Manifestation pour le droit au logement

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Alors même que la seule com­mune de Lyon compte plus de 24 000 loge­ments vacants, 5000 à 6000 per­son­nes sont à la rue.

Face au mépris des pouvoirs politiques pour les sans-abris et les mal-logés ainsi que le peu de volonté de Lyon et son agglomération à résoudre ce problème, il devient urgent de se saisir de cette question et d’impo­ser nos reven­di­ca­tions

Pour cela, nous appelons à une grande Manifestation :

Le Samedi 16 Novembre, 14H30 à la manufacture des tabacs

Un logement décent pour toutes et tous !

A Lyon, depuis le début de l’année, plusieurs centaines de personnes ont été expulsées de leurs logements dans l’indifférence générale. Travailleurs, chômeurs, étudiants, familles et enfants avec ou sans papiers se sont ainsi retrouvés à la rue sans qu’aucune solution de relogement ne leur soit proposée. Alors même que la seule commune de Lyon compte plus de 24 000 logements vacants (Insee, 2010), 5000 à 6000 personnes sont à la rue. Face à leur nombre de plus en plus important, les foyers et centres d’hébergements ne peuvent pallier les carences de l’État qui expulse sans vergogne et sans proposer de solutions.

Expulsions violentes, stigmatisation des plus précaires, refus d’appliquer la loi sur le relogement obligatoire : le gouvernement et les pouvoirs publics servent les intérêts de la spéculation immobilière au détriment des plus pauvres. Sous prétexte de projets qui ne voient jamais le jour, ils justifient des décisions de justice qui ne font qu’augmenter la misère et le compte en banque de leurs alliés : les spéculateurs.

Face au mépris des pouvoirs politiques pour les sans-abris et les mal-logés ainsi que le peu de volonté de Lyon et son agglomération à résoudre ce problème, il devient urgent de se saisir de cette question et d’imposer les revendications suivantes :


- La réquisition des logements vides
- L’arrêt des procédures d’expulsions en cours pour les logements en location ou réquisitionnés
- L’extension de la trêve hivernale aux logements réquisitionnés
- La baisse des loyers
- L’application des quotas sur la construction des logements sociaux

Collectif logement Lyon

collectiflogementlyon[ at ]riseup.net

Manifestation Samedi 16 Novembre, 14H30 à la manufacture des tabacs

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samedi 16 novembre 2013

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  • Le 16 novembre 2013 à 13:26, par GeroLyon

    Sur ce sujet, et bien que je m’exprime rarement sur internet, je me dois d’apporter mon témoignage je crois.

    La situation me concerne - Doux euphémisme ! - d’une part car la stigmatisation des étrangers et notamment des roms dans notre pays me semble un symptôme alarmant concernant notre société dans son intégralité : De celui que cette situation révolte à celui qui prône des valeurs xénophobes, voire fascistes, en passant par celui qu’il m’est le plus donné d’entendre : « Je suis pas raciste, mais... les roms... ». Aujourd’hui des humoristes ultramédiatisés font des sketches avec des « S’il vous plaît madame le bébé etc ». Et des salles entières hurlent de rire. Voilà ce qui m’inquiète. Notre pays glisse rapidement vers une forme de radicalisation, d’une part. Ces êtres humains ont droit à un toit.

    Ensuite, je voudrais signaler que je suis actuellement SDF, je dors dehors. Parmi les raisons qui font que je suis dans cette situation il y en a une qui n’a pas été relatée, et que je trouve étrange et révoltante. Il s’agit de la quasi-obligation d’avoir un garant, ce que je ne comprends pas. Il est évident que là-aussi il s’agit d’argent, promoteurs, propriétaires etc ne voulant pas risquer de perdre un centime (Refusant parfois loca-pass etc). Mais ce que je ne comprends pas c’est que nous ne puissions parfois avoir accès à un toit pour une question de garantie : Où est passé l’époque - que je n’ai pas connue - où aussi incroyable que cela paraisse il suffisait de pouvoir payer le loyer d’avance ? Résultat, j’ai pour ma part eu de l’argent et lorsque j’étais en vacances c’était 50 euros (Ce qui me paraît excessif !) la nuit dans un hôtel « Bon marché ». 1500 euros par mois ! Et encore c’est presque un minimum. Comment, en comparaison, a-t-on pu me refuser un bail à 400 euros par mois sous prétexte de n’avoir pas de garant. Je ne suis pas naïf, j’ai juste trop, parfois, l’impression d’être le seul à être saisi par cette situation.

    Pour conclure, je serai à la manif avec l’espoir d’y trouver une solution pour ne plus dormir dehors... Avec bien peu d’espoirs.

    Je suis diplômé, j’ai 27 ans, on recrute dans ma branche.
    Personne n’est à l’abri !

  • Le 15 novembre 2013 à 16:32, par DJOU

    Tract de la CGA Lyon qui appelle à se joindre à la manifestation :

    Contre le racket des propriétaires, squatters et locataires soyons solidaires !

    Le logement est un besoin vital pour toutes et tous.

    Pourtant,
    des milliers de personnes sont à la rue sur l’agglomération.
    Des milliers de personnes vivent dans des logements insalubres
    Des dizaines de milliers de personnes vivent dans des logements trop petits
    Les loyers et les charges locatives ne cessent d’augmenter, alors que nos salaires sont gelés, que de plus en plus de travailleuses et de travailleurs sont précaires, sans emploi, avec des revenus de misère.

    Tout cela :
    Pour que des propriétaires-bailleurs s’engraissent, en spéculant à la hausse sur les loyers, en maintenant des centaines de milliers de logement vide.

    La propriété privée nous prive de l’essentiel !

    Dans le système capitaliste, la propriété privée passe avant les besoins des personnes : elle nous prive littéralement de la satisfaction de nos besoins. L’Etat, lui joue, le rôle de garant des privilège de classe des propriétaires et des détenteurs de capitaux.

    Pour tous les locataires, c’est la hausse permanente des loyers.
    Pour les travailleuses et travailleurs précaires, à faible salaires, c’est la galère pour boucler les fins de mois. C’est les impayés, le racket des frais supplémentaires pour retard de paiement, les commandements à payer, les expulsions.
    C’est le sacrifice d’autres besoins vitaux pour continuer à pouvoir avoir un toît sur la tête. Celles et ceux qui construisent les logements ne peuvent même pas se loger décemment
    Pour celles et ceux qui ne peuvent accéder à un logement décent parce qu’ils et elles n’en ont pas les moyens, c’est l’entassement famillial dans des logements trop petits, qui pourrissent la vie des familles. C’est la vie à la rue, ou c’est la réquisition des logements vides comme moyen d’autodéfense sociale.

    Mais là, l’Etat sert de bras armé pour défendre les privilèges de la propriété : en expulsant les occupants des logements réquisitionnés, en jettant des milliers de personnes à la rue pour le saccro-saint droit de propriété.
    A cette politique de classe s’ajoute une politique raciste d’Etat, qui cible spécifiquement les prolétaires les plus précarisés : Roms, demandeurs d’Asiles, sans papiers : privés de droits, expulsés.
    Face à cette situation, nous ne pouvons compter que sur notre organisation et notre lutte collective pour faire passer nos besoins vitaux d’être humains avant la logique du profit, de la propriété, pour créer un rapport de force permettant de casser la logique spéculative.

    Contre le racket des propriétaires, squatters et locataires soyons solidaires !
    Réquisitionnons les logements vides !
    Organisons nous pour lutter contre la hausse des loyers et contre le racket des régies et des bailleurs
    Solidarité contre les expulsions, pour lutter contre la spéculation !

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