Chronique d’un sexisme ordinaire

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Réponse en action d’un collectif lyonnais féministe non-mixte à des menaces de viol.

Il y a quelques semaines le patron du kebab Istanbul, situé rue Constantine près de la place des Terreaux, téléphone à une fille pour lui décrire minutieusement et sans détour un viol, qu’il menace de mettre à exécution si cette personne se prend le droit de se promener dans la rue de son kebab et venir dans son restaurant.

Cette copine s’est tournée vers le collectif non-mixte meufes dont elle fait partie pour solliciter une solidarité et trouver une solution collective à cette agression. La création de ce groupe de discussion affinitaire a pour premiers buts de créer un espace de discussion autour des différentes formes de domination masculine que ce soit dans la rue, dans les relations amicales, amoureuses, dans les collectifs de vies, groupes politiques etc…
Libérer les paroles pour s’émanciper de tous ces schémas d’oppression !
Lutter et se battre au quotidien contre ce sexisme et les différents comportements qui en découlent !

Face à ces situations sexistes, nous réagissons.
Nous sommes allées toutes ensemble dans le dit kebab. Il est essentiel que notre copine renvoie la balle à cet homme, en existant physiquement face à lui, en tant que nana non soumise, soutenue par ses copines et de lui dire qu’il est un agresseur et qu’il ne peut pas proférer de telles menaces. Par ailleurs, une main courante a été déposée chez les flics au cas où cet homme mettrait ces menaces à exécution.
Lutter contre le sexisme généralisé et invisible, savoir le dire et se battre est le point de départ pour renverser cet état de fait. Nous pensons indispensable que la violence reçue lors de ce coup de fil se transforme en une colère libératrice et que le rapport de force se retourne contre cette personne. Nous avons choisi d’aller assaillir son resto et de faire vivre et exister une parole féministe et de ne pas rester dans la position de victime passive où il voulait l’enfermer par ses menaces. Nous n’attendions rien de lui : ni excuses, ni justifications. Nous n’étions pas là pour lui, mais pour que parle notre copine.

Après qu’elle lui ait exprimé sa rage et l’inacceptabilité des dires, l’homme a réitéré ces menaces de viol devant témoin, s’enfonçant dans sa bitardise viriliste et machiste, nous gratifiant lorsque nous avons décidé de quitter les lieux d’un retentissant « bande de salopes ». Manque de pot pour lui, si s’exprimer librement et ne pas se laisser faire veut dire être une salope, nous sommes fières d’être des salopes !

La personne concernée ne souhaite pas que d’autres actions soient menées contre cet endroit et son propriétaire. Nous avons conscience que, en groupe et préparées, nous nous sommes senties assez fortes pour soutenir notre copine lors de cette confrontation directe, et que malheureusement, tout-e-s ne trouvent pas cette ressource. C’est pourquoi nous assumons avoir déposé une main courante, d’une part pour faire pression sur ce salaud qui a peur d’autres salauds : on constate que la menace des flics, ayant une autorité qu’on rejette, est malheureusement efficace.
D’autre part, une question se pose à nous : dans quelles mesures cette action a t-elle été efficace ? L’homme a répété ses menaces. Malgré ça, nous avons existé publiquement en tant que femmes sur son territoire à travers une parole directe et incisive sans intermédiaire. Et pour le moment, notre amie n’a plus eu de ses nouvelles. Cependant, lors d’agressions sexistes et de viols, les femmes et autres individu-e-s les subissant se retrouvent souvent seules et se taisent. Par cet article, au delà d’un appel au boycott du kebab, nous aimerions faire exister une parole de lutte face aux agressions et dominations sexistes, homo/lesbophobes, transphobes (etc.) quotidiennes pour rappeler qu’existent ces violences sournoises et invisibles. Écrire des témoignages n’aurait surtout pas le but de faire naître des sentiments de voyeurisme, ni d’indignation, mais au contraire montrer les luttes et les réactions diverses et possibles face à ces situations. Nous voulons visibiliser ces formes d’autodéfense menées collectivement par des collectifs meufes/lesbians/trans et peut-être autres...

Et BAM, les sales meufes ont agi !

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  • Le 2 janvier 2010 à 22:47, par Adrien’

    Je ne suis pas une femme, mais je dois compter :
    - avec l’identité de femme que les autres me collent sur la gueule, qui m’amène à subir le sexisme, même si je refusais de voir « ma » catégorie
    - avec un dressage à la vulnérabilité et à l’impotence qui me handicape toujours lourdement : c’est ce handicap qui peut m’amener à être fier’ d’avoir fait quelque chose « en tant que femme »
    - avec le dressage de dominants de mes potes militants qui ne s’en aperçoivent même pas quand ils me coupent la parole : c’est ce qui fait que les moments non-mixtes sont un soulagement bienvenu
    - avec le plombage systématique de l’identité féminine qui la rend invivable, et avec les femmes qui vivent dedans quand même (et je ne vais pas les laisser tomber) : c’est cette problématique-là qui m’amène à mener des actions anti-machos au nom des femmes

  • Le 25 septembre 2008 à 14:19, par sofh

    Ouah, je suis frappée par ta réthorique qui te met clairement mêm si tu t’en rend pas compte au niveau d’’élite militante éclairée avant-gardiste qui veut effectivement avoir une influence sur les masses lecteur-trices de rebellyon, en critiquant nos visons comme binaire,. Attention à tes chevilles, tes chaussettes vont devenir trop petite ! Je fais parti de ce groupe de parole de femmes, auto-définies chacune femmes mais je n’ai pas participer à cette action car je n’étais pas là à ce moment là.
    Je vais pas répondre à tout parce que je trouve que ça mériterait une vrai rencontre. Mais ce qui me perturbe le plus dans ton commentaire c’est la facilité avec laquelle effectivement tu te déconnecte du monde social dans ta théoristaion et même occulte de nombreuses analyses fondementale féministe. Genre, les analyses en terme de patriarcat que tu occulte véritablement en te muant dans une réthorique individualiste, (non égoïste) mais en terme d’individu. Comme si la réalité sociale était faite d’individus abstraits. Pas de société, pas de socialisation, pas de groupe, du coup pas de combat, ni de lecture globale, juste des problèmes inter-individuels ! Je ne me considère pas comme militante (militaire) je ne prêche rien, je pense, je discute avec des personnes qui m’intéressent et j’agis quand je peux, avec les protagonistes d’une affaire ou d’une autre. Mais oui moi aussi j’ai été socialisée, d’ailleurs, je me vis socialement (en interaction) comme femme féministe. L’abolition du genre à mon avis ne se fera pas en occultant toutes les catégorisation qui s’y rapporte. La catégorisation est une manière d’avaoir une lecture du monde social, permet d’identifier, de s’éloigner ou de se rapprocher de groupe, et de visibiliser des rapports de dominations entre différents groupes, ou catégories. Le patriarcat je le définirais non exaustivement comme une construction sociale d’une oppression hétéro- centrée et sexiste qui s’appuie notement sur, et s’accompagne d’un système capitaliste. Je me bat à ce niveau sur des problématiques qui illustrent vivement un rapport social de domination notemment de genre mais qui peut s’accompagner par des rapports de classe et de race. Et je penses que pour commencer un combat il faut avant tout crée un front commun non-mixte. La domination sexiste existe, elle est ma réalité quotidienne, elle est pris en charge par des individu socialisé en tant que mec virile dont l’identité social de mec s’inscrit sur la négation et l’inverse de l’identité sociale de femme. Pour lutter et visibiliser la classe dominante de mec virile sexiste, je m’associe avec mes paires femmes d’abord. Parce que j’en ai besoin, parce que y’a des trucs que je veux pas parler avbec des mecs encores moins des mecs viriliste, parce que j’en ai envie, parce que ça te regarde pas, parce que ça nous permet de partager des expériences vécues ressentie d’abord comme individuelles et que l’on peut travailler à en comprendre la dimension politique et sociale. Comme les black panthers se sont constitués et consolidés dans une non-mixité noir, je me consolide et constitut mon combat dans une non-mixité femme, parce que je suis féministe.

  • Le 21 août 2008 à 04:14

    Alors comment exprimer simplement en peu de mots... Que des opprimé-e-s, hommes, femmes ou autres, se réunissent entre elleux pour organiser la résistance à l’oppression, c’est entendu, pour moi c’est nécessaire. Que ces individus soient des femmes n’est en aucun cas un problème, chaque individu s’associe avec tel autre dans un intérêt commun selon son choix. Là où est la faiblesse, ce n’est pas dans la configuration du groupe, c’est dans le fait de mettre en avant, dans la propagande du groupe (ce qu’il propage) le genre de ses individus le composant, comme marque d’antisexisme. Au regard des luttes pour l’abolition (ou le désenclavement dans) des genres c’est une contradiction.

    Donc, pour te dire que ton impression n’est pas compréhension, je ne dis pas que DES femmes (ou des hommes ou autres) ne doivent pas se réunirent entre elles, je pense simplement que c’est adhérer aux schémas dominants de massification des individus et de « genrage » que de dire comme ici, dans le texte, « nous avons existé publiquement en tant que femmes ». Oui et alors, ça signifie quoi d’exister en tant que « femme ». On remodèle un genre dans un système de genres binaires issus de la pensée sexiste qui construit les rôles sur des données biologiques ? Si l’on ne veut plus de patron, faut-il pour cela se gargariser dans un identitaire de prolétaire ?

    Le machisme, c’est bien l’affirmation d’individus qui prétendent exister en tant qu’hommes, et qui comptent bien le signifier en publique entre autres (en privé aussi), c’est à dire ayant une existence sociale en tant que genré masculin qui diffère donc de l’existence en tant qu’autre genre.

    Pour moi, il ne s’agit ni de relayer publiquement ces deux genres ou l’existence dans l’un des deux, ni de les flatter, ni d’en faire des caricatures victimaires ou autres. Il s’agit de les renier, en commençant par soi, comme catégories issues de la domination, génératrices des inégalités dont nous faisons le constat. Il s’agit donc, et c’est là que l’on peut soutenir l’action de ce collectif jusqu’à un certain point (en l’occurence ici la limite pour moi c’est le discours d’adhésion au genre féminin), de signifier aux dominants de tout poil qu’ils se trompent quand ils agissent en fonction de leurs schémas binaires. Que l’individu, c’est plus que le réductionnisme « ad-genrum » qu’ils opèrent dans leurs comportements. Que effectivement, l’individu de sexe féminin, à laquelle il a affaire, est plus que le rôle social « meuf » auquel il croit avoir affaire (et ici c’est ce qu’elles ont tenté de montrer en allant dire à ce gros beauf ses quatre vérités et c’est ok !).
    Donc, en fait, ce qui me trouble moi, c’est l’auto-réductionnisme « ad-genrum » dans une lutte antisexiste et je pense qu’il est nécessaire de s’en défaire pour construire d’autres rapports, entre nous, mais tout simplement aussi d’autre rapports au monde.

    On peut éventuellement rapprocher le fait de ne pas user de cette grille d’analyse genrée « homme/femme » de la théorie queer, chose qui ne se réalise pas, j’en conviens, en claquant des doigts, ni pour moi, ni pour d’autres né-e-s et éduqué-e-s dans une société qui se base sur cette binarité.
    Enfin, je peux finir par du prêt-à-militer qui prête tout de même à réflexion, un slogan en anglais parce que ça sonne mieux ( :-)) : Gender is not binary !

    ou mieux encore à mon goût (en français parce que je n’ai pas la traduction) : Ni genres, ni domination !

    Et pour pallier à la critique redondante que « oui mais la société aujourd’hui, c’est pas comme ça », il est bien question ici de militer, et à part l’UMP et autres libéraux de gauche ou de droite, je ne connais pas de groupes qui militent pour encenser un état actuel des choses. On comprendra donc que des slogans puissent ne pas correspondre à la situation générale actuelle, mais affirment une volonté de changer les choses dans un certain sens ( parce que c’est sûr, si on y était, il n’y aurait même pas à militer ! C’est entre autre pourquoi la critique de « déconnexion » faite aux libertaires est absurde au passage. Comme les gens qui disent qu’on ne peut pas être anarchiste aujourd’hui puisqu’on n’est pas en anarchie... ben, être anarchiste c’est vouloir l’anarchie, déjà, et agir pour favoriser son émergence, hein !). Enfin, on peut toujours pinailler...

    (Bon, et bien ce n’était pas peu de mots...en espérant que cela aura été plus compréhensible... et puis je vais arrêter là, je vais finir par radoter... psittacisme militant quand tu nous tiens... ;-)

  • Le 20 août 2008 à 18:19

    Donc , en dehors de ton point de vue, point de questionnement, pas d’autres approches de la lutte contre le sexisme possible ? On est obligé d’accepter que le monde soit construit par une domination qui nous accole des genres, simplement parce que c’est comme ça, la société est comme ça. La société est faite aussi de personnes qui vivent les choses autrement, qui font les mêmes constats que toi tu fais, mais qui n’envisagent pas les mêmes stratégies de lutte. En somme, ta position, c’est comme le PC, il faut attendre le « Grand Soir » féministe ou antisexiste pour mettre en oeuvre d’autres rapports.

    Et bien, la critique que tu fais des libertaires et de la « déconnexion » que tu leur prêtes ne m’étonne pas, c’est la même que font tous les trostskards et coco gaugauches de parti pour ce qui est de l’autogestion, de l’autonomisation ou des pratiques horizontales. Mais si être en rupture, c’est être déconnectée pour toi, et bien tu comprendras qu’on ne peut s’entendre, que nos buts, nos pratiques et nos objectifs diffèrent au bout du compte, même si le constat, ici en l’occurence sur le sexisme est identique.

    Tu prétends que parce que des libertaires refusent le sexisme de ce système avec ses constructions genrées homme/femme, et souhaitent ne pas se réclamer ni d’un genre ni d’un autre, illes seraient « déconnectées ». Seulement en pratique, ces libertaires en ont assez aussi des autres, comme toi apparemment tout « antisexiste » que tu es, qui accolent des genres arbitrairement. Assez aussi des militant-e-s, soit disant antisexistes qui classent, qui étiquettent, qui déterminent. Tu fais comment pour étiqueter ? Ca ça ressemble à un homme biologiquement, donc c’en est un socialement, ça ça ressemble à une femme biologiquement donc c’en est une socialement ? Tu vois ça comment ? Sur la carte d’identité ? Au facies ? Avec de la biométrie ? Sarcasme, ironie soit... mais sérieusement tu fais comment pour ne pas voir des individus ? Dans ton rapport à l’autre tu t’enquières toujours de son sexe, de son genre ? C’est une donnée qui va influencer ton rapport avec cette personne ? Dans quelle mesure ? De quelle manière ?

    Certain-e-s militant-e-s autoproclamé-e-s féministes et antisexistes refusent d’aborder la question de l’individu, et de l’individualisation des rapports, parce que, comme il est de mise en politique politicienne, leur stratégie c’est de croire à leur capacité à influencer les masses. C’est pratique, ça demande moins de remise en question sur soi les masses, c’est tellement abstrait ! La masse des hommes, la masses des femmes... et voilà c’est emballé, y’a plus qu’à s’engager et mener ces masses vers un futur prometteur. Le présent peu bien attendre... Et bien il est urgent de refuser ce simplisme, qui fait du « le privé est politique » un objet de massification binaire, et de lutte de classe.

    Quant à ce groupe, et bien comme on dit...faut voir... Perso, je ne suis pas capable de donner mon soutien inconditionnel sur la seule base d’un texte/communiqué sur un média alternatif. Je peux approuver l’action, mais encenser le discours militant qui tient d’une sorte d’ouvriérisme accolé au genre féminin...ben non. Non pas qu’il ne faille pas faire preuve d’amour-propre à mon avis, qui que l’on soit, mais le féminisme vécu comme vivent certains hommes leur masculinisme, et bien ça me semble critiquable et à mettre en débat.

    Enfin tu dis très justement : « Au contraire je pense qu’il faut partir, dans toutes luttes, de la situation qui nous ait faite. »

    Et bien dans les collectifs auxquels j’ai pris part, nous avons eu affaire à des situations qui nous ont amené à ne plus différencier en fonction des sexes et des genres, mais bien à envisager chaque situation selon l’individu.
    Telle jeune femme avait subit une tentative de viol, telle autre l’avait été, tel jeune homme avait été élevé par une mère et sa compagne dans des conditions plus que glauques, avec attouchements et humiliations publiques (je vais lui demander d’écrire son histoire, je suis sûre que cela passionnera l’infokiosque), telle autre avait subit des violences, ou encore un autre interné en HP sans raison, ou encore celui qui « s’est fait péter le cul » en teuf après avoir été drogué, idem pour une copine...j’en passe et des plus sordides...
    Bref, pas question pour garder les pieds sur terre d’opérer une massification « homme/femme ». Il s’agit bien, par exemple, de condamner le viol et la coercition, et non pas de se limiter à une vision tronquée. Il s’agit bien de partir de la situation qui nous est faite et pas d’une situation générale imprécise de rapports de domination qui s’inscriraient dans un schéma de masse et qui nous vient des discours du non-vécu des spécialistes du spectacle militant et du prêt-à-répéter des slogans.

    Aussi, par exemple, si ce collectif s’ouvre aux individus, sans distinction de sexe, de genre, d’âge (et de style ?), il s’apercevra peut-être vite que la question des rapports de domination est bien plus complexe et il rencontrera certainement d’autres vécus et conditions que celui de son cahier des charges actuel.
    C’est cela qui permet de sortir des ornières de la pensée binaire, et donc d’agir et de s’exprimer en conséquence.

    (Tu auras bien compris qu’ici je « débat » pour l’amélioration des luttes antisexistes et que ma critique n’est pas faite pour détruire les aspirations à des mouvements d’émancipation, au contraire, juste pointer ce qui semble être les limites du discours et de la vision d’un groupe militant. Qui n’est pas juste un groupe de copines comme on voudrait nous le faire croire. Parce qu’un groupe de copines qui revendique sur le terrain politique, ça devient un groupe militant quelque soit la nature des rapports entre individus de ce groupe. C’est entre-autres le fait de revendiquer qui fait la militance, pas seulement le fait d’agir, ni d’être un groupe. On peut très bien, par exemple, s’adonner à la vendetta en groupe sans être militant-e).

  • Le 20 août 2008 à 13:10, par Arthur

    Attention, savoir construire un discours est un outil merveilleux, mais l’usage que tu en fait me trouble. J’ai l’impression que tu es en train de nous dire que le sexisme c’est pas bien, et que c’est la raison pour laquelle les femmes ne doivent pas se réunirent entre-elles...
    L’oppression a cela de particulier qu’elle ne voit pas d’un bon œil que les opprimés se réunissent entre eux. Soyons prudent et vigilant envers nous-même et les schémas que nous colportons.

  • Le 19 août 2008 à 15:44

    Dans une "société" parfaite et idéale, effectivement, les catégories d’"hommes" et de "femmes" tendront à disparaître, (celle d’"individu" aussi par ailleurs mais ça c’est une autre histoire...)

    Pour autant, nous n’en sommes pas là.

    Le problème de ton discours, comme à peu près tout les discours d’extrême-gauche et libertaires, réside dans la déconnexion totale qu’il opère entre ce qui est dit (la pensée) et ce qui est quotidiennement vécu par tout un chacun. Lutter contre la domination, ce serait, de ce point de vue, commencer par ne pas reprendre ses catégories, et ce simple fait aurait un effet émancipateur. Par contre les reprendre montrerait, dès le départ, le caractère aliéné de la lutte et son caractère "sexiste" [sic].

    Au contraire je pense qu’il faut partir, dans toutes luttes, de la situation qui nous ait faite. Et cette situation, c’est que les catégories d’hommes et de femmes sont opératoires pour plein d’aspects de la vie (même si on peut trouver ça moche). Donc refuser de partir de ce constat, et partir d’une situation abstraite où les gens refuseraient « la reconnaissance de soi dans cette dénomination issue du système social sexiste genré homme/femme », opérer sans cesse des montées en généralité, en parlant par exemple à tort et à travers de "sexisme", ou encore en demandant à ce collectif, comme y invite un message un peu plus haut, de « développ[er] une vision d’un type d’organisation sociale et économique » sans quoi il ne serait plus "crédible" (ce qui revient en gros à demander à ce groupe de copines de se formaliser et se muer en une sorte de petit parti politique qui se couperait de tout ce sur quoi il peut avoir prise et de ce qui fait l’essentiel de la politique à savoir l’intensité des rapports que des gens arrives à nouer autour d’évidences partagées), tout cela ne peut amener qu’à la répétition de formules toute faites (« se battre pour défendre la mixité comme la non-mixité, c’est sexiste. Opérer des choix en fonction du caractère mixte ou non-mixte d’une lutte, c’est déjà sexiste », etc.), et à la cécité la plus ahurissante avec des phrases du style « Ce qui devrait nous interpeller, dans le fait divers relaté ci-dessus, ce n’est pas le fait que ce soit une femme menacée par un homme, mais c’est qu’il y ait menace de viol tout court ». Pas d’hommes et de femmes, que des individus...

    Le politique, faut-il le rappeler, ce n’est pas des principes ou des règles qu’on appliquerait de manière universelle à toute situation (si tel critère n’est pas respecté dans telle situation alors il y a du sexisme), c’est ce qui a à voir avec de l’affrontement, du dissensus, des évidences remises en question.
    Poser des actes exprimant de la radicalité politique, c’est à dire au font désirer vivre les conséquences pratiques de sa pensée en ne s’extrayant pas à tout prix des situations présentes mais en partant de celles-ci, de ce qu’elles posent (en termes de conflictualité) et de ce qu’elles appellent (en termes d’engagement des corps, d’affects et de complicités à nouer, etc.), ça en passe, dans la pratique, par créer des espaces où l’on puisse discuter et questionner ce qui d’ordinaire ne l’est pas, ça en passe par soutenir la fille dont il est question dans l’article en allant foutre le bordel dans le kebab de ce connard, etc.

    Ça en passe aussi, de temps en temps, par répondre à l’arrogance de cette drôle de "pensée" qui s’exprime, de temps à autre, sur les forums de Rebellyon en imposant des définitions de situations (« vous avez un fonctionnement sexiste » sans le savoir) aux nanas de ce groupe plus fortes que ce qu’elles peuvent dire et penser.

  • Le 18 août 2008 à 16:47

    « Si la non-mixité s’avère nécessaire, c’est grave, mais ça n’empêche pas que ce soit nécessaire. A mon sens, il faut lutter contre ce qui est grave, pas contre ce qui devient nécessaire. »

    Qui pense et dit que la non-mixité devient nécessaire ?

    Ce qui est grave, c’est que des personnes qui s’inscrivent dans des luttes antisexistes, en viennent à penser que la non-mixité est une nécessité, en réaction contre une vision toute aussi sexiste qu’est la mixité. Ces deux termes sont issus d’une vision genrée binaire de la société, d’un côté les hommes, de l’autre les femmes. La nécessité c’est d’abandonner ces problématiques de mixité et non-mixité, d’identitaire, pour adopter le point de vue de l’individu ( et donc pas celui des constructions genrées homme/femme érigée par la domination).

    Ce qui devrait nous interpeller, dans le fait divers relaté ci-dessus, ce n’est pas le fait que ce soit une femme menacée par un homme, mais c’est qu’il y ait menace de viol tout court.

    Parce qu’ici, on mélange un peu tout, le genre et le particularisme biologique. Sur quoi sont basées les idées de non-mixité et de mixité ? Les sexes biologiques ou la construction sociale des genres ? Les deux certainement...

    Dans le cas du biologique, envisager mixité ou non-mixité (hors cadre d’études biologiques, sur les hormones par exemple), c’est juste une vision sexiste primaire.

    Dans le cas de la construction sociale, envisager mixité ou non-mixité, c’est juste une vision qui adhère aux genres construits par la domination, genres fondés sur la distinction biologique du dessus appliquée à la construction sociale, donc une vision essentialiste.

    Bref, se battre pour défendre la mixité comme la non-mixité, c’est sexiste. Opérer des choix en fonction du caractère mixte ou non-mixte d’une lutte, c’est déjà sexiste.

    Le sexisme c’est l’existence d’inégalités de traitement dans les rapports sociaux et économiques entre individus sur la base de différentiations biologiques. Ce qu’est le racisme aussi.

    Le féminisme, c’est la lutte pour l’abolition d’inégalités fondées sur cette distinction biologique (ce n’est pas une lutte pour l’affirmation d’un « genre féminin », et si ça l’a été pour des courants réactionnaires, les luttes ont évolué). Ce n’est pas en s’inscrivant dans une lutte qui reproduit cette distinction que les inégalités peuvent se résorber. C’est en abolissant en premier lieu la distinction biologique dans les rapports entre indivdus, que l’on abat les constructions genrées.

    Que ce collectif ait répondu « efficacement » au sexisme menaçant d’un individu ne peut qu’attirer notre soutien, qu’il revendique (ça fait partie visiblement de l’action menée et de la raison de ce collectif) d’être « un groupe de meufs », c’est une adhésion revendiquée au rôle qui leur a été assigné à leur naissance par la domination.

    Il faudra très certainement (là est peut-être la nécessité...) à terme, remettre en question la reconnaissance de soi dans cette dénomination issue du système social sexiste genré homme/femme.

  • Le 17 août 2008 à 17:38, par Arthur

    hum, ce n’est pas la non-mixité ou pas d’un groupe de réflexion et/ou d’action qui doit attirer notre attention. Ce groupe nous a parlé d’un fait divers révélateur et révoltant. Si des personnes désirent se réunirent et éventuellement agir, il faut les soutenir. Si il est question d’un groupe non-mixte, c’est peut-être tout simplement symptomatique de l’ampleur des problématiques inter genre présentent dans notre ville. Si la non-mixité s’avère nécessaire, c’est grave, mais ça n’empêche pas que ce soit nécessaire. A mon sens, il faut lutter contre ce qui est grave, pas contre ce qui devient nécessaire.

  • Le 14 août 2008 à 22:55

    Des luttes pour l’autodétermination de certains groupes ? Mais quels groupes ? Ceux que forment les théories essentialistes ? Les femmes, les hommes, les blancs, les noirs... Effectivement c’est tout aussi raciste et sexiste.

    C’est quoi l’autodétermination de groupes déterminés par des pensées essentialistes ? Comment s’autodéterminer quand on adhère à une pensée qui nous classe arbitrairement (homme, femme, blanche, noire)

    Et je dois me ranger dans quel groupe pour m’autodéterminer ?

    Qu’est-ce que ça veut dire ce langage de novlangue surranée (voir Klemperer) « ces formes de luttes sont dynamiques ». Ca veut dire quoi, « des formes de luttes dynamiques » ? En quoi le fait qu’une lutte soit « dynamique » c’est la preuve que ce n’est pas essentialiste ?

    Effectivement : « Il va peut être falloir arrêter d’utiliser des mots à tort et à travers. »

  • Le 13 août 2008 à 19:09

    Je ne vois absolument pas où se trouve l’essentialisme là-dedans... Il va peut être falloir arrêter d’utiliser des mots à tort et à travers. Le « écrit par une scientifique » n’est pas me semble-t-il un argument d’autorité, bien au contraire.

    On peut prendre ce texte simplement pour comprendre en quoi la non mixité peut être un outil à un moment donné, dans une lutte pour l’auto détermination de certains groupes, soit dominés dans la mixité, soit exclus des lieux de décisions et des pratiques de lutte. On ne peut pas voir cela comme de l’essentialisme dans la mesure où ces formes de luttes sont dynamiques, dans un objectif d’émancipation....

  • Le 13 août 2008 à 15:56

    De toute façon que cette femme soit ou non tel que le deuxieme site brosse son portrait il n’empeche qu à part comme argument d autorité (« écrit par une scientifique ») ce texte n’a pas de grand interet théorique.

    « pour que leur expérience de discrimination et d’humiliation puisse se dire, sans crainte de faire de la peine aux bons Blancs »

    l’ensemble de théorie essensialiste qui sous tend cette doctrine... malgres ces visé émancipatrice reste une vision essentialiste ... tendant par nature a conservé la séparation sexiste (ou raciste dans sont exemple a elle ) .....

    La tribu K, meme si elle exprime un sentiment de frustration compréhensible découlant naturelement de la forme particuliere de domination rasciste reste un groupe qui est lui meme rasciste

  • Le 12 août 2008 à 13:13

    Un élément de réponse ici, par exemple :

    http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2008/06/21/2038-cassette-de-tariq-ramadan-les-grands-peches

    « Est-ce qu’on demande à l’inverse systématiquement aux groupes politiques anticapitalistes par exemple de développer une vision du féminisme ? »

    Et bien oui, il faut impérativement le demander !

  • Le 12 août 2008 à 00:58

    Un collectif féministe non mixte ne pourrait être crédible que s’il a développé une vision d’un type d’organisation sociale et économique ? OUAHOU ! Est-ce qu’on demande à l’inverse systématiquement aux groupes politiques anticapitalistes par exemple de développer une vision du féminisme ?

    Quant à Christine Delphy et l’article censé la discréditer, il nous apprend que cette féministe radicale critique la loi interdisant le port du voile comme étant une loi raciste, et s’associe à des militant-e-s du MIB (et vaguement à Tariq Ramadan) pour dénoncer la gestion colonialiste des banlieues. Où est le problème ?

  • Le 11 août 2008 à 22:18

    Pour être claire, si la non-mixité attire la méfiance, c’est parce qu’elle est aussi prônée par des femmes misandres et sexistes, qui d’ailleurs font beaucoup de tort au féminisme. La non-mixité n’est pas une preuve de la qualité ou de supériorité qualitative d’une lutte féministe, c’est juste une modalité de lutte.

    Ce qu’il est intéressant de savoir quand on rencontre un groupe militant féministe non-mixte (comme d’ailleurs n’importe quel groupe militant), c’est quel type d’organisation politique, économique et sociale elles voudraient, et comment elles le relie à leur lutte féministe. Peu de collectifs féministes s’expriment sur cela et c’est ça aussi qui peut rendre suspect trop de ferveur à la non-mixité. Il y a peu de débats au sein des collectifs que je connais ou auxquels j’ai participé sur ces questions.

    A propos de l’article mis en lien ci-dessus par liz, écrit par Christine Delphy, un autre article concernant cette personne ici :

    http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2005/01/25/285-tariq-ramadan-chrsitine-delphy-et-le-collectif-feministe-pour-legalite

    Toujours bon à savoir...

  • Le 8 août 2008 à 17:10, par liz

    Voila un article assez facile d’abord bien qu’ecrit par une scientifique et qui remet asez efficacement les choses en place a propos de la non mixite.
    En esperant qu’un jour on n’aura plus a se defendre sur la non mixite pour un article ou il n’en est pas directement question... pleine d’espoir....

  • Le 7 août 2008 à 10:36

    je parlais pas des précedents commentaires sur rebellyon, j’avais bien compris qu’ils étaient ironiques !, mais de l’article et du commentaire sur ce site : http://embruns.net/carnet/actus-et-opinions/la-fin-du-male.html

    site qui est donné en lien dans le commentaire plus haut « la loi du talion » (le premier), en lien hypertexte sur les termes « le premier sexe de l’humanité »
    voilà, je m’étais sans doute mal exprimé dans mon précédent post

    par contre, je réafirme que je trouve ça grave que rebellyon laisse du coup un post (la loi du talion), qui renvoie vers ce lien là.....

  • Le 6 août 2008 à 21:07

    Je voudrais juste intervenir sur l’argument que « les hommes ne puissent partager le ressenti des expériences des femmes et vis versa ».
    On trouve différentes manières de comprendre (tant rationnellement qu’émotionnellement) l’autre.
    En premier lieu il y a l’empathie. Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Empathie) en dit cela :

    "L’empathie (du grec ancien εμ, dans, à l’intérieur et πάθoς, souffrance, ce qu’on éprouve) est une notion complexe désignant le mécanisme psychologique par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d’une autre personne, sans les ressentir lui-même. La perception empathique est liée à la fonction amygdalienne.

    Dans les sciences humaines, l’empathie désigne une attitude envers autrui caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle des ressentis de l’autre. Excluant particulièrement tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement moral.

    L’empathie se différencie de la contagion émotionnelle dans laquelle une personne éprouve le même état affectif qu’une autre sans conserver la distance qu’on observe dans l’empathie. Les théories modernes distinguent aussi l’empathie de la sympathie qui consiste aussi à comprendre les affections d’une autre personne mais qui comporte en plus une dimension affective : alors que l’empathie repose sur une capacité d’imagination, la sympathie repose plus sur la proximité affective avec celui ou celle qui en est l’objet. Certains chercheurs préfèrent parler d’empathie cognitive pour insister sur le fait que l’empathie repose sur un mécanisme cognitif neutre sans lien avec la relation qu’on entretient avec la personne qui en est l’objet.

    De nombreuses définitions sont proposées pour l’empathie, souvent confondue avec la sympathie. L’empathie implique un processus de recul intellectuel qui vise la compréhension des états émotionnels des autres, tandis que la sympathie est un comportement réflexe, de type réactif."

    Il peut-être intéressant d’interroger nos modes de compréhensions, dans l’idée d’avancer dans la lutte antisexiste. Comprendre que l’autre, tout différent qu’il ou elle soit, nous comprend, y compris dans le registre du ressenti, peut permettre de libérer la parole et l’action. C’est aussi peut-être s’éviter d’ériger des tours d’ivoire ou de reproduire des barrières que l’on souhaite abattre... peut-être...

  • Le 6 août 2008 à 14:15, par CP

    Les commentaires postés à la suite sont ironiques.

  • Le 5 août 2008 à 19:07

    Un homme sexiste sincère n’égale pas une femme non-sexiste sincère ?!
    Wahou il y a autant de femmes que d’hommes qui se libèrent de la domination masculine (dans la vie quotidienne concrète). Les femmes ne sont pas les seules dominées. Et puis dominer n’est pas forcément génial, dominer en apparence n’est pas forcément dominer (Bourdieu) !!! Ce sont les domaines, les attitudes etc. qui changent. Par exemple une femme qui viole un homme-putain lui demandera un cunnilingus. Ce qui compte c’est l’absence de liberté, la domination.

    Elles proposent un boycott. Boycottons et par la-même occasion boycottons ces endroits où on saccagent la vie humaine, animal ou végétal (nourriture suspecte), où travaillent des sans-papiers, où les dominants jouent un jeu pervers. L’intellectualisation ne remplace NUL PART l’acte.

    BOYCOTTONS BOYCOTTONS BOYCOTTONS

  • Le 4 août 2008 à 16:39

    je trouve ça choquant qu’on laisse sur rebellyon un lien « le premier sexe de l’humanité » qui conduit à cet article :
    http://embruns.net/carnet/actus-et-opinions/la-fin-du-male.html

    c’est gravos de cautionner ça, à quand les liens sur les thèses eugénistes et compagnie....
    quelqu’un aurait mis un tel truc sur la fin de la femme, quel levée de bouclier ça aurait provoqué, et pas seulement de la part des féministes.....
    je précise que ce qui craint c’est pas l’information qui est donnée en soi, c’est sur le ton qui est employé dans l’article, et encore pire dans le commentaires de justification qui suit

    bref, on est pas sortie de la merde avec des commentaire dans ce style sur rebellyon...

    une meuf, anti-sexiste, et surement pas du CLAS

  • Le 2 août 2008 à 17:26

    Ce « collectif » n’a pas de nom, ni d’existence si définitivement identifiable qu’on puisse réellement parler de « collectif »... Plutôt un groupe de copines...

    C’est assez fou de voir le nombre de commentaires dès qu’on parle de non-mixité, alors que ce n’était pas spécialement le propos de l’article ! Mais dès que pointe à l’horizon le spectre effrayant pour beaucoup apparemment de la non mixité, alors là arrière ! Vade retro le communautarisme, le sectarisme et la manipulation des affects ! (sisi tout ça) Et on oublie tout le reste.

    Personne (ou presque) pour se réjouir de l’action de renvoyer une domination, de répliquer à une agression...

    Dans le fond les mecs ce qui vous dérange ce serait pas de vous sentir pour une fois exclus ou sans contrôle sur ce qui se fait dans ces groupes ?

  • Le 2 août 2008 à 11:18

    Pourquoi ces hommes qui souhaitent tant s’investir ne posent ils pas de question pour comprendre au lieu de critiquer frontalement ? Pourquoi les voit on si peut ? Pourquoi ne prennent ils pas eux mêmes des initiatives ? Faut il qu’on les prenne par la main ? Qu’on les fasse participer necessairement à cette forme particulière de lutte ? Je ne vois pas en quoi les initiatives en non mixité empêche aux hommes de s’investir dans les luttes proféministes et anti sexistes...????

  • Le 31 juillet 2008 à 13:17

    la déportation ? les recherches sur les OGM ? l’émasculation ? l’exorcisme ? l’enfermement ? sont peut-être aussi des voies à étudier ? Qui sait ? on n’y pense peut-être pas assez.

  • Le 31 juillet 2008 à 05:42

    Une autre proposition peut être ?

  • Le 31 juillet 2008 à 05:34

    c’est juste qu’être un homme non-sexiste ne permet pas en soit de se défaire justement de toute l’education qu’il a recu et encore moi de faire comme si depuis tout petit il avait été élevé comme une fille et était traité tous les jours dans la société, dans la rue, dans son boulot, dons son couple comme une fille... On ne parle absolument pas de quoi que ce soit de naturel...

  • Le 30 juillet 2008 à 18:05

    La loi, le meurtre, le scientisme, l’eugénisme, une solution au sexisme ?

  • Le 30 juillet 2008 à 13:06, par hillcat

    En l’absence de loi contre les injures à caractère sexiste et les propos haineux et méprisants contre nous, la gent féminine (d’ailleurs premier sexe de l’espèce humaine), et alors que tant de minorités (et c’est tant mieux) bénéficient sur ce point de la protection de la justice, il serait peut-être temps d’appliquer la loi du talion, ou tout simplement la légitime défense.

    Il est vrai que la loi du talion est primaire, mais elle représente par défaut un début de justice, qui en l’absence de véritable loi permet au moins que ce ne soit pas la loi du « plus fort » qui toujours l’emporte.

    Cela mettra t-il fin à l’arrogance machiste et impunie de certains (apologie du viol, insultes dégradantes, voire passages à l’acte) ? Peut-être….

    Dans une situation bloquée, il faudrait peut-être expérimenter d’autres voies.

    Un polar noir sur le sujet

    Des nouvelles des recherches en biologie

  • Le 28 juillet 2008 à 20:29, par Anne cécile

    Question Comment s appelle ce collectif merci

  • Le 25 juillet 2008 à 06:21

    La non-mixité entre hommes est rarement un débat, meme si elle est souvent un fait.

    En partie car il est incohérent de supposer que d’une part les hommes dans leur ensemble soient suffisamment identiques pour qu’une compréhension commune apparaisse par le simple fait de leur reunion, et que d’autre part cette compréhension engendre une critique de cette identité. Si leurs experiences sont communes, cela ne pourra que renforcer l’identité dominante ; si elles sont contradictoires, l’utilité initiale de l’exclusion en raison du sexe disparait.

    La non-mixité est intéressante seulement si l’on peut supposer avec une marge d’erreur faible que tous les individus inclus dans le groupe sont pris dans un statut social dominé. Car la compréhension commune des experiences individuelles qui peut apparaitre remplace alors la compréhension dominante imposée habituellement, et qui risquerait d’etre imposée de nouveau si des individus ayant un statut opposé venaient a prendre la parole.

    Ce qui implique egalement que la critique sorte du groupe non-mixte. Si les hommes sont definitivement incapables d’y prendre part, il faut qu’ils la subissent, eventuellement dans un rapport de force, sinon, il faut former des groupes mixtes. Car l’interet de la presence des hommes n’est pas ce qu’ils peuvent apporter, mais ce qu’ils peuvent recevoir. D’une façon ou d’une autre, les identités sexuées doivent etre detruites.

    Un des problemes du feminisme radical actuel est qu’au contraire des autres mouvements d’emancipation, il a tendance a individualiser les rapports dominants/dominés, a limiter la communauté à l’isolement. Les progres faits dans les reunions non-mixtes sont trop souvent utilisés par la suite et exclusivement dans des rapports individuels, tandis que l’action collective contre les hommes et les femmes est tres rare. L’action dont l’article parle échappe a cette condamnation, mais elle semble trop exceptionnelle pour etre reellement aboutie. Il est aussi problematique que la parole feministe en question soit pensée au pire comme un cri dans le vide, qui ne s’adresse a personne sinon a celle qui le pousse, au mieux comme une intimidation. Je ne pense pas qu’il soit utile de considerer que « les hommes », memes restreints à un personnage comme celui ci, n’aient pas de legitimité à etre humains, que leur subjectivité est negligeable.

    Et la contradiction entre la description qui est faite de l’action « Nous avons choisi d’aller assaillir son resto » et sa justification « Nous n’étions pas là pour lui, mais pour que parle notre copine » est inquietante.

    L’isolement, meme dans ce cas d’action positive a l’exterieur, semble devenir un recours invoqué par necessité, pour garder une seule logique d’action dans deux situations radicalement differentes. Evidemment, cela tend a rendre plus difficile la prise en compte des objectifs et leur réalisation. Cela peut peut-etre expliquer que le groupe semble d’apres le texte assez désemparé devant la réaction de l’homme.

    Ensuite, la non-mixité devient un moyen d’action dans les environnement initialement mixtes et hostiles comme ce resto, une sorte d’expropriation temporaire. Le texte affirme que l’intention etait de faire exister la parole feministe, et pour cela, il aurait été necessaire d’exclure l’homme. Je doute que cet homme ait fait son autocritique si le groupe lui en avait laissé l’occasion, et son exclusion peut etre justifiée. Mais une confusion pourrait exister entre la construction d’un nouveau rapport de force où l’exclusion est le but, et la construction d’une communauté de lutte où l’exclusion est le moyen.

  • Le 24 juillet 2008 à 00:35

    Ah ? parce que vous ne savez pas que de nombreux vécus sont manipulés par les orgas et groupes politiques ? Vous ne savez pas que des personnes en faiblesse sont instrumentalisées ?
    Mais vous militez en vase clos ou quoi ? Quelques exemples : l’affaire des chômeurs du Mans, avec à la clef une morte, et un instrumentalisation de deux pauvres pour des cheffaillons de collectifs de chomdus (faut aller à ce genre de procès des fois, c’est très instructif, et ça permet justement d’être moins naifs). Un autre, une orga antifa bien connue qui avait pour mot d’ordre à ses militant-e-s de se faire inviter chez les potentielles nouvelles recrues, pour voir comment elles vivaient, ce qu’elles lisaient, bref un vrai boulot de RG. Ou encore, cette autre chomeuses qui est allée en justice sur conseil d’un collectif et qui a été soutenu par son collectif jusqu’au moment où la presse locale ne s’est plus intéressée à elle... étonnant non ?
    Je peux vous en aligner des exemples encore et encore, et pourtant ce ne sont que des situations que j’ai croisé. Soit il y en a qui jouent les naif-ve-s histoire de ne pas griller leur petites velléités de cheffaillon-ne-s gauchistes, soit il y en a qui sont naif-ve-s ou au fraises, auquel cas ça peut encore s’arranger en étudiant la question. En l’occurence, par quelles techniques on fait adhérer quelqu’un à un groupe, comment on renforce la cohésion de groupe, comment on crée un identitaire fort pour créer cette cohésion, comment on joue avec la peur, la colère afin d’amener des personnes à certaines actions. Comment le passage à l’action est important le passage à l’état agentique. Comment aussi on maintien un groupe dans l’illusion de la nécessité de ses actes.
    Mais en fin de compte, pour ma part, je commence à m’en foutre, donc comme chantait l’autre « manipulez-vous dans la haine et dépecez-vous dans la joie », vos luttes ne sont plus les miennes et comme disait aimablement Piccabia « Tas d’idiot-e-s ».

  • Le 23 juillet 2008 à 23:22

    Les hommes n’auraient pas leur place dans une communauté de vécus composée de femmes ? ben si justement, ça leur permettrait, et surtout ceux qui se défendent de tout machisme, de prendre conscience des petits actes sexistes qu’ils commettent tous les jours sans s’en rendre compte. Si le but de la non-mixité est de « libérer » la parole des femmes comme je l’entends parfois, alors je ne vois pas en quoi cette démarche est radicale puisque ça revient à inscrire comme une donnée, un état de fait qu’il existe des choses que les femmes ne peuvent dire aux hommes. La libération à l’égard de la domination commence par la parole.

  • Le 23 juillet 2008 à 17:02, par zombifex

    http://lyon.novopress.info/ .... ah ah ah votre article a un lien sur novopress ....

    Bon plus serieusement, ne croyez vous pas que c est un probleme pour des gens ce réclament d’une lutte « anti-sexiste » que de dire des trucs du genre :
    "un homme non-sexiste, c’est pareil qu’une femme non-sexiste

    Précisément pas."

    il s’agit en fait de dire qu’en dehors des differences genré issu de leurs éducation réciproque il existerait des differences comportemental innée (naturel bouh le vilain mots ) entre un individu homme et un individu femme.
    En gros c’est etre sexiste ?

    Ensuite j aimerais bien qu’on me parle
    de cette universalisme qui serrait sencé protéger les gens des déviance communautaire alors même qu’il parrait évident que pour toi il n’y eu point de salut ...

    C’est bien beau de ce réclamé de grand principes transandant et magnifiques mais leurs application meme partiel ne serrait elle pas une meilleur voie ?

    Par exemple au lieu de se réclamé a grand cris de l’anti-sexisme le plus pur arriver a considéré les gens de temps en temps non en fonction de leurs sexe biologique mais comme des individu a part entiere

    Il ne s’agit bien sur pas de nié ici les déterminisme sociaux existant et les rapport de domination sexué (rassiste social... ) qui en découle mais bien de chercher dans une certaine mesure a s’en affranchire par une attitude performative.

  • Le 21 juillet 2008 à 23:48

    Mais justement non.
    C’est une chose de savoir que « l’exploitation, le viol, les inégalités existent », c’en est une autre de vivre dans sa chair, in concreto, ces expériences ; ça engage deux rapports au monde complètement différents, que tu le veuilles ou non.

    Ensuite dire que

    Quand un groupe politique entre dans le vécu d’un-e de ses membres, on flirte avec, on s’expose à, quelque chose de très dangereux : la dérive sectaire, le contrôle de l’individu à des fins politiques par des cheffaillon-e-s, des manipulateur-rices, et du harcèlement moral. On retrouve les mêmes phénomènes au niveau syndical, instrumentalisation de cas particuliers (chez les chômeur-euse-s particulièrement).

    C’est avoir une bien triste idée de la politique et ce que c’est que le « vécu ». C’est reprendre la division débile entre sphère publique gouvernée par la raison (qui ne devrait s’occuper que de ce qui est « général ») et sphère privé gouvernée par la passion et les émotions (tout ce qui a trait aux « cas particuliers » [sic]). Et c’est d’autant plus bête de reprendre cette division qu’elle a fonctionné (et fonctionne encore) pour séparer ce qui a trait au masculin (l’extérieur, la place publique) de ce qui a trait au féminin (l’intérieur).

    Dans les groupes féministes non-mixtes, ce n’est pas « le groupe politique » qui explore de manière malsaine « l’intériorité » de ses membres ; c’est au contraire un processus de mise en commun volontaire et délibéré d’histoires, d’anecdotes, de ressentis, d’émotions, de tactiques, etc. dans un but d’émancipation. Il n’est pas question d’instrumentalisation ni de chefs là-dedans. Simplement de gagner en puissance. Et c’est plutôt la volonté de remettre en cause d’emblée un format d’organisation politique sans voir ce qu’en pense les principales intéressées qui me parait « quelque chose de très dangereux » et de détestable. Je ne sais pas si tu te rends compte de ce ce qu’il peut y avoir de joyeux et d’émancipateur à faire cela collectivement.

    Pour finir, il ne peut pas y avoir de prise en compte des vécus « de tous les individus sans distinction de leur sexe » au même moment, ça parait évident : le fait qu’il y ait des hommes dans ce genre de discussions ne sert à rien, ils ne sont pas confrontés au même situations que les femmes, donc je ne vois pas ce qu’ils peuvent apporter... Après la non-mixité entre hommes est un autre débat.

  • Le 21 juillet 2008 à 19:39

    « un outil d’embrigadement »... Pour toi apparemment la lecture féministe radicale des rapports sociaux est une forme de secte, de cadre délirant de lecture de la société... hum.

    Partir du principe que la communauté de vécus est connue de tous et de toutes est un peu naïf. Avant de parler avec d’autres filles de ces sujets, je ne m’étais pas vraiment rendue compte de certaines dominations, notamment dans le cadre de relations amoureuses. Parler de ça c’est justement créer cette communauté, alors qu’on peut si bien abandonner ces faits à des « histoires » entre individus, à des « conflits », comme si ces rapports n’étaient pas déterminés par le fait que l’un soit un mec et l’autre une nana.

    Si pour toi l’idée que le privé est politique ressemble à une manipulation avide de pouvoir, je ne sais comment t’aider...

    Et sur la prise en compte de « tous les points de vue », que dalle. On sfait déjà assez emmerder par des mecs pour qu’après on aille pas encore leur demander leur avis quant à nos ressentis, et si ça va, ils veulent pas qu’on les aide les pauvre chéris à aller mieux dans leur rôle de dominant qui doit quand même pas être facile à vivre tous les jours ?

  • Le 21 juillet 2008 à 18:41

    Il faut peut-être dire ce qu’est la non-mixité.

    il me semble que la non-mixité n’est, dans la plupart des cas pas une fin en soi mais un outil pour une lutte des femmes (mais elle peut se décliner pour divers autres groupes sociaux : les personnes « de couleurs » pour le racisme...) autonome. cette non-mixité n’est à mon sens pertinente que lorsque des femmes, ici, ressentent le besoin de se réunir entre elles afin de réfléchir ou d’agir ensemble sur des vécus en partie communs. après c’est pas une solution miracle qui supprime toutes les autres oppressions de la vie sociale (notamment de classe, de race ou d’âge...) mais ça permet quand même de casser les logiques de pouvoir que les hommes peuvent avoir sur les femmes...

    après si des femmes pensent ne pas avoir besoin de passer par la non-mixité et préfèrent lutter dans des groupes mixtes, libres à elles.

    enfin, il me semble que la non-mixité femmes n’est qu’un temps, une partie de l’engagement de la plupart des femmes dans les luttes anti-sexistes ou féministes ou je sais pas quoi. pour les féministes que je connais/côtoies, elles peuvent également lutter en mixité.

    c’est juste une modalité de lutte particulière qu’il me semble important de ne pas discuter. tant qu’elle ne devient pas un dogme...

    et pour les hommes qui souhaitent lutter contre le sexisme, dont « ils sont les principaux acteurs » et bien libre à vous d’impulser des groupes mixte ou non-mixte afin de réfléchir sur ces questions et surtout de tirer les conséquences pratiques d’un positionnement anti-sexiste qui reste souvent trop théorique ou de principe dans bien des milieux (y compris voire surtout dans les milieux libertairesblabla...).

    attendre ou demander que les femmes soient à l’initiative des luttes et vouloir qu’elles intègrent les hommes, c’est plus facile que de prendre des initiatives et surtout ça permet ensuite de se retourner sur ces mêmes féministes parce qu’elles demandent trop ou ne peuvent pas « comprendre » la position des hommes « qui souffrent tellement »...

    bonnes luttes...

  • Le 21 juillet 2008 à 16:55

    C’est sûr que « dans une optique féministe radicale » le propos si dessus se tient. Mais ce n’est que le point de vue du féminisme radical, il y en a d’autres, l’anarcho-féminisme par exemple qui n’adopte pas le même point de vue.

    La communauté de vécus sont des faits connus de tous et toutes, pas dans le détail du vécu individuel certe, mais tout le monde sait que l’exploitation, le viol, les inégalités existent.

    Militer c’est se battre contre ces phénomènes. Quand un groupe politique entre dans le vécu d’un-e de ses membres, on flirte avec, on s’expose à, quelque chose de très dangereux : la dérive sectaire, le contrôle de l’individu à des fins politiques par des cheffaillon-e-s, des manipulateur-rices, et du harcèlement moral. On retrouve les mêmes phénomènes au niveau syndical, instrumentalisation de cas particuliers (chez les chômeur-euse-s particulièrement).

    Pour lutter il ne faut ni être en état de faiblesse psychologique, ni physique. Donc, la non-mixité pour permettre à une personne de se reconstruire, ok ! c’est très certainement la solution, mais pas avec des personnes qui lui agitent de la propagande politique quelque soit la couleur. Nous connaissons tou-te-s pourquoi sont rédigés les écrits politiques, l’adhésion à des courants d’idées, de penser.

    On ne laisse pas un-e blessé-e aller à la guerre, même celle des idées.

    De plus, communiser les vécus de manière antisexiste et non-sexiste, c’est évidemment prendre en compte le vécu de tous les individus sans distinction de leur sexe. Sans verser dans l’universalisme décrié ici (encore faudrait-il expliquer pourquoi), prendre tous les vécus en compte c’est évidemment la matière pour le dépassement et l’abolition des genres et rôles sexués. Il n’y a que les essentialistes, pour croire au dogme des distinctions innées, autres que biologiques, entre hommes et femmes.

    L’idée que « le privé est politique », sensée ouvrir sur des questions non-débattues est devenue pour certain-e-s clairement un outil d’embrigadement. Triste.

  • Le 20 juillet 2008 à 22:14

    La non-mixité, dans une optique féministe radicale, est essentielle parce qu’elle est seule à même de permettre la création d’une communauté d’expériences, de vécus. Si on veut que des expériences, a priori individuelles, puissent se dire, s’échanger, circuler, bref commencer à se communiser, il faut en passer par de la non-mixité. C’est la condition sine qua non ; et il faut être particulièrement naïf pour croire qu’

    un homme non-sexiste, c’est pareil qu’une femme non-sexiste

    Précisément pas.

    Ensuite, dire qu’

    Il est nécessaire qu’un groupe non mixte soit incorporé dans un groupe mixte, [que] c’est un garde folie aux risques de déviances communautaristes

    C’est une bêtise sans nom. C’est interdire à toute position politique de pouvoir émerger de manière un tant soit peu autonome. Il n’y a de « risques de déviances communautaristes » que pour ceux qui ont foi en l’universalisme.

  • Le 20 juillet 2008 à 16:33

    je trouve relativement intéressant le point de vue du CLAS (Collectif Libertaire anti-sexiste lyonnais) sur le sujet, à noter que le sujet avait déjà fait grand débat à ce moment... :

    Mixité/Non mixité

    Nous subissons la non-mixité dans nombre de circonstances de la vie quotidienne, a contrario on la choisit rarement, exemples : filières d’études, milieux professionnels, toilettes... Mais ce phénomène nous est-il imposé de l’extérieur ou se l’impose t-on nous même ? Notre construction sociale sexuée conditionne nos choix et nos actions tout au long de notre vie, c’est ce qui crée la non mixité. Sans oublier qu’à l’intérieur d’un groupe non mixte, se retrouve d’autres shémas de domination que ceux liées au sexe.

    La non mixité liée au genre peut devenir alors un outil ponctuel intéressant pour prendre conscience des mécanismes de domination/soumission en jeux dans les comportements, pour les expliciter et inventer collectivement des contre pouvoirs.

    La non mixité est utile dans certaines luttes, avec une finalité utilitaire et temporaire. C’est un outil qui peut s’avérer indispensable pour les personnes qui subissent une oppression ultra violente. Il est nécessaire qu’un groupe non mixte soit incorporé dans un groupe mixte, c’est un garde folie aux risques de déviances communautaristes. La réflexion et l’action dans les espaces mixtes sont nécessaires si l’on souhaite engager ou poursuivre une lutte qui soit inscrite dans la réalité et non cantonnée dans un univers fantasmatique

    Qu’elle soit fondée sur le sexe, la culture, le comportement ou tout autre critère qui s’avèrerait opportun, la non mixité ne saurait se justifier que transitoirement et ponctuellement, sur des sujets précis. Elle est intéressante en tant qu’outil de lutte mais ne constitue en aucune manière une fin en soi.

    extrait du manifeste du CLAS sur Rebellyon.info

  • Le 20 juillet 2008 à 00:39

    Oui pourquoi ne pas y associer des hommes anti et non-sexistes ? Ca existe, les hommes non-sexistes et c’est pareil qu’une femme non-sexiste dans ce cas, non ? C’est pas ça la réalisation de rapports sans sexisme ? Ca sensibiliserait d’autres hommes à la question de voir que des hommes s’opposent aux rapports de domination sexistes.

  • Le 18 juillet 2008 à 15:41

    suite à ce message, et à quelques autres récents, si quelqu’unE a en tête des textes/brochures qui donnent des bonnes pistes sur la non-mixité ( niveau collectif, réunions, mais aussi autres espaces), ce serait sûrement utile de balancer le lien ici...

  • Le 17 juillet 2008 à 19:35, par MM

    Quel intérêt de créer un collectif non-mixte pour « lutter contre le sexisme généralisé et invisible » ? Est-ce que ça ne serait pas plus judicieux d’y associer les hommes, qui sont les principaux acteurs de ce sexisme invisible ?

  • Le 14 juillet 2008 à 23:06, par Pierre

    Un contact (ne serais ce qu’un mail) à la suite de cet article serait un plus pour les personnes qui en auraient le besoin.

    A+

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