n’a pas, pour l’instant, entamé de procédures de conseil de discipline contre ces trois étudiants - il serait en effet incroyable qu’ils puissent être renvoyés - il semble pourtant qu’elle essaye ici, par le biais judiciaire et répressif, de leur faire payer l’ensemble des actions menées sur la campus de Bron. Et elles sont, à l’instar de la contestation des logiques sécuritaires, nombreuses...

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Pendant que la garde à vue de nos camarades durait, le soutien s’organisait sur le campus. Ainsi une présence quotidienne sous forme d’affiches, de tables de presse et de distribution de nombreux tracts expliquant la situation et appelant à la solidarité, a amené à un soutien grandissant. Deux AG ont eu lieu, rassemblant plus d’une centaine de personnes, et des débrayages d’amphis ont été réalisés afin d’informer les étudiant-e-s sur la répression qui touche trois d’entre eux. Une autre AG est prévue sur le campus de Bron pour mardi 13 février à 15h, laquelle sera largement annoncée sur la fac.

Nos ami-e-s passeront quant à eux en procès le mardi 14 mars à 14h à la 8e chambre du nouveau palais de justice de Lyon (67, rue Servient). Nous appelons à être nombreux-ses à les soutenir ce jour-là.

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Affiche Soutien
Affiche de solidarité avec nos camarades arrêtés - à diffuser.

Il convient également de parler de l’attitude de certains sur le campus face à ces arrestations. En effet si certains syndicats (CNT, FSE, ...) ont été présents logiquement pour soutenir les camarades arrêtés, l’attitude de l’UNEF est lamentable. Non contents de ne s’être jamais opposés aux logiques sécuritaires sur le campus, ils n’ont pas réagi du tout lors de ces arrestations, se contentant d’agir comme si rien ne s’était passé sur le campus... Faut-il donc que des rafles de centaines d’étudiants aient lieu pour réveiller ces jaunes ? Leur syndicalisme de compromission n’est plus, et depuis longtemps, un syndicalisme de lutte, pour ceux qui en doutait encore...

Les dates à retenir :

- AG Mardi 13 Février à 15h - Campus de Bron

- Procès Mardi 14 Mars à 14h à la 8e chambre du nouveau palais de justice de Lyon (67, rue Servient)

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  • Le 13 février 2007 à 19:24, par Furfur

    Autre nouvelle sympatique, 3 des 4 syndicats présent au CA (UNEF, Cé, UNI) on fait une liste commune pour présenté des délégués au divers conseil de la FAC et on présenté et élus un type de l’UNI au conseil de discipline qui vas bientôt juger nos camarades ... Sympa l’UNEF ...

  • Le 13 février 2007 à 12:41, par étudiant stéphanois (et dijon)

    partout sont construit des grilles, des caméras, des murs, des ..et plein de chose dont personne ne parle et tout le monde trouve normal..
    la sécurité..
    maintenant c pas la police qui est partout mais...tout le monde devient policier..
    on nous oppose..on se bat entre nous, nous ptit gens et eux il ramasse le fric...
    la solution ? abolition du fric

    ne vous laissez pas faire...
    résistez tenez bon et courage...

  • Le 13 février 2007 à 00:02, par milie

    moi je trouve cela révoltant car cela ressemble a un monde de dictature or on es encor un pays libre ou il y a des règles qu’on doit repecter et les dirigrants egalement, la « délatin » est quelquchose d’interdit mais eux ne se gêne pas.

    un exemple flagrant de se retour en arrière me vient en tête, en effet la proviseur d’unlycér a fait sa propre definition de la démocratie :« c’est un régime ou le peuple doit fermer sa gueule et obéir aux dirigants qu’il a plus ou moins élu ».

    nous ne sommes ni des robots, ni des bêtes nous avons des sentiments et des pensée et nous avons tous le droit de les exprimer, donc il faut réagir et vite sinon nous allons faire un bond immense dans lle passée et il sera trrop tard.REAGISSONS MAINTENANT ? IL EST TEMPS,SA SUFFIT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Le 12 février 2007 à 23:17, par supertoto

    Il serais bon de mettre aussi les « syndicats étudiants » face à leur responsabilité devant cette arrestation, L’UNEF reste passive pire encore elle collabore avec l’administration, je propose qu’on les mettent face à leur responsabilité, pourquoi pas appeler les responsable nationaux, voici leur numéro :

    bruno julliard 06 87 15 12 77 president de l’unef
    Caroline De Haas 06 32 90 03 02 secrétaire général de l’unef
    Mickael Zemour 06 81 26 50 84 responsable unef Lyon (bn)

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