Manifestation antimilitariste du 11 Novembre

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Manifestation Antimilitariste du vendredi 11 Novembre, 15 h place Bellecour. Contre la militarisation de la société !

CONTRE LA GUERRE AUX PAUVRES
Pas de paix entre les classes, pas de guerres entre les peuples !

- C’est la dénonciation des guerres capitalistes : de la grande boucherie de 1914 à la guerre en Irak, qui nous réunit aujourd’hui. Toutes ont servi les intérêts des puissants. Aujourd’hui en France, c’est aussi une guerre de classe qui s’exprime par un autoritarisme et une militarisation extrême que nous voulons dénoncer. En effet, face à la révolte des jeunes issus des classes populaires, le gouvernement poursuit dans la surenchère sécuritaire et policière.

Nous savons tous que cette révolte est le fruit d’une importante dégradation sociale orchestrée par les gouvernements successifs, et concentrée dans les banlieues, depuis de nombreuses années : chômage massif, accroissement inexorable de la précarité, appauvrissement d’une part toujours plus grande de la population, conditions de logements dégradées, violences policières à répétition couvertes par l’Etat. Qu’offrent ces politiques successives aux jeunes ? Du mépris et une pérennisation du déterminisme social.

- Comble de l’ironie, la réponse principale faite à ces jeunes est une loi de 1955 utilisée pendant la guerre d’Algérie. Le gouvernement dit faire appel à cette loi pour utiliser une de ses dispositions : l’imposition de couvre-feux qui sont une véritable atteinte aux libertés individuelles. Plus inquiétant encore des dispositions de cette loi permettent d’accroître les pouvoirs de la police et des préfets (perquisitions la nuit, interdiction de réunions, de soirées publiques, possibilité d’avoir recours à l’armée pour rétablir l’ordre...) La répression qui s’abat sur ces jeunes vient de franchir un cap supplémentaire avec les annonces de Sarkosy : envoi des jeunes incriminés dans les événements récents en centres fermés, expulsion des jeunes sans papiers français et de ceux ayant des titres de séjour. Cette guerre aux pauvres n’oublie pas les parents qui pour certains ont été mis en garde à vue pour autorité parentale non assumée.

- De plus les déclarations de Villepin sur l’école , au lieu d’être porteuses d’espoir pour ces jeunes, deviennent un prétexte pour imposer leur vision réactionnaire de l’école et de la société qui plaira au MEDEF. Si auparavant on faisait de la jeunesse de la chair à canon, on en fait aujourd’hui de la chair à précaire. En souhaitant instaurer l’apprentissage dès 14 ans, le gouvernement veut revenir sur l’obligation de scolarisation de tous les jeunes jusqu’à 16 ans, ceci s’accompagnant inévitablement de la fin du collège unique et de la casse du code du travail qui interdit l’emploi de jeunes de moins de 16 ans.

Le premier sinistre reconnaît également que les baisses importantes d’aides aux associations a été une erreur et souhaite la corriger. Outre que ces promesses doivent être suivies d’effets, les choix de société faits actuellement doivent être revus : il faut cesser de brader les services publics dont les populations défavorisées sont les premières bénéficiaires, de précariser davantage le travail comme c’est le cas avec le contrat nouvelle embauche, et de radier toujours plus de chômeurs.

Ce n’est pas la « gauche » actuelle, en proposant d’incantatoires « soirées d’espoir » qui a la volonté de faire changer les choses. Nous continuerons de militer pour un changement radical de société et en attendant nous nous battrons pour plus de justice, des emplois stables, des salaires décents, des horaires humains pour les parents, des logements convenables, la fin d’un quadrillage policier contre-productif, des services sociaux à la hauteur des besoins.

Signataires : l’UGAL, la CNT, No pasaran et l’OCL

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