ET MAINTENANT ON S’AMUSE !

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Pas de justice, pas de paix
Le feu au désert

La résistance face à la police c’est d’abord du réflexe, le
corps qui se débat et le coup de tête qui part comme ça, à
l’instinct, au moment d’un contrôle d’identité, encore, en
sentant venir la garde à vue, les embrouilles au tribunal,
la taule… ça se bastonne en GAV (4/01 à Marius Berliet),
pour des histoires de tapage nocturne (26/01 : deux flics
blessés, deux interpellations pour rébellion, idem le 13/03),
sur des contrôles TCL (6/02, deux trolls au tapis), des
contrôles routiers (voiture lancée contre des CRS le 24/02,
coups de têtes et coups de pieds sur des municipaux le
27/03) ou des contrôles d’identité (flics mordus le 7/01, 2
flics blessés à Bron mi-mars)…


■ Par moments, les gestes sont
moins spontanés, ou la résistance
se fait plus collective.

Le 4 janvier une dizaine des personnes font une descente
au commissariat de Bourgoin, en soutien à des arrêtés
du quartier… menaces, coups et outrages pleuvent sur les
flics de service. Manif de 500 personnes à Vaulx, contre
les « harcèlements policiers au marché aux puces », le 17
janvier. Le 19, un type se fait serrer aux alentours de Bourg-en-Bresse, en train de cisailler au chalumeau un radar automatique. Un autre radar automatique est retrouvé peint en rose près de Tarare, 10 jours plus tard.


Jet de projectile sur une voiture de flics boulevard Lénine
(Vénissieux), le 5 février. Une interpellation.


Dimanche 10/02 une baston à Grigny se transforme en
affrontement contre les flics : jets de caillasses, policiers
jetés au sol et tabassés… Le procureur en appellera à la
plus grande fermeté pour châtier cette « rébellion des
banlieues ». Une personne a été placée en préventive en
attendant son procès, prévu fin mars.


■ Le 12/02, des flics sont la cible
de jets de pierres à Décines.

Deux jeunes suspectés d’avoir pris part à l’échauffourée
se rebellent au moment d’un contrôle, blessant deux
condés. Un autre habitant du quartier, arrivé à la
rescousse, se fera serrer également.
Lundi 18, une vingtaine de personnes s’opposent à l’arrestation d’un voleur à l’étalage dans une supérette près
de Villefranche (8 jours d’ITT pour un des keufs).


■ Lundi 24 mars, des jeunes s’opposent
à l’interpellation d’un automobiliste
dans le quartier des Vernes à Givors.

Des coups sont échangés, deux jeunes de 20 et 22 ans se
font serrer. Le soir la police est attaquée à coups de pierre,
et « la confusion est telle dans le quartier que les forces
de l’ordre ne peuvent procéder à aucune interpellation le
jour même ». Un mineur de 15 ans « connu des services
de police » sera interpellé le lendemain matin pour jets
de projectiles. Les comparutions immédiates, prévues le
27 mars ont été repoussées au 30 avril ; l’un des deux
majeurs reste en taule en attendant.


■ Et parfois, ça ressemble à la guerre.

La nuit du 25 au 26 décembre 2007, la gendarmerie de
Belleville est attaqué au cocktail molotov. Deux voitures
flambent sur le parking. Dans la nuit du 16 février 2008,
le futur commissariat du 3e arrondissement est incendié. Quatre départs de feu différents et des auteurs non
identifié-es… La nuit est belle.

Le feu au désert

■ L’an dernier, 2347 véhicules
ont flambé dans le Rhône.

Et le feu reprend dès les premières heures de 2008 : 32
bagnoles sont cramées la nuit de la Saint Sylvestre (12 à
Givors, et le reste du côté du septième arrondissement,
à Villeurbanne, Vénissieux, Saint-Fons, Vaulx, Bron, Meyzieu, Pusignan, Mions et Gleizé). Un entrepôt part en
fumée à Rilleux, le 5 janvier ; 6 jours plus tard, nouveaux
incendies de poubelles et de voiture, sur la même commune. 17 janvier, le feu se déplace en centre-ville : une
caisse est cramée dans le deuxième arrondissement.
Incendie d’une concession de moto à Seyssuel, le 13.


■ Feux de voiture à Saint Priest
pour la saint valentin

5 personnes sont interpellées. Début d’incendie dans un
bus TCL ; un jeune de 13 ans sera interpellé début mars
en lien avec cette affaire. Le 19 février une voiture flambe
à Grigny (deux jeunes de 13 ans se font ramasser par les
flics) et un bus est incendié à Condrieu (une personne
est interpellée et « 5 complices sont activement recher-
chés »). 4 jours plus tard 6 voitures sont incendiées dans
un champ, dans l’Ain.


Le 25 février, un incendie de voiture au parking Villette
dans le 3e arrondissement, stoppe pendant deux heures
le trafic des trams. Le 27, 4 jeunes de 15 à 17 ans sont
interpellés après avoir dégradé du matériel et malmené
le vigile d’un mac do dans le 2e.


Le 6 mars, un hangar prend feu à Saint-Priest. Caillassage
d’un bus sur la ligne 57 ; un « auteur présumé » sera
interpellé trois semaines plus tard « grâce à l’exploitation
des bandes vidéos ». Le 9 c’est un entrepôt désaffecté
de la SNCF qui part en fumée, recouvrant de suies et
de cendre le futur quartier des Confluences. La gare de
Saint Germain en Mont d’Or est saccagée un jour plus
tard (vitres, écrans, horloges, caméras… il y en aurait
pour plus de 100000 euros de dégât). 5 jeunes d’un
foyer voisin, âgés de 12 à 16 ans, se font serrer dans la
semaine qui suit.


■ « On aurait dit la ville en technicolor »

Dimanche 16 mars un magasin discount de Vaulx est
dévasté par les flammes. Le 21, un colis suspect bloque
les trams pendant une heure et demi au carré de la
Soie. 4 voitures flambent à Rilleux le lendemain. Un
bâtiment municipal désaffecté est entièrement détruit
par un incendie jeudi 27 mars à Miribel ; « on aurait
dit la ville en technicolor ». Saccage d’une MJC à Sainte
Foy, le 29. Incendies d’un hangar agricole à Saint Romain
et sur le parking d’une entreprise de travaux publics à
Bron, le 30.

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