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Le 20 septembre 1985, Charles Hernu est obligé de démissionner du gouvernement

Après avoir été collabo, espion, Charles Hernu, ministre de la Défense, a dû démissionner, et se consacrer exclusivement à la mairie de Villeurbanne, ayant finalement reconnu avoir donné l’ordre de faire exploser le bateau Rainbow Warrior pour ne pas gêner les essais nucléaires français dans le pacifique, un photographe ayant été tué dans l’explosion. N’est-ce pas scandaleux d’avoir donné son nom à la place des Charpennes et à une station de métro ?

Charles Hernu est né le 3 juillet 1923 à Quimper. Il est le fils d’un gendarme qui a été muté à Lyon. Après avoir vécu une enfance sans histoires, pourtant pas idiot, il se retrouve sans diplôme, lorsqu’arrive la guerre et l’occupation.

Le collabo

En 1943 iI a 20 ans, et il rejoint les chantiers de jeunesse du maréchal Pétain. C’est au sein d’une organisation pétainiste, la "Propagande ouvrière", dépendant du ministère de l’Information du régime de Vichy, qu’on le retrouve en 1944. En effet, des notes des Renseignements Généraux mettent au grand jour le zèle du jeune Hernu, délégué à l’Information de Vichy. D’ailleurs, au mois d’octobre 1944, Charles Hernu est incarcéré à la prison de Grenoble pour faits de collaboration...

Dans la période de l’épuration, par son pouvoir de séduction et grâce à l’influence des franc-maçons [1], il arrive à se faire blanchir de sa collaboration avec le régime de Pétain et les nazis, et il n’hésitera pas à dire plus tard de façon mensongère qu’il fut "résistant". En mars 1950, il fait lui-même partie de la loge du Grand Orient, ce qui lui ouvre bien des portes. Il est à Paris, et arrive à se faire salarier par le Centre national du commerce extérieur.

Charles Hernu a 29 ans en 1953 quand, jeune loup arriviste de la politique, il crée un groupe de réflexion avec des radicaux proches de Pierre Mendès-France, le Club des Jacobins.

L’espion, au profit de la Russie... et de lui !

C’est un personnage fantasque, séduisant auprès des jolies femmes, et
aimant les grands restaurants. Cette forme de vie lui coûte cher et il en va de même pour ses activités politiques. C’est ainsi que cet homme très remuant et prometteur va attirer l’attention des services secrets russes.

Hernu accepte un contact avec un agent secret de l’ambassade de Bulgarie à Paris, Raïko Nikolov, alias Vinogradov. C’est dès le 13 mars 1953 que le nom de Charles Hernu apparaît dans un rapport, faisant partie d’une grosse liasse de documents remise à la DST française par le KGB, le service d’espionnage russe, un jour de l’automne 1992. En 1989, le mur de Berlin est tombé et cela autorise en effet cette coopération. Cependant, le président de la République d’alors, François Mitterrand ordonne la mise sous secret d’État de ce dossier empoisonnant concernant son fidèle compagnon, Charles Hernu, décédé deux ans auparavant. L’Express, en octobre 1996, après une minitieuse enquête, a permis de révéler que cet ancien ministre de la Défense a été, au moins pendant dix ans, rémunéré par le KGB et ses satellites. Jospin a alors autorisé les juges à accèder aux archives de la DST lors d’une plainte, sur ces révélations, des fils Hernu, qui d’ailleurs ont été déboutés.

Pour des notes et des synthèses qu’il rédigera pour les services secrets de l’Est, Charles Hernu reçoit mensuellement, entre 1954 et 1956, d’abord 25.000 anciens francs, puis, pour certaines notes plus détaillées, de 40.000 à 50.000 anciens francs.

Le 2 janvier 1956, sa carrière politique prend son envol : il est élu député
de la Seine sous l’étiquette Front Républicain. Le 1er février 1956, Hernu réclamait avec force la démission d’un Garde des Sceaux au sein du gouvernement Guy Mollet qui s’appelait François Mitterrand !

Pour les services d’espionnage de l’Est, c’est un grand atout qu’il soit député : les notes sont plus fournies et les rémunérations passent de 100.000 à 150.000 anciens francs. D’ailleurs, sa campagne électorale a bénéficié d’un financement totalement disproportionné. En novembre 1956, c’est Vladimir Ivanovitch Erofeev, grosse pointure de l’espionnage de l’ambassade de Russie, qui s’occupe de lui. En 1958, pour le retour de de Gaulle, c’est la somme de 3 millions d’anciens francs qu’il reçoit du KGB pour financer sa campagne, mais il ne sera pas réélu.

Après avoir échappé à un attentat de l’OAS le 27 juillet 1961, ce n’est plus directement avec le KGB, mais avec le réseau secret roumain de Caraman qu’il collabore sous le pseudonyme « Dinu ». Le 14 décembre 1962, il fait l’objet d’une note complète de la Securitate roumaine. Charles Hernu vient de participer à la fondation du PSU et il est en train de se rapprocher de François Mitterrand. Il accepte à nouveau de rédiger des synthèses politiques sur la situation française, moyennant finances. Le 19 février 1963, il rencontre même l’officier traitant de la Securitate à Paris, qui en rendra compte à Bucarest dans une note datée du 8 mars 1963.

Puis, ce sera exclusivement au KGB de Moscou qu’il aura des comptes à rendre, et, à partir de ce moment-là, les archives sont restées secrètes. On ne sait pas si Hernu a continué son rôle d’espion... Mais il a sûrement eu du mal à avoir les mains libres dans toutes les fonctions importantes qu’il a endossé par la suite.

Le spécialiste acharné du militaire et du nucléaire au PS

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Sa vie est une quête éperdue de légitimité. Il n’est pas regardant sur les principes pour tenter d’accéder aux plus hautes sphères, aux plus hautes fonctions. Ses amitiés sont aussi surprenantes que son idéologie est fluctuante. Il a fréquenté les milieux les plus divers, et en 1971, il frôle une mise en cause judiciaire en raison de ses liens étroits avec un escroc de haut vol, Claude Lipsky,dans le scandale de la Garantie Foncière. S’il s’est violemment heurté à la SFIO et à Guy Mollet, il est tour à tour ou tout à la fois franc-maçon, radical, radical-socialiste, proche des communistes ou opposés à eux. Après sa fidélité à Mendès-France, il se détache complètement de lui en 1962 pour se lier désormais à François Mitterrand.

Et quand se met en place le Parti Socialiste, c’est Hernu qui définira la politique du parti pour les questions militaires et nucléaires. Tout au long des années 70, peu de personnes ont réfléchi à la chose militaire au sein du PS, alors qu’Hernu a créé en particulier, en avril 1974, le Coran (Convention des officiers de réserve pour l’armée nouvelle), qui fusionnera bientôt avec la commission de la défense du PS.

Éructant les objecteurs de conscience et les insoumis, voici ses propos à l’emporte-pièces datant de mai 1974 : « Il ne pourra plus y avoir d’insoumis si la gauche est au pouvoir. Le socialisme, ça se défend, et si le socialisme était attaqué demain et qu’il y avait des insoumis, ces garçons seraient... des bourgeois. Si un jeune garçon refuse même de se mettre au service de la collectivité, c’est un jeune bourgeois ! ». Comme si on ne pouvait pas être contre la guerre, contre les armes...

Surtout, alors que l’opinion au PS semble être majoritairement contre le nucléaire et que des débats s’instaurent au sein du parti, Hernu arrive à faire passer de façon autoritaire la thèse que le nucléaire et la force de frappe sont absolument nécessaires.

Le parachuté à Villeurbanne

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Parisien dans l’âme, il fut cependant candidat à Saint-Etienne et à Châteauroux avant de trouver enfin un fief électoral en mars 1977 : il est élu maire de Villeurbanne, dont il deviendra député l’année suivante.

Mais cela ne fut pas simple car la section du Parti Socialiste de Villeurbanne ne voulait pas d’un parachuté comme Hernu alors qu’il y avait sur place un homme de terrain, Roland Massard, aimé des Villeurbannais, connaissant tous les rouages au sein de la population villeurbannaise, toutes les associations, tous les problèmes laissés sans solutions par l’ancien maire Étienne Gagnaire. D’autant plus que Villeurbanne était gagnable cette fois. Et c’est bien pour ça que Mitterrand a imposé son pote Hernu, qui ne trouvait pas de lieu pour s’ancrer, et cela sans tenir compte du volumineux travail effectué depuis des années par les militants sur place. D’ailleurs, quelques temps avant les Municipales, Mitterrand ne s’est pas gêné de traiter d’imbéciles devant Le Progrès, rue de la Ré à Lyon, tous ceux qui étaient venus s’opposer au parachutage d’Hernu et au manque de démocratie au sein du Parti Socialiste.

Hernu sera donc imposé à Villeurbanne, et contrairement aux accords nationaux il refuse qu’il y ait sur sa liste des membres du Parti Communiste. Bien évidemment presque tous les anciens militants de terrain du Parti Socialiste villeurbannais ne font pas partie non plus de la nouvelle municipalité.

Le ministre de l’armée

Quand arrive le 10 mai 1981 et l’élection de Mitterrand, c’est l’apothéose pour Hernu. Ce vieux grognard du nouveau président de la République devient, tout naturellement, ministre de la Défense.

Là, alors que les expulsions des jeunes d’origine maghrébine, liées à la double peine, sont immédiatement suspendues au lendemain de l’élection présidentielle [2], la droite demande de réintroduire la double peine après les "étés chauds" de 1981/82 aux Minguettes et dans d’autres banlieues. Cette droite sera bientôt rejointe par Charles Hernu, maire de Villeurbanne et ministre de la Défense, ainsi que par Gaston Defferre, maire de Marseille et ministre de l’Intérieur dans un gouvernement dit socialiste.

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En 1983, Charles Hernu prend la décision généreuse de prêter à l’Irak cinq "Super Étendard" équipés de missiles "Exocet", pour ne pas surcharger la trésorerie de Saddam Hussein ! Ces « livraisons illicites, contraires au Droit international comme au Droit interne, s’effectuent au nom de la Paix ». L’habillage idéologique des marchands de mort, des industriels et des milieux d’affaires va permettre d’armer l’Irak dans des proportions et une qualité qui outrepassent sans aucune retenue les accords conclus : il s’agissait de soutenir un régime laïque moderne, celui de Saddam Hussein, contre une théocratie, un système médiéval, à la tête duquel se trouve le fanatique Khomeyni. Cette fable "républicaine" du Bien contre le Mal sera resservie sous une autre forme, plus religieuse, quelques années plus tard. En attendant, le complexe militaro-industriel, la SPIE Batignole, Saint-Gobain, Thomson, Dassault, l’Aérospatiale, la société Luchaire… y trouvent bien leur compte.

Pour préparer l’instruction du procès de Klaus Barbie à Lyon, le 9 décembre 1983, la DGSE fait convoyer quatre cartons de documents provenant du BCRA (les services secrets de la Résistance) pour le juge d’instruction Riss à Lyon. Il y a un passage obligé par le ministère de la Défense de ces 248 dossiers sur des Français de la région lyonnaise ayant travaillé pour des services de renseignements allemands. Or Hernu met le mot suivant à Mitterrand : « Dans ce dossier, ce qui compte, ce n’est pas « la vérité » mais l’exploitation qui peut être faite de ce qui est écrit. Tout sera mis sur la place publique. » et il subtilise ces quatre cartons. Lorsqu’après le procès de Barbie, en 1988, la DGSE désire les récupérer pour ses archives, Riss répond que ces documents ne sont jamais parvenus à la Cour d’assises de Lyon. Il faudra une intervention de son successeur au ministère de la défense, André Giraud, pour qu’Hernu veuille bien remettre ces documents à la DGSE. Qu’avait-il donc à cacher ?

Cependant, bien qu’illusoire, une chose impensable en France se produit lorsqu’Hernu convoque Jean-Marie Müller, du Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN)et lui commande en 1984 une étude sur « les perspectives pour la prise en compte des principes et méthodes de la résistance non violente dans la stratégie globale de la France ». Même s’il n’y a pas eu de conséquences plausibles, elle avait été favorablement accueillie par certains experts, militaires et hommes politiques.

En 1985, Charles Hernu refuse catégoriquement qu’une statue de Dreyfus, commandée par le ministre de la Culture Jack Lang, puisse être installée au sein d’une école militaire comme c’était prévu.

Le terroriste qui doit démissionner du gouvernement

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Au printemps 1985, la tension monte. Des renseignements font apparaître que les projets de Greenpeace constituent une menace plus importante et plus inquiétante que ceux des années précédentes contre les essais nucléaires prévus à Mururoa pour l’été.

Le directeur de cabinet d’Hernu, Hernu lui-même, et le chef d’état-major particulier du président de la République retiennent la proposition de sabotage du Rainbow Warrior. Le 23 avril, le général Saulnier donne son accord de principe à l’amiral Lacoste pour faire attribuer au Service action de la DGSE une somme de 3 millions de francs sur les fonds spéciaux au bénéfice de cette opération. Le 6 mai, à l’occasion d’un entretien avec Charles Hernu, ce dernier balaye les réticences de l’amiral Lacoste.

La décision du déclenchement de l’opération est prise : le sabotage du bateau de Greenpeace, le Rainbow Warrior, à quai, dans le port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. Cette décision sera confirmée au plus haut niveau de l’État. Pour le ministre de la Défense, « nous sommes en guerre ». Il précise qu’il « en assume complètement la responsabilité ». Il ne pensait pas si bien dire. Le 15 mai 1985, le président Mitterrand autorise la mise en œuvre du projet de neutralisation du bateau étudié à la demande d’Hernu. Le 4 juillet, avec l’accord de toute la hiérarchie militaire et du ministre, l’amiral donne le feu vert.

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Nous connaissons la suite des événements. Le Rainbow Warrior est coulé le dimanche 10 juillet 1985, et Fernando Pereira, un photographe de Greenpeace, est tué par la deuxième explosion au moment où il revient à bord chercher un appareil photo oublié. Deux jours plus tard deux officiers français de la DGSE, Alain Mafart et Dominique Prieur, sont interrogés, ils sont arrêtés le 15 juillet et incarcérés en Nouvelle-Zélande, qui émit aussi des mandats d’arrêts internationaux contre Jean-Michel Bartelo, Gérald Andriès et Roland Verge, trois autres officiers français de la DGSE de ce commando débile qui comprenait en tout une vingtaine de personnes.

Les services secrets vont être incapables de gérer la crise dont ils sont en partie responsables. Une bonne aubaine, en politique intérieure, pour régler quelques comptes. Et d’abord au sein de la majorité.

Le ministre de l’Intérieur Pierre Joxe s’en mêle. On tire à boulets rouges sur le ministre de la Défense Charles Hernu et l’on tente d’impliquer le Premier ministre Laurent Fabius, qui n’a jamais été informé des projets de la DGSE. Il n’a aucun rapport avec le Service ni avec l’amiral Lacoste, qui lui-même n’entretient que des relations épisodiques avec Louis Schweitzer, son directeur de cabinet.

« J’avais compris que, pas plus qu’avec Pierre Mauroy, je ne pourrais obtenir de Matignon une prise de position claire sur la nécessaire coordination des affaires de Renseignement et d’actions clandestines », écrira plus tard l’amiral Lacoste dans un rapport sur les relations entre la DGSE et le pouvoir politique.

Les policiers français deviennent les auxiliaires de leurs collègues néo-zélandais pour enquêter sur le service action. Pour démêler les fils de cette incroyable histoire, et surtout préserver le président Mitterrand, qui, lui, sait tout, on désigne le très gaulliste conseiller d’État Bernard Tricot. Il lui faut trouver les responsables, celui ou ceux qui ont donné l’ordre, mais en fait Tricot n’arrive qu’à déresponsabiliser aussi bien le gouvernement que la DGSE. Après enquêtes plus approfondies, les journalistes, eux, obtiennent des informations. Oui, le gouvernement est bien impliqué dans le plus grave scandale que les services français aient eu à affronter depuis l’affaire Ben Barka...

« La façon dont ont été prises les décisions illustre bien le fonctionnement interne de l’État au niveau des plus hautes autorités depuis 1981. Ce fonctionnement ne répondait à aucun des critères de sérieux, d’organisation, de détermination précise des responsabilités qui devraient être de mise à ce niveau plus qu’à un autre. » C’est l’amiral Lacoste qui s’exprime ainsi dans une note confidentielle. « À partir du 15 juillet, je me suis retrouvé pratiquement seul avec Hernu, progressivement lâchés, l’un et l’autre, par le gouvernement et par le président. »

Le 20 septembre 1985 à 13h30, Laurent Fabius annonce la démission de Charles Hernu et le limogeage de l’amiral Lacoste, qui coule avec le Service. Tout cela bien sûr profite à l’opposition. Aidée de quelques professionnels du Renseignement et de journalistes, elle peut attaquer, indirectement mais avec une belle vigueur, le président de la République. Elle ne se prive pas de souligner les dysfonctionnements du gouvernement.

Ce n’est qu’après coup, lorsque de telles affaires remontent à la surface, au détour d’une bavure ou de l’ouverture d’archives vingt ou cinquante ans plus tard, que l’on peut se rendre compte des pratiques de l’armée et des services secrets. Mais cela laisse imaginer ce qu’il en est, le reste du temps, lorsqu’ils mènent leurs basses besognes à l’abri des regards d’une population mise de toute façon hors d’état d’exercer sur eux le moindre contrôle.

Pour en savoir plus, voir L’affaire du Rainbow Warrior.

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Fernando Pereira

C’est le 10 juillet 1985 que le Rainbow Warrior a été coulé et que Fernando Pereira a été tué. Charles Hernu donne sa démission le 19 septembre 1985, qui est acceptée et annoncée le 20 septembre 1985. Mais il a fallu, dans un article du 17 septembre 1985, les révélations du journal le Monde sur l’existence d’une troisième équipe posant des explosifs, qui cette fois ont mis à bas le rapport Tricot, pour que soit reconnue, dans cette affaire meurtrière, l’entière responsabilité de Charles Hernu. Celle de François Mitterrand le sera seulement en 2005 par un article parlant d’un rapport de 1986 du chef de la DGSE.

Le retour à Villeurbanne

Hernu, après sa démission du gouvernement, ne peut compter que sur sa fonction de maire de Villeurbanne, qu’il peut exercer désormais à temps complet. On avait l’habitude de le savoir pratiquement tout le temps à Paris bien loin du quartier des "Gratte-ciel" de la deuxième ville de l’agglomération lyonnaise et de ses services municipaux. Et le personnel municipal fait la grogne que le patron revienne à Villeurbanne car l’ambiance change quand Hernu est présent : il faut filer droit. Mais la population de cette ville s’accomode grossièrement de cet homme crapuleux car il a assez souvent le mot pour rire et il a parfois réalisé ce qu’il a dit à Villeurbanne, par exemple la destruction du quartier Olivier de Serres et sa reconstruction totale.

Il est décédé le 17 janvier 1990 d’une crise cardiaque à Villeurbanne, au cours d’une réunion publique en faveur de la reconnaissance du génocide arménien. (La photo du haut a été prise le jour de sa mort)

Il est absolument scandaleux qu’on puisse honorer comme un modèle cet individu qui n’a point de conscience en lui donnant, à Villeurbanne et sur le Grand Lyon, le nom d’une place et même d’une station de métro, après l’attentat et les graves coups fourrés d’Hernu.

Notes

[1Le secrétaire du comité d’épuration de Lyon, Maurice Berla, était en tout cas un personnage influent, radical et franc-maçon, comme le père du jeune Charles Hernu.

[2A la veille des élections présidentielles de 1981, une grève de la faim à l’église St Pierre de Vaise, à Lyon, d’Ahmed Boukhrouma, de Christian Delorme, et de Jean Costil, avait permis l’arrêt des expulsions des jeunes.

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