Déclaration de la Lesbian and Gay Pride de Lyon suite à l’annulation de la marche des Fiertés

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Ce communiqué fait suite aux événements survenus lors de la Marche des fiertés LGBTI de Lyon le 15 juin 2019. Il est à tenir comme le seul communiqué officiel à ce sujet, les autres interventions (que nous expliquerons dans ce courrier) trouvées sur les réseaux sociaux en notre nom sont à considérer comme des « réactions à chaud » qui auraient mérité d’être plus mesurées, nous y reviendrons dans ce communiqué.
La première partie de ce courrier est un état de lieux de ce que sont aujourd’hui la LGP et la Marche des Fiertés LGBTI de Lyon. La seconde partie revient sur les événements du 15 juin 2019.

1) Quelques éclaircissements et mises au point :

Qu’est-ce que la LGP (Lesbian and Gay Pride de Lyon) ?
La LGP est une inter-structure regroupant des associations (LGBTI, de défense des droits humains,féministes), des syndicats et des partis politiques qui est chargée de l’organisation de la marche. Cette interstructure existe depuis 1996 sous cette dénomination à une époque où les Marches des fiertés, en France, se nommaient quasiment toutes ainsi. Aujourd’hui, nous entendons évidemment les critiques qui sont faites à l’encontre de cette dénomination qui invisibilise les personnes bies, trans, queers et autres. Si le nom de l’interstructure n’a pas (encore) été modifié à ce jour, elle a été l’une des premières de France à avoir remplacé le terme « gay pride » (utilisé quasiment partout ailleurs) par « Marche des fiertés LGBT » en 2006 puis « Marche des fiertés LGBTI » en 2017.

De même et parce que nous considérons que les personnes trans font partie intégrante des luttes LGBTI et parce que leurs droits et leurs vies sont sans cesses menacés, la Marche des Fiertés lyonnaise a été la toute première marche de France à avoir un mot d’ordre qui portait haut et fort l’égalité des droits pour les personnes trans : « Respections la transidentité, refusons la transphobie » en 2009. Et depuis lors les problématiques trans ont régulièrement été présentes dans le mot d’ordre et ont systématiquement fait l’objet d’un texte dans notre livret de revendications. En 2012 « Santé, égalité, droits des Trans : les LGBT n’attendent plus », en 2014 « Droits des Trans, PMA, IVG, GPA, prostitution : nos corps, nos choix », en 2016 « PMA pour toutes,changement d’état civil pour les Trans, citoyen·ne·s en colère, agissez ! ».

Une Marche engagée, des mots d’ordres radicaux et des actions politiques.
Parce que nous croyons en la force politique et en l’impact des marches de fiertés, nous avons aussi mené des choix radicaux, parfois à rebours des tendances politiques dominantes des organisations LGBTI influentes en nous positionnant au côté des plus précaires et des plus menacé.e.s de notre société.

Ainsi, en 2014, nous avons réaffirmé que la liberté de chacun et de chacune à disposer de son propre corps doit être absolue et ne saurait connaître de limites en choisissant pour mot d’ordre : « Droits des Trans, PMA, IVG, GPA, prostitution : nos corps, nos choix », La LGP a alors été la seule marche de France à avoir eu un mot d’ordre en soutien des travailleuses et travailleurs du sexe.

En 2018, nous avons été encore une fois l’une des premières marches à assumer un mot d’ordre contre la politique inique du gouvernement en manifestant notre solidarité à l’égard de toutes les personnes migrantes « ici et ailleurs, nos droits ne sont pas négociables ». Cette année-là, la LGP a été fortement mobilisée au côté de Fodé-Moussa Camara, jeune guinéen homosexuel menacé d’expulsion, en organisant de nombreux rassemblements, en le soutenant devant les tribunaux et en oeuvrant activement à sa libération. Rappelons-nous que c’est la LGP qui a trouvé l’avocate de Moussa. En 2018 toujours, la LGP, alliée à de multiples organisations politiques, syndicales et associations, a protesté contre la Loi Asile et Immigration.
Sur Lyon, la LGP est l’une des rares associations LGBTI à s’être mobilisée contre les différentes lois sur l’immigration, contre les lois qui précarisent les travailleuses et travailleurs du sexe et encore contre l’implantation des locaux d’extrême droite.

Par le passé, la LGP a pu s’élargir pour certaines mobilisations : lors des manifestations pour le mariage pour toutes et tous ; pour protester contre les interventions des réactionnaires homophobes de la Manif pour Tous, et plus récemment, en se rassemblant pour les victimes d’Orlando.

En dehors de l’organisation de la marche et de la Quinzaine des cultures LGBTI, la LGP a accompagné de nombreuses victimes d’agressions homophobes et transphobes devant les tribunaux avec son réseau d’avocat.
Le dernier procès en date concernait l’agression transphobe à Clermont-Ferrand. Elle a également permis, avant l’instauration du mariage pour tous, la régularisation de plusieurs couples binationaux qui n’avaient que le PACS pour seule protection.

La Marche en pratique : comment cela s’organise ? Comment cela se prépare ?

Il nous faut plus de 9 mois de travail, pris sur le temps personnel des militant.e.s, pour organiser cette manifestation. C’est un engagement qui s’ajoute aux responsabilités de chacune et de chacun au sein de sa propre structure (asso, syndicat, parti etc.), nous le menons du mieux que nous le pouvons avec le peu de moyen dont nous disposons et cela n’est pas toujours une mince affaire.
Toutes les structures peuvent demander à faire partie de l’organisation lors de l’assemblée générale de la LGP qui a lieu tous les ans au mois de janvier

Ainsi, puisque l’organisation se fait en inter-structures : tout le monde est le/la bienvenue avec ses propres slogans et ses propres mots d’ordre dans le cortège unitaire. Ces mots d’ordre, tout comme les actions menées par la LGP au cours de l’année, sont débattues et définies collectivement par l’ensemble des organisations participantes et présentes.

La manifestation n’est financée par aucune instance publique mais sur les fonds propres de l’association, grâce à des partenariats ou des dons.
A Lyon, il n’y jamais de char « Mastercard » ou encore « Tinder ». Ceux-ci ont pu être vus ailleurs, mais jamais à Lyon. Il nous semblait important de le préciser.
Quant au cortège de FLAG (police nationale) aucun n’a été sollicité ou accepté depuis 2012.

Dans la Marche, le placement des différents cortèges se fait ainsi :
ü en premier lieu le cortège de tête représentant l’inter-structure LGP, qui tient la banderole affichant le mot d’ordre.
ü Ensuite sont placés, comme elles le souhaitent les différentes organisations qui n’ont pas de chars. De cette façon, toutes les organisations peuvent mieux se faire entendre sans sono.
ü Puis les chars des partenaires LGBTI (ex : Hétéroclite) et en dernier lieu, les commerces partenaires (ex : LiveStation.)

Entre la banderole de tête tenue par les membres organisateurs et le char de la LGP, des associations et des actions peuvent être mises en avant. L’année dernière, le soutien à Moussa et le collectif 2MSG et cette année AIDES.

Depuis plusieurs années, il a été acté et rappelé que les élu.e.s pouvaient être présent dans le cortège de tête mais sans tenir la banderole de tête.

Toutes structures peuvent demander à faire partie de l’organisation lors de l’assemblée générale et comme nous l’avons dit régulièrement tout le monde est le bienvenu avec ses slogans dans le cortège unitaire.

Enfin, les réunions d’organisation de la marche des fiertés ont lieu au centre LGBTI.
Le centre LGBTI est un regroupement d’associations (36) qui occupent des créneaux et proposent différentes activités.

2. La Marche des Fiertés du 15 juin 2019

Samedi 15 juin, nous avons dû prendre une décision extrêmement difficile et douloureuse : annuler, pour l’anniversaire des 50 ans des émeutes de Stonewall, la 24e marche des fiertés LGBTI et rester sur la Place Bellecour. Cette décision, marquant une première en France : l’annulation d’une marche des Fiertés LGBTI, n’est liée ni à une interdiction du parcours ou à une interdiction de manifester ou à une attaque fasciste à notre encontre. Cette annulation n’est pas non plus directement liée à la pluie et à l’alerte orange, même si celles-ci n’ont pas contribué à apaiser la situation. Si seule la météo avait été en cause nous ne serions pas resté.e.s place Bellecour jusqu’à la fin de l’après-midi.
Cette annulation est liée à un blocage de la Marche par un cortège de militant.e.s qui ont refusé, après avoir pris le cortège de tête, d’avancer, bloquant ainsi la totalité du cortège sur la Place Bellecour et nous empêchant ainsi de manifester. Après près de 2h sans pouvoir changer cette situation, nous avons donc décidé d’annuler la marche et de rester sur la Place Bellecour.

Il était important pour nous de couper court à toutes les fausses rumeurs qui se répandent sur les réseaux sociaux depuis l’annulation. Nous souhaitons que celles et ceux qui ont bloqué la marche et entraîné son annulation prennent toute leur responsabilité et assument enfin les conséquences de leurs actes.

Déroulement  :
1°) Quelques temps avant la Marche des fiertés, nous entendions des rumeurs sur la constitution potentielle d’un cortège de tête. L’an dernier déjà, un cortège de tête s’était formé et nous avions déjà rencontré quelques difficultés à communiquer, nous avions déjà été insulté.e.s mais la Marche avait pu avoir lieu et des discussions avec les personnes du cortège de tête avaient été organisées, à posteriori, pour comprendre et apaiser une situation compliquée.

En conséquence de ces premières alertes sur la formation d’un nouveau cortège de tête, nous avions refait un appel en exprimant que nous souhaitions une pride inclusive pour tou.te.s et surtout bienveillante vis-à-vis des familles homoparentales ou des jeunes LGBTI. N’oublions pas qu’il y a beaucoup de lycéen.ne.s et de jeunes (et moins jeunes) gens qui viennent, pour certain.ne.s de loin manifester, souvent pour la toute première fois de leur vie.

2°) Dans la nuit de vendredi à samedi, le Centre LGBTI a subi des dégradations, fait qui nous a semblé extrêmement grave et laissait craindre un samedi extrêmement difficile.

3°) Vers 14h40, au moment où nous avons donné le signal pour partir en manifestation, un cortège qui se présentait comme « queer radical » est venu se mettre devant la banderole de tête, bloquant alors le départ de la 24e marche des fiertés LGBTI.
Contrairement à l’année dernière, toute discussion avec les militant.e.s de ce cortège était impossible en raison des moqueries, slogans violents et mépris manifesté rapidement par elles et eux à notre encontre.
L’année dernière nous avons fait le choix de poursuivre la manifestation car nous avions gagné la possibilité de manifester sur le Vieux Lyon pour la première fois depuis 2010, ce qui avait été une bataille juridique et politique menée par la LGP, et son collectif, de longue haleine.
L’an dernier, ce cortège de tête ne se collait pas à la banderole de tête de la LGP ce qui avait permis, comme lors de toute manifestation politique, de marcher sans collision. Ils/elles avaient accepté d’avancer. Cette année, cela n’a pas été le cas.

4°) entre 14h40 et 16h40, soit pendant 2h, nous avons essayé de parlementer avec elles et eux pour qu’ils/elles acceptent d’avancer, permettant ainsi à l’ensemble du cortège de sortir enfin de la place Bellecour pour se diriger vers le Vieux-Lyon.
Pour cela, nous avons été obligé.e.s de faire une ligne du SO pour pousser et avancer.
A plusieurs reprises, nous avons expliqué que s’ils/elles n’avançaient pas, nous ne pourrions pas continuer la Marche. La réponse était sans équivoque « on s’en fout de votre marche ». Propos que l’on peut retrouver dans l’article du Progrès paru suite à la Marche et dans lequel on peut lire un manifestant du cortège de tête affirmer : « Nous voulons que les choses changent alors oui on ne veut pas faire partie de cette Marche ». Ce positionnement nous questionne aujourd’hui : comment peut-on revendiquer de vouloir faire changer les choses en faisant annuler une Marche aussi importante politiquement et pour chaque personne qui s’y rend ? Pourquoi ne pas venir au sein de l’organisation de la Marche en amont pour cela ?

5°) Plusieurs départs et arrêts ont eu lieu. Mais le temps passant, la météo ne rendant pas les choses faciles, et, pire, les insultes à notre encontre (« fascistes ! »), les attitudes virilistes voire homophobes ont rendu impossible la poursuite de la manifestation.
A aucun moment, nous leur avons demandé qu’elles/ils partent ou quittent la manifestation.
Nous voulions juste qu’ils/elles rentrent dans la Marche des Fiertés pour avancer ensemble. Et à aucun moment il n’a été question de les « nasser » et de les remettre aux forces de l’ordre comme, encore une fois, les fausses rumeurs le laissent entendre. Il était inimaginable et inenvisageable d’envoyer la police
sur des militant.e.s queer et LGBTI.
C’est un point sur lequel, le SO de la LGP était intransigeant.
Après deux heures de discussion, et comme les négociations pour avancer n’ont pas permis de déboucher sur quelques choses de constructif, nous avons alors pris cette douloureuse et déchirante décision d’arrêter la manifestation. Il n’était effectivement pas envisageable de partir sur un parcours de 4,6 km en n’ayant avancé que de 200 m en deux heures !

Fin de la marche :
6°) le service d’ordre s’est chargé de faire passer les camions en assurant la sécurité des personnes placées derrière les camions. Nous avons fait le choix de faire entrer des camions sur la place Bellecour (les chars de : Keep Smiling, SOS Homophobie, Body design et Radio Scoop). A défaut de pouvoir manifester nous souhaitions pouvoir rester sur la place et permettre aux associations de tenir le village associatif.

7°) Ayant fini de faire rentrer tous les chars, le SO a été appelé car le char de Radio Scoop était bloqué. Le service d’ordre s’est regroupé pour aller voir la situation, le char de Radio Scoop était plein avec de très nombreuses personnes derrière le camion rendant la situation problématique en termes de sécurité des manifestant·e·s.

Les forces de l’ordre étaient proches du cortège de tête, le service d’ordre a tenté d’apaiser la situation puis s’est interposé.
Des membres du service d’ordre, chargé.e.s de protéger les manifestant.e.s, ont reçu des gaz lacrymogènes et certain.e.s d’entre nous ont des hématomes suite aux coups de matraques infligés par la police.
Nous regrettons que des personnes, quel que soit le cortège dont elles faisaient partie, aient subi cela. Nous ne le cautionnons pas.

8°) A ce moment précis et jusqu’à 20h (heure à laquelle les dernier.e.s militant.e.s ont quitté la place, nous n’avons pas vu ni entendu parler d’interpellation. Nous avons passé deux jours à vérifier cette information qui nous semblait venir d’une source fiable (les médics) et nous n’avons aucune confirmation. Nous sommes preneurs/ses d’informations.

9°) Nous avons appelé les secouristes de la LGP présent.e.s sur la marche pour apporter tous les soins nécessaires, sans distinction puis le service d’ordre a rejoint le village associatif qu’il devait sécuriser. Nous avons alors été suivi.e.s par des membres du cortège de tête qui ont continué à nous insulter, à nous menacer et à avoir des comportements virilistes, voire à appeler à la violence contre les membres du SO. Là encore nous avons préféré éviter de répondre

Une réponse à nos réponses à chaud sur les réseaux sociaux.
Pour commencer, nous tenions à faire un mea culpa sur nos premières communications qui, faites à chaud, sous le coup de la colère et surtout de la tristesse, ne permettent pas d’être constructifs.

Nous n’avons évidemment rien contre les personnes se revendiquant radicales en s’inscrivant dans une perspective d’égalité. Bien au contraire, ils/elles ont toujours formé un cortège radical au sein de la marche des fiertés LGBTI. Nous avons employé le terme queer radical entre guillemets car c’est comme cela que les personnes qui ont pris le cortège de tête se sont revendiqué.e.s. Cependant, nous n’étions pas sûr.e.s qu’il s’agissait-là uniquement de personnes queers, notamment au regard des comportements sexistes et virilistes de certains des membres de ce cortège qui ne correspondent pas au mouvement queer et à ce qu’il défend politiquement.

Dans notre premier message de réaction « à chaud », nous n’aurions pas dû employer le terme de « pratiques fascistes » pour qualifier les actes du cortège qui s’est placé à la tête de la Marche. Cette qualification faisait écho à une colère ressentie face aux propos de ce cortège qui a pu clamer à l’encontre de la LGP ce slogan qui nous a paru absolument inacceptable : « LGP Facho, on vous brisera les os ». Ainsi, dans notre réaction immédiate sur les réseaux sociaux, nous avons rétorqué à notre tour ce terme à l’encontre de celles et ceux qui l’employaient contre nous. Mais à utiliser à tort et à travers ce terme, il en perd son sens et cela ne fait que participer à la confusion quand il nous faudrait impérativement combattre le seul fascisme qui soit : celui de la droite et de l’extrême-droite. D’autant plus lorsqu’au sein du service d’ordre de la Marche et que certain.e.s dans le cortège de tête luttent semaine après semaine contre les mouvements fascistes à Lyon…

Ainsi, nous tenons à présenter nos excuses à toutes celles et ceux qui auraient pu se sentir attaqués voire discriminé.e.s par certains propos tenus sur Twitter et Facebook. Nous en avons pris la mesure et ne le minimisons pas.
Enfin, nous n’aurions pas dû répondre à ce déversement d’accusations avant d’avoir posé les choses collectivement, c’est chose faite aujourd’hui avec ce texte.

Que faire aujourd’hui et demain ?
Aujourd’hui, nous sommes toutes et tous en colère :
- Nous n’avons pas pu manifester dans le Vieux Lyon, fief revendiqué de l’extrême droite lyonnaise.
- Les actions prévues par AIDES relatives au Fonds Mondial n’ont pas été visibles.
- Les membres du collectif 2MSG qui pouvaient pour une fois manifester à visage découvert sur le devant de la marche n’ont pas pu le faire.
- Le travail quotidien des associations n’a pas été visible.
- Nous avons dû annuler une marche non pas en raison de nos opposant.e.s traditionnel.le.s mais par l’action de militant.e.s queer LGBTI.

Nous ne pouvons accepter les violences verbales proférées à l’encontre des personnes LGBTI présentes dans la Marche et dans le Service d’ordre. Quelles que soient les conflits qui nous opposent, les LGBTIphobies, le sexisme et le racisme demeurent intolérables et inacceptables, qu’importent les circonstances.

On peut nous reprocher énormément de choses, nous en avons conscience. Mais cela valait-il la peine de faire annuler la marche des fiertés ? C’est l’ensemble des personnes LGBTI qui est perdante et nos ennemis communs sortent renforcés de cette division qui nuit à l’ensemble de la communauté LGBTI.

Aujourd’hui, nous sommes toutes et tous écoeuré.e.s par les fausses rumeurs, mensonges, fakenews et confusions qui circulent dans les communiqués, sur les réseaux sociaux.
Pour les confusions, nous prenons notre part de responsabilité dans la gestion de cette crise et certaines de nos réactions, après-coup (liées à la colère et la tristesse de ce gâchis).

Il nous semble que ce qui s’est passé samedi et qui est unique dans l’histoire des Marches des fiertés en France est extrêmement grave et atteste d’un profond malaise au sein de nos mouvements.
Il ne s’agit en aucun cas pour nous de nier les désaccords et les contradictions, mais de ne pas oublier les combats urgents, nécessaires, vitaux.
Pour autant, nous avons la conviction profonde que nous pourrions en discuter et qu’au sein d’une Marche des fiertés qui rassemble nous pourrions marcher ensemble avec nos différends.

Une table-ronde sera organisée prochainement avec une invitation.

P.-S.

Les Signataires :
Les organisations adhérentes de la LGP : Agir pour l’Egalité, Aides, FSU, Planning familial du Rhône, Whoelles, CGT, Ensemble 69, Parti communiste français 69, Parti socialiste du Rhône, David et Jonathan, ENIPSE, A Voix et A Vapeur, SOS Homophobie, APGL Rhône-Alpes, Jardin de T, HES, Corpus Bang Bang
Les organisations en renfort du SO le 15 juin dernier : Parti de gauche 69, Solidaires.

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