Entretien avec Karim Mohamed Aggad, déchu de sa nationalité française et désormais apatride

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Dans cette interview exclusive réalisée par Montassir Sakhi et Max Fraisier-Roux, Karim Mohamed Aggad revient sur son parcours personnel, son incarcération et sa déchéance de nationalité. Parti en Syrie afin de combattre le régime de Bashar al-Assad et protèger le peuple syrien, l’Etat français l’interpellera à son retour pour le placer en détention provisoire. Condamné pour “association de malfaiteurs terroristes”, les autorités le priveront de sa nationalité française - le rendant de fait apatride - en pleine transgression du droit international le plus évident. Karim est désormais placé en centre de rétention administrative dans l’attente d’une expulsion au Maroc, pays d’origine de sa mère, qui ne pourra se faire sans l’accord des autorités diplomatiques marocaines.

Il dresse ici le portrait d’une “lutte anti-terroriste” absurde, aveugle et brutale. Ce document est un témoignage précieux permettant de mettre en lumière le caractère fondamentalement islamophobe de l’anti-terrorisme français.

Réalisé par Montassir Sakhi et Max Fraisier-Roux
Metz - 13 décembre 2023

M : Karim, revenons sur quelques informations biographiques te concernant, et ta famille également.
**Karim : ** Je m’appelle Karim Mohamed Aggad, j’ai 33 ans, je suis né en juillet 1990 à Wissembourg en Alsace. Mon père algérien est arrivé en France dans les années 1980, ma mère marocaine très tôt, il y a quarante-huit ans. Ils se sont mariés à la mairie de ma commune, à Wissembourg, en 1989, un an avant ma naissance. J’y ai effectué ma scolarité primaire, collège, lycée.

Ton cursus scolaire à Wissembourg ?
**Karim : ** Une scolarité normale au primaire. Ensuite, au collège et puis au lycée, je me suis spécialisé dans tout ce qui est structure métallique, soudure, etc. J’ai passé un BEP que je n’ai pas obtenu. A la suite de mon incarcération, dont on reparlera, j’ai repris les études, je suis allé en filière générale et j’ai décroché un Bac littéraire. J’ai suivi également une année de licence de psychologie, aussi plusieurs formations qualifiantes comme « agent de propreté-hygiène » et « coach sportif » que j’ai réussies en détention. Ça, c’est le côté profane.

Ta scolarité a lieu à Wissembourg ?
La maternelle et le primaire dans le village de Steinseltz. Ensuite, nous avons déménagé à Wissembourg où j’ai étudié durant les années collège et lycée.

Apprentissage de la langue régionale ?
Surtout l’allemand puisque nous sommes frontaliers avec l’Allemagne. Cela s’étend du primaire jusqu’au lycée. J’ai donc des notions de base d’allemand. Et puis, dans mon entourage, quand je vivais dans ce petit village alsacien d’environ mille habitants, j’avais des amis qui parlaient allemand. J’avais une licence dans un club de foot à huit, neuf et dix ans. A cette période, ces amis parlaient beaucoup alsacien, ça m’a permis d’avoir des notions d’alsacien également. J’ai beaucoup perdu depuis parce qu’il y a eu la prison entre-temps.

Quelle image gardes-tu de l’école, d’abord par rapport à la mixité ?
En primaire, nous étions la seule famille maghrébine dans le village. J’étais le seul arabe à l’école. Le seul enfant d’immigré. Mais quand je suis retourné dans ma ville de naissance pour le collège et le lycée – qui est une ville relativement plus grande et située à quelques kilomètres du village – il y a eu forcément plus de diversité et de pluralité : beaucoup de maghrébins et une communauté turque.

Les relations entre amis et voisins se sont bien passées à cette période ?
Au début, c’était assez compliqué parce que, forcément, on était vu un peu comme un indien dans la ville. Comme nous étions la seule famille maghrébine dans ce village, on nous regardait avec de gros yeux. Mon intégration, au départ, n’a pas été si facile que ça. Mais avec les années, ça s’est relativement bien passé. Je dis « relativement » parce que j’étais quand-même confronté à certaines remarques, brimades, de la part de certains camarades. Mais globalement, ce n’était pas très méchant.

As-tu éprouvé un sentiment, ou vécu, des expériences de racisme, de rejet, durant cette jeunesse ? Et si c’est le cas, quand tu regardes en arrière, qu’est-ce que cela a laissé comme traces sur ta personnalité ?
Oui, inévitablement, dans un village où nous étions pratiquement la seule famille d’origine maghrébine, j’ai été confronté au racisme. Le rapport à l’autre et à l’altérité n’étaient pas de l’ordre du commun. Pour certains, c’était la première fois qu’ils voyaient un étranger, un arabe. Sachant que j’étais né en France. Dans une commune à quelques kilomètres de là où ils habitent. C’était surtout des remarques venant de camarades de classe mais qui disent bien ce que les adultes pensent. J’étais jeune donc je ne comprenais pas. Et puis, c’était du racisme et non de l’islamophobie, car à l’époque je ne me considérais pas forcément comme musulman. Je ne priais pas, j’étais mineur, mon rapport à la religion n’était pas aussi fort qu’il est maintenant. J’ai subi des remarques xénophobes et racistes, mais ça ne m’a pas perturbé plus que ça. J’en ai fait abstraction. Quand j’ai regagné le collège à Wissembourg, il y avait plus de diversité.

Tu as des souvenirs qui t’auraient marqué ?
Oui bien-sûr. Le souvenir, par exemple, d’un enfant plus jeune que moi. J’avais 12 ans, il en avait 9 environ. Je discutais avec lui un jour. Et il m’a dit qu’il n’aimait pas les arabes. Mais comme il me voyait tous les jours et donc m’appréciait, il n’avait pas de craintes vis-à-vis de moi. La fois où on a commencé à aborder la question, il m’a dit ça. Et quand je lui ai répondu que j’étais arabe, il est devenu tout blanc et gêné. Donc j’avais déjà compris que ses parents étaient derrière ce discours. Il a été conditionné comme ça. Il a alors ajouté que c’était bien ses parents qui disaient ça, que lui m’appréciait et que nous continuerions à jouer ensemble. Cette anecdote m’a beaucoup marqué et j’ai compris donc qu’à l’endroit où je vivais, il y avait comme une sorte d’héritage qu’on transmettait un peu aux enfants : « il faut se méfier des arabes », « les arabes ci, les arabes ça », « faut pas se mélanger avec eux », « faut pas jouer avec eux », etc.

Au niveau du voisinage, tes parents étaient-ils mal accueillis ?
Je ne crois pas pour Wissembourg. Nous étions dans un quartier relativement calme. Le taux de délinquance était extrêmement bas. Et il y avait aussi une grande communauté maghrébine et une communauté turque assez conséquente. Dans le village d’avant, il y a forcément eu quelques appréhensions de la part des voisins, mais ça ne s’est jamais traduit par des paroles ou des actes. Après, un jour, mon père a eu une altercation avec des individus faisant partie d’une groupe néo-nazi, des skinheads, mais pas de vendettas ou de ratonnades. On peut dire que j’ai vécu à ce niveau une enfance assez calme et tranquille.

Et après l’attentat [1] ? Les médias et le voisinage ?
Les médias ont fait un ravage avec nous. La maison a été filmée, photographiée, publiée. Après, dans la ville, nous sommes une famille discrète. On passe outre ce qui peut se dire dans les bistrots ou le centre-ville sur l’attentat. Même si on sait que ça ne laisse pas indifférente la population de cette ville-là, forcément. Parce que tout le monde nous connait à Wissembourg. Nous avons grandi là. Après on a eu des choses. Malheureusement, quand des gens veulent nuire, ce n’est jamais en face de vous. C’est par derrière. Par exemple, nous avons trouvé un courrier déposé dans notre boîte-aux-lettres. C’était un message d’intimidation. On a dû aussi faire face à des rejets comme pour l’ouverture d’un compte bancaire, parce que l’agent de la banque connaissait notre histoire, et on m’a expliqué en off que c’était à cause de mon affaire et de la médiatisation. Mais le reste, c’était cordial, avec les voisins. Le minimum syndical.

Je te donne aussi un exemple de rapports difficiles : lors de mon interpellation le 1er décembre 2023, je me suis débarrassé de mon téléphone en le jetant dans l’arrière-cour des voisins : non pas que j’avais quelque chose à cacher, mais parce que j’en avais marre des procédures de placement sous scellé judiciaire et parce que je ne savais rien de cette énième visite où ils ont fait exploser la porte de la maison pour la troisième fois. Il s’est avéré que cette « visite » policière était pour mon placement au centre de rétention. Donc il n’y a pas eu de perquisition ou de fouille ou d’objet placé sous scellé. Je ne le savais pas au moment où la porte a explosé pour la troisième fois en l’espace de moins de trois ans. On m’a placé en effet en CRA et j’ai prié ma famille d’aller demander au voisin de nous restituer le téléphone. Il leur a dit qu’il ne l’avait pas vu. Deux jours après, c’est la gendarmerie qui s’est déplacée et qui a sonné chez moi pour rendre le portable à ma famille ! Donc ce qui s’est passé, c’est que le voisin a bien trouvé le téléphone dans sa cour mais a préféré le confier à la police plutôt que de le rendre à ma famille. Ça te donnera une idée de l’état d’esprit du voisinage, après je ne leur en veux pas, je peux me mettre à leur place.

Pas de solidarité avec toi ni avec ta famille..
On peut dire que certaines traditions de l’entre-deux guerres sont restées intactes. Oui, c’est clairement de la délation comme ligne de conduite.

Est-ce qu’il y a selon toi, dans cette région en général, moins de racisme ressenti par la communauté qu’ailleurs ?
Oui, l’Alsace reste une région avec une grande diversité, d’ethnies et de nationalités qui vivent ensemble et sans souci particulier. Après, je ne peux pas me prononcer de manière exhaustive car je n’ai pas eu le temps de visiter et de voir toute la France. Mais en même temps, l’Alsace est réputée pour son vote constant à l’extrême-droite. Sauf qu’il faut dire que dans la vie de tous les jours, dans les interactions avec les gens, on ne ressent pas forcément de manière persistante cette xénophobie et ce racisme, même si ces dernières années, il y a une libération de la parole raciste, une forme de décomplexion.

Personnellement, j’en ai fait les frais quand je suis sorti de prison et quand j’ai repris une activité salariale parce que j’étais connu dans ma ville. J’ai été licencié à deux reprises, officiellement pour cause de « baisse d’activité », mais officieusement, des gens proches de moi et œuvrant dans ces entreprises depuis plus de 15 ans m’ont confié que c’était clairement par rapport à mon affaire. On a mis deux fois fin à ma période d’essai à cause de la médiatisation. En dehors de ça, je n’ai pas eu de difficultés particulières à me réinsérer. Au contraire, depuis ma sortie, j’ai pu travailler, décrocher un CDI, et j’ai même cumulé à un moment donné deux emplois. Ça se passait très bien, mais à condition que je m’éloigne géographiquement de la zone où je suis identifié et identifiable.

Pourrais-tu nous rappeler les dates de ton départ, de ton retour et des prononcements de tes différentes peines ?
En 2011, lors de la révolution syrienne, je m’informais comme tout le monde via différents canaux : la télévision, les réseaux sociaux, etc. Quand j’ai vu ce que le peuple syrien subissait comme injustices et exactions, ça ne m’a pas laissé indifférent. A ce moment là, j’avais mon travail, un CDI, un appartement. Une petite vie et ma routine. J’étais en couple et je faisais du football en club. Ça se passait très bien et je n’avais aucune raison de partir là-bas. Mais je m’interrogeais beaucoup sur ce qui se passait entre 2011 et 2013. Je m’attendais à une intervention de l’ONU. Mais rien n’était fait. En 2013, je continuais à voir des images insoutenables d’al Ghouta bombardée au gaz sarin et au gaz moutarde. Quand je voyais des coreligionnaires, des enfants, des femmes, des vieillards morts, comme ça allongés sur le sol, là vraiment j’ai nourri le projet de partir en Syrie pour justement combattre le régime de Bachar al Assad. Sans compter les autres vidéos circulant sur la toile, de viol en réunion de femmes, d’exactions sur des vieillards, etc. Le projet de départ commençait à se concrétiser pour moi. Je pensais aussi que de là où j’étais, je pouvais apporter une aide matérielle et contribuer à apporter ma pierre à l’édifice par de l’humanitaire ou en envoyant des aides, mais je me disais que les gens en face étaient armés, des criminels et des barbares, et que le peuple se trouvait désarmé et démuni face à l’injustice qu’il subissait. Le seul moyen était devenu pour moi, afin de stopper ce régime-là, de partir et de prendre les armes.

Donc j’ai quitté la France en décembre 2013 avec plusieurs amis. Notre but était clairement de combattre le régime de Bachar al Assad. Il n’y avait pas de velléité, on va dire, de djihad offensif ou global ou international. Non, c’était vraiment ce qu’on appelle un djihad défensif : combattre le régime pour stopper ses exactions et ses injustices, et une fois que le peuple syrien pourrait disposer de lui-même, il choisirait la façon qu’il voudrait pour administrer le pays à la suite de la chute de ce tyran-là. Je suis donc parti fin décembre 2013 et je suis rentré le 1er avril 2014. En Syrie, je suis resté trois mois et demi en tout, le reste des jours étant passé en Turquie. Je suis rentré ensuite en France. Pourquoi ? Parce que justement, sur place, il y a eu beaucoup de complications. Des guerres intestines entre groupes et, forcément, le front contre Bachar s’est amenuisé de jour en jour. Il y a eu des guerres fratricides entre des groupes qui partageaient pourtant la même croyance. Je me suis donc dit que je n’étais pas venu pour ça et que je n’avais plus rien à faire sur le sol syrien. J’en ai conclu que la meilleure des choses était de m’éloigner de cette subversion. Je voulais surtout gagner l’Algérie, mais j’ai dû passer par la France étant donné que je n’avais pas de passeport valable à l’époque et que j’avais fait le départ depuis la France vers la Turquie par le biais uniquement de ma carte d’identité française. Donc il m’a fallu revenir en France, demander mon passeport français et puis demander un visa pour entrer en Algérie. Je suis rentré, j’ai refait mon passeport. J’aurais pu partir en Algérie depuis Istanbul, mais je ne suis pas algérien et je n’avais pas le droit. En rentrant, les autorités m’ont interpellé un mois et demi plus tard, le 12 mai 2014. Le 16 mai, on m’a incarcéré à Fleury-Mérogis, et à partir de là, ça a été la détention provisoire qui a duré jusqu’à mon procès en première instance en 2016.

Voilà les raisons qui m’on amené à partir et puis à quitter la Syrie. Et lors de mon interpellation, il n’y a aucun projet d’attentat qui a été soulevé ou pointé par la justice. D’ailleurs, on ne nous a rien reproché en termes d’exactions, d’attaques, de préparations ou de choses en lien avec des questions de ce type. On nous a reproché, dans leurs termes, d’avoir rejoint une organisation terroriste en Syrie.

En Syrie, tu es passé par quelles organisations ?
Il y avait plusieurs groupes en place. La majorité, c’était des déserteurs de l’armée de Bachar, et des civils qui ont pris les armes, l’Armée Syrienne Libre (ASL). Et nous, nous avons traversé la frontière avec l’ASL. On a été pris en charge par l’ASL. Ensuite, on a été transféré à l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Il n’y avait pas l’EI constitué, mais est-ce qu’il y avait déjà à ta connaissance et sur place des discussions sur la constitution de cet Etat ou bien, c’est venu plus tard après ton retour ? On sait que le groupe de l’Etat islamique a existé comme groupe mais parmi les autres groupes. Est-ce que son autonomisation et son devenir-Etat était déjà en cours quand tu étais en Syrie ?
Alors quand nous sommes arrivés en Syrie, nous avions vocation à combattre le régime de Bachar al Assad. C’était la priorité. Donc, c’est l’ASL qui nous a pris en charge. Ensuite il y a eu notre transfert. A cette période, il y avait l’Etat islamique en Irak qui est entré en Syrie. Mais là où nous étions – et déjà entre nous – il n’y avait aucune discussion, même pas embryonnaire, sur le califat. Ce-dernier est proclamé en juin 2014, pendant le Ramadan, à Mossoul. Nous étions déjà rentrés et emprisonnés en France. On était en attente de notre jugement. Il n’y a pas eu de discussions dans notre entourage sur cette question quand nous étions sur place. On peut dire que quand nous étions là-bas, l’EIIL ne contrôlait pas vraiment de zones. Il n’administrait pas de territoires. C’était surtout des combats contre le régime. Il n’y avait pas de tribunal appliquant la charia_ non plus. Ses membres se contentaient de faire la _Da’wa, c’est-à-dire la sensibilisation par le biais de tracts, de panneaux publicitaires, de khoutba _(prêches). Mais sinon, il n’était pas question de proclamation de califat. Quand il a été proclamé, j’étais déjà en France. C’est à partir de là qu’ils ont débuté avec l’application de la charia, au moment où ils ont commencé à contrôler plus de territoires à cheval entre l’Irak et la Syrie. Ils ont alors appliqué des peines corporelles, les _hudoud, jugé dans leurs tribunaux et administré comme un Etat, comme partout ailleurs dans le monde.

Et quel a été ton opinion sur cette proclamation, depuis la France. Et sur le fait que cet Etat s’établisse ?
Concrètement, je ne me sentais pas concerné. J’étais en prison. Mais si tu veux qu’on en parle, ça ne me dérange pas. Personnellement, j’ai beaucoup de divergences sur la proclamation de ce califat. Ce n’était pas une priorité. La priorité était de faire tomber le régime de Bachar al Assad, et donc le djihad défensif, pour faire tomber ce tyran et pour que le peuple syrien puisse recouvrer une forme de liberté. Je ne comprenais pas. LA priorité devait être que les syriens ne vivent plus sous ce régime de terreur quotidienne et sans avenir serein.

Il y a la question de la Syrie de 2011, et donc de la révolution, mais rétrospectivement, et quand tu parles de retour vers l’Algérie, est-ce qu’il n’y a pas eu d’autres raisons, en lien avec la religion, qui t’ont poussé à partir à l’époque ?
Partir en Algérie après la Syrie, c’était simple : ce n’était pas pour me soustraire aux autorités. Car en Algérie ou ailleurs, je restais français, et à l’époque, il n’y avait pas beaucoup de débats sur la criminalisation des départs en Syrie. D’ailleurs, je n’ai pas été interpellé sur place en rentrant de Syrie. Et plusieurs personnes rentrées à cette période ne l’ont pas été non plus. L’Algérie pour moi, c’était le projet d’apprendre la langue arabe et d’étudier là-bas.

D’autres français m’ont parlé d’un ras-le-bol de la France, ou aussi de « vivre paisiblement leur islam ».
Ce qui est sûr, c’est qu’avec le temps passé en détention, j’ai pu me documenter, lire, suivre longtemps l’actualité et voir l’évolution de la société et de ses politiques. Donc en effet, avant même ma sortie, je me suis posé la question : est-ce que je veux vivre à moyen ou à long terme en France, à cause des politiques islamophobes et du fait de ce qui est mis en place comme discriminations, stigmatisations et amalgames

La suite à lire sur : https://www.cage.ngo/articles/entretien-avec-karim-mohamed-aggad-dechu-de-sa-nationalite-francaise

Notes

[1Il s’agit de l’attentat du Bataclan le 13 novembre 2015 à Paris auquel participe le frère de Karim, Foued, alors que Karim est incarcéré.

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