Lyon : Brèves locales des luttes ouvrières - fin novembre 2008

1051 visites
1 complément

Avec la crise, de plus en plus de secteurs sont obligés de licencier, soit que la demande n’est plus ce qu’elle était, soit pour pouvoir délocaliser tranquillement histoire de faire encore plus de profit.
A Lyon comme ailleurs la crise est en train de rattraper l’économie réelle. Enfin la crise on en parle comme si c’était quelque chose de nouveau mais ça fait déjà quelques années que l’Etat et le patronat en font payer le prix fort aux employé-es.
Depuis un mois les mouvements de grève se multiplient en France et dans la région. Fait nouveau, le secteur privé est très représenté dans les mouvements de grèves et de protestations.
Rebellyon propose à travers ces brèves de vous donner un aperçu des mouvements en cours, afin de pouvoir juger un peu de l’intensité du conflit. Espérons que les secteurs public et privé puissent converger et être solidaires pour faire enfin plier le pouvoir et proposer une alternative au capitalisme.

- Le mouvement se poursuit dans l’Éducation

Après la grande manifestation de jeudi 20 novembre le secteur de l’éducation est en ébullition.

Mardi 25 novembre, les enseignant-es des écoles de Vaulx-en-Velin étaient mobilisé-es. 60% d’entre eux étaient en grève et six écoles de Vaulx sont restées fermées. Puis se sont des enseignant-es de la Croix-Rousse et de Vénissieux qui les ont rejoint pour manifester dans les rues de Lyon contre la politique éducative de Darcos-Fillon-Sarkozy.
Des enseignant-es du secondaire ont eux aussi rejoint le mouvement.
Dans les lycées aussi ça bouge un peu ce mardi, notamment aux lycées Récamier (2e) et Lumière (8e).

Mercredi 26 novembre, ce sont les « listes complémentaires » qui manifestent devant le rectorat de Lyon. Ils elles demandent à être recruté-es et affirment qu’il existe 25 classes où les postes sont vacants faute de remplaçant-es suffisant-es. Qu’attend-t-on pour pourvoir ces postes ?

Jeudi 27 novembre, la grève se poursuivaient dans plusieurs écoles de Vaulx. Cinq écoles étaient toujours fermées. Le lycée Doisneau et le collège Barbusse étaient eux aussi touché par la grève.
Au lycée Lumière un barrage filtrant était mis en place. Des rassemblements étaient prévus à 11h place Jean-Macé à l’appel de la coordination lycéenne, à 12h au groupe scolaire Pasteur de Vénissieux, à 14h30 devant l’Académie, et enfin à 17h30 devant la Préfecture.
A St Priest toujours ce jeudi, les parents d’élève d’une classe de maternelle se sont mobilisés pour exiger le remplacement de l’institutrice. Depuis déjà une semaine, les enfants de petite section sont répartis dans les autres classes faute de solution proposée par l’Académie. Les parents proposent donc de faire une « classe sauvage ».
Une opération « Nuit des écoles » au sein de tout le département du Rhône se met en place avec des débats en soirée et des repas partagés dans les groupes scolaires du 3 au 8 décembre.

Éclatement du CNRS : un rassemblement des chercheurs a eu lieu place des Terreaux le jeudi 27 novembre à partir de 11h45 contre le démantèlement de l’université, du CNRS et des organismes de recherche.

IUT : forte mobilisation le mardi 2 décembre place Bellecour avec 1000 manifestants (étudiants, enseignants et personnels des établissements rhônalpins) pour défendre les IUT, qui ne fonctionnent pas si mal actuellement, contre les réductions drastiques des dotations financières du gouvernement et la perte d’autonomie de décisions des conseils d’IUT, à cause de la LRU.

Jeudi 4 décembre les lycéen-nes appellent à manifester à 18h30 place des Terreaux.

- Suppression de 5500 postes dans le secteur automobile pour la seule région Rhône-Alpes

D’après une enquête de la CGT 5 500 emplois seront supprimés dans la région. C’est près de 20% des emplois du secteur automobile qui vont être touchés par ces licenciements. A cela il faut ajouter tous les empois de sous-traitants qui vont disparaitre dans un effet domino. La CGT « estime qu’un poste supprimé dans une grande entreprise entraîne entre trois et quatre emplois détruits dans les services aux entreprises et la sous-traitance ». Déjà la plupart des intérimaires se sont vus remercier. Les entreprises comme Renault Trucks ou Bosch sont les plus touchées par ces licenciements.

- Les prostituées de Lyon encore et toujours harcelées par la police et la mairie de Lyon

Lundi 24 novembre des prostitué-es de Lyon se sont encore fait-es harcèlé-es par les flics. La police a embarqué 18 camionnettes rue Jules-Carteret, où, des prostitué-es ont trouvé-es refuges.
Depuis le 20 mai, le maire de Lyon a pris un arrêté interdisant le stationnement des camionnettes dans le secteur de Gerland. Avant, la mairie les avaient déjà viré-es du secteur de Perrache/cours de Verdun (rénovation de confluence oblige).
Du coup les prostitué-es se retrouvent de plus en plus loin de la ville, sur les routes nationales par exemple. Cet éloignement est dangereux car elles se retrouvent isolées et la prévention est plus difficile à faire pour des associations telles que Cabiria à Lyon. Les agressions se multiplient aussi.
Depuis quelques années maintenant la répression envers ces femmes et hommes s’accentue à Lyon dans l’indifférence générale.

- Rassemblement devant le palais de la Bourse

Jeudi 27 novembre des salarié-es victimes de la crise se sont donné-es rendez-vous devant le palais de la Bourse pour manifester. Plusieurs centaines de manifestant-es ont participé au rassemblement. Ce même jeudi les salarié-es de Renault-Trucks ont débrayé une heure et demie pour protester contre le chômage technique que la direction veut leur imposer. Ces salarié-es réclament le payement à 100% du chômage technique. En effet leurs employeurs leurs proposent d’utiliser les jours de RTT et de congés payés durant les arrêts de travail.
Inacceptable !

- Mobilisation à l’hôpital de St Jean-de-Dieu

JPEG - 48 ko

Comme chaque jeudi, depuis le début du mois de novembre, les salarié-es de cet hôpital psychiatrique du 8e arrondissement débrayent et se rassemblent devant l’entrée de l’établissement. Les salarié-es réclament des moyens suplémentaires pour pouvoir faire correctement leur travail dans des conditions décentes pour leurs patients et pour eux même. Ils sont soutenus par d’autres institutions psychiatrique comme le Vinatier ou l’hôpital de St Cyr-au-mont-d’Or. Ils envisagent, ensemble, un nouveau mouvement pour le 4 décembre.
Affaire à suivre.

- Mouvement social à la Caisse primaire d’assurance maladie de Lyon

Jeudi 27 novembre la Caisse primaire d’assurance maladie de Lyon est en grève. Les salarié-es réclament une revalorisation de leurs salaires.
Nous n’aurons que ce que nous prendons !

- Les contrôleurs poursuivent leur grève

Mercredi 26 novembre ce sont les contrôleur-ses de la SNCF qui poursuivent leur mouvement de grève notamment sur les TER. Ce n’est pas la première fois depuis le début de l’année scolaire que le personnel de la SNCF fait grève. Qu’attend la direction pour satisfaire leur revendications ?

- Les producteurs de lait passe à l’action...directe

Ce mercredi 26 novembre plusieurs centaines de producteurs de lait de la région ont bloqué trois usines laitières. Des barrages étaient organisés devant des usines de transformation en Isère et dans la Loire. Il réclament une meilleurs valorisation de leur salaire. En effet, alors que le prix d’achat du lait ne cesse de baisser, ils ne peuvent plus vivre décemment de leur production.
Vive le blocage des flux !
Une vache devant la cité administrative de la Part-Dieu, le 2 décembre, accompagnait des agriculteurs de la Confédération paysanne contre l’accord du 1er décembre avec les gros syndicats agricoles, sur le prix du lait, qui favorise les industriels au détriment des petits producteurs de lait.

- Les Prud’hommes en grève

Et de deux ! Déjà deux grèves cette semaine aux Prud’hommes de Lyon. Vendredi 28 novembre les salarié-es ont cessé le travail. Encore une fois c’est la question de vivre décemment de son travail qui est posée sur la table. Les salarié-es dénoncent un décret réduisant l’indemnisation de la rédaction des jugements et par conséquent la réduction de leur indemnisation.

- 200 CDD signés au garde-barrière par un patron délinquant !

Six salariés de la gare de péage de Dagneux dans l’Ain qui, chacun, ont cumulé jusqu’à 200 CDD en 7 années, ont mis la société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône aux Prud’hommes. Devant la complète illégalité de cette situation, ils demandent la requalification en CDI. Le conseil des Prud’hommes de Dijon se prononcera le 31 décembre.

- L’ANPE débraye

Ce 1er décembre les syndicats de l’ANPE appellent les salarié-es à faire grève. En effet les salarié-es contestent toujours la fusion de l’ANPE et des ASSEDIC dans le futur « Pôle Emplois ». Cette réorganisation des services, outre le fait qu’elle accentue encore la pression sur les chômeur-ses, se fait sans les moyens nécessaires. Encore une fois le gouvernement fait des coupes budgétaires dans les services qui en ont le plus besoin. Et c’est toujours les plus faibles qui trinquent.

- Non à la privatisation de la poste

Samedi 22 novembre a eu lieu une manif pour que La Poste reste un service public. Malgré le contexte économique catastrophique et la nationalisation de plusieurs banques aux USA, en Angleterre, et en Belgique, le gouvernement aimerait bien tout de même pouvoir privatiser La Poste et cela malgré l’opposition des usagers et du personnel. Il faut bien satisfaire les engagement pris par Jospin et Chirac devant l’Union Européenne...
L’aveuglement libéral dogmatique n’a d’égal que la bêtise de nos dirigeant-es.

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Le 5 décembre 2008 à 16:41

    une toute pitite cinquantaine de lycéens se sont réunis ce vendredi après midi à 14h place des terreaux, comme la veille, les flics étaient nombreux... Après quelques discussions et quelques slogans contre la réforme des lycées scandés, la troupe s’est dispersée.

Publiez !

Comment publier sur Rebellyon.info?

Rebellyon.info n’est pas un collectif de rédaction, c’est un outil qui permet la publication d’articles que vous proposez. La proposition d’article se fait à travers l’interface privée du site. Quelques infos rapides pour comprendre comment être publié !
Si vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à nous le faire savoir
via le mail contact [at] rebellyon.info