La présidence de Lyon 2 et « les barbares »

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Les rues de Lyon avaient leurs « casseurs », les raffineries leurs « bloqueurs » voilà donc une nouvelle espèce dégotée par la présidence de Lyon 2 : les barbares.

La présidence a lancé ce mercredi 3 novembre une campagne de communication tous azimuts suite à des dégrations qui auraient eu lieu sur le campus de Bron, occupé suite à une AG depuis hier.

Avant les vacances, la même présidence avait fermé administrativement la fac prenant prétexte de quelques voitures cramées à 15 km de là, à la Croix-Rousse, et empêchant toute action politique sur le campus (AGs etc.).

Aujourd’hui, face à quelques tags et à des chaises renversées et 3 dossiers étudiants cramés, la présidence se répand dans la presse en accusations contre les étudiants en grève. Comme la presse marchande n’aime pas les grévistes, et kiffe le copier-coller, on dirait quelques heures après le communiqué grotesque de la présidence que Lyon 2 aurait été traversé par une horde de barbares. C’est le Préfet qui leur fait leurs communiqués ou bien ?

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  • Le 7 novembre 2010 à 12:05, par précisons

    plus qu’un complément, c’est une précision d’information :

    les fameuses archives qui ont été détruites ne sont absolument pas des exemplaires de diplômes, ni dossiers avec informations personnelles et/ou confidentielles mais des copies de partiels (de L1, L2) d’il y a plusieurs années. Copies qui, soit dit en passant, n’ont d’autres lieu pour être conservé que les secrétariats, et les secrétariats n’ont pas la place de les stocker... Donc cette « destruction d’archives » ne lèsent personne. Et ne risque pas de faire disparaitre une année à quelqu’un (ce qui est impossible vu que les données sont informatisées).

    Donc voila, il est quand même possible de condamner l’acte, mais de là a s’insurger... Faut pas exagérer.
    Ah oui, cette information a été glaner auprès du personnel concerné... (histoire de citer les sources si quelqu’un veut vérifier)

  • Le 4 novembre 2010 à 01:39, par Un modère

    @ Hank O’Lair : pas besoin de sourcer sur la notion de barbares que souhaite diffuser la présidence, il suffit de lire sa prose et comment elle a été reprise dans tous les journaux pour voir le message qu’elle essaie de faire passer. Pas le temps de sourcer tous les articles qui sont parus aujourd’hui sur cette affaire, mais on aurait dit que Lyon 2 avait été complètement rasée.

  • Le 3 novembre 2010 à 23:23

    Aujourd’hui, mercredi 03 novembre, nous avons pu recevoir par liste de diffusion générale un mail de la présidence (le troisième depuis la rentrée) dénonçant et voulant poursuivre en justice les « individus et organisations » ayant appelé à l’occupation.

    Cette occupation, est rappelons le, une décision de l’Assemblée Générale de Bron, elle même appelée par André Tiran par mail le mardi 02 novembre.

    Dans ce mail, l’équipe présidentielle semble faire la description de l’Apocalypse, en décrivant le « saccage » commis lors de l’occupation de l’université.

    Il n’y a pas eu de saccage de la faculté, mais des dégradations qui, bien sûr, ne servent pas notre lutte. Les exhiber, les grossir et les criminaliser, comme le font la présidence et le ministère, n’aboutira à rien.

    Ces « dégradations », mineures, le sont d’autant plus au regard de l’état général du campus de Bron. En effet, l’université ne communique pas par mail les rapports de sécurité quand à l’état du campus, et de la présence, notamment, d’amiante, de plomb, et d’infrastructures dangereuses.

    De plus, les sources sont contradictoires sur la réalité des soi-disantes « archives brûlées », celles-ci étant enfermées dans des secrétariats qui n’ont pas été forçés.

    Ainsi, la présidence de Lyon 2 instrumentalise cet événement pour balayer les exigences des délégations d’étudiants pour exiger la levée des absences et du contrôle continu, ainsi que la banalisation des cours le jour des Ags.

    Nous rappelons à l’équipe présidentielle et à l’ensemble de la communauté universitaire que le chiffon rouge des « casseurs » agité pour briser les mouvements sociaux et les mobilisations collectives est déjà utilisé à ce jour par le gouvernement actuel.

    Cette campagne médiatique ne déviera pas l’attention des étudiants des problèmes réels posés par les pouvoirs en place.

    En particulier, les violations flagrantes aux droits démocratiques dont le gouvernement s’est rendu coupable ces dernières semaines sur notre agglomération ne seront pas oubliées.

    Les casseurs, c’est d’abord ceux qui veulent condamner les travailleurs aux travaux forcés jusqu’à 67 ans ; ceux qui sont en train de réduire en poussière la Sécurité Sociale, c’est à dire le droit à la santé ; ceux qui sont prêts à séquestrer des centaines de personnes sur une place publique, et à les trier en fonction de critères ethniques, sociaux et d’âge, comme cela s’est passé Place Bellecour, il y a deux semaines !

    Il serait judicieux que la présidence de l’Université condamne ces casseurs là, plutôt que de faire appel à leur police - c’est à dire à leur police politique - pour régler des conflits internes à l’université.

    Par ses mails quotidiens et la surmédiatisation, la présidence de Lyon 2 ne fait que confirmer quel parti elle adopte en ces temps de mobilisation nationale contre des réformes anti-populaires.

    Elle fermait ainsi administrativement en octobre l’université alors que le mouvement subissait une répression hallucinante sur Lyon, elle diffame la mobilisation lycéenne, et enfin, menaçe de poursuite judiciaires des militants et des organisations étudiantes appelant à la mobilisation universitaire.

    Ce n’est que le reflet d’une politique de la répression pour casser le mouvement social.

    De plus, nous demandons à l’équipe présidentielle des explications sur la communication faite suite au « saccage » de l’université. Elle qui se dit prompte à défendre l’image de l’université et s’assurer de son « rayonnement », fait des déclarations fracassantes dans la matinée au Monde, RTL et TF1, repris en choeur par Valérie Pécresse.

    La rapidité avec laquelle celle-ci s’est saisie de cette soi-disant " affaire " montre toute la fébrilité du pouvoir, sa peur d’une mobilisation massive de la jeunesse !

    En effet, comment peut-on croire une seconde que cette dernière, la bouchère en chef de l’université publique, s’intéresse à l’état de nos locaux ? Sa seule hantise, c’est que nous prenions le chemin des rues !

    Continuons à nous mobiliser et à nous réunir !

    La FSE-Lyon

  • Le 3 novembre 2010 à 21:42

    Cette fermeture administrative ne restera pas sans conséquence, notamment du côté enseignant. Si la présidence de ce pays, et de l’université, pense que c’est comme ça qu’ils empêcheront le mouvement de se développer, ils ont peut-être raison... mais ça sera pour nous, l’occasion de mieux rebondir pour la SUITE.

  • Le 3 novembre 2010 à 21:31, par diantdiant

    Lyon 2 fermée demain administrativement suite à l’appel à l’occupation (qui d’ailleurs fut ce soir un échec total : 19h 6 personnes) et à la mise en place de barrages filtrants (mesure pourtant désirée et appelée par l’unef qui voulait à tout prix éviter cette dite fermeture en ne votant pas le blocage).
    Tiran ou le bon usage de la démocratie

  • Le 3 novembre 2010 à 21:02, par L.

    Quoi qu’il en soit même trois chaises renversées et dossiers brûlés non aucune raison d’être dans un établissement. Vous rendez vous seulement compte que cela porte plus de préjudices au mouvement qu’autre chose ? Ce n’est pas l’université qu’il faut assiéger pour un combat qui n’est en rien lié à l’éducation... Réveillez vous un peu les retraite oui mais on forçant les gens a refaire des années de fac qui auront été bousillées à cause de fermeture pour empecher les tags et autres vous poussez ni plus ni moins les etudiants à commencer à travailler plus tard donc partir à la retraite plus tard...
    Le combat pour l’avenir commencent peut être par s’en forger un... et non pas en le bousillant aussi stupidement.

  • Le 3 novembre 2010 à 20:48, par Caroline

    Par un mél aux personnels et aux étudiants de 20 h 38, l’équipe présidentielle de Lyon2 informe de « la fermeture de l’Université et la suspension des cours sur les deux campus à compter de ce soir 20h et jusqu’à vendredi 5 novembre à 8h. »

  • Le 3 novembre 2010 à 18:49

    quoi qu’il en soit, ceux qui ont brûlé les dossiers auraient dû réfléchir plus loin. si le reste fait sourire, le coup des dossiers risque de délégitimer un mouvement qui avait déjà du mal à prendre sa place dans la tête des étudiants... c’est dommage.

  • Le 3 novembre 2010 à 18:09, par N.

    Et qu’en est-il de l’AG étudiante qui devait avoir lieu aujourd’hui à 14h ?

  • Le 3 novembre 2010 à 16:25, par Hank O’Lair

    Vous pouvez me citer la source dans laquelle la Présidence de l’université Lyon 2 utilise le terme de « barbares » ?
    Comme tout autre étudiant de Lyon 2, je reçois tous les communiqués de la Présidence, et je n’ai pas lu ce terme une seule fois dans ceux-ci. Merci donc d’identifier/de citer vos sources, afin que tout un chacun puisse les vérifier. Sinon, votre affirmation risque de ne relever que de la diffamation ou de la propagande.

    Et merci de retirer le conditionnel de votre seconde phrase. Des dégradations ont bien eu lieu, et elles sont bien le fait de certaines des personnes qui ont occupé cette nuit le campus de Bron.

    Enfin, au-delà de l’aspect purement financier de ces dégradations, il y a la portée symbolique du geste en lui-même.
    Comment voulez-vous qu’on croit responsable et respectueux des libertés démocratiques un mouvement dont les membres se comportent ainsi - ou ne condamnent rien de ces actes ?
    Pensez-vous vraiment que des personnes qui commettent ou couvrent de telles dégradations, et le mouvement dans son ensemble, puissent ensuite être crédibles lorsqu’elles déclarent défendre les intérêts de l’université et des étudiants ?

    Sur le point des « 3 dossiers cramés », le problème est plus graves. Des personnes non identifiées ont eu accès (même s’il était potentiel) à des données personnelles et nominatives, ce qui est déjà grave en soi. Et ne me balancez pas l’argument des nombreux fichiers qui fliquent tous les citoyens ; on ne saurait critiquer des actes que l’on commet soi-même.
    Mais surtout, si certains de ces dossiers contenaient des documents en exemplaire unique, ils sont perdus - et en premier lieu pour les étudiants concernés. Imaginez un instant qu’il y ait eu des diplômes dans ces dossiers, que leurs titulaires comptaient venir chercher. Les diplômes sont édités en exemplaire original unique, sans possibilité d’obtenir de duplicata. Vous allez expliquer quoi, à l’étudiant qui n’aurait ainsi aucune preuve de son diplôme ?

    Tout ce qu’on retiendra au final, c’est que des étudiants ont détérioré ce qu’ils sont censés protéger, dans un état d’esprit où l’esprit de contradiction et de révolte le dispute à la crise d’adolescence. C’est là l’image que la plupart des gens vont avoir du mouvement, et non celle d’un mouvement qui réfléchit, qui argumente et qui débat sereinement avec ses contradicteurs lorsqu’il s’en trouve, tout en respectant le libre choix d’autrui de continuer ses études s’il le désire.
    Et votre message tout empreint de cynisme ne va pas aider à redorer ce blason déjà bien terni.

  • Le 3 novembre 2010 à 14:36, par lalla

    Mais quand même j’ai une question : quel est l’intérêt de brûler des dossiers ?
    Habiter l’université, en faire un lieu de vie, habiller les murs, je capte bien mais là, vraiment, je vois pas l’idée...

  • Le 3 novembre 2010 à 14:27, par MPC

    ouais, bon c’est pas méchant des chaises empilées, mais quand même, brûler des dossiers et boucher les portes ça rime à quoi ? C’est pas la pub dont à besoin l’occupation de locaux et la mobilisation pour être efficace et porter loin. On a beau jeu de cracher sur le président (les mouvements sociaux n’ont jamais rien valu aux présidents, de toutes manières), en raison de la position qu’il occupe, blablabla bonjour les amalgames caricaturaux (les accusations sont pas contre les grévistes mais contre les auteurs des dégradations - normal, c’est lui qui paie la facture. On peut pas lui reprocher de vouloir préserver sa boutique... il n’a pas trop le choix). Où est l’esprit libre et critique de la rebellyon ???

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