A Lyon, les homophobes se foutent sur la gueule, entre eux...

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Dans la série « on ramasse ce que l’on sème », les leaders des manif contre le mariage pour tous récoltent les fruits de la haine homophobe qu’ils ont fait grandir :

Frigide Barjot huée et poursuivie par le GUD à Lyon

Dimanche après-midi, la manifestation contre le mariage pour tous a failli dégénérer. Présente en tête de cortège, Frigide Barjot a vu rouge lorsqu’elle est tombée sur une pancarte brandie par Blanche Sigrist-Chaussat, futur candidate sur les listes FN de Christophe Boudot. Sur cette dernière, on pouvait lire « Union civile = Arnaque civile ». Or Frigide Barjot reste en faveur de l’union civile des couples homosexuels. Elle a donc posé un ultimatum, réclamant le départ de la jeune frontiste.
Le groupuscule d’extrême-droite GUD a alors rapidement pris le parti de Blanche Chaussat et a fait huer Frigide Barjot. Face à la pression, la figure de la Manif pour Tous s’est enfuie dans les rues de Lyon accompagnée par six policiers de la BAC.

Source : MLyon

Lire aussi, à propos du 9 mai : Nouvelle tentative des nationalistes d’occuper les rues lyonnaises

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  • Le 6 mai 2013 à 18:31, par qu’ils sont bêtes...

    Quelques infos supplémentaires, glanés sur Rue89Lyon :

    Un ami gay et un drapeau arc-en-ciel : « les symboles de l’adversaire »

    Le président de l’association « Causette et Gavroche », Raphaël Naugier, a également pris la parole pour le calmer les foules :

    « On dort peu depuis le mois d’octobre. On a besoin de votre soutien. Nous n’avons pas le droit de nous disperser ».

    Les responsables de la banderole anti-union civile qui a tant déplu à Frigide Barjot, ce sont « Les Enfants des Terreaux », un collectif anti-mariage gay porté sur les actions à la limite de la légalité. L’un des admirateurs du collectif, Kevin Pichart, a certes rangé la banderole, mais il reste droit dans ses bottes :

    « A partir du moment où Frigide Barjot vient avec un ami gay et son drapeau arc-en-ciel, elle utilise les symboles de l’adversaire. On l’a admiré. Mais là, on ne peut pas l’accepter. On sait très bien que l’union civile débouchera aussi sur l’adoption. »

    Il affirme que 20 des 25 délégués de la « Manif pour tous » en Rhône-Alpes ont voté contre cette union civile. Du côté des associations, comme des manifestants, Frigide Barjot a donc largement été mise en minorité.

    Cacher cette extrême droite

    Cet affichage des divisions intervient alors que, durant toute la manifestation, les organisateurs avaient essayé de donner une image unie et souriante.
    Le service d’ordre a tenté de limiter la visibilité des groupuscules de l’extrême droite radicale, très présents chez les anti-mariage gay à Lyon.
    Manque de chance, ces groupes avaient particulièrement décidé de se montrer ce dimanche :

    Alexande Gabriac, le fondateur des Jeunesses nationalistes, a réussi à défiler à dix mètres derrière les députés UMP avec une dizaine de ses hommes. Le service d’ordre a finalement réussi à le faire sortir.
    Une trentaine de militants du GUD se sont faufilés en tête de cortège pendant plusieurs centaines de mètres. Les organisateurs les ont fait partir à quelques encablures de l’arrivée sur la place Bellecour.

    Par contre, les identitaires ont tranquillement pu défiler. Ils formaient un groupe d’une cinquantaine de personnes défilant derrière une banderole « la famille est notre identité ».

    L’un des responsables du service d’ordre tente d’expliquer cette gestion de l’extrême droite :

    « S’il y a des tensions, on est obligé de les sortir. Là, ils faisaient effet de masse et les élus devenaient tendus ».

    Quant à la présence de Christophe Boudot, secrétaire départemental du FN, elle n’a pas dérangé les élus UMP, comme le député Hervé Mariton ou le maire de Vienne, Jacques Remiller, qui se trouvaient à un mètre devant lui.

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