Brèves temps de crise

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■ Tous les coups sont permis

Face à la crise et contre la vie chère, les petits coups
en douce continuent. Fin juin le Casino de Villefontaine
est braqué à coups de chariot élévateur. Deux
semaines plus tard 5 000 euros d’outils s’envolent
d’une société d’abris de piscine. La fête gauloise de
Courtenay se fera sans salades puisque les 50kg
prévus ont disparu après que le boulodrome ait été
visité le 25 juillet. Étrangement l’alcool et le matériel
sont restés. Le 26 septembre dix camions se font
« roulottés » à Corbas. Tentative pour sortir des cartons
de fringues aux entrepôts Norbert-Dentressangle
le 6 août à Satolas-et-Bonce ; deux pélos se font
roder et tirent en l’air pour faire peur à l’employé
zélé. Plus subtil : des inconnus s’introduisent avec
de fausses clés dans l’appartement du concierge
d’un antiquaire le 9 août, en pleine journée ; ils
percent le mur mitoyen et partent avec 15 000 euros
de bijoux.

Pour les petits braquages ça se passe à peu près
toujours pareil : avec ou sans arme, masqué ou non,
on entre dans un commerce (supermarché, tabac,
boulangerie, poste...), on demande la thune et on se
barre. En fonction des cibles et de la chance le butin
est plus ou moins intéressant. Le 27 juin à Vaulx-en-
Velin, la vitrine du magos « Le temps des cerises »
est défoncée et offre une nouvelle garde-robe aux
audacieux. Le 6 août à Mermoz, quatrième vol à
main armé dans un commerce depuis le début du
mois. Trois « individus » gantés et encagoulés arrivent
à l’ouverture du Casino, avenue Jean Mermoz,
et réclament aux employés la clé du coffre fort.
Comme ils l’ont pas, ils leur font les poches au fur
et à mesure de leur arrivée dans le supermarché
(70€ de butin au total). Prévenue par une employée,
la BAC déboule et choppe toute la bande.

■ L’or rouge

Le 14 juin à Pusignan, un portail et un rideau sont
forcés et c’est une dizaine de couronnes de cuivre
qui disparaissent, l’équivalent de 2 300 euros. Le 8
juillet
, des câbles sont arrachés sur les rails entre
Lyon et Givors. Les responsables SNCF sont forcés
d’interrompre le trafic. Vol et blocage, une formule
déprimante pour Pierre Izard, directeur général de
l’infrastructure de la SNCF, qui remarque finement
que la « proportion des vols est corrélée aux variations
des cours du cuivre ».

Le 29 juillet, un ferrailleur sauvage se fait prendre en
flag’ pour la deuxième fois de la semaine dans une
déchèterie du 7e. Trois jeunes de 14 à 19 ans se
font serrer le dimanche 3 octobre dans une entreprise
du port de Lyon. Ils blessent un flic pendant
leur arrestation. Le matin du lundi 1er novembre,
des Rroms sont grillés par un vigile en train d’escalader
le mur d’une entreprise pour des câbles
électriques.

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■ Malheurs de convoyeurs

L’homme-qui-avait-deux-millions-de-côté, Toni
Musulin, passe devant la Cour d’Appel de Lyon.
Comme à chaque fois quand on passe devant cette
cour, il ramasse le maximum : cinq ans de prison
ferme (deux années de rab’ par rapport au jugement
initial).
Si Toni a eu le mérite de prendre l’initiative, certains
de ses collègues moins opportunistes ont récemment
tenu le rôle de victimes dans des histoires de braquage
 : deux convoyeurs de la société Loomis ont
ainsi lâché 60 000 euros à trois inconnus, près de
Grenoble, le 13 octobre. Deux semaines avant, le 30
septembre
, les convoyeurs venus approvisionner la
Caisse d’Épargne de la Place du Pont se font gazer à
7h du mat’ par trois types qui s’emparent des valises
de billets (mais la cartouche d’encre explose). Un
des convoyeurs est blessé. Le vendredi 22 octobre
la même tactique est utilisée, et à nouveau à Lyon.
Butin inconnu.

Fin septembre : la société de convoyeurs de fonds
Loomis est traînée devant les Prud’hommes. Deux
convoyeurs n’ont pas apprécié de prendre un avertissement,
pour l’un, et trois jours de mise à pieds pour
l’autre, sous prétexte qu’ils voulaient être témoins en
faveur de leur célèbre collègue Toni Musulin.

■ « Sans faire TOC, TOC, TOC... »

Le mardi 1er juin la bijouterie Loubet est dévalisée
par cinq faux policiers (c’est le treizième braquage
de bijouterie en 8 mois sur la région lyonnaise). Ils
sont bien équipés : scie circulaire, masses et fusil
d’assaut ; l’équipe repart avec un million d’euros de
matos. Trois des braqueurs seront retrouvés ainsi
que la thune. Une autre bijouterie se fait attaquer
le 15 juillet, dans le 2e.

Le 15 septembre, une femme est enlevée au Chambon-
Feugerolles. Deux hommes cagoulés l’enferment
dans leur coffre de voiture et l’embarquent jusqu’à
une zone désaffectée. Ils lui demandent gentiment
d’appeler son mari convoyeur de fonds. Ce dernier
les aidera à alléger un DAB de ses 24 000 euros. Tout
le monde est libéré ensuite sans dommages.

Le 24 septembre, braquage du bureau de change
AOC rue de la République. Une équipe de cinq : la
double-porte du sas d’entrée est défoncée à l’aide
d’une masse et les braqueurs finissent le travail
à la disqueuse thermique. Un passant est pris en
otage le temps de faire le coup ; il est relâché un
peu plus loin. Temps de l’opération : « dix petites
minutes », estime une employée. La police arrive et
quadrille le quartier. Le gérant ne cache pas « l’humiliation
[qu’il] a ressentie » lorsque des passants
ont applaudi durant le braquage, « comme au cirque
romain ». Deux jours plus tard un homme de 27
ans est interpellé à Rillieux-la-Pape. Il avoue avoir
participé au braco. Un autre est interpellé à Vaulx
mais reste muet pendant toute sa garde à vue.

Dans la nuit du 24 au 25 octobre, la bijouterie d’une
galerie marchande est visitée à Chasse-sur-Rhône.
Une voiture-bélier plus une disqueuse, et les braqueurs
se font la malle avec 20 000 euros de bijoux.
Autre technique pour la bijouterie du Carrefour de
Francheville : dans la nuit du 12 juillet, des inconnus
grimpent sur le toit de la galerie marchande et
descendent dans la boutique après avoir découpé
le plafond. Deux échelles pour plusieurs milliers
d’euros de butin. Les alarmes se déclenchent mais
la fine équipe disparaît en trois minutes, bien avant
l’arrivée des flics.

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