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Occupation de l’ancien musée des télécoms à Lyon

Novembre2007-...(LRU et retraites) 36 compléments

Les flics occupent nos facs et nos quartiers, nous occupons la ville ! Besoin d’un max de monde pour une occupation politique en centre-ville.

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- Des discussions auront lieu cette après-midi pour essayer de définir tou-te-s ensemble des tactiques et notre organisation collective.
- Ce soir sont prévus des concerts de rap, du slam, un concert de rap d’un groupe d’étudiants de Lyon2, un open mic, ...

***
Mise à jour au fur et à mesure des évènements

- 13h45 : Les flics débarquent (4 voitures normales et 5 de la BAC, avec flash-ball et gilets pare-balles), venez donc.

- 14h20 : Les flics (10 voitures maintenant, la plupart banalisées) ont discuté avec les occupants à la fenêtre. Il s’avère que le lieu appartient à 3 particuliers qui vont être contactés.

- 15h : la moitié des flics lèvent le camp, la maire du 1er arrondissement passe avec un de ses adjoints. Elle s’entretient quelques minutes avec les policiers sans un mot pour les gens dehors...

- 17h35 : arrivée massive de cars de CRS. Une expulsion sera-t’elle tentée malgré sa totale illégalité ? Appel à venir rapidement devant l’occupation pour l’empêcher et faire respecter les procédures d’expulsion.

- 18 h : les CRS ont repoussé les personnes venues en soutien et tentent maintenant d’entrer dans le musée barricadé dans lequel se trouvent entre 60 et 80 personnes. Soutien nécessaire pour empêcher l’expulsion et foutre la pression !

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- 19 h : occupation terminée : la flicaille venue en masse a fait ses basses oeuvres. Malgré les témoignages confirmant l’occupation depuis deux jours, le commissaire a donné l’ordre d’intervenir. Les keufs ont foncé dans les personnes venues en soutien devant le musée et s’en sont donnés à coeur joie sur les personnes, en blessant trois, l’une d’elles devant se rendre à l’hôpital, le crâne ouvert à plusieurs endroits par des coups de matraque. Les personnes retranchées à l’intérieur ont été évacuées une par une après que la porte a été défoncée à coups de bélier.
Une personne a été arrêtée, pour le seul motif d’être la première à être expulsée.
Elle est sortie de garde à vue le lendemain, mercredi 19 septembre, en fin de matinée. Accusée de rébellion, elle doit passer en procès le 24 septembre 2008.

***

Suite à l’intervention répétée la semaine dernière des keufs à la facs, des étudiantEs engagéEs dans le mouvement étudiant, mais pas que, ont décidé qu’il n’y aurait pas de retour à la normale mortifère.

Comme on pouvait s’y attendre, les premiers mois de l’ère Sarkozy, ont déclenché des mouvements sociaux : celui des cheminots, celui des étudiants. Ces mouvements ont vite été limités, non seulement par le pouvoir (l’offensive médiatique, les coups bas des directions syndicales, la répression), mais aussi par leur forme propre. Un mouvement social, ça arrive toujours en contre, en réaction et donc en retard. Ensuite, ça reste généralement corporatiste et enfermé dans certaines revendications. Surtout, ça a un début, une fin, et ça précède toujours le retour au calme.

A Lyon, le mouvement étudiant, qui avait dès le départ révélé une certaine puissance, s’est enlisé dans une difficulté à agir. Le blocage fut vite stérile, et il a été difficile de donner vie à l’occupation. La suspension du quotidien étudiant n’a pas débouché sur des pratiques politiques collectives, vivantes et innovantes. Et pourtant, ce moment aura permis de réelles rencontres et généré des envies d’agir ensemble, qui n’ont pu se concrétiser dans ce cadre.

Ce vécu et ces attentes politiques rendent aujourd’hui insupportable le retour à la normale, à des existences individualisées, incompatibles avec la réalisation de notre désir de résistance. Face à celles et ceux qui nous martèlent qu’il est urgent d’attendre, ou qui proposent le stand-by politique entre deux mouvements, nous refusons de perdre l’énergie collective générée par cette rencontre, nous refusons de nous résigner. Contre le cycle des mouvements sociaux, qui naissent, qui meurent et qui se chassent les uns les autres, sans rien laisser derrière eux, il est nécessaire de construire une continuité politique, de ne plus s’arrêter, de rester en mouvement. Dans un monde où l’alternative c’est : « la cogestion ou la répression », nous ne pouvons plus nous satisfaire d’une succession de défaites négociées. Nous voulons vaincre.

Nous refusons la France policière qui banalise les CRS dans les facs et la BAC dans la rue, qui rafle les sans-papiers, qui criminalise la révolte, encourage la délation et enferme les pauvres pour les faire taire. Nous refusons la France du travail exploité, du profit et de la consommation. Nous refusons la France triste et abêtissante du métro-boulot-Pernod-dodo. Nous voulons vivre.

Continuer ensemble nécessite de se donner les moyens de nous retrouver, de nous organiser, de commencer. Aujourd’hui, dans la lancée du mouvement, les insatisfactions et les désirs ont conduit à l’ouverture d’un nouvel espace. A l’heure où la seule réponse au problème vital du logement est encore la répression brutale, libérer et occuper un lieu est une nécessité urgente pour construire, s’organiser, vivre – se libérer.

De fait, dans cette société toute occupation est fragile, mais peu importe. Il nous appartient d’agir dans ce lieu, pour trouver une force qui, elle, pourra perdurer au-delà, et s’investir ailleurs. Il paraît qu’ensemble tout devient possible. Soit : soyons nombreux à réaliser concrètement cette volonté de demeurer en mouvement.

Ouvrir un lieu pour ouvrir des possibles

Toute la semaine des activités auront lieu, surtout des discussions pour essayer de définir tou-te-s ensemble des tactiques pour faire face et répondre efficacement aux attaques du gouvernement, mais aussi des concerts mardi et vendredi, des projections, des repas collectifs, ...


- Le concert de mardi 18 : il y aura des rappeurs (Experimental entre autre), un open-mic, des slams, ...
- Le concert de vendredi 21 : collectif Mary Reid (ex callavera), Rap St-é ; Straigth to Hell,Punk Rock St-é

Cet espace a vocation à être un lieu de vie et un QG de lutte et un lieu de rencontre pour tous ceux qui ne veulent pas de retour à la normale. Ce lieu est également le vôtre : venez, soutenez, proposez des activités ; si tout va bien la porte sera ouverte.

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  • Le 22 décembre 2007 à 05:21

    Merci pour cette initiative et pour l’article. C’est primordial d’avoir un lieu ouvert et libre en ville, et de ne pas s’enfermer dans un point de vu (etudiants précaires, LRU... mais aussi sans papiers, sdf, privatisations et "perles" politiques qui pleuvent en ce moment)..
    Ça aurait été bien d’être au courant un peu plus tôt histoire de diversifier les personnes sur place mais c’est sur que si c’est pour la police se pointe avant même les occupants...

  • Le 20 décembre 2007 à 16:08

    ET moi qui pensais que les rainbows étaient morts, apparemment ils en restent en vie ! ah ah ah

  • Le 20 décembre 2007 à 12:30, par Les guerriers de l’arc-en-ciel

    Bravo pour votre action.
    C’est le premier pas vers un engagement concret à long terme. Vous commencez à vous rendre comte qu’autour de vous c’est l’inertie et que l’on vous vampirise et vous bouffe votre energie par des commentaires bidons de lâches frustrés de ne pas avoir le courage de se prendre quelques coups de matraque pour défendre ses valeurs.

    Oui nous les jeunes nous sommes vivants (enfin certains) et nous vous bouleversons parce que nous sommes dans le vrai. Nous ne sommes pas endormis.

    Mais attention de ne pas retomber dans de vieux schémas déja vu des dizaines de fois. La force sera l’innovation. Et la nouveauté c’est d’être pertinent à 100% afin d’avoir aucune faille. C’est un long chemin.

    Pour nous présenter nous sommes les Guerriers de l’arc-en-ciel. Après avoir traversé la France à pied pour marcher nos valeurs et montrer qu’un autre art de vivre est possible, nous sommes restés quelques troubadours afin de faire passer le message du O9/O9/O9 date à laquelle partira une grande marche populaire et pacifique qui prendra fin lorsque la paix sera sur Terre (nous voyons large car tout est lié dans cette grande secte du libéralisme)

    Nous avons laché nos téléphones portables, voitures, boulots, études, appartements, brulé nos papier, diplomes et avons décidé de vivre ensemble et de tout remettre en question.

    Nous sommes au service. Nous avons confiance en notre force, en votre force.

    Nous n’allons qu’occasionnellement sur internet donc pas le temps de se tenir au courant de tout ce qui se passe, alors s’il-vous-plait, tenez-nous au courant des actions, et si vous avez besoin de nous nous serons présents. Nos armes sont nos instruments de musique et la couleur. Nous faisons le pont entre toutes les actions ou nous sentons unité du peuple. Nous n’avons plus rien à perdre.

    Ne lachez pas ! Vous avez raison. Votre force est d’être ensemble, ne vous laissez pas diviser !

    Ps : attention le site de Rebellyon est très attaqué, ils commencent à flipper. J’ai du tout réécrire mon message car il s’est effacé comme par magie et ce n’est pas la première fois qu’il m’arrive des choses de ce genre sur ce site.

    Notre contact : rdevolution@no-log.org, www.lamarcheduvivant.org

    Nos musiques (à diffuser allégrement) : http://www.dogmazic.net/Les_Guerriers_de_lArcenciel

  • Le 20 décembre 2007 à 11:03, par Alex

    " Qui, à Lyon, a ne serait-ce que tenté, une action d’une telle ampleur et affichant une telle radicalité pratique ? Personne. "

    Autant il est débile de critiquer quand des collègues se font marrave par les flics et il faut surtout être solidaires face à ceux qui nous matraque, autant ce genre de formules prête à sourire. D’abord, ça relève du concours à la radicalité, comme si il y avait concurrence là dessus ... il faut croire. Ensuite, c’est ridicule de dire que personne n’a jamais été aussi radical...

    Pour le reste, c’est assez pathétique cette discussion ....

  • Le 20 décembre 2007 à 01:38

    Le ton et le style de ce post, condescendant et avec quelques fautes d’orthographes identifiables, m’est assez familier... Hum, des leçons, toujours des leçons, distribuées telles des coups de tonfas par ceux qui ne font rien, qui ne savent rien faire si ce n’est parler, parler et encore parler... "Merci d’exister" ? La maman bienveillante a parlé... Amen.

  • Le 19 décembre 2007 à 23:40

    Si t’as été traité de paparazzi ce n’était juste une insulte qui te replace dans ton milieu de journalistes pourris. Mais parce à 15h, tu étais en face du musée, avec 2 de tes autres potes journalistes et que ça vous faisait bien marrer de braquer vos énormes zooms sur les occupants juste pour les faire reculer ou se masquer. Vous avez fait ça un petit moment pour vous occuper.
    Malgré ce qui est dit ici, il y a des journalistes qui travaillent pour le même genre de presse que toi mais qui sont un peu plus respectés parce qu’ils essaient de discuter avec les acteurs du mouvement sans être hautain, qu’ils ne se placent pas forcément derrière la police quand il y a des faces à faces, parce qu’ils sont là aussi quand y a rien de vendeur à photographier ou à raconter.

  • Le 19 décembre 2007 à 22:56, par Jean V.

    Pour ma part je vous félicite pour cette occupation et surtout je soutiens tout à fait les motifs que vous mettez en avant pour votre action !!

    Même si ça a été court...

    Même si vous avez été délogés rapidement...

    Et surtout parce que vous l’avez fait en dehors de cette bien-pensance normalisatrice qui aurait voulu des logos et une concertation institutionnelle !

  • Le 19 décembre 2007 à 21:36

    A l’heure où la seule réponse au problème vital du logement est encore la répression brutale, libérer et occuper un lieu est une nécessité urgente pour construire, s’organiser, vivre – se libérer.

  • Le 19 décembre 2007 à 21:30

    De fait, dans cette société toute occupation est fragile, mais peu importe. Il nous appartient d’agir dans ce lieu, pour trouver une force qui, elle, pourra perdurer au-delà, et s’investir ailleurs. Il paraît qu’ensemble tout devient possible. Soit : soyons nombreux à réaliser concrètement cette volonté de demeurer en mouvement.

  • Le 19 décembre 2007 à 21:28

    (vous croyez vraiment qu’une facture de pizza de dimanche aurait changer quelque chose ?)

  • Le 19 décembre 2007 à 21:24

    vous êtes assez marrants, vous tous qui bien au chaud derrière vos écrans vous permettez de juger les (trop rares) actions qui tentent de faire bouger ce "mouvement" bien immobile. "pas organisé", "pas de ligne politique", "pas dans les règles de l’art", "blablabla blablabla"....

  • Le 19 décembre 2007 à 20:21, par Un modère

    On essaye de rester poli.e. Même si c’est difficile :-))

  • Le 19 décembre 2007 à 20:17, par Un modère

    Et celle en ligne maintenant, ce n’est pas une capture de la vidéo ? Le lien avec votre vidéo a été mis avant votre premier message, à 13h.Voir au dessus de ce premier message...

  • Le 19 décembre 2007 à 20:09

    Aucun medias commercial et dominant, dont vous faites partie très cher, ne relaie les informations regroupées sur Rebellyon, sur cet événement, comme sur d’autres. Que vous n’ayez pas la place de tout expliquer dans vos courtes lignes serrées entre deux grosses pub, on peut comprendre, à la rigueur. Mais pourquoi dans ce cas, ne précisez-vous pas "pour plus d’informations : rebellyon.info" ? C’est bien que ce qui vous intéresse ce n’est pas d’informer vos lecteurs (qui auraient pu, grâce à un tout petit lien, lire le tract des insurgés, voir des photos, etc.).

    Au reste, vous mentez régulièrement ["légèrement blessée au nez", "on veut tout" (c’était "nous voulons tout", pauvres cons), et on ne citera pas vos mémorables bévues dans l’affaire dite du Leader Price ("13 mis en examen", alors qu’il y en avait 12], ce qui témoigne d’une bien piètre rigueur dans votre travail.
    En comparaison, il y a beaucoup moins d’erreurs (concernant des faits purs) sur Rebellyon, que dans vos articles-décor’pub (alors que ce média est entièrement bénévole, que vous êtes censé être des "pros"...).

    Rebellyon, qui a l’honnêteté d’être explicitement politique quand vous prétendez à une neutralité illusoire et mensongère, est la preuve que l’engagement n’empêche pas la rigueur et l’efficacité. Rebellyon est bien plus fidèle aux faits et réactif que vous, professionnels du mauvais journalisme que vous faites.

    Sur les droits d’auteur, venir signaler ici que la photo est de vous, c’est bien bas comme remarque, et ça témoigne de votre niveau. Si vous en êtiez pourvus, l’élégance que procue l’intelligence vous aurait poussé à ne rien dire, à ne pas évoquer vos 5 000€ d’amende bourgeoise.
    Vous êtes de ceux qui donnent du riz aux Africains en disant "t’as vu, on te l’a donné gratuit ce riz, on aurait pu te le faire payer, mais on te l’a donné, hun bamboula, t’as vu, on te l’offre, c’est un cadeau..."
    Je vous crache à la gueule, et refuse que vous veniez dire ici "on est gentil, on passe pour la photo."
    Tant que vous resterez assis en bon chiens de garde de la domination, nous, on ne vous passera rien !
    L’enfant mange le riz, mais il mord ta main blanche dans le même geste.

    Rebellyon est gratuit, et on sait tous combien vous l’utilisez. Nous sommes votre meilleur reporter. Vous apprenez ce qui se passe autour de votre gros cul grâce à chacun de nos petits post, qui vous font débouler sur les lieux ou plagier nos articles.

    Sans chercher à discuter avec vous, les médias indépendants prouvent chaque jour qu’ils sont meilleurs. Toute personne qui voulait s’informer pendant le mouvement venait sur Rebellyon, à commencer par vous.
    A terme vous êtes condamnés, parce que vous ne comprenez rien au monde, vous ne comprenez pas pourquoi les gens des cités vous jettent des pierres, et vous ne comprenez pas pourquoi les étudiants s’y mettent aussi.
    Les écoles de journalisme ne sont pas faites pour vous rendre intelligents, sinon plus personne n’écrirait dans la presse-merde. On ne vous y apprend même pas le style, et vous n’arrivez pas à la cheville d’un commentaire écrit en trois minutes sur un média rebelle.

    Journaleux du pouvoir, qui êtes tellement pauvres intellectuellement que vous comprenez rien à nos analyses, tracts ou banderoles, retournez dans vos boîtes fermées. De là, vous continuerez à nous regarder vivre, bavant d’incompréhension, tel un Finkielkraut en transe, jusqu’ à ce que le désert ait fini de vous ronger tout entiers.

    Et sachez qu’en face, on vous rit à la face.


    Ces quelques précisions, nécessaires parce qu’hier vous aviez l’air de pas comprendre pourquoi on vous conspue chaque fois que vous dégainnez vos shoot-scoop, viennent de gens qui pensent, informent, s’informent, et se forment - pour une autre vie, maintenant.

  • Le 19 décembre 2007 à 20:07

    certes on peut voir un certain "gâchi", mais ce lieu existe depuis pas mal de temps (connu) et jamais rien n’y a été fait... maintenant c’est une chose règlée ! circulez... mais tout reste à faire et pour longtemps.

  • Le 19 décembre 2007 à 19:00, par Soudan Eric

    Désolé mais ce n’est pas une capture de vidéo, c’est une photo en ligne sur le site de lyonmag.com et personne n’est autorisé a en faire une capture pour la mettre sur son site. moi ça ne me dérange pas que vous utilisiez ma photo mais citez au moins la source, et ne me racontez pas de conneries.

    salut.

  • Le 19 décembre 2007 à 18:37

    Laissons quand même au credit des "alternos" des pentes qu’une action en milieu de semaine avant 18/19h, c’est galère quand on bosse, parfois loin, parfois tard, d’autant plus qu’on est pas nécéssairement au courant tout de suite...

    Après j’en ai vu un certains nombres des gens des pentes, des gens des lieux militants étaient là (maison des pentes, CNT/C.U.L., Plume noire/CGA et quelques gens du quartier), surement pas en aussi grand nombre que souhaitable, je te l’accorde, mais on fait ce qu’on peut et comme dit plus haut le moment n’était pas le plus propice à la mobilisation. Cela n’excusant bien sûr pas tout.

    Sinon vraiment dommage que ça n’ai pas tenu, le lieu était vraiment classe et l’action en valait la peine (dommage quand même, vu la taille des salles y’avait moyen de faire des trucs bien intéressants).

    Prochaine étape : les beaux arts en haut du jardin des plantes ?

  • Le 19 décembre 2007 à 18:17

    Merci pour la leçon de morale, ça fait toujours plaisir après s’être fait later la gueule par les keufs.

    Nos limites ? Oui tu veux sans doute parler des flics qui arrivent à 150 3 heures après l’ouverture publique ? Ou peut-être de la quasi absence de soutien (où ils étaient à part quelques uns (toujours les mêmes d’ailleurs) les alternos des pentes) ?

    Cette action a été décidée et préparée en une semaine. Plus de 70 personnes y ont participé de près ou de loin, des gens d’un peu partout en France sont venus pour y participer. Tous et toutes avec la même rage, avec la même sensation qu’il faut agir vite et frapper fort.

    Ce lieu, ça faisait plus de deux ans que tout le monde fantasmait dessus, nous on l’a fait.

    Nous vivons dans un monde ou les flics sont devenus surpuissants et omniprésents, et mis à part dans les mots, personne n’entreprend quoi que ce soit d’un peu combatif. Les militants, à force de regarder sans bouger, écrasés par la peur et leur confort matériel, n’ont plus que la moraline à la bouche, c’est triste.

  • Le 19 décembre 2007 à 18:12

    et voici sur MLyon :

    où on y apprend que la nenette a été "légèrement bléssée au nez"... :

    """""Un cinquantaine de jeunes contestataires ont été délogés en fin d’après-midi de l’ancien Musée des télécommunications dans le premier arrondissement.
    Une évacuation réalisée à la demande du propriétaire des lieux, le Grand Lyon. L’intervention des forces de l’ordre a été musclée. Les policiers ont dû utiliser un bélier pour pénétrer dans le bâtiment. Une jeune fille a été légèrement blessée au nez et un jeune homme a été interpellé pour "rébellion".
    """""""

  • Le 19 décembre 2007 à 18:05, par Un modère

    euh ! La photo est une capture d’écran d’une vidéo sur daily motion. Faudrait payer pour une capture d’écran sur le web ? On ne met pas de lien pour aller voir la vidéo, alors ? On rappelle par ailleurs que Rebellyon n’a aucune activité commerciale. Et que tout sur notre site est en copy-left..

  • Le 19 décembre 2007 à 17:48

    Bravo en tout cas pour la résistance faite aux journalistes, observateurs, sociologues, tous larbins de la domination et du flicage social (big brother c’est aussi eux et pas seulement les caméras) !
    Et comme disait l’autre "nous pendrons le dernier journaliste avec les tripes du dernier sociologue !".
    Pour les preuves de votre présence pendant deux jours, vous vous étiez au moins envoyé un courrier à cette adresse le jour de votre entrée dans le lieu (c’est faible mais ça peut toujours servir) ?

  • Le 19 décembre 2007 à 17:27

    vous êtes assez marrants, vous tous qui bien au chaud derrière vos écrans vous permettez de juger les (trop rares) actions qui tentent de faire bouger ce "mouvement" bien immobile. "pas organisé", "pas de ligne politique", "pas dans les règles de l’art", "blablabla blablabla"....

    quand une action marche on applaudti du bout des doigts histoire de la récupérer un peu, mais par contre quand ça foire (c’est-à-dire quand la police fait son travail...), on se permet donner des leçons.

    La seule leçon à en tirer, c’est qu’aujourd’hui les keufs ne lâchent rien (vous croyez vraiment qu’une facture de pizza de dimanche aurait changer quelque chose ?), et se permettent tout. En tirer les conséquences, ça signifie se donner les moyens de leurs tenir tête... (et ça passe pas par des conseils, même bien intentionnés, donner de l’extérieur).

    solidarité avec les blessé-e-s et embastillé-e-s...

  • Le 19 décembre 2007 à 17:15

    Attention à ne pas donner des leçons "on ne fait pas ceci comme cela", c’est agaçant.

    "Vous nous montrez vos propres limites."

    Qui, à Lyon, a ne serait-ce que tenté, une action d’une telle ampleur et affichant une telle radicalité pratique ?
    Personne.

    L’évacuation est avant tout politique. Si tu crois que se faire livrer une pizza (classique des classiques du squatteur, et donc connu de la police...), aurait suffit pour que le pouvoir Sarkoziste tolère l’occupation d’un tel bâtiment, en plein centre, avec des gens aussi radicaux et motivés...

    On sait bien qu’il y a d’autres façons d’ouvrir des squats. Mais il est évident qu’il ne s’agissait pas là d’ouvrir un squat d’habitation. Sinon les gens auraient choisi un autre lieu, une autre méthode, etc.

    Arrêtons les attitudes condescendantes qui consistent à toujours prendre les autres pour des cons débutants. Il faut plutôt saisir le sens politique des actions. (Ce qui n’empêche pas de voir les limites réelles, pour progresser, ensemble.)

    Dans tous les cas, on peut relever la cruelle absence de soutien.

  • Le 19 décembre 2007 à 16:33

    c’est moi qui me suis fait embarque donc effectivement pour "rebellion" à savoir que j’ai juste eu le "malheur" d’etre devant et de relayer la demande collective de sortir groupé. Je ne peux pas prétendre qu’ils aient été outre mesure violent avec moi mais c’était juste disproportionné par rapport à ma simple intervention qui a consisté à dire que non on ne sortirait pas un par un et à la réaction quasi instantanée de ≃6 OPJ . Les 18 heures ont été fraiches et pas tres épanouissante mais somme toute banale.

    Merci à ceux qui était là

    et pour ceux qui ont des tas de bons conseils et de recommandations : J’espere que vous faites suffisamment de retour sur vous même avant de vous les permettre

    à bientôt (à tous) !

  • Le 19 décembre 2007 à 15:29, par Soudan Eric

    Salut à vous, après m’avoir traité hier de "Paparazzi de Lyon Mag" vous utilisez ma photo sans ma permission... si j’etais vraiment ce paparazzi que vous imaginez, vous auriez déjà un procès à 5000 euros pour utilisation frauduleuse blablabla... On espère juste à Lyon Mag que cette jeune fille va mieux et on vous félicite quand même pour votre site. Eric Soudan/lyonmag.com

  • Le 19 décembre 2007 à 14:48

    si tu demande tu doit avoir la reponse pas assez prepare ?

    J’AVOUE ne pas avoir compris quand a 16 h on m a demandé de trouver des temoignages de votre presence depuis dimanche.
    Une majorité de squatteureuses et rien de concret si une arrestation (une livraison de pizza de quoi se barricader des liens avec par exemple rupture,cnt plume noire,grand guignol,les assos de quartier etc... (chais pas si vous les connaissez)) et j entendais des gens a l’ext expliquer aux passants que vous vouliez pas dormir dehors ce soir c’est qui qui est sdf parmis vous.
    vos banderoles revendiquant d’autres choses.
    nous voulons tout
    les flics dans nos facs et nos quartier occupons la ville.

    Alors oui et en meme temps bravi a vous

    en tout cas j’espere que vous avez pas eu trop froid cette nuit quoique le nez rouge vous va si bien

  • Le 19 décembre 2007 à 14:25

    Pourquoi on ne squat pas un lieu comme ça ??? C’est sacrilège ? trop chaud politiquement ? pas assé préparé ?...

    Explique stp...

  • Le 19 décembre 2007 à 14:09

    Encore une action inutile avec des slogans qui se veulent tellement profonds qu’ils sont creux. Ca me rappelle une certaine action supermarché libre. Allez y, c’est pain béni pour Sarko qui peut dire qu’il maintient l’ordre. Et puis c’est tellement plus facile que de s’organiser et exprimer une ligne politique... Les CRS n’ont plus qu’à dérouler leur jeu, matraque, tonfa, flashball... et sans que la population intervienne. Ils en rigolent encore.

  • Le 19 décembre 2007 à 13:42

    on ne squatte pas un lieu comme cela alors informez vous avant de partir en action .Je suis sur que plein d’asso aurait put vous soutenir et faire des temoignages ce qui aurait créer une reel dynamique OUVERTE autour de votre lieu .Vous nous montrez chaque jour vos propres limites

    merci d’exister

  • Le 19 décembre 2007 à 13:40, par pilouz

    Le Progrès (journal torchon de Lyon et sa région) a couvert l’évacuation du squat. Pour une fois ils ne sont pas complètement à coté de la plaque et leur description n’est pas trop loin de la réalité (bon ils parlent d’une trentaine de personnes dedans au lieu de 60, d’un bléssé au lieu de trois minimum, bref c’est pas encore ça...)
    Je met le lien pour ceux et celles qui veulent juger par eux même. http://www.leprogres.fr/infosdujour/lyonvilleurbanne/962926.html

    Libé-Lyon quant à lui fait une pauvre brève dans sa colone de gauche. (Pour ceux et celles qui étaient là hier, c’est la meuf qui nous expliquait quelle habite la Croix-Rousse et que les journalistes sont objectifs et avec nous... Ah, ah, ah !) http://www.libelyon.fr/

    Rien dans la Tribune de Lyon pourtant présent sur les lieux (Ca c’était le gars avec la fille de Libé qui ne comprenait pas qu’on les traites de Bobos) même si il nous avait promis qu’il était, lui aussi, avec les "gens d’en bas"... sous entendu de "gauche". Après, vu comme ils se sont fait jetter, c’est logique qu’ils ne tiennent pas à parler de cet info.

    Lyon capitale se contente d’une pauvre brève qui n’explique rien... http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=15

    LyonMag met en ligne une petite vidéo qui montre une partie des violences policières mais n’explique rien de la situation... http://www.lyonmag.com/gallery_video.php?id=74

  • Le 19 décembre 2007 à 10:41

    Quelques conseils pour une action efficace :
    Le squatt de A à Z : http://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=41

  • Le 18 décembre 2007 à 18:19

    Si vous passez pas loin de la rue Burdeau, allez voir le musée
    désafecté (mais occupé !) des télécommunications, il y a du monde, les gens
    apprécieront un peu de chaleur humaine, et la police n’aimant pas agir sous le
    regard des concitoyens qu’elle "protège", n’en sera que plus calme.

    Nous avons besoin de nous !

  • Le 18 décembre 2007 à 18:03

    à 18h00 : des infos de là-bas. 6 cars de CRS présents, au moins 6 bagnoles de la bac. Une personne dehors se serait pris qq coups (?)
    Les CRS sont sortis des cars, il y en aurait à vue d’oeil une centaine. A tous ceux et celles qui sont dans le coin, besoin de monde !

  • Le 18 décembre 2007 à 15:56

    à 15h : la moitié des flics lèvent le camp... Des paparazzis de Lyon mag "qui passait par là par hasard" s’amusent à faire semblant de shooter les étudiants pour les faire fuire des fenêtres (ils s’amusent comme ils peuvent....) Nathalie Perrin Gilbert (maire du 1er) passe avec un de ses adjoints. Elle s’entretient quelques minutes avec les policiers sans un mot pour les gens dehors...

  • Le 18 décembre 2007 à 15:56

    en voilà une bonne nouvelle. En plus ça s’ajoute au centre social autogéré ouvrt il y a peu et aux autres lieux des pentes prééxistants (plume noire, CUL, etc.), on va finir par le cadriller se quartier, et le reprendre !

  • Le 18 décembre 2007 à 13:01, par pilouz

    Bon courage !!! Ca c’est une exellente nouvelle... Dans le fond et dans la forme ; Il était grand temps que le centre ville soit réinvestit, il est necessaire d’avoir un lieu de convergence accessible à toutes et tous.
    Je passerais dès ce soir pour filer un coup de main, pour vivre un truc de ouf ensemble, pour poser les bases d’un autre mouvement (perpétuel celui là)... Bref encore bravo pour cette initiative
    Nos désirs font désordre !
    A+

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