Témoignage des magouilles des flics-casseurs en fin de manif parisienne.

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Manifestation des Lyonnais-es à Paris le 23 mars 2006

Je suis allée à Paris hier. La manif s’est bien passée et il y avait du monde. Nous, gens de Lyon, de Grenoble, de Chambéry, avons formé un beau cortège "Lyon tient son Paris". Certains parisiens sont venus nous remercier d’être venus jusque là et nous étions fiers, même si le gros des lyonnais était à Lyon, sous les gaz des CRS.

Nous étions vraiment nombreux ! Puis, peu à peu, des vagues d’une centaine de "casseurs", appelés au son de cornes de brumes, dévalaient dans la foule, puis occupaient les lignes de bus ! Certains se sont fait voler ou frapper. À la fin de la manif, ils étaient des centaines... Environ 3 000 CRS et gendarmes mobiles bloquaient la place !

Les "casseurs" choisissaient une proie, fonçaient à 20, 30, 50, 100 sur lui (elle) et le (la) défonçaient et le dépouillaient ! Les forces de l’ordres s’en sont pris plein la gueule aussi mais les premiers visés étaient les manifestants. Les manifestants sortaient de la place tant bien que mal mais certains restaient à l’intérieur. Des voitures ont commencé à brûler, les vitrines à péter. Mon groupe a décidé de partir à la gare et je suis restée avec une amie car des potes à moi étaient à l’intérieur.

Les flics bloquaient l’accés à la place à tout le monde. Les passants nous ont accusés d’être les fauteurs de trouble, de faire repartir le bordel des banlieues ! On a dû leur expliquer qu’on était dans la rue car on n’en peut plus de vivre avec 300 euros par mois et d’être pris pour des cons ! Trois casseurs se sont précipités dans la rue, ils ont été interpellés puis sont passés... carte de Police à la main ! Là, on a halluciné, les mecs étaient vraiment chauds ! On s’est faufilé aprés eux car je voulais absolument rejoindre ma pote ! Un flic nous a avertis que si on repassait par là, il nous arrêterait. Il n’y avait plus rien ! Les pompiers éteignaient les voitures mais les casseurs étaient tous partis. Tout était calme...

J’ai rejoint les quais, il ne restait plus que des manifestants en état de choc. On a voulu sortir, mais les camions de flics nous prenaient en sandwich et nous empêchaient de sortir ! Je me suis avancée vers l’un d’entre eux pour lui expliquer qu’on n’était pas d’ici, qu’on hallucinait, qu’on voulait se barrer de cette ville de merde. Il nous a dit d’arrêter de sourire ou que ça risquait de mal tourner. Nous étions piégés ! Pourtant ils voyaient bien qu’il ne restait plus qu’une centaine de manifestants apeurés. Les flics ont commencé à nous filmer et étaient morts de rire face à notre incompréhension et à notre terreur. Ils ont commencé à charger sur ma droite et la foule s’est précipitée contre l’autre cordon de CRS. Une fille, paniquée, leur a demandé des informations, elle s’est fait gazée, puis le gendarme s’est excusé ! Mes genoux claquaient. Le cordon de flics s’est dissous, nous avons couru mais d’autres ont débarqué et ont fait barrage. En fait, ils nous déplaçaient contre le commissariat...

Les cordons se resserraient contre nous, ça hurlait dans tous les sens, deux filles voilées pleuraient. J’avais peur que l’un de nous tombe , que l’on meure étouffés ou piétinés... Les médias étaient parmi nous et nous canardaient de flashs, surtout dès qu’on hurlait. Les flics nous compressaient violemment pour qu’on se révolte et que les médias puissent prendre des photos ! Morts de trouille face aux assauts des forces de l’ordre, nous avons levé nos mains au ciel... Là, ils ont paru bien emmerdés ! Les flash fusaient toujours...

Un flic avec un fort accent de banlieue nous a dit de ne pas paniquer (très drôle), qu’on allait juste vérifier nos identités, que l’ordre de se disperser avait été donné plus d’une demi-heure auparavant et qu’il ne fallait pas nous étonner. Puis vint l’heure de la mise en scène médiatique ! 5 ou 6 flics rentraient en trombe parmi nous, se jetaient sur un mec, le plaquaient violemment au sol. Là, ils attendaient trente secondes, le temps des photos, puis viraient le mec. Ca a duré plus de deux heures. Je tiens à préciser que les arrestations se sont placées dans un ordre bien précis : ils ont commencé par les noirs, puis par les arabes, suivis des mecs qui avaient des dreads ou les cheveux longs, la violence était également graduée. Un gars s’est fait piétiné sous nos hurlements. C’était vraiment très violent..

Nous étions toujours filmés par les flics morts de rire. Ils évitaient tout de même de nous regarder dans les yeux. Par dessus la masse de casques de flics, le drapeau français flottait ; une drôle d’impression m’a serré le bide.... Une bande de 6 "racailles" est sortie escortée de la cour du commissariat. Ils se sont retrouvés avec nous, on a traité les flics de racistes, les gars scandaient artificiellement qu’ils n’étaient pas dans la manif. Ils se sont glissés dans un coin, 5 CRS les ont fait sortir discrètement (nous sommes 3 ou 4 a avoir vu la scène), une fille s’est accrochée à eux pour sortir, les flics sont allés la chercher et l’ont remise dans le cercle, les gars sont partis sous l’oeil complice des flics. Je hurlais sur un photographe, le traitait de collabo, de traitre. Il m’expliqua qu’il prenait juste des photos, qu’il n’écrivait pas les textes dessous, que parfois c’était utile, comme pour le syndicaliste dans la coma par exemple. Je me calmais, je voulais qu’il m’explique. Il m’a confirmé qu’il leur fallait des photos, que Sarkozy sait ce qu’il fait quand il ordonne de ne s’en prendre qu’au manifestants, que tout le monde sait que les RG sont avec les casseurs, sont dans toutes les manifs, dans toutes les AG. Je lui répondais que non, que moi, je ne savais pas, en tout cas pas à ce point !

Nous commencions à comprendre tous ce business, certains flics sont des "casseurs", des RG infiltrés pour embraser la foule, certains "casseurs" doivent avoir des arrangement avec eux pour nous taper sur la gueule dans les manifs (ça passe toujours mieux au JT plutôt que ce soit les CRS ou GM qui nous fracassent) et puis il y a les moutons, ceux qui suivent juste pour se divertir... Ils ont fini par me prendre par le bras pour m’interpeller, enfin ! Le flic était surpris que je vienne de Bron, je gardais le silence face à sa voix toute douce, il m’a souhaité un « passez une bonne soirée mademoiselle », sourire charmeur à l’appui, comme si tout cela était tout à fait normal, comme s’il avait l’habitude ! Il était 20 heures, l’heure des infos. Mes deux amies sont sorties juste après moi, mais nos deux potes, eux, n’étaient pas dans la rue...

On les a appelés, ils étaient dans un fourgon et allait être dispatchés dans des commissariats, ils ne savaient ni quand ni pourquoi, mais on les laissait répondre au téléphone. On a donc loupé notre train qui partait à 20h, on les a attendus jusquà 22h puis on a pris le dernier TGV pour Lyon. Un des deux a été relâché vers minuit, aprés avoir été transporté dans plein de cellules ; on lui a demandé s’il reconnaissait avoir perturbé l’ordre public puis on l’a relâché. Il n’avait toujours pas de nouvelles du dernier. Ils étaient de retour aujourd’hui.

Émilie, étudiante en Anthropologie à Lyon II

P.-S.

Lundi 27 mars, 14 h : forum arrêté par la modération de Rebellyon.

  • Le 28 mars 2006 à 23:43

    Je confirme pour les inflitrations de flics casseurs lors des manifs anti cip a rennes en 94. Sauf qu’a l’époque nous avons été prévenu par un camarade des RG qui nous a filé un trombinoscope avec les flics infiltrés avec un role de sécurisation/observation et ceux ayant le role d’agitateurs. L’un d’entre eux c’est fait choper place de la mairie par une 20aine de gus, et il est reparti en slip.

    Ce guignol venait de casser la vitrine de l’épicerie de luxe dans le bas de la place de la mairie, puis a tenter d’arreter un gamin qui finissait la vitre.

    Ca ne me surprendrait pas que les memes techniques soient en route, mais je ne l’ai pas repéré a Rennes. Les anciens agitateurs sont maintenant observateurs (et sont plutot anti CRS, aussi étrange que cela puisse paraitre), les cow boys de la bac sont de toute facon visibles, et ne s’en cachent pas. La nouvelle technique est de provoquer les momes des quartiers a faire la connerie, ou de les énerver.

    Sur les démarrages de casse a rennes, pas besoin de flics, ca part au quart de tour

  • Le 28 mars 2006 à 20:24, par pff

    ca censure grave sur ce blog. les nombreux post qui n’etais pas daccord avec emilie on ete tous simplement supprimer.. bravo la liberté !

  • Le 28 mars 2006 à 18:49

    En avril 2005, lors d’une journée de grève après occupation du lycée dans lequel j’enseignais (Utrillo-Stains), nous avons débarqué à six au lycée Paul Eluard (Saint-Denis) pour voir où en était chez eux la mobilisation contre la loi Fillon. Dans la salle des profs l’ambiance était sinistre. La veille, le proviseur avait paraît-il reçu un coup de fil de la police : "Une bande de casseurs sera chez vous dans vingt minutes. Nous ne pouvons pas intervenir. Gardez tout le monde dans les classes." A l’heure dite, une trentaine de personnes "âgées de 20 à 30 ans" arrivait à la grille d’Eluard. Avec deux pinces monseigneur, elles forcèrent l’entrée et encerclèrent dans la cour une enseignante qui n’avait pas suivi les conseils du proviseur... L’enseignante en fut quitte pour une bonne frayeur et un arrêt maladie, et la petite troupe fila dans les 5 minutes. Une syndicaliste nous dit simplement son opinion : "Dans cette bande, je suis sûr qu’il y a des jeunes que les flics connaissent bien... je ne serais pas trop étonnée qu’ils aient un joli casier, et que certains flics fassent joujou avec..." Encore moyennement convaincus, mais rendus curieux, mes cinq collègues et moi avons fait le chemin jusqu’à un autre bahut, non loin de là (La Courneuve), dans une zone industrielle pourrie au pied d’une bretelle d’autoroute, où des chiens sans chaîne d’un mètre au garrot erraient en lorgnant les rares passants parmi les hangars remplis d’ordures et de gravats et les voitures dépiautées... Le lycée avait lui aussi été attaqué, le même jour qu’Eluard, une heure plus tard, sans doute par la même bande. La grille avait été défoncée, toutes les fenêtres de la façade avaient été explosées. Et puis la bande avait filé aussitôt. Le proviseur n’était pas très loquace, il ne nous dit pas si la police l’avait appelé pour le prévenir, il n’avait qu’une envie : nous voir déguerpir, et la raison était simple. Ses profs, eux, n’étaient pas en grève. Il leur avait demandé de faire cour "pour assurer une présence adulte dans l’établissement étant donné que cet après-midi, à 15h30, la bande va revenir." Comment le savait-il ? "Oh, des rumeurs." En attendant le retour des casseurs, un flic courageux, en uniforme, visiblement seul, faisait des mots fléchés dans sa bagnole, face au lycée où les élèves, choqués, ne parlaient déjà plus de la loi Fillon... mais attendaient, puisque c’était là la volonté du proviseur appuyé par ses professeurs... le retour des casseurs...

    Un mois avant, une manif lycéenne à Paris avait été terrorisée par 400 "casseurs", je veux dire casseurs-de-lycéens, sous le nez des CRS. Un an après, le même scénario se profile, avec les mêmes menaces qui planent sur les lycées, y compris à Paris intra muros. Et 20 ans avant c’étaient les équipes de TF1 ( !!!) qui filmaient pendant les manifs contre la loi Devaquet les CRS laissant rentrer dans le cortège de la manif des dizaines de skinheads chargés de sacs de boulons. L’époque a bien changé... mais finalement... pas tant que ça...

    Je songe notamment au témoignage d’Emilie Mourgues (anthropo Lyon 2) sur la manif de samedi dernier à Paris. J’y étais, moi aussi, mais je suis arrivé sur l’esplanade des Invalides largement une demi-heure avant la tête du cortège, pressentant nettement qu’il y aurait du grabuge, mais croyant qu’il aurait lieu sur le pont Alexandre III, entre "casseurs" et CRS. En fait, la tension a commencé au moment où la tête de cortège a fait une pause juste avant de déboucher devant Montparnasse. Sur la place, il n’y avait encore que quatre types de personnes : les photographes et les caméramen, les RG, les casseurs-de-manifestants qui échangeaient leur point de vue sur la suite des opérations, et quelques rares électrons libres avec qui j’échangeais des coups d’oeil inquiets. J’ai défait le noeud de mon écharpe, j’ai vérifié mes lacets une dernière fois et j’ai fait tout le chemin jusqu’à Invalides, tout doucement, dans un silence impressionnant. Les voitures des flics étaient loin devant, avec celles de quelques chaînes de télé, et en arrière - mais je ne l’ai su qu’après - les violences commençaient. Sur l’esplanade des Invalides, je suis descendu presque aussitôt vers la Seine, pour repérer les issues : il n’y en avait qu’une, par le quai des Invalides, d’où allait venir la manif contre la privatisation de GDF. Je suis resté à cinquante mètres de la Seine, avec les joueurs de hockey, en hauteur sur un pilier de béton, à observer la tête de cortège apparaître au coin des Invalides, à trois cents mètres au sud. Il y a eu un son de corne, affaibli par la distance, et sur le coup j’ai pensé que c’était simplement une sirène parmi les manifestants. Mais immédiatement, les casseurs-de-manifestants s’en sont pris à la tête du cortège, allant et venant comme des volées de... moineaux. Les CRS ont fait semblant de charger depuis le coin sud-ouest de la place, mais ils ne se sont jamais risqués au centre, et les centaines de "casseurs" qui étaient là, et qui cassaient donc surtout du lycéen ou de l’étudiant, ont bloqué la manif pendant une bonne demi-heure, dans le goulot d’étranglement au coin des Invalides. Il y avait près de moi un officier des RG qui téléphonait tranquillement en observant la zone et qui a pris un accent vaguement américain quand je lui ai demandé ce qui se passait, l’air narquois. Puis j’ai vu défiler une trentaine de types de 30 ans qui avaient tout sauf le look officiel "racaille des banlieues certifiée authentique par le ministre de l’Intérieur", plutôt blouson de cuir à 300 euros, jeans pas baggy et tonfas, et qui arrosaient vaillamment un peu tout le monde, casseurs et manifestants, avec des aérosols lacrymo, en fonçant vers la Seine pour se réfugier du côté des CRS qui ne levèrent pas le petit doigt. Je pensai que c’étaient des types d’Unité radicale, ou d’autres groupes d’extrême-droite, et d’ailleurs ils étaient coursés par des gars du service d’ordre de la CGT... qui, au passage, leur ressemblaient comme deux gouttes d’eau... sauf qu’eux n’allèrent pas se réfugier près des CRS... mais retournèrent en courant vers le cortège... complètement débordés... Bref, la nausée habituelle. Après quoi une fumée noire a commencé à s’élever au dessus des immeubles à l’ouest de l’esplanade, d’une rue qui se trouvait pourtant, je pense, DERRIERE les cordons de CRS, et beaucoup de gens ont commencé à filer avec nous par la dernière issue qui restait, sans panique mais assez inquiets. J’ai vu avec une curiosité amusée - je commence à avoir l’habitude... - le résultat aux JT, et j’ai compris qu’il y aurait comme d’habitude pas mal d’engueulades le soir-même dans les chaumières, les parents disant à leurs enfants : "Je-ne-veux-plus-que-tu-traînes-dans-ces-manifs-si-tu-ne-peux-plus-bosser-au-lycée-à-la-fac-à-la-bibliothèque-contente-toi-de-bûcher-tes-examens-à-la-maison-je-n’ai-pas-la-moindre-envie-d’aller-te récupérer-à-l’hosto-ou-au-service-de-réanimation-ou-au-poste".

    Comme disait Picasso : On met très longtemps à devenir jeune. Mais les parents n’ont pas tous compris ça. Sans parler des ministres...

    Mais c’est en lisant le témoignage d’Emilie Mourgues ce matin que je réalise ce qu’ont subi, de la part des policiers et des journalistes, les manifestants qui sont restés jusqu’au bout.

    C’est une honte... mais c’est une vieille histoire. IL FAUT TEMOIGNER. Et... devenir jeunes...

    Andreas, 29 ans

  • Le 27 mars 2006 à 13:21, par mario

    je comprend pas trop la tournure que ca prend. Comment sais tu qu’elle est fille de gendarme ? et en quoi cela peut rendre son témoignage faux ?
    Qu’est ce qu’on apprend dans son témoignage de toute façon, ? pas grand chose malheureusement.
    Par ailleur, qq’un dit que les médias font toujours la différence entre manifestants et casseurs. Mais c’est bien là le pb, surtout quand les casseurs sont des étudiants comme les autres. Ce qui c’est passé a paris est différent, on a bel et bien des groupes qui s’en sont prit aux manifestants. Mais je parle des cas généraux, ou ils y a celles et ceux qui defendent leurs droit (en résistant a la tentative de la police de casser le blocage des facs par ex) et celles et ceux qui partent en courrant en voyant les crs, on peut comprendre ces dernier-es-s à conditions qu’ils-elles ne traitens pas leurs camarades de casseurs.

  • Le 27 mars 2006 à 12:03, par lat

    reviens sur terre Emilie.
    il y a toujours eu des flics en civil dans les manifs. De plus certian se fotn arreter par d’autre flic lol oui la je veux bien mais sont relache aussitot une fois montrer leur carte. Ton pere gendarme ne ta pas dis ces methodes ?
    je resterai en fin de manif mais je sais a quoi m attendre je veux dire par la si je me fais arreter je laurai bien chercher et cest ca le jeu. aussi si je me prends des coups de je ne viendrai pas pleurer en disant ho les mechants flics ...

    il ny a rien de dramatique a ce que tu racontes ... a croire que tu viens de naitre apres ce week end pluvieux ...
    quie la vie est dure emilie

  • Le 27 mars 2006 à 11:42, par nimportequoi

    Mais attends Emilie pourquoi restes tu apres la vrai manif ???? oui demain jy serai comme dans les autres jy etais. Mais je ferai comme d’hab je partirai des que tout le monde sen ira. la derniere il y avait 200 000 personnes seul une petite poignee sont rester alors que la manif etait fini !!
    sans doute tu en faisait parti ... est tu sur que seule le retrait du CPE t’interesse ?? a mon avis tu va a la manif juste pour la fin de manif attirait par laction et de pouvoir dire jy etais. Je ne doute pas que tu est vu la violence des CRS.
    Maintenant oui je les defends et meme leur methode tout simplement parce que j’habite place de la nation et je travail et que j’ai pas envie de voir ces petits manifestant casseurs revolutionaire bloquer la place.

    De + chere Emilie tu te contredis. Sur les 3000 flics il fallait preciser que c’etait une source média , mais dans ton jolie petit texte de propagande tu ne le fait pas comprendre dans ce sens la.

    De + encore a propos de ton papa gendarme certe les unites mobile oont un boulot different de ton papa, mais dans la gendarmerie, larmee, la police les methodes de base reste les memes.
    ( par exemple ne pas parler sous la torture les flics apprennent cela, ou encore faire dire la verité en gueulant fort et precher le vrai du faux etc )

    Avec ta réponse tu confirmes bien que tout ca est bidon ;
    demain va a la manif et rentre chez toi pour diner ta mere sera contente et ne se fera pas de souci en sedemandant ou tues et ce que tu es entrain de faire ...

  • Le 27 mars 2006 à 11:01, par emilAIE

    Je vous invite donc à restez jusqu’à la fin de la prochaine manif parisienne, une fois que les casseurs sont tous partis sous les yeux de 3000 flics, restez pour VOIR, voir qui ils arrêtent et comment ! Une fois que vous aurez effectué cette démarche citoyenne, nous reparlerons de mon appartenance aux groupuscules anarchistes ou autres, mais pas avant !!!

  • Le 27 mars 2006 à 10:56, par emilAIE

    Pour savoir combien étaient les flics, j’ai fais comme toi, j’ai regardé les infos ! Mon père est gendarme dans une petite brigadede la région où il gère le matériel et les appels de civils alors il est un peu loin des Gendarmes mobiles de Paris. Tu n’as qu’à te rendre à la prochaine manif parisienne et restez jusqu’à la fin, et je parle de la vraie fin, regarde les casseurs partir (avec 3000 flics bloquant la place) et les derniers qui se font encerclés une demie heure apprès le dépard des casseurs et on en reparlera !

  • Le 27 mars 2006 à 01:11, par emilAIE

    Je comprends ton état de choc. Je n’ai que ma parole et celle d’autres que je me permets de joindre à cette réponse :

    Je suis lycéen a recamier (2°) j’etait a paris jeudi et je n’ai pas vu les
    > meme scenes qu’emilie mais j’en ai vu de bien semblables, en voulant
    > sortire un de nos amis d’un amas de casseurs ki le tabassaient on s’est
    > retrouvé en face de jeunes de notre age qui nous tapaient dessus au poing
    > americain et qui nous lancaient des grenades lacrymogenes, grenades
    > identiques a celle lancé par les flics... de plus un autre jeune possedait
    > !une espece d’aerosol a lacrymo lui aussi identique a ceux utilisé par les
    > crs... alors je veux bien que ces jeunes soient suicidaire au point de
    > rentré dans les crs et de leur volé ces objets, a savoir que ceux qui
    > porte les grenade sont derriere les autre crs donc il me parait improbable
    > que meme des jeunes tres entétés aient reussi a volé ces grenades au crs,
    > il est beaucoup plus envisageable qu’elle aient été fourni par les flics
    > eu meme . Alors si tu veiux des preuves vient m’aider a defendre les
    > femmes et les vieux qui se faisaient tapé dessus et t’en aura des
    > centaines sous les yeux !! Xavier

  • Le 27 mars 2006 à 01:08, par emilAIE

    Je comprends tout à fait qu’on ne me crois pas. Je sais que le métier de flic n’est pas facile, pour preuve, mon père est gendarme ! En ce qui concerne les preuves, assistancejuridiquecpe@hotmail.fr m’a contacté car ils ont pleins de témoignages de la sorte, et ces pratiques d’infiltrations policières et cette tactique de pourrissement du mouvement parla violence ne serait pas nouvelle : lors des manifs contre le projet dégradants proposé par Baladur quelques années auparavant, il semblerait que des témoignages similaires aient été recueilli !
    En ce qui concerne les gaz lacrimo, vous m’accuserez certainement de crime utopique, cependant, j’aspire à une existence plus digne que celle qu’on me propose, et mes yeux s’y feront !

  • Le 27 mars 2006 à 01:01, par emilAIE

    Emilie.Mourgues@univ-lyon2.fr

  • Le 26 mars 2006 à 23:46, par Quentin

    Bonjours je suis un lycéen parsien.
    Lors de cette manif je n’ai pu y aller vu que des casseurs sont venu pour briser notre blocus. Et ayant des contacte dans plusieurs lycée du 95, ce n’était pas un un cas isolé.
    J’ai reçu cette email dans ma boite au lettre, cela m’a choqué et je pensais continuer à passer cette info mais avant je voulais être sur que se ne soit pas de l’intox. Je ne remet pas en doute votre paroles mais j’aimerais en vu d’un article recouper plusieurs témoignage pour dénoncer c’est pratique.

    Ci vous été témoin de telle actes pourriez vous me contacter : à l’adresse suivante : quentinlabellette@msn.com

  • Le 26 mars 2006 à 21:21, par photos des lyonnais montés à Paris jeudi 23 mars

    j’attire votre attention sur la création d’un blog ou se trouve les photos
    des lyonnais en visite a Paris jeudi dernier
    voici l’adresse :
    [>http://thiphainebuccino.skyblog.com]

    [ cpdt elles ne traitent pas des casseurs mais des personnes engagées dans la manifestation de jeudi dernier...ne vous attendez donc pas à des images choc ]

    merci

  • Le 26 mars 2006 à 20:17

    Je suis lycéen a recamier (2°) j’etait a paris jeudi et je n’ai pas vu les meme scenes qu’emilie mais j’en ai vu de bien semblables, en voulant sortire un de nos amis d’un amas de casseurs ki le tabassaient on s’est retrouvé en face de jeunes de notre age qui nous tapaient dessus au poing americain et qui nous lancaient des grenades lacrymogenes, grenades identiques a celle lancé par les flics... de plus un autre jeune possedait !une espece d’aerosol a lacrymo lui aussi identique a ceux utilisé par les crs... alors je veux bien que ces jeunes soient suicidaire au point de rentré dans les crs et de leur volé ces objets, a savoir que ceux qui porte les grenade sont derriere les autre crs donc il me parait improbable que meme des jeunes tres entétés aient reussi a volé ces grenades au crs, il est beaucoup plus envisageable qu’elle aient été fourni par les flics eu meme . Alors si tu veiux des preuves vient m’aider a defendre les femmes et les vieux qui se faisaient tapé dessus et t’en aura des centaines sous les yeux !!
    Xavier

  • Le 26 mars 2006 à 19:00, par ARAMIS

    Des preuves ? avant ou après fouille au corps ? Et quand il y preuve, celà peut-il encore suffire pour changer durablement ce genre de comportement faisant partie intégrante de la gestion de manifs depuis au moins 68 ?

    Et les pauvres gens d’Outreau insultés et maltraités par la vindicte populaire drivée par le monde politico/judiciairo/policier, avaient-ils vraiment des preuves des dérives qu’ils ont subit avant d’être enfin reconnus dans leurs droits et entendus dans la dénonciation de ces dérives "insoupçonnées" ?

    Ne vous inquiètez pas, c’est en marche (avec tous les nouveaux moyens miniaturisés existants pour donner des preuves) et certains ont du mourron à se faire. ARAMIS

  • Le 26 mars 2006 à 18:42, par el dindoun

    Je n’ai pas de preuve de ces faits mais j’ai déjà vu dans une manif anti lepen à rouen un jeune qui envoyait tout ce qu’il trouvait par dessus des barrières en direction des policiers.
    15 minutes plus tard alors qu’un autre jeune balaçait des canettes, j’ai vu le premier jeune balancer le deuxième par dessus les barrières et le filer aux flics ;

    pas de preuve sauf ma parole.

    De plus, la loi les autorise a faire des actes illégaux pour rentrer dans un gang, ou autre. Pourquoi ne le feraient-ils pas quand ça les arrange ? Dans l’histoire on a ça tout le temps : le messager de lénine était flic, le pote de trotsky était stalinien, la stasi était partout ; d’après france inter, le gang anti capitaliste qui a enlevé Patricia Hearst était dirigé par un infiltré du FBI, ... coluche en parlait déjà dans un sketch, des attentats en italie ont été commis par les Services Secrets,

    et aussi la police passe son temps a faire des choses illégales, du plus simple ( genre être en double file pour aller acheter du pain après avoir viré les autres voitures au même endroit ( croix de pierre, rouen) ; au plus étonnant ( bruler une paillotte en corse, refuser d’aider un juge lors d’une opération ), au plus grave ( fausses dénonciations ( violences faites à agents ) , torture et non dénonciation de torture , séquestration ( centres de rétentions ) ), et non application des lois du travail : un patron peut licencier, voler du fric avec ses actions, et aura l’aide de la police quand les travailleurs veulent l’en empêcher

  • Le 26 mars 2006 à 18:01

    A part les insultes, est-ce que vous pouvez aussi être un peu réaliste ? Je suis égoïste ? Peut-être. Mais si c’est dans ma nature, je l’ai droit de l’être. Je n’y peux rien. Vous n’avez qu’à être solidaire avec qui vous voulez et partager tout ce que vous gagnez, mais dans une société vraiment démocratique vous n’avez pas le droit de m’obliger à vivre comme vous. Si ma façon de gérer mon existence n’est pas acceptée en France, je vais quitter ce pays avec tous les emplois que j’aurais pu créer, comme l’ont fait beaucoup d’autres avant moi. C’est ça la réalité. La France va rester avec ses hordes d’assistés et personne pour les entretenir. Il n’y aura plus de CNE et de CPE, car il n’y aura plus d’employeurs.
    Je suis bien d’accord avec vous en ce qui concerne l’utilité (strictement intellectuelle) de l’anthropologie ou d’autres domaines non productifs. Mais de combien d’anthropologues a besoin un pays ? Et croyez-vous que d’autres pays plus libérales n’ont pas, eux aussi, d’anthropologues ? Est-ce que nos anthropologues à nous sont meilleurs que ceux, par exemple, des États-unis ? La France ne rayonne plus dans aucun domaine, malgré les subventionnes, voilà la réalité. Et pourquoi ? Parce que nous préférons la quantité à la qualité. Des élèves qui n’ont jamais subi aucune sélection, qui rêvent d’être intellectuels et en aucun cas artisans, et qui n’ont la plus part aucune passion et aucune vocation, se jettent sur tous les facs qui peuvent leurs fournir un diplôme, n’importe lequel. Il y a de la place à la fac pour tout le monde, peu importe qu’après il n’y a pas d’emplois à la clé. Moi je veux bien payer pour que la France ait le meilleur institut d’anthropologie dans le monde, mais je n’ai aucune envie de payer pour les milliers d’étudiants qui, faute d’autre chose, deviennent anthropologues parce qu’ils veulent avoir un diplôme. Il doit y avoir un numerus clausus et une sélection à l’entrée, accepter seulement les étudiants les mieux préparés et les plus motivés, et juste le nombre qu’il faut pour qu’ils puissent avoir un emploi garanti et un bon salaire. Et là, monsieur, je veux bien payer, mais pas directement aux étudiants, mais à l’institut qui les emploie et à qui j’ai le droit aussi de demander des résultats. C’est-à-dire faire rayonner l’anthropologie française partout dans le monde, pour que je sache que mon argent a été bien utilisé et pas gaspillé.

  • Le 26 mars 2006 à 17:00

    En avançant ce genre d’attitude de la part de la Police, il serait tout de même intéressant de pouvoir fournir des preuves !!
    Habitant dans une cité en province, j’ai vécu de prêt les évènements qualifiés de violences urbaines. Et je peux vous dire que ce ne sont pas des policiers qui se sont amusés à mettre le feu à ma voiture !!

    Et quand je regarde les informations avec les journalistes qui filment les agressions gratuites dont sont victimes les étudiants qui manifestent contre le CPE, je ne pense pas que ces individus aient "l’autorisation" du gouvernement pour passer à tabac ou voler !!

    Quand on tient ce genre de propos, fournissez des preuves car je trouve que le travail des policiers ou de gendarmes est de plus en plus dur dans cette société de purs consommateurs égoïstes et que la critique est facile.
    Allez passez quelques heures auprès des gendarmes et autres présents sur des manifestations où ils se prennent divers objets (matelas en feu, cocktails Molotov, cailloux...) et vous verrez que ces objets ne sont pas faux et que ce n’est pas un jeu.

    Quant au gaz lacrymogène, aux coups de matraque, il n’est pas évident, je pense, dans une foule de milliers de personnes, de pouvoir cibler précisemment une personne. Et si pose souci à certains d’avoir les yeux rouges : restez chez vous ou allez en cours pour réviser en vue des examens de fin d’année ou allez bosser pour cotiser pour la retraite.

  • Le 26 mars 2006 à 16:28, par ARAMIS

    Chère Emilie,

    Je ne suis pas électricien (et quand je vois ce que l’ostrogoth a écrit, je me dis que tous les électriciens devraient lui river son clou, mais il doit être plus facho qu’électricien, donc..), mais un ancien docker devenu érémiste, qui a commencé à bosser à la chaîne à 14 ans et qui avait 17 ans en 68. Papon était préfet de police de Paris...

    J’avais entendu parlé du coup des appariteurs (faux casseurs de la police) par des copains étudiants et j’ai pu en voir moi-même par la suite, de ces "casseurs" cartés police ou SAC ou d’autres officines ayant ayant "autorisation" de casser devant les journalistes et caméras amies (d’où l’attente du signal avant d’attaquer des CRS et de la BAC) et pour entraîner les inconscients qui suivent bêtement dans le piège, où les emmenaient volontairement les soi-disants casseurs, en vue de justifier les charges de CRS au journal de 20 h. Le but était bien sûr d’intoxiquer l’esprit du populo en montrant des "casseurs" violents souhaitant le chaos, en détruisant tout sur leur passage, un classique. Rien de mieux pour renverser l’opinion apte à avaliser au départ une démarche légitime.

    Je comprends ta surprise et ton écoeurement, maintenant tu sais et tu ressent maintenant à ton tour cette colère sourde que je ressentais quand j’en faisais part devant des esprits dubitatifs, quand ce n’était pas des courges du genre de l’électricien UMP, ces "bien pensants" hypocrites qui m’accusaient de provoquer la haine par cette dénonciation.

    Merci d’avoir témoigné et sache que de très nombreuses personnes l’ayant vécu, comprennent le sentiment d’inquiétude qui t’étreint, au regard ce qu’est devenue notre soi-disante démocratie. Il est temps que ce peuple se réveille et que ceux qui ont participer ou profité de ces dérives inadmissibles rendent des comptes. ARAMIS

  • Le 26 mars 2006 à 16:03, par Lyre

    Salut
    suis étudiante à PAris 5, je voudrais diffuser ce genre d’info pendant les manifs mais je voudrais en être sure, est-il possible d’entrer en contact avec Emilie ?
    Merci lyrelepee@yahoo.fr

  • Le 26 mars 2006 à 14:37, par Stéphane

    moi, étudiants belge venu soutenir les camarades français ai vécu la même histoire devant la Sorbonne... les noirs, arabes, et autres têtes de gauchistes ont fini au poste après qu’on se soit fait encerclés, tabassé, photographiés et gazés pendant 2h pour avoir... manifesté.
    mon pote avec qui j’étais venu s’est retrouvé en garde à vue durant 20h !!!!! en se faisant traiter de "sale belge" de "rentre dans ton pays p’ti con" sans qu’on lui ai jamais rien reproché officiellement à part le fait d’être présent dans une manifestation.

  • Le 26 mars 2006 à 13:07, par cecilette

    desolée mais ton temoignage passe en lien et arrive en chaine.Est ce bien un temoignage authentique ??Je suis choquée

  • Le 25 mars 2006 à 13:59

    Nous sommes un collectif d’élèves avocats de Bobigny (93) formé depuis peu pour fournir conseils et assistances juridiques en cas d’interpellations en marge des manifestations contre le cpe. Notre initiative est autonome et indépendante de tout mouvement politique ou syndical.

    Devant la multiplication des témoignages attestant d’une "collusion" innadmissible entre police et "casseurs" (déjà vue lors du mouvement contre le CIP en 1994), qui attesterait d’une véritable stratégie politique du pourrissement par la violence, nous cherchons à récolter un maximum de témoignages ou d’éléments de preuves (photos, vidéos...)

    Merci donc, si vous le pouvez, de témoigner sur notre adresse mail des évènements dont vous avez été les témoins lors de la manifestation parisienne aux invalides :

    assistancejuridiquecpe@hotmail.fr

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