Retour sur l’Acte 50 des Gilets Jaunes à la nationale de Saint Etienne : un air de retrouvaille

501 visites
Gilets Jaunes

Ça faisait un bail qu’on avait pas vu autant de monde dans les rues un samedi à Sainté. Et ça fait plaisir ! Même si, il faut l’avouer on est loin du nombre de décembre, janvier, février dernier... Au moment fort de la manifestation, plus de 1000 GJ de Sainté et de Navare ont promené les forces de l’ordre tout l’après-midi et même jusqu’au début de soirée à Monthieu ! Et ce malgré le dispositif énormissime, les grenades lacrymo, les charges agressives, les tirs de LBD et les coups de matraque.

Alors que le mouvement des gilets jaunes perd en effectif à Saint-Étienne, mais qui subsiste tous les samedis malgré tout, un appel national est lancé ce 26 octobre 2019 pour converger sur le territoire stéphanois. De quoi donner un regain de motivation aux GJ de Saint-Étienne venu·e·s massivement et rejoint.e.s par les GJ de Givors, de Lyon, de Saint-Chamond, de l’Ain, d’Ardèche, de la Haute-Loire et d’autres départements voisins. Au total, pas moins de 1000 manifestant·e·s se sont rassemblé·e·s pour cette occasion.

Le RDV est donné à 14h Place du Peuple. Pour s’y rendre, il faut se frayer un chemin entre les camions de police et de CRS qui ont déjà bloqué toutes les rues annexes. Nous voilà déjà nassé·e·s ! Un hélico survole la ville depuis plus de 30 min, et nous escortera tout au long de la manif ! A noter que le dispositif policier considérable mis en place (hélicoptère, canon à eau, plusieurs compagnies de gendarmerie, forte mobilisation des agents de la BAC et autre FO...), reflètent sans aucun doute la volonté de terroriser afin que le mouvement stéphanois ne reparte pas comme à ses origines.

PNG - 1.7 Mo

Malgré cela, les manifestant·e·s ne sont pas découragé.e.s et le cortège parti de Monthieu rejoint la manif et amorce le départ. Le centre-ville, bloqué par les FO, est inaccessible, la manifestation se dirige donc vers Bellevue et la RN88.
Le Centre Commercial de C2 est protégé par la « milice du capital ». Pas d’affrontement. La manifestation continue de se diriger vers la RN88. Un cordon d’une vingtaine de policiers se forme pour empêcher l’accès à l’autoroute, et qui, après plusieurs tentatives de dispersion à coup de gaz lacrymo et de grenades de désencerclement, seront rejoints par six camions de Gendarmerie Mobile.

Face à ce puissant barrage armé, les manifestant·e·s décident de rebrousser chemin, et serpentent dans les petites rues, puis remontent jusqu’à la rue Gutenberg pour finalement atteindre la sortie de l’autoroute. Arrivé·e·s sur la RN88, des barricades se montent des deux côtés des voies, mais très rapidement les brigades de police arrivent à leur tour en masse. Ils envahissent l’autoroute, démantèlent les obstacles et tirent sur la foule. La BAC attends sournoisement sous le pont sous-terrain, qui traverse l’autoroute de part et d’autre, celleux qui auraient l’idée d’y trouver un refuge face aux gaz. Un jeune homme est touché par un tir de LBD dans le cou, il perd connaissance et s’écroule au sol, avant d’être évacué sur un brancard par une équipe de street medic. Pas de répit. Les flics chassent les derniers GJ de l’autoroute, forment une ligne, chargent jusqu’à nous faire revenir dans les petites rues, et lancent des grenades lacrymo à foison alors que la foule cherche à s’échapper. Une femme est à nouveau blessée au cou. Certain·e·s se réfugient là où iels peuvent...

Après cette course interminable, retour sur la Grand’Rue pour un grand bol d’air frais. Des chants victorieux et anti-flic sont scandés ! Une nasse est tentée dans la Grand’Rue, alors rapidement la manifestation se précipite dans les quartiers derrière C2, où on y croisera quelques flics mais pas assez nombreux pour procéder à des arrestations. Malgré les nombreuses tentatives de dispersion des FO tout au long du chemin, la manifestation parviendra fièrement à rejoindre la Place du Peuple.

Là, les forces de l’ordre nassent la Place du Peuple en reproduisant exactement le même schéma qu’à 14H. Tout le monde patiente. C’est seulement au bout d’une heure sur la place que les manifestant·e·s restant se reforme en un block de 200 personnes qui repart en manifestation en direction de leur point de départ : Monthieu. Tout au long du retour les FO procèdent à un encadrement violent, multipliant les charges et les dispersions [...]

La suite à lire sur : http://lenumerozero.lautre.net/Nationale-des-Gilets-Jaunes-Un-air-de-retrouvaille

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Publiez !

Comment publier sur Rebellyon.info?

Rebellyon.info n’est pas un collectif de rédaction, c’est un outil qui permet la publication d’articles que vous proposez. La proposition d’article se fait à travers l’interface privée du site. Quelques infos rapides pour comprendre comment être publié !
Si vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à nous le faire savoir
via le mail contact [at] rebellyon.info

Derniers articles de la thématique « Gilets Jaunes » :

› Tous les articles "Gilets Jaunes"

Derniers articles de la thématique « Salariat - précariat » :

>Avant de se révolter, les canuts avaient créé leurs moyens d’information

Voici un extrait de l’Écho de la Fabrique n°3 du 13 novembre 1831, quelques jours avant la révolte des canuts... : « Au commencement d’octobre, les ouvriers avaient eu déjà des réunions partielles, quand fut résolue une grande assemblée sur la place de la Croix-Rousse, à l’effet de nommer des délégués et...

› Tous les articles "Salariat - précariat"