Lettre de soutien aux trois arrêtés à Biovision

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Biovision/Biosquare

Lorsqu’il s’agit de réprimer et de faire taire les protestataires, le gouvernement s’y prend assez bien, contre cela nous tenons à souligner à quel point la lutte contre les projets de réformes du gouvernement est importante. Projets qui dépassent largement le strict cadre de la réforme du monde universitaire et démontrent une volonté d’imposer un projet de société où les rapports entre individus seraient fondés sur la rentabilité et le profit, en somme, sur l’idée que tout est marchandise.

Nous, étudiants élus au Conseil de la faculté d’anthropologie et de sociologie de Lyon II condamnons fermement l’arrestation de trois étudiants ce Lundi 9 Mars 2009 aux environs du Parc de la Tête d’Or.

Agitant le chiffon rouge et noir des agitateurs et des empêcheurs de tourner en rond, le gouvernement entend ainsi démontrer ses capacités au dialogue social, comme il l’avait promis à ses électeurs. Consensus et compromis ne peuvent être pris au sérieux dès lors que la réponse de l’Etat est d’envoyer policiers de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) et CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité) pour faire taire toute protestation sociale.

Qu’importe les moyens, pourvu que se taisent ces militants qu’on aimerait affubler de l’étiquette « Ultra gauche » et traduire en justice tels de vulgaires criminels. Qu’importe les moyens, fussent-ils d’envoyer deux personnes à l’hôpital, dont l’une eut à se plaindre d’un traumatisme crânien. Qu’importe les moyens, ils n’ont rien compris ces gens-là. Flashballs, grenades lacrymogènes, et matraques remplacent les tables de concertation et le dialogue, qu’importe puisqu’ils paraissent tout autant efficaces.

Le fichage des militants et son prolongement : la violence policière, ne peuvent qu’amener une provocation et une radicalisation des manifestants. Certes nous ne posons pas la question de légitimer ou non des jets de pierre contre des policiers. Nous posons la question de la légitimité d’un corps social destiné à servir et protéger les citoyens lorsque celui-ci viole impunément leurs droits et leur apporte une réponse qu’ils ne sont pas venu chercher : celle de la répression politique.

A celle-ci nous opposons donc un refus simple, clair et ferme. Nous nous déclarons solidaires de nos camarades étudiants arrêtés arbitrairement et considérés comme des délinquants alors que nombreux sont les témoignages de maîtres de conférences, d’étudiants et de personnes présentes sur les lieux pour attester de leur attitude modérée face à la violence des fonctionnaires de police chargés de « protéger » le sommet BIOVISION.

Nous réaffirmons donc les droits inaliénables de tous les individus de ce pays à exprimer librement et pacifiquement leurs opinions, et à les manifester sans entraves quelconques dans l’espace public. Nous réaffirmons notre condamnation des violences policières à l’encontre de qui que ce soit. Nous tenons donc à afficher notre solidarité avec les trois étudiants interpellés pour leur combat contre le projet de société proposé par le gouvernement français.

Les étudiants élus au Conseil de faculté d’anthropologie et de sociologie de Lyon II (Liste ESA).

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