Violences policières à Lyon 2 : la CGT appelle la présidente de l’Université à démissionner

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Communiqué syndical - CGT - FERC SUP - LYON1-2-3 -ENS-INSA-ECL. On ne pardonne pas à une présidente d’université qui ouvre les portes de son campus aux CRS au petit matin.

Communiqué syndical - CGT - FERC SUP - LYON1-2-3 -ENS-INSA-ECL

« On ne pardonne pas à une présidente d’université »

qui ouvre les portes de son campus aux CRS au petit matin

Une présidente d’université qui fait entrer les forces de polices sur son campus :

  • contrevient au respect des franchises universitaires qui font des universités un lieu privilégié d’échange et de débat,
  • dénie l’essence même de la mission de l’université de développer la culture du doute et de l’analyse critique,
  • refuse aux étudiant·e·s et aux personnels de son établissement la liberté d’expression,
  • réprime dans la violence le droit d’expression dont dispose tout·e citoyen·ne,
  • bafoue les droits humains fondamentaux garantis par notre Constitution et les textes internationaux dont notre pays est signataire.

Après les violences qui ont eu lieu à l’université de Montpellier, le directeur de la faculté de droit et de science politique de Montpellier a démissionné.

La presidente de l’université Lumière Lyon2 doit démissionner également

Les étudiant·e·s et les personnels n’ont pas choisi d’étudier et de travailler dans nos établissements d’enseignement supérieur et de recherche publics pour subir des violences et se faire arrêter sur leur lieu d’études et de travail

Si le gouvernement et la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation devaient encourager et soutenir le développement d’une répression violente au sein des universités contre les personnels et les étudiant·e·s qui contestent les principes de leur politique, notamment la loi Vidal-ORE et l’instauration de la sélection pour accéder à l’université, ils prendraient, seuls, le risque de créer une situation de violence et de répression institutionnelles rompant avec les principes démocratiques de notre pays.

Illustration : mains de la personne blessée lors de l’expulsion des occupant·es de Lyon 2

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  • Le 18 avril à 15:58, par Etudiante

    Première phrase du communiqué de la présidence sur cette expulsion :
    "Nous avons eu recours à la force publique pour procéder à l’évacuation des locaux occupés sur le campus Berges du Rhône. L’opération s’est déroulée dans le calme ce matin vers 6h30."

    Aucune mention du matraquage et de l’arrestation de cette personne.

  • Le 16 avril à 22:51, par Secteur Fédéral CGT des Cheminots de la région de Lyon

    Des mobilisations qui s’organisent au travers d’assemblées générales, de rassemblements étudiants font l’objet ces dernières semaines d’une répression policière marquant un tournant répressif dans la politique du gouvernement.
    Cette jeunesse qui débat, s’organise et se mobilise pour d’autres choix de société fait écho aux luttes des cheminots pour contester, proposer, agir et négocier.
    Les étudiants comme les cheminots sont confrontés au dogme de l’orthodoxie libérale qui pense sélection et finances plutôt que projet de société et projet de vivre ensemble.
    Le Secteur Fédéral CGT des Cheminots de la région de Lyon rappel que depuis le 3 avril les étudiants qui ont participé aux manifestations organisées par les cheminots l’ont toujours fait de façon pacifique sans troubler l’ordre public.
    Le 9 avril dernier le Secteur Fédéral CGT des Cheminots de la région de Lyon avait déjà du intervenir pour faire libérer les étudiants nassés Place Bellecour alors qu’ils voulaient simplement regagner leur université à la fin de la manifestation.
    Le Secteur Fédéral CGT des Cheminots de la région de Lyon soutient la jeunesse dans sa lutte face aux violences de l’État et des milices d’extrême droite et affirme sa solidarité au mouvement des personnels des universités et de la jeunesse qui se bat pour son avenir et pour celui de nos enfants !

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