24 septembre : Les Belbéoch pour l’humanité

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Elle s’appelait Bella comme une chanson Bellaciao . Avant de partir elle remercia les Justes, mais elle aussi elle était Juste ; « elle était Juste anti-nucléaire ». Hommage à Bella Belbéoch.

Retour sur le parcours de deux militants anti-nucléaire : Roger et Belle Belbéoch

Bella et Roger Belbéoch, nés en 1928, sont physiciens, ingénieurs ESPCI.

Roger Belbéoch a travaillé dans un laboratoire universitaire de recherche (Orsay, Paris-Sud) et s’est spécialisé dans les accélérateurs de particules et la physique des faisceaux de haute énergie. Bella Belbéoch, ingénieur-docteur, a travaillé au Centre d’Etudes Nucléaires de Saclay (CEA) et étudié par rayons X les propriétés structurales des solides tant en recherche appliquée que fondamentale.

Utilisateurs d’installations productrices de rayonnement ils se sont intéressés aux effets biologiques des rayonnements ionisants qui, depuis plus de 25 ans, sont à l’origine de leur questionnement sur les dangers de l’énergie nucléaire. Auteurs de Tchernobyl, une catastrophe, (Éd. ALLIA, Paris 1993), de Sortir du nucléaire c’est possible, avant la catastrophe, (Éd. l’Esprit frappeur, Paris 1998) [1], de Tchernoblues - De la servitude volontaire à la nécessité de la servitude, (Éd. l’Esprit frappeur, Paris 2002) [2], et de nombreux articles dont Société nucléaire (R. Belbéoch, Les Notions philosophiques, PUF, 1990) ils collaborent à la Gazette Nucléaire, revue éditée par le GSIEN, Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire. [3]

Sommaire :

Hommage à Bella, décédée le 24 septembre 2016

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« ...ont la tristesse de faire part du décès de Bella Belbéoch, née GOLDSZTEIN, physicienne,
retraitée du CEA et antinucléaire, survenu le 24 septembre 2016, à l’âge de quatre-vingt-huit ans.
Selon sa volonté, elle a été incinérée sans rite ni cérémonie.

« Merci à l’Auvergnat de la rue de la Fontaine-au-Roi.
Merci à la surveillante de l’EPS Edgar-Quinet.
Merci aux habitants du Joux et de Roussines, aux parents d’Andrée à la Souterraine qui m’ont assuré la sécurité et où j’ai vécu dans une atmosphère chaleureuse jusqu’au 6 juin 1944.
Merci à ma professeure de mathématiques qui m’a procuré une carte d’identité vierge de la mairie de Pionnat.
Merci aux maquisards de Georges Guingouin dont les coups de main ont occupé la milice
à plein temps les empêchant de finir leur sale besogne.
Merci à tous les Justes parmi les Nations. J’espère qu’en France il y aura toujours des personnes solidaires des persécutés. »
Bella, 16 juillet 2016.
(olivier.marc) » 


Retrouvez la biographie de Bella Belbéoch ICI

Bella Belbeoch intervient énergiquement sur la sortie du nucléaire dans « Silence Radio » de Christian Ugolini en 2002

Hommage à Roger Belbéoch

 Maintenant elle a rejoint Roger dans les étoiles et nous nous lancerons la devise de ceux de L’an 2 reprise sur les Glières en 1944 et affublée d’un seul mot :
 
« Vivre libre ou mourir contaminé »
 
« Décès de Roger Belbéoch, physicien antinucléaire français
 
 Roger Belbéoch est décédé le 27 décembre 2011 à Paris à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Avec lui disparaît un militant antinucléaire exceptionnel que j’ai fréquenté pendant plus de trente ans.
Dans la seconde moitié des années 1970, alarmé par le lancement du réacteur surgénérateur SuperPhénix de Creys-Malville, j’avais approché, à Genève, le physicien nucléaire français Lew Kowarski qui avait pris position dans Le Monde contre cette entreprise mégatechnologique. C’est lui qui me mit en contact avec le Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN) qu’animaient Monique et Raymond Sené ainsi que Bella et Roger Belbéoch, tous physiciens.
Pendant des années, j’assistai aux assemblées générales du GSIEN qui regroupait des personnalités aux positions plus ou moins radicalement opposées à l’électronucléaire. Parmi les plus radicaux figuraient les époux Belbéoch dont j’appris à apprécier la rigueur intellectuelle, la chaleur humaine et le courage, car il en faut pour être dissidents dans l’establishment scientifique français.
Roger et Bella Belbéoch ont fait paraitre, souvent conjointement, parfois séparément, plusieurs livres et de très nombreux articles, notamment dans la Gazette nucléaire, organe du GSIEN, mais aussi dans la Lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine (Centrale nucléaire en amont de Paris) ainsi que dans la revue Stratégies Energétiques, Biosphère & Société (SEBES) publiée à Genève dans les années 1990.
Né en 1928, Roger était physicien ingénieur de l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris (ESPCI). Il avait travaillé dans un laboratoire universitaire de recherche (Orsay, Paris-Sud) et s’était spécialisé dans les accélérateurs de particules et la physique des faisceaux de haute énergie. Parmi les principales contributions de Roger Belbéoch à SEBES figure son étude intitulée « Comment sommes-nous “protégés” contre le rayonnement ? Les normes internationales de radioprotection. Le rôle de la Commission internationale de protection radiologique » in Radioprotection et droit nucléaire, SEBES, 1998. Dans cette étude, Roger Belbéoch fait montre d’une remarquable perspicacité doublée d’une exceptionnelle vigilance épistémologique.
Parmi les livres de Roger et Bella Belbéoch, je citerai Tchernobyl, une catastrophe, Editions Allia, Paris, 1993, Sortir du nucléaire c’est possible, avant la catastrophe , Editions l’Esprit frappeur, Paris, 1998, ouvrage qui a été traduit en japonais, Tchernoblues. De la servitude volontaire à la nécessité de la servitude, Editions l’Esprit frappeur, Paris, 2002. 
Leur message peut se résumer par ces mots : “C’est avant l’accident qu’il faut agir. Après, il n’y a plus qu’à subir. »
        
 Ivo Rens Professeur honoraire Université de Genève.
 Genève, ce 8 janvier 2012. »

Tchernoblues, De la servitude volontaire à la nécessité de la servitude

De Roger Belbéoch, chez l’Esprit frappeur éditeur, n° 105, prix 4,57 Euros
LE MENSONGE politique n’a rien de nouveau, mais la perspective de catastrophes nucléaires lui a donné une autre dimension. Ce ne sont plus les politiciens qui sont les grands menteurs, d’ailleurs leurs mensonges n’avaient guère d’importance, on en avait l’habitude. Avec le nucléaire, les « citoyens » sont devenus beaucoup plus exigeants et ce sont désormais des experts en tous genres qui ont pris le relais et les assomment de mensonges : médecins, scientifiques, associations, syndicats, etc. Les mensonges des supporters du nucléaire ont dû s’affiner pour devenir plus crédibles au fur et à mesure des demandes de plus en plus poussées des citoyens. La gestion d’une catastrophe nucléaire exige le maintien de l’ordre, (c’est formellement indiqué en introduction des plans de gestion nucléaire). Cette exigence n’est pas seulement celle de tout politicien quelles que soient par ailleurs ses promesses électorales, elle est une nécessité afin de minimiser les effets biologiques de la catastrophe. En cas de désastre nucléaire, le « citoyen » est incapable de gérer son quotidien, il doit s’en remettre aux « experts ». Même si ceux-ci n’ont pas d’éléments pour la « meilleure » gestion, c’est mieux que les possibles réactions violentes des « citoyens » car leur violence pourrait leur coûter cher, non pas en terme de répression policière mais en termes sanitaires. Actuellement, le mensonge nucléaire a quelque chose de paradoxal. Sa crédibilité a été hissée à un très haut niveau et pourtant, si les « citoyens » sont de plus en plus exigeants, ce n’est pas pour connaître la vérité mais afin que ces mensonges crédibles leur évitent des problèmes de conscience insolubles. Ceux-ci pourraient évidemment produire des « turbulences sociales » pré-accidentelles difficiles à gérer tant par les gestionnaires sociaux que par les citoyens. II y a donc une conjonction assez curieuse entre la nécessité pour les gestionnaires de mentir et la nécessité pour les « citoyens » que ces mensonges soient crédibles. De nombreux experts ont compris ce problème et interviennent auprès des diplodocus nucléaires pour confier les mensonges à des gens « compétents », mais cela n’est pas facile. Jusqu’à présent, les mensonges et la dictature des experts étaient acceptés « volontairement » par la mise en balance inconsciente des avantages (pas pour tout le monde) et des inconvénients. Maintenant, cette servitude vis-à-vis des experts est devenue une nécessité pour la meilleure survie des « catastrophés » quels qu’ils soient. On est passé de la servitude volontaire à une nécessité de la servitude.

Tchernobyl, une catastrophe

Roger Belbéoch, Bella Belbéoch
Éditeur :La Lenteur

Ce livre est incontestablement la meilleure étude historique sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl et ses conséquences. Paru en 1993 aux éditions Allia, il était introuvable depuis de nombreuses années. Maintenant que la « marmite du diable » s’est remise à déborder à Fukushima, il nous a semblé que l’exposé détaillé du précédent, en quelque sorte canonique, de Tchernobyl, serait aussi des plus utiles pour ceux qui veulent comprendre ce qui se passe maintenant au Japon, puis s’efforcer de faire quelque chose de ce qu’ils auront compris.
Pour les responsables français, l’essentiel était de minimiser l’impact de l’accident. Le territoire français devait à tout prix être protégé des retombées radioactives. Le communiqué de presse du 6 mai 1986 du ministère de l’Agriculture indique : « Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl. » Quand la distance ne fut plus suffisante, c’est un anticyclone providentiel qui protégea la France et bloqua le nuage radioactif aux frontières. Les communiqués quotidiens sur SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants) sont intéressants à suivre : la situation est tout à fait normale et, au bout de quelques jours, redevient normale sans avoir traversé de phase anormale.
Roger Belbéoch, physicien, a travaillé dans un laboratoire universitaire de recherche ; il est l’auteur de l’article « Société nucléaire » dans l’encyclopédie philosophique universelle des PUF. Bella Belbeoch est également physicienne. Elle a travaillé au Commissariat à l’énergie atomique.

La diabolisation du charbon et la sortie du nucléaire

(Bella Belbéoch, 1999)
vendredi 26 avril 2013
L’article ci-dessous a été rédigé en mars 1999 par la physicienne Bella Belbéoch, co-fondatrice en 1986, après la catastrophe de Tchernobyl, du Comité Stop Nogent-sur-Seine.
 [4]

« Cet article a été proposé à Libération le 8 mars 1999 comme contribution à la page « Débat  ». Il a été refusé :  » Nous avons bien reçu votre proposition de contribution à la page « Débat  ». Limité par l’actualité et par l’espace dont nous disposons, nous ne pouvons cependant pas envisager la publication. Croyez que nous le regrettons. Sincèrement. Jacques Amalric  » (Rédacteur en Chef, le 11 mars 1999).

Ainsi, pour la Direction de Libération, les problèmes concernant l’énergie nucléaire et l’urgence de sa sortie ne sont pas des problèmes d’actualité » fin de l’aparté]
Même si certains éléments seraient à réactualiser, il paraît important de le relire et d’en tirer les leçons maintenant qu’une diabolisation analogue touche toute éventualité de recours au gaz naturel en transition, et que GDF Suez annonce, dans l’indifférence générale, la fermeture pour insuffisance de rentabilité de trois centrales au gaz neuves (voir ici) dont la puissance permettrait pourtant déjà de remplacer immédiatement la production d’un réacteur comme ceux de Cattenom, Flamanville ou Nogent.

NB : Les techniques de « charbon propre » évoquées ici se rapportent à la réduction des émissions polluantes toxiques. Elles n’ont rien à voir avec la captation du CO2, procédé dangereux et non éprouvé, auquel le discours dominant les résume tendancieusement aujourd’hui.

Bella Belbéoch, La diabolisation du charbon et la sortie du nucléaire
A propos de la mine de charbon de Gardanne
La diabolisation du charbon et la sortie du nucléaire

Gardanne est en lutte. A propos de la fermeture de la mine Libération titre » Gardanne monte au créneau pour descendre à la mine » (10/2/1999). Des grévistes d’un sous-traitant des Houillères font grève sur le tas au fond de la mine pour garder leur emploi (Libération 3/3/1999). Par contre, il y a peu, on apprenait qu’au Royaume-Uni les mesures draconiennes prises par Thatcher à l’encontre des mines de charbon allaient être assouplies. Au même moment le bilan de production électrique d’EDF 1998 nous apprend que 500 MWe du parc thermique classique ont été démantelés dont la centrale à charbon de Pont-sur-Sambre de 250 Mwe. On sait qu’EDF veut en démanteler d’autres afin de réduire la puissance de production électrique des centrales à fioul et charbon de plus de 40 % pour éponger sa surcapacité nucléaire actuelle et rendre inéluctable le recours au nucléaire vers 2010 lors du renouvellement du parc.

Dans ce contexte il est étonnant que les articles sur Gardanne ne signalent pas ce qui fait l’originalité de ce site : c’est à Gardanne qu’a été mise au point, avec le charbon extrait de la mine, la chaudière LFC (à lit fluidisé circulant) de 250 MWe qui est un des meilleurs procédés « charbon propre » exploités dans le monde aujourd’hui pour produire de l’électricité. Ce procédé de combustion du charbon rend négligeable la pollution par les poussières, soufre et oxydes d’azote.

Il est important de savoir
que toute installation existante à charbon peut être modernisée rapidement car il suffit de remplacer la chaudière par une chaudière LFC en gardant le reste de l’installation. Il est important de savoir que ces chaudières peuvent brûler, en restant « propres » toutes les qualités de charbon (et même les produits visqueux provenant des résidus du raffinage du pétrole à haute teneur en soufre).

Il est important de savoir qu’il est envisagé d’augmenter la puissance de ces chaudières. Signalons qu’à puissance thermique égale les centrales à charbon sont plus performantes que les centrales nucléaires.

Il est important de savoir qu’EDF fait la promotion de ces chaudières LFC au plan international. Un exemple récent : cela figure explicitement dans l’accord franco-ukrainien sur la coopération énergétique du 15/2/1999 » (…) Favoriser les actions de coopération dans les domaines suivants : Production d’électricité par l’utilisation des technologies de combustion propre du charbon, notamment par la technique du lit fluidisé circulant (…) « . Mais ce qui est bon pour l’exportation n’est pas bon pour nous. Aucune installation nouvelle n’est prévue en France ni la modernisation des centrales existantes.

Le charbon ce n’est pas une solution idéale. On ne peut pas ignorer les risques professionnels des mineurs de charbon. Mais les mineurs d’uranium meurent aussi beaucoup, notamment de cancer du poumon. Il est vrai que, depuis la fermeture des mines d’uranium du Limousin, notre soi-disant indépendance énergétique est acquise notamment grâce aux mineurs d’uranium africains et aux Indiens du Saskatchewan canadien. En somme, personne n’est au courant ( ! ) mais peut-être avons-nous récupéré des colonies ?

Le charbon en brûlant émet du gaz carbonique, c’est vrai. Le gaz naturel aussi, mais moins. (Mais il n’y a pas pratiquement pas d’installations de production électrique au gaz en France et le réseau de distribution et les possibilités de stockage du gaz sont inexistants pour une production importante d’électricité). Il faut cependant souligner que l’effet de serre est un problème planétaire et que les gaz à effet de serre ne proviennent pas seulement de l’énergie consommée dans le monde car la contribution de l’agriculture et de l’élevage est tout aussi primordiale. Quant à l’électricité nucléaire mondiale qui représente environ 5 % seulement de l’énergie consommée dans le monde il est délirant de penser qu’elle pourrait être une solution à l’effet de serre.

Les énergies renouvelables (vent, soleil) n’ont pas une efficacité suffisante pour produire l’électricité qui est consommée actuellement en France et pour remplacer le nucléaire. Une réduction drastique de la consommation est peu vraisemblable à court terme (et peut-être même à moyen terme). Le problème c’est, ici et maintenant, à notre échelle. Or on peut immédiatement arrêter environ 70 % du nucléaire en France, c’est techniquement possible avec l’hydraulique et les installations du thermique classique qui existent encore aujourd’hui mais il n’y a pas la volonté politique de le faire. Pourquoi laisser démanteler les centrales à fioul et charbon (et aussi d’ailleurs les petites installations hydrauliques) ? L’important est que le charbon ne fait pas courir un risque d’accident majeur comme le nucléaire. Pas de Tchernobyl français en vue avec le charbon. Tel n’est pas le cas avec nos réacteurs nucléaires car la sûreté absolue n’existe pas. Quand l’accident arrive c’est dramatique. Sauf bien sûr si l’on croit ce que racontent les officiels du lobby nucléaire dont font partie d’éminents professeurs : pour eux il ne s’est rien passé à Tchernobyl. Bien sûr il y a ces malheureux enfants en Biélorussie, Ukraine et Russie qu’il a fallu opérer d’un cancer de la thyroïde, mais distribuons des pastilles d’iode stable chez nous et on sera paré. Vous les croyez vraiment ? Selon eux les autorités soviétiques ont mal géré l’accident car elles ont été trop prévenantes, elles n’auraient pas dû évacuer tant de monde en urgence en 1986. Et plus tard dans la phase de gestion à long terme des années après la catastrophe, elles n’auraient pas dû procéder au relogement, hors des zones contaminées, de bon nombre de gens. Il aurait fallu laisser les habitants sur place (c’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour beaucoup).

Depuis Tchernobyl les instances internationales et les experts officiels de la radioprotection nous ont concocté des plans magnifiques d’intervention, ou plutôt de non-intervention pour le long terme, en cas d’accident nucléaire majeur. On n’en est plus à chipoter entre une dose annuelle de 1 mSv ou de 5 mSv c’est à dire entre une dose-vie sur 70 ans de 70 mSv ou 350 mSv (Litige sur le seuil de radioactivité acceptable, Libération, 10 avril 1990). Le résultat des optimisations coût-bénéfice c’est qu’on ne déplacera pas les habitants de leur lieu de résidence si les calculs des experts montrent que la dose qui peut être accumulée sur la vie suite à la contamination radioactive ne dépasse pas 1 sievert (1000 mSv ou 100 rem). C’est ce que, sous la casquette d’expert de l’OMS, le Pr. Pellerin recommandait en 1989 en Biélorussie et en Ukraine pour s’opposer aux mesures préconisées par les scientifiques biélorusses et ukrainiens soucieux de mieux protéger la population. Il a gagné. Nos enfants et petits-enfants ont perdu, car l’accident futur, c’est pour qui ? Vous le savez, vous ?

Bella Belbéoch,
lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n°83 février-avril 1999.

Conclusion

Roger et Bella détestaient et fuyaient les hommages et les photos, « la société du spectacle » sans doute. Mais on doit les monter à bout de bras ; les montrer en exemple par l’éducation populaire, par des hommages à la hauteur de la lutte qu’ils ont mené, les rendre « populaires malgré eux » « leur histoire ne leur appartient plus ». Pour moi dans cette lutte, ils ont été au dessus du lot et justice ne leur est pas rendu. Lorsqu’un gouvernement, des partis se prétendent socialistes, il faut répondre et crier que la première définition du mot socialisme c’est tendre vers une société la plus juste possible. Donc cela a rien à voir avec ce que l’on voit aujourd’hui, cette hyper aliénation. Rien à voir donc avec la « société nucléaire », cet oxymore. Rien à voir avec la guerre son origine et tous les autres techniques privilégiées pour la guerre.
Le nucléaire comme l’aviation et autres industries « lourdes » n’a été développé que pour ses capacités de destruction ; c’est seulement en second lieu, pour amortir le forfait dans les deux sens du terme, que les autorités ont monté de toute pièce cet escroquerie renchérie par la prévarication (cf Giscard et réseau Vulcanus http://elianguesard.unblog.fr/nucle-ere/) et l’élitisme français (cf Marc Bloch) . Par cette fameuse division ou séparation du travail et des comptes. Cette malhonnêteté incommensurable des « inspectueurs » des finances, la Cours des comptes, pour alléger le budget militaire, séparer par exemple les déchets de la facture électrique ou la mobilisation d’un énorme budget (Recherche et développement, infrastructure, matière grise des personnels ), guerre pour l’extraction des matière nécessaire etc ) , les énormes infrastructures nécessaires pour maintenir un niveau si élevé de sécurité qui n’est et ne peut être absolue, les énormes budget alloués à la propagande depuis l’enfance ; l’acceptabilité sociale, les meurtres et pressions pour étouffer et enfin pour finir (mais la liste n’est pas exhaustive) le scandale sanitaire le crime contre l’humanité et l’Ordre des médecins, l’académie des sciences, celle de médecine portent une énorme responsabilité dans ce désastre.
Comme l’a relevé le couple Belbéoch, derrière le masque du CO2, la diabolisation du charbon etc « le changement climatique » se cache la réalité de la contamination de la terre, l’empoisonnement du monde par ceux là même qui prétendent la-le protéger.
On leur dit qu’ils en meurent et ils répondent qu’ils veulent du travail, là est l’aliénation suprême. La France exporte la mort depuis près de 400ans et elle s’étonne de la recevoir en pleine figure, tel un boomerang. Il y a la « haine du français » parce qu’il y a la « honte du Français »
Et comme l’a relevé le couple Belbéoch, c’est avant la catastrophe qu’il faut agir. On peut arrêter en moins d’un an toutes les installations nucléaires civiles et militaires. Ce n’est pas un problème technique mais politique mais aucun prétendu politicien n’en a le courage. Et pour la vrai opposition de la société civile tous les accès politiques sont verrouillés. C’est comme si il nous forçait à nous entretuer. L’arrêt immédiat n’est pas une régression, c’est un véritable progrès car c’est un progrès humain.
L’axe, la colonne vertébrale de toutes nos sociétés est la justice, elle doit gagner son indépendance pour être crédible. Si c’est l’Etat qui ment, qui vole et qui tue, il ouvre la porte à tout le monde pour mentir, voler et tuer.
Le visage politique actuel est une gigantesque mascarade, il n’y a rien à attendre des ces élections, les dés sont biaisés à l’avance. Que ce soit les classiques ripouxblicains, les pseudo socialistes, le parti raciste et xénophobe français, ainsi que tous les autres candidats pseudo rebelle pseudo écolo pseudo « anti-système » etc. C’est avec nos différences et non pas malgré nos différences que l’ on peut s’entendre au moins sur ce point très précis qu’est Le sujet de la vie sur terre et en bonne santé menacée, en s’abstenant de voter pour pousser la crapulerie doublée d’œillères en dehors de la place publique et ainsi prendre la parole publique, le débat, l’Assemblée afin que la population « dépose le pouvoir sans le prendre » et « commande en obéissant. »

L’indépendance politique est fille de la liberté, comme sa mère , elle ne se demande pas ; elle s’arrache.
Abstention générale
Quincy, Novembre 2016

version complète du recueil

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La suite à lire sur : http://elianguesard.unblog.fr/2016/10/04/elle-etait-juste-anti-nucleaire

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