Occupation du CCVA en cours par le collectif Solidarité entre femmes à la rue

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  • La mairie a annulé la conférence de ce soir de la biennale de l’hospitalité. En même temps pas classe d’expulser des femmes à la rue le jour d’une conférence sur les migrations et le sans-abrisme. Encore des négociations à venir ce soir

    Résumé de la conf qui a été annulée :
    « Dans un contexte de crise des politiques migratoires et de saturation des dispositifs d’hébergement, quel droit à la ville pour les plus précaires ? Echanges autour des squats entre élus locaux, associations et habitants. » On rit jaune.

  • Les négociations sont toujours en cours, l’équipe de la mairie et le CCVA donneront des nouvelles en fin de matinée. Les flics ont l’ordre de ne pas rentrer dans le bat pour le moment

     

  • Besoin de soutien au 234 cours Emile Zola à Villeurbanne ! Une autre délégation est partie négocier mais la police est déjà passée une 1re fois.

     

  • Appel à soutiens demain avant 8h ! Les familles ont décidé de rester sur place. Des logements pour toustes !

    Nous sommes rassemblées aujourd’hui pour demander des hébergements dignes pour toutes les femmes et les familles à la rue.

    Plus tôt dans la journée, les familles du collectif (100 personnes dont 50 enfants) sont entrées dans le CCVA alors que devait se dérouler une conférence pendant la biennale de l’hospitalité.
    Après négociations avec les élus de la mairie de Villeurbanne, la mairie les laisse passer la nuit au CCVA mais leur demande de quitter les lieux entre 8 et 9h demain matin sous peine d’expulsion par les forces de l’ordre, sans solution d’hébergement pour la suite. Les familles retourneraient donc avec leurs enfants en bas âge dormir dans la rue.

    Les familles ont décidé de rester malgré la menace de police tant qu’elles n’ont pas de solutions satisfaisantes et car elles n’ont aucun autre endroit où aller.

    Elles appellent à un maximum de soutien à partir de 8h pour protester et les aider à faire face à l’arrivée éventuelle de la police. Elles demandent que soient ouvertes de nouvelles négociations pour ne pas retourner dans la rue et à dormir ici le temps qu’une solution soit trouvé.

    Toustes au CCVA de Villeurbanne (234 cours Emile Zola) à 8h le jeudi 9 novembre 2023 !
    Petits déjeuners bienvenus 😉

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  • Retour de négociations : les occupant.es peuvent dormir au chaud ce soir au CCVA, mais l’équipe de la mairie menace d’appeler la police demain matin si elles ne sont pas parties d’ici là. Un toit c’est un droit !

     

  • Besoin de nourriture pour les occupant.es au 234 cours Emile Zola ! Ramenez du pain, de quoi manger au chaud ce soir (sans porc plutôt) et pour le petit dej demain matin !

    Toujours besoin de soutien là-bas. Vous pouvez ramener du pain, du fromage, des biscuits, des fruits, des plats préparés (et plutôt sans porc), etc

  • Une conférance « Faire face aux idées recues sur les migrations » avec des élues de Villeurbanne avait lieu dans la salle juste au dessus

    Le batiment appartenant à la mairie de Villeurbanne les occupant-es en profite pour négocier avec les élu-es

  • Le CCVA demande à recevoir une délégation

    La directrice menace d’appeler la police, une délégation est partie pour négocier pour pouvoir dormir sur place tant qu’il n’y a pas d’autres solutions.

    Plusieurs personnes prennent la parole pour dire qu’elles ne partiront pas même s’il y a police arrive, sous les applaudissements du reste de la salle.

  • Envahissement au son de « Un toit c’est un droit » , « Qu’es qu’on veut ? Des logements ! pour qui ? Pour toustes ! »

     

En pleine semaine de l’hospitalité, nous avons décidé d’occuper le CCVA de Villeurbanne pour demander des hébergements pour toutes les femmes et familles à la rue !

On partira pas tant qu’aucune solution adaptée ne sera proposé !

Venez nous soutenir au 234 cours Emile zole (metro flachet)


Chaque semaine dans la métropole lyonnaise, près de 3000 appels sont passés au 115 par des personnes sans-abris pour demander un hébergement. L’immense majorité n’aboutit pas.
Il existe seulement 13 places d’urgence à la nuitée pour les femmes seules dans toute la métropole, et les centres sont inadaptés pour les familles (manque de place, d’intimité). Le délai moyen d’attente pour un hébergement d’urgence est de 2 à 5 ans et 10 000 personnes sont en attente d’un hébergement. La part de femmes isolées, de familles et de mères célibataires augmente plus que jamais : en 2012, 38% des personnes sans domicile étaient des femmes.

Les changement de situation administratives, le retrait ou le refus de droit au séjour accroissent les difficultés pour se loger. Les femmes sans papiers sont confrontées à une baisse de leur accés aux droits, dont le droit à l’hébergement dont l’inconditionalité est censée etre garantie par le Code de l’action sociale et des familles. Pour se protéger les femmes doivent trouver des alternatives à la rue : l’hébergement chez des tiers (contre service parfois, une solution souvent temporaire), les squats, des abis précaires ou la menace d’éxpulsion plane sans cesse. L’hébérgement d’urgence, quand il n’est pas saturé, se traduit par des nuitées à l’hotel dans des conditions inadaptées (pas de cuisine, chambre étroites, séparation des familles). La continuité n’y ait pas forcément garantie.

Par ailleurs, la métropole met à l’abri à l’hotel les femmes qui viennent d’accoucher (souvent après avoir passé toute leur grossesse à la rue). La plupart du temps, elles se retrouvent très isolées, les pères ne sont pas acceptés dans les hotels et restent à la rue ou en squat.

Alors que la métropole, les villes de Lyon, et de Villeurbanne organisent la biennale de l’hospitalité depuis plusieurs années, la situation ne fait qu’empirer. La préfécture, la métropole et les maires continuent de remettre à la rue des familles hébergées à l’hotel, expulsent les squats quelques jours avant la treve hivernale, laissent des mineur-es dormir dehors depuis des mois sans proposer de solution d’hébérgement et expulsent des campements des personnes déjà à la rue !

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Nous revendiquons :

  • Un hébergement adapté pour toutes et tous sans condition jusqu’à l’accés au logement, la continuité de l’hébergement, la création de nouvelles places d’hébergements
  • La régularisation de toutes les personnes sans-papiers

Nous resterons ici tant qu’aucune solution d’hébergement adaptée ne sera proposée pour les femmes et familles qui vont se retrouver à la rue pendant l’hiver

On veut juste un toit !

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