Le doctorat : sélection sociale et résignation des militant.e.s

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billet d’humeur noire et chiadée sur l’élitisme et la servilité qui se développe dans le doctorat contemporain en F...rance.

Parmi les lecteurs et lectrices rebellyonnesque, figurent un certain nombre d’étudiant.e.s, notamment de Lyon 2, dont certain.e.s sont même doctorant.e.s. Mais également, d’autres lecteurs.trices sont des aigri.e.s de la fac. Vous savez, ces gens qui ont arrêté avant le bac+8, et qui lorsque vous prononcez le mot « université », vous répondent : « oh oui, mais c’est un monde pas sympa, ça, en tout cas, moi, je m’y serais pas senti.e bien si j’y étais resté.e ».

L’université, ce temple (sic) du savoir et de la formation de l’esprit critique, ce lieu historique de luttes et d’insurrections contre l’ordre établi, se transmuerait ainsi en un monde « pas sympa » dès lors que l’on en revient au, terre à terre, quotidien de la formation à la recherche ?

Top select : du militant au masterant

Partons d’une fac de lettres et sciences humaines, telle Lyon 2 par exemple, et regardons autour de nous comment, au fil des années de notre cursus, les gens apparaissent et disparaissent.
L’amphi, qui en première année de licence, était comble, est devenu, au bout de deux ans, bien plus respirable : nous sommes moins nombreux.euses, en licence 3e année. Où sont donc passé.e.s les autres ? Mystère.

Certain.e.s ont du rester au Mac Do, comme happé.e.s par les joies du service au client, et oublier de revenir l’année suivante à l’université … c’est que bosser, ça prend du temps, et étudier, aussi. Parfois il est difficile de faire les deux en même temps.
D’autres sont toujours là : vous les entendez râler, en coulisse, lorsque le prof dit « je vais faire le partiel pour une durée de 3h ». 3h, cela signifie déborder du créneau habituel du cours, de 1h30 ou 2h. Et pour ces étudiantes-là, cela veut dire plein de problèmes : « je garde un enfant ». Mais elles ne piperont mot à l’enseignant, timides et résignées, parce que l’enseignant, c’est sacré, et se mettront en quatre pour trouver une solution, sans mot dire, à cette indisponibilité imprévue de leur part pour cet enfant.
Les mêmes et quelques autres, éduqué.e.s au respect de l’aura des autorités par leurs parents, se ramasseraient "une baffe" à la maison, si ils.elles osaient "répondre" à un.e enseignant.e … éducation familiale incorporée depuis la maternelle, qui posera bien des difficultés d’adaptation à ces étudiant.e.s lorsque l’enseignant, justement, demandera à l’amphi de "discuter et critiquer" un texte d’auteur.e illustre.
Puis il y a les boursier.e.s sur critères sociaux, qui surnagent juste au-dessus de 10, ou bien brillent sur les cimes, au-dessus de 14/20 … Enfin, il y a les autres, celles et ceux qui survivront à cette année-là pour la plupart : les gônes de la classe moyenne sup’. Ceux et celles qui ne gardent pas de gosses, ou uniquement en appoint, qui ne bossent qu’épisodiquement, et à qui les parents ont fait prendre allemand LV2 (voire LV1) au collège, déjà. Je précise que moi, j’ai eu allemand LV2, et latin dans le même lot, je le dis pour me situer un peu dans tout ce beau monde.

Etrangement, arrivé.e en master, les problèmes de gardes d’enfants lors des partiels débordants ont disparu. Ces étudiantes-là vont-elles au-delà de la licence ? On dirait que non. Quelques boursier.e.s tenaces, s’entêtent à surnager juste au-dessus de 10/20, moyennant force redoublements parfois, jusqu’au bac+5 et à la gamelle finale. D’autres boursier.e.s s’en sortent mieux. D’autres enfin, vivent la vie étudiante et ses joies : les voyages et les fêtes forment la jeunesse, ou du moins, une certaine jeunesse que, souvent, l’on prend pour toute la jeunesse.
Pour un noyau d’irréductibles subversifs.ives, l’envie de changer le monde forme également la jeunesse, et ils.elles n’ont pas l’intention de se résigner l’âge venant !
Ces dernier.e.s forment ce groupe trublion, qui bloque la fac, convoque des AG, refait la déco murale avec force papiers voire marqueurs et bombes, selon les moments. Sans lui, la présidence s’ennuierait ferme, j’vous l’dis !

Ces derniers également, semblent néanmoins disparaître au fil du cursus, malgré le fait qu’ils soient assez fréquemment issu.e.s des classes moyennes. Pas forcément disparaître physiquement. Mais militer de la sorte prend du temps, et arrivé.e en master, il faut devenir sérieux.euse si l’on veut avoir des chances de « se placer » pour le doctorat.

Doctorat, lutte des places, etcaetera

Arrivé au master, certains syndicats, prônant une université laïque et populaire, nous feront remarquer que le populo ayant déjà été écrémé au fil des précédentes années, comme décrit ci-dessus, il sied de se concentrer sur ce qui le touche, ce populo : le plan licence et ses ravages, bien réels et massifs.

Arrivé.e au master, l’étudiant.e issu.e du populo, lui, lorsqu’il ou elle n’est pas boursier.e, voit d’ailleurs ses droits d’inscription augmenter : sous entendu, le master, c’est pour les un peu plus riches que la licence ?
Avant l’adoption, récente, du LMD, il faut rappeler que les droits d’inscription étaient du même montant (l’actuel montant de licence), quel que soit le niveau de l’année d’étude abordée.

Dans un certain nombre de cursus en sciences humaines, l’étudiant.e aura à produire un mémoire, et donc à trouver un ou une directeur.trice de mémoire.
Les plus au fait du fonctionnement du système, s’y seront pris.es à l’avance, dès la fin de la dernière année de licence, pour améliorer leurs possibilités d’encadrement. Les autres choisiront, en toute naïveté, le ou la prof qui voudra bien d’eux, en début d’année de master 1.
Mais ceux qui sont le plus au fait du système universitaire, c’est les étudiant.e.s dont les parents, à la maison, discutent à table de Spinoza, Deleuze, Foucault, Heidegger et de quelques autres encore, comme dans d’autres foyers, aux mêmes heures, l’on discuterait de l’OL et de ses champions, ou des perfs techniques du dernier modèle de voiture du magazine là, sur la table.
C’est ainsi que, outre le coût financier important de longues études, beaucoup plus lourd pour des étudiant.e.s dépourvu.e.s des soutiens parentaux ad hoc, les connaissances des un.e.s, transmises via l’entourage, plus proches du monde de la recherche, les font passer devant celles et ceux qui ne sont pas « du sérail ».

A eux, les profs qui « encadrent bien », « placent leurs étudiants », etc, etc !
Personne n’a, bien sûr, encore pensé à un dispositif d’information large sur toutes ces ficelles, pour corriger ce déséquilibre.

A ce différentiel, il faut ajouter un autre boulet, pour les gens issus du populo : leurs manières. Ah, cette aversion pour le petit four, pour le cocktail, pour le « colloque », ce truc d’intellos branlos, qui met sans cesse l’enfant du populo en porte à faux entre les valeurs que son entourage lui inculque par ces dévalorisations des trucs de « collets montés », et les comportements à acquérir si l’on veut avoir un jour une place, voire un poste, dans le monde de la recherche (aller au colloque, y faire bonne figure, apprendre à manger le petit four comme il faut et non comme s’il devait servir à nous sustenter réellement, comprendre qu’il faut serrer des mains, même poisseuses, aborder des gens et pas n’importe lesquels, que les petits fours, ce n’est pas pour manger, mais pour réseauter, etc !).
Ici, les militant.e.s sont moins désavantagé.e.s, car ils.elles pourront comprendre, par analogie, que tout comme l’important du congrès de leur organisation, « c’est dans les couloirs », l’important dans les colloques, c’est aussi dans les couloirs. Etc !
N’empêche … ces manières de relationner, souvent marquées d’hypocrisie et de flatterie intéressée, répugnent à beaucoup, voire, peut-être, à une majorité … mais il faut le faire si l’on veut entrer dans la communauté des chercheurs.euses, qui ne fonctionne, actuellement, pas sur les bases du franc-parler populaire, malvenu ici.
Certain.e.s le font, s’habituent. D’autres non.
Ainsi, à l’entrée en doctorat, par le cumul des obstacles financiers (hormis pour les boursier.e.s), des obstacles de méconnaissance (n’avoir pas su choisir son directeur de mémoire comme il faut pour entrer en thèse dans de bonnes conditions ensuite), et des obstacles de manières (se comporter en colloque, etc), il reste de – très - rares survivant.e.s d’origine populaire.
Si rares, que les collectifs de défense des doctorant.e.s n’ont même pas remarqué cet obstacle supplémentaire, pourtant patent, fait aux boursier.e.s : les bourses sur critères sociaux s’arrêtent à bac+5, le doctorat n’étant pas considéré comme une année de cours.
Dit autrement, cela signifie probablement que les seul.e.s boursier.e.s à pouvoir envisager un doctorat, matériellement, sont ceux et celles qui ont d’excellents résultats, leur permettant d’espérer un financement doctoral sur critères de mérite.
Dit encore autrement, vu que le doctorat n’est pas d’avantage reconnu comme un travail méritant salaire, contrat et droits afférents, cela signifie que le ou la doctorant.e est censé.e « vivre d’amour et d’eau fraîche », ce qui n’est pas à la portée de n’importe qui : manants, passez votre chemin !

Le doctorat aujourd’hui : une formation élitiste et servile ?

Dès lors, on pourrait se dire, pourquoi s’intéresser au doctorat, vu que le peuple n’y a pas survécu ? Vu que le doctorat, finalement, c’est un truc de riches uniquement ?

Le dernier des mohicans du populo, à cet instant, précisément, marque de nouveau un stop : par rapport au master, les droits d’inscriptions pour une année de doctorat sont encore plus élevés. 100 euros d’écart environ, au bas mot ! Le message est clair : le doctorat, c’est pour celles et ceux qui pourront aligner le ticket d’entrée, en sus de vivre, des années durant, « d’amour et d’eau fraîche ».
Avant le, récent, LMD, une année de doctorat coûtait le même prix qu’une année de licence.
Le doctorat, c’est donc, peut-être, de plus en plus un truc de riches, à mesure que le noyau militant étudiant ne mène que très peu la lutte sur ce front.

Ainsi, insidieusement, on en vient à accepter que certaines professions soient de facto inaccessibles aux enfants du populo : c’est la reproduction sociale, ma bonne dame ! Nous n’y pouvons rien ! BourDieu nous l’avait bien dit ! Une bonne révolution est nécessaire, pour changer cela !
Et le populo devrait, dans cette conception quelque peu rabougrie de l’action révolutionnaire, attendre l’aube du lendemain du Grand Soir, voire la venue de la Jerusalem Céleste révolutionnaire, pour espérer, enfin, briser le carcan de cette satanée reproduction sociale, et avoir voix au chapitre dans la recherche.

Mais en attendant, donc, ses enfants devraient se résigner à subir le dilemme : travailler en usine ou au bureau comme papa et maman, ou bien, répugnance ravalée, subir les colloques et leurs petits fours feutrés, subir les manières dominantes dans un monde de la recherche où, si l’on n’est pas adepte du « passage de pommade et mon poignard dans le dos », on n’a aucune chance, actuellement, d’être, un jour, « in ».

C’est là, à mon sens, un bien mauvais cadeau que les révolutionnaires du 21e siècle font au populo qu’ils prétendent vouloir défendre, voire incarner.

Un doctorat libertaire ?

Durant la 3e République, dans ce petit pays qui s’imagine fréquemment, pour avoir su guillotiner un roi, être le nombril du monde, et qu’on appelle « France », les enfants du populo bossaient, trimaient, mourraient parfois. Qui à la mine, qui à l’usine, etc.
Sans attendre le lendemain du Grand Soir, les débats firent rage, et se construisit une école obligatoire, qui forma la chair à canon de la République française.
Ces débats, qui durèrent jusqu’aux années 1970 bien incluses, donnent néanmoins, pour aujourd’hui encore, de multiples idées d’éducation alternative : un Célestin Freinet, un Sébastien Faure, par exemple, ont laissé de multiples semences pour une autre école. Une école qui, notamment, ne couperait plus les livres de la vie quotidienne. N’opposerait plus le savoir académique et le savoir acquis dans la rue ou via les transmissions faites par papa, maman, d’autres adultes et les enfants d’à côté.
L’académisme est l’eau qui convient aux enfants qui ont grandi dans les salons et les bibliothèques, et auraient peur d’explorer le monde en-dehors.
L’académisme est l’eau qui extermine les enfants qui ont grandi dans les machines, le foot, le slam entre potes, les scooters, les tissus et les rêves de mode… l’académisme empêche, aussi, l’échange réciproque entre les un.e.s et les autres, alors qu’ils auraient tant à s’apprendre mutuellement, foin de violence « symbolique » des un.e.s sur les autres !

Pourtant, il manque quelque chose à ces alternatives éducatives si riches (à condition de ne pas les édulcorer), mises en œuvre par Célestin Freinet et tou.te.s les autres : elles s’arrêtent, au mieux, au collège et lycée.

L’université, au 19e siècle, et au début du 20e, était donc totalement inaccessible à ces enfants qui, quelques années ou décennies plus tôt encore, auraient du marner dans les mines dès 5 ans, pour que les débats autour de « comment éduquer ? » ne l’évoquent pas ?
Entre cette époque et aujourd’hui, il n’y eut pourtant aucune révolution.
On n’a donc pas du attendre l’aube du lendemain du grand soir, pour qu’une partie des gônes du populo (et des femmes !) puissent mettre les pieds à l’université. Alors on peut construire le Grand Soir en luttant aussi pour aujourd’hui, comme nos prédécesseurs l’ont fait, heureusement pour nous, depuis ce 19e siècle catastrophique.

Après Célestin Freinet et les autres, il nous reste, pour cela, à imaginer ce que pourrait être une recherche libertaire, et un mode d’apprentissage de la recherche, un « doctorat » libertaire.

Et c’est bien en imaginant, il me semble, que nous en finirons avec la résignation et la défaite dans laquelle nous nous embourbons aujourd’hui, où au contraire, l’ordre du jour est dicté par ceux et celles qui n’ont pas renoncé à imaginer : imaginer un monde où l’on retournerait toujours plus vers une Culture privilège, réservée à une élite de bobos et de bourgeois.es, condamnée ainsi à être haïe de tou.te.s les exclu.e.s de son monde. Une élite d’héritiers, pour reprendre le mot du sociologue Pierre Bourdieu.
Face à l’imagination avec laquelle ils.elles construisent leurs projets, c’est bien notre imagination qui doit construire d’autres alternatives ! Un autre monde est possible, ici, et presque maintenant.
Ou alors, le populo ne sera jamais qu’un objet de recherche pour chercheurs bourgeois.es, à la Marx mais mieux rémunéré.e.s, ou bien un monde où pouvoir venir s’encanailler à la Engels.

Un Albert Camus, un Pierre Joseph Proudhon, ont pu écrire parce que dans leur cas, les interstices de la reproduction sociale leur ont permis de se faufiler un peu dans l’école, voire d’y obtenir des financements pour étudier et écrire. Sans ces failles du prétendu déterminisme social et historique, leurs noms et leurs idées n’auraient jamais pu trouver place dans l’Histoire. Ne l’oublions pas, et luttons pour ne pas laisser le privilège de la recherche aux seul.e.s « héritier.e.s ». Luttons pour notre avenir et notre présent.
Soyons réalistes, imaginons et construisons, bien concrètement, l’impossible.

Ce billet est une spéciale dédicace au sociologue Pierre Bourdieu, dont les p’tits pavés parus aux éditions de Minuit et intitulés « les héritiers » et « la distinction », restent les grands inspirateurs.
Spéciale dédicace également à l’auteur du petit gadin intitulé "la névrose de classe", j’ai nommé Vincent de Gaulejac, sociologue, également source d’inspiration ici.
Parce que j’ai pu aller à l’université où on m’en a parlé…

Et puis spéciale dédicace à la copine qui avait les bourses sur critères sociaux, d’excellents résultats à son master 2 recherche, et qui m’a parlé de toutes ses difficultés avec les mœurs universitaires, qui recoupaient en partie les miennes … la copine n’a pas terminé la première année de thèse, parce qu’elle n’avait pas les moyens de vivre d’amour et d’eau fraîche, une fois ses bourses perdues à l’entrée en doctorat.

[A crea’tif production, to be continued…]

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  • Le 22 octobre 2011 à 10:51, par Job

    Une autre approche, moins centrée sur la reproduction

    Pour essayer de comprendre le rapport entre l’élaboration du savoir, prise de manière tout à fait générale, et la réalité économique et politique à un moment donné, il importe avant tout d’éviter deux erreurs :

    Croire que le savoir est "désintéressé", qu’il est élaboré en toute "objectivité" par des spécialistes ou des experts qui se trouvent à l’université ou dans d’autres lieux officiellement reconnus.

    Croire, inversement, que le savoir n’est que le reflet "idéologique" d’intérêts, liés à des positions de classe.

    Au rebours de ces points de vue trop rigides et dogmatiques, il nous faut essayer de comprendre les véritables enjeux politiques du savoir, dans la mesure où la production du savoir n’est jamais indépendante d’un contexte économico-politique, mais où elle n’est pas seulement "déterminée" par ce contexte. Ce qu’il faut alors avant tout comprendre, c’est que la production du savoir n’est jamais indépendante de sa transmission.

    L’hypothèse directrice de ce qui suit sera la suivante : en même temps que la force de travail tend à se réaliser comme activité " immatérielle ", que l’on met donc au travail la subjectivité elle-même, on assiste au passage de la discipline au contrôle (pour reprendre l’analyse de Deleuze commentant Foucault. C’est-à-dire que l’on passe de l’usine comme lieu d’enfermement de la force de travail au territoire urbain, nouveau cadre de la production des richesses. L’université y devient le principal médiateur entre savoir diffus et entreprises.

    Là où l’université en tant qu’institution intégrée dans un Etat-nation était un pôle clos de distribution des savoirs, elle est aujourd’hui une machine réticulaire : les centres universitaires éclatent et on crée des antennes universitaires conçues en relation avec le maillage économique du territoire où elles naissent. D’où une tendance à la territorialisation de la formation, visible dans la profusion des stages qui se réalisent dans la région même où se trouvent les étudiants.
    Extrait de :
    Dix Thèses sur l’Université Productive

  • Le 20 octobre 2011 à 10:25, par lapopulo

    Très bien et très juste comme article !

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