Catastrophes nucléaires : ça n’arrive qu’aux autres, jusqu’à quand ?!

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Rassemblement mercredi soir à 18h devant les bureaux lyonnais d’Areva au square Jérome Bérerd (au croisement des rues Lafayette et Récamier dans le 6e, vers Part-Dieu)
Pour dire notre opposition à l’industrie nucléaire sous toutes ses formes !

De plus, des infos sur la forte implication d’Areva dans la centrale de Fukushima sont sorties hier dans la presse, et notamment la vente d’un combustible particulièrement dégueulasse : Révélations : Areva au coeur du réacteur de Fukushima. Vive l’exportation du savoir-faire français !

Après qu’un séisme ait secoué le Japon, plusieurs réacteurs nucléaires mis en arrêt d’urgence n’ont pas pu être refroidis suffisamment, suite à des défaillance des circuits de refroidissement. Il en a résulté (à ce que l’on sait à l’heure où l’on écrit), à la centrale de Fukushima, une fusion partielle du cœur des réacteur n° 1, n° 2 et n° 3, suite aux grandes difficultés rencontrées pour les refroidir. Cela a entraîné l’explosion des bâtiments des réacteurs n° 1 (le 12 mars) et n° 3 (le 14 mars), et le rejet dans l’atmosphère d’une grande quantité de radioactivité, tandis qu’au niveau de la centrale elle-même, le niveau de radiation est très élevé. D’autres centrales du pays semblent connaître des problèmes également.

Des dégâts déjà importants

Certes, ce n’est pas Tchernobyl, mais cette catastrophe - car c’en est bien une ! - montre bien les dangers énormes que l’industrie nucléaire fait peser sur nos têtes, au Japon comme en France. D’ores et déjà la région autour de la centrale est contaminée par des radio éléments et le restera pour de nombreuses années. Des spécialistes anglais de l’industrie nucléaire confirment ce qui est déjà une évidence : l’augmentation du nombre de cancers dans la région pour les années à venir. Par ailleurs, des riverains ont reçu des retombées radioactives, sans parler des travailleurs de la centrale qui sont littéralement sacrifiés pour éviter à tout prix l’accident majeur. Et plus grave encore sur le long terme : les réacteurs sont refroidis avec de l’eau pompée directement dans la mer, et rejetée de suite dans celle-ci, emportant plein de radio-éléments avec elle qui finiront dans le ventre des poissons...

Et en France tout va bien ?

Sans surprise nos nucléocrates minimisent la situation et nous assurent que chez nous c’est différent. Mais voilà, les réacteurs japonais sont très similaires aux nôtres et peuvent présenter le même type de problème. En France également de nombreux réacteurs sont construits en zone sismique (Fessenheim par exemple) et pourraient très bien connaître une panne de circuit de refroidissement après un petit tremblement de terre. EDF a dû reconnaître que ses centrales n’étaient pas aux normes sismiques, donc une situation semblable est possible ici.

Et quand la terre ne tremble pas ?

A Three Miles Island (USA) en 1979, comme à Forsmarck (Suède) en 2006, le système de refroidissement à l’arrêt - encore lui ! - a refusé de fonctionner, ainsi que les générateurs diesels de secours à Forsmarck. Il en a résulté une augmentation dangereuse de la température du cœur, ce qui à Three Miles Island a généré une bulle d’hydrogène comme à Fukushima, mais qui n’a heureusement pas explosé. A Forsmark les générateurs ont été remis en marche à temps, à 7 minutes de la catastrophe...

Mais en France on a des enceintes de confinement « béton »

L’étanchéité de ces enceintes de confinement n’est jamais parfaite. De toute façon si la température est trop élevée il y a de la vapeur - radioactive - qui se forme, et s’il y en a trop il faut bien la relâcher dans l’atmosphère ; c’est ce qu’ils font au Japon d’ailleurs. Si par chance la vapeur reste dans l’enceinte, les radio-éléments se déposent et au prochain grand nettoyage ils partiront directement dans les fleuves ou dans la mer … Quel soulagement, de courte durée !

Pour nous il est clair que l’accident, pour le moment et si ça n’empire pas, est déjà le 3e plus grave de l’histoire avec Windscale [1], après Kytchim [2] et Tchernobyl.

N’attendons pas que la prochaine catastrophe ait lieu ! Arrêtons le nucléaire maintenant !
(et en France elle est très possible, la catastrophe : par exemple la cuve du réacteur n°1 de la centrale du Tricastin est gravement fissurée, bien qu’il ait reçu l’autorisation de fonctionner encore 10 ans de plus !).

Industrie nucléaire, industrie mortifère !

On peut vivre sans l’énergie atomique,

source de catastrophes abominables !

Sortons immédiatement du nucléaire,

demain il sera peut-être trop tard !

Rassemblons-nous mercredi soir à 18h devant Areva au square Jérome Bérerd
(au croisement des rues Lafayette et Récamier dans le 6e, vers Part-Dieu)
Pour dire notre opposition à l’industrie nucléaire sous toutes ses formes !

C’est juste à côté de l’arrêt du bus C3 "Lafayette-Garibaldi" sur le cours Lafayette juste avant la gare de la Part-Dieu.

Notes

[1Vous n’en avez jamais entendu parler ? C’est normal ! Fidèle à la description faite dans le roman 1984, le gouvernement britannique a soigneusement dissimulé la chose et a même changé le nom de la ville où c’est arrivé, qui s’appelle maintenant Sellafield. De même il n’a jamais dit quels radio-éléments s’étaient échappés, alors que cela aurait pu aider à soigner les populations locales...
A la centrale de Windscale, le réacteur s’est enflammé et a brûlé, à petit feu, pendant plusieurs heures rejetant une fumée radioactive dans la région.

[2Jamais entendu parler non plus ? C’est pas étonnant. L’accident a été occulté par l’URSS, avec l’appui de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et le soutien des Etats occidentaux qui ne voulaient pas faire d’ombre à l’industrie nucléaire en plein développement...
A cet endroit une décharge de déchets nucléaires a pris feu emportant une grande quantité de radio-éléments qui sont retombés dans toute la région. Considéré comme la deuxième plus grande catastrophe nucléaire après Tchernobyl.

mercredi 16 mars 2011

Rassemblement devant Areva (près du 121, cours Lafayette)

18h00 - 20h00
Devant Areva au square Jérome Bérerd

Croisement des rues Lafayette et Récamier dans le 6e, vers Part-Dieu. Juste à côté de l’arrêt du bus C3 « Lafayette-Garibald »

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  • Le 20 mars 2011 à 12:07, par nucléaire = danger de mort

    On a souvent tendance à résumer les accidents nucléaires à Tchernobyl et three milles island... Comme si un accident important n’avait lieu « que » tous les 20 ans en moyenne... Je vous invite à prendre connaissance de la Liste d’accidents nucléaires sur wikipedia et vous vous rendrez compte du nombre incroyable d’accidents dont nous n’avons jamais entendu parlé.
    Le nucléaire N’EST PAS une énergie sure !

  • Le 19 mars 2011 à 08:36, par aquitania

    Bonjour
    Un article sur la terrible centrale de Blaye à coté de Bordeaux :http://aquitainedecroissance.org/2011/03/18/linquietante-centrale-nucleaire-de-blaye/avec une Liste d’ incidents à Blaye par l’ Autorité de Sûreté Nucléaire ahurissante !!

  • Le 17 mars 2011 à 10:40, par velorutionlyon

    En cas de catastrophe (nucléaire ou autre) pour vous déplacer au quotidien ou pour fuir, prévoyez un vélo dans votre kit de secours.
    Si les routes sont bouchées ou s’il n’y a plus d’essence, il pourra se révéler très utile. Les Japonais nous le démontrent tous les jours : http://velorutionlyon.free.fr/article.php3?id_article=321

  • Le 16 mars 2011 à 21:42, par nada

    D’un côté des industries pourries qui s’installent dans des coins paumés en rinçant les collectivités locales et leurs administrés, de l’autre des citoyens énergivores dont les besoins en saloperies technologiques sont indissociables de l’idée qu’ils se font de la réussite. Donc... Est-ce que ça dérange tant de monde que ça ? C’est peut-être ça le plus grave.

  • Le 16 mars 2011 à 00:55, par anonymous

    L’intégrité de l’Agence internationale pour l’énergie atomique est remise en cause par de nombreux experts de la sécurité nucléaire : un manque de transparence qui remonterait à la catastrophe de Tchernobyl, selon cet article du site News.com.au. :
    http://www.news.com.au/world/chernobyl-hero-iouli-andreev-accuses-japan-of-putting-profits-before-nuclear-safety/story-e6frfkyi-1226022324462

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