Création de la GALE (Groupe Antifasciste Lyon et Environs)

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Face à une parole raciste de plus en plus décomplexée, s’ajoutant à la haine homophobe qui a envahit nos rues pendant de nombreux mois libérant par la même occasion la violence des groupuscules nationalistes radicaux.
Face aux limites des collectifs existants, nous militant-e-s antifascistes avons décidé de créer la GALE.
Voici le texte de présentation du Groupe Antifasciste Lyon et Environs.

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Lyon capitale de la Résistance ? Ou Lyon capitale de la collaboration ?

Depuis toujours terreau idéologique de l’extrême-droite, voilà bientôt quatre ans que Lyon est devenue, progressivement, la base nationale de développement des groupuscules nationalistes les plus radicaux.

Dans un contexte où le Front National lisse son discours pour se rendre plus respectable, les groupes radicaux profitent de l’espace politique qui leur est ainsi laissé pour connaître un sursaut d’activité.
Ce n’est d’ailleurs pas cette dédiabolisation du FN qui lui retire ses senteurs racistes et fascistes.
C’est son discours et son vocabulaire, comme la "préférence nationale", qu’utilisent les groupuscules violents.

Voilà donc quatre ans que Lyon sert de laboratoire à l’extrême droite. Quatre ans de résistance, par des manifestations antifascistes, par des dialogues et sensibilisations menés par le Collectif de Vigilance contre l’extrême droite (CV69) auprès des différents interlocuteurs institutionnels. Quatre années qui nous montrent que cela ne suffit pas, ne suffit plus !

Le développement de ces groupes fantasmant un « pays réel » blanc et chrétien n’est rendu possible que par un contexte politique et social favorable.
La « crise économique » et le chômage de masse accentuent la compétition entre les individus et le chacun pour soi.
Ce morcellement social en « communautés », inspirés des pays anglo-saxons, n’est pas pour déplaire aux leaders religieux et politiques.

Ainsi, diviser pour mieux régner, telle est la logique qui fait toujours recette. Les dirigeants politiques gestionnaires d’un système économique qui les dépassent, incapables d’apporter des solutions aux crispations sociales et à leurs conséquences, suivis par des médias trop inconséquents pour voir plus loin que le bout de leurs « scoops », n’hésitent pas à pointer du doigt les soi-disantes dérives communautaristes de certaines franges de la population.

Et à ce titre, les musulmans sont leur cible préférée depuis une bonne dizaine d’années.
Quand ce n’est pas ce soi disant péril musulman ou "islamiste" qui menace la « cohésion républicaine », ce sont les « jeunes de banlieue » et les rroms qui remportent la majorité des suffrages à l’élection du bouc-émissaire idéal.

Constamment, certains médias et intellectuels, ainsi que toute une partie de la classe politique reconstruisent des profil-types de l’ennemi intérieur et des classes dangereuses, au gré de l’actualité et des élections.
C’est cette entreprise de stigmatisation de certaines catégories de la population qui encourage les disciples du racisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme et de l’islamophobie. Ce sont les lois discriminatoires et la politique d’expulsion qui justifient leur discours. C’est le développement du tout sécuritaire, de la surveillance généralisée et les violences policières qui favorisent leurs agressions.

  • Parce que nous voulons participer au développement d’une solidarité avec tous ceux et celles qui veulent pouvoir vivre dans leur quartier, leur ville, sans subir la violence des groupuscules nationalistes et le harcèlement sécuritaire et policier.
  • Parce que nous voulons nous associer à ceux et celles qui luttent déjà contre les discriminations institutionnelles et les expulsions.
  • Parce nous entendons soutenir les mouvements de lutte pour les droits des femmes, des homosexuels, des transgenres et lutter contre la remise en cause de droits fondamentaux comme l’IVG (avortement).
  • Parce que nous nous sentons solidaires de ceux et celles qui se battent pour gagner de nouveaux droits dans le monde du travail.
  • Parce qu’il n’est plus question de se résigner et d’avoir peur : Relevons la tête !

Construisons ensemble solidarités et autodéfense populaire contre le capitalisme et ses chiens de garde nationalistes ! Notre lutte ne s’arrête pas à des valeurs morales mais bien à un projet de société : La lutte antifasciste et antiraciste doit redevenir populaire !

Nous appelons ainsi toutes les bonnes volontés à nous rejoindre, et créons ici et maintenant la GALE : Groupe Antifasciste Lyon & Environs.

- Lyon, ville riche de luttes populaires.
- Lyon, ville de résistance au fascisme, à la haine et à la barbarie.
- Lyon, ville de partage et de métissage.

- Lyon, la populaire,
- Lyon, la cosmopolite,
- Lyon, la solidaire,
Lyon, l’antifasciste !

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P.-S.

Nous contacter : gale [ ] riseup.net
En pièce-jointe, le tract distribué à Oullins samedi 9 novembre.

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  • Le 15 novembre 2013 à 22:43, par DJOU

    Voici le communiqué distribué par des militant-e-s ce vendredi soir à Oullins.
    Trois interpellations pour distribution de tract outrageant selon le BAC.
    Une heure au poste et libération des trois camarades.
    A priori, il est interdit de tracter à Oullins quand on n’est pas d’accord avec le Maire !

     PRESSION FACE A LA SOLIDARITÉ »

    Le Samedi 9 novembre, un rassemblement xénophobe était organisé par le maire d’Oullins s’opposant aux relogements d’environ 300 refugié-e-s sur un terrain du Grand Lyon. Nous militant-e-s de la GALE (Groupe antifasciste Lyon et Environ) avions décidé d’exprimer notre solidarité aux demandeurs d’asile en distribuant des tracts aux riverain-e-s hostiles ou non à leur arrivée. S’en est suivit des insultes et propos haineux des partisans du Maire (Front National, identitaires, UMP...) auxquels nous avions décidé de ne pas réagir.

    Au moment de quitter la place, nous avons décidé de lancer quelques slogans « Solidarité avec les sans-papiers » au début du discours du Maire. A ce moment là, la police a eu ordre de nous « dégager de la place », ce qui fut fait d’une manière extrêmement violente : coups de tonfa, coups de poings, insultes et tout ça sous les applaudissements des partisans et du Maire lui-même. Conséquence de cette évacuation plus que musclée : une personne âgée renversée par les forces de l’ordre (nous lui souhaitons un prompt rétablissement), des personnes choquées par la violence de la scène et deux militant-e-s arrêtées.

    [Nous tenons d’ailleurs à dénoncer la scandaleuse désinformation du Maire et de Clément Delorme (conseiller municipal) qui ont essayé de nous faire porter la responsabilité de la chute de la personne]

    L’un deux est poursuivi du motif habituel utilisé par les policiers pour arrondir leur fin de mois : outrage, rébellion et violences sur agent.

    Cette action de la GALE ne sera pas la dernière concernant les réfugié-e-s relogé-e-s à Oullins et ailleurs ! Nous remercions les soutiens sur place car tous les Oullinois et Oullinoises ne partagent pas les idées racistes du rassemblement du Maire de la commune.

    Solidarité avec tous les sans-papiers !
    Uni-e-s face à la répression !"

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