La CNT c’est quoi ? Education populaire et luttes sociales

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MJC en sursis à Colombe, la mairie UMP lorgne sur ses locaux, MJC occupée à
Valence la mairie UMP veut les virer sans se soucier du reclassement des
salariéEs. Rajoutons à cela la politique de casse sociale du gouvernement :
crédits FONJEP ( fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation
populaire) revus à la baisse, 10 à 30 % de moins pour les subventions aux
associations nationales ; 13 % de moins pour l’année 2005 dans le budget
jeunesse et sport dévolu aux associations sans oubliés la nette diminution
des crédits « politique de la ville » ( seule la police à travers les
opérations « ville vie vacances »maintient son budget). En 10 ans le pouvoir
d’achat des travailleurEs des métiers de l’animation à chuté de 16 % et nous
devons supporter l’arrogance d’un patronat qui voudrait nous voir renoncer
au paiement des trois premiers jours de congés maladie, l’unique avancé
sociale de notre convention collective (32 46). De qui ce moque-t-on ?

La liste et longue et malheureusement non exhaustive. Le constat est simple, L’éducation populaire est en danger. Il faut un véritable sursaut des
acteurs de ce milieu c’est à dire des animateurs, animatrices, direction,
personnels techniques sans oublié le public. Déjà la résistance s’organise à
Colombe en banlieue parisienne où 5000 personnes ont manifesté contre la
mairie mais aussi à Valence où la population à été solidaire des salariéEs
de la structure toujours occupée par le personnel et des habitants du
quartier. A la Courneuve c’est 200 animateurs qui ont défilé ce printemps
presque autant à Toulouse l’année passée pour des titularisations et ils ont
obtenus gains de cause. Il nous faut reprendre l’initiative sur les
questions pédagogiques et éducationnelles, il nous faut s’interroger sur le
fonctionnement de nos lieux de travail sur nos fonctions et statuts. Sommes
nous là pour participer impuissant à la reproduction sociale ? Sommes-nous
là pour faire le travail que l’état et les collectivités ne veulent plus
assumer ? Devons nous rester les bras croisés face à la marchandisation et
à l’instrumentalisation de nos associations qui font de nous de simple
prestataires de services ? Bien évidemment nous autres travailleurs et
travailleuses de l’éducation populaire syndiqués à la CNT refusons cette
fatalité. Dès aujourd’hui construisons le rapport de force. Organisons-nous
et battons-nous pour nos droits et notre public. Nous voulons des formations
de qualité, gratuites, avec des filières cohérentes et des diplômes
harmonisés. Nous voulons travailler avec un encadrement suffisant pour
remplir notre rôle de socialisation de l’individu avec qualité et dans la
sécurité , nous ne sommes ni des flics ni des baby-sitterEs. Nous réclamons
des salaires en rapport avec nos responsabilités. Nous ne supportons plus
d’être les parents pauvres de l’éducation. Nos conditions de travail sont
aussi nos conditions d’accueil.

Aidons notre public à devenir des individus autonomes et libres. Hier
l’éducation populaire issue du mouvement ouvrier (certains de ses pionniers
étaient syndicalistes) c’est développée en réaction au monopole religieux,
aujourd’hui elle doit se défendre d’une logique libérale qui promeut la
marchandisation du temps libre et de l’éducation. Cet état des lieux
alarmant n’est que le résultat du manque de combativité des salariéEs de ce
secteur. Tu ne supporte plus la précarité structurelle qui régit ce milieu
ni l’ arrogance de tes patrons ni même l’apathie de tes collègues. Alors
rejoins-nous. Luttons comme nos camarades de Paris, de Toulouse de Valence.
Construisons la riposte syndicale avec la CNT et dès à présent posons les
bases d’une éducation populaire libre où les valeurs de solidarité,
d’entraide, d’émancipation et d’autonomie des individuEs en seraient les
moteurs.

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