Journée mondiale de lutte contre le sida le samedi 1er décembre

630 visites
1 complément

Depuis 1988, le 1er décembre est la Journée mondiale de lutte contre le sida. Cette année, rendez-vous à 18h place Bellecour, pour une marche inter-associative jusqu’aux Terreaux.

La pandémie mondiale de VIH/sida n’est plus la même aujourd’hui qu’en 1988, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a créé la Journée mondiale de lutte contre le sida le 1er décembre. Ces dernières années, en particulier, les outils de prévention et les traitements disponibles ont fortement évolué.

Pour les personnes séropositives suivies médicalement, bénéficiant d’un traitement antirétroviral efficace (dont la charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus dans le sang, est indétectable depuis plus de six mois) et non touchées par une autre infection sexuellement transmissible, on sait depuis 2008 qu’elles ne transmettent pas le VIH par voies sexuelles - ce qu’on appelle l’effet TASP (pour Treatment as prevention).
Les personnes séronégatives peuvent se faire dépister en CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic), en laboratoire avec une prescription de leur médecin traitant ou dans certains lieux associatifs communautaires. Les auto-tests disponibles en pharmacie permettent aussi de connaitre son statut sérologique en 15 minutes (pour des risques pris jusqu’à trois mois auparavant).
En cas d’exposition accidentelle au virus (oubli ou rupture de préservatif, partage de seringue, exposition au sang...), les personnes séronégatives peuvent bénéficier d’un TPE (traitement post-exposition). Elles doivent se rendre à l’hôpital (au service VIH ou aux urgences), de préférence dans les 4h et au maximum dans les 48h, et de préférence avec leur partenaire en cas de risque sexuel. Des médecins peuvent évaluer le risque et prescrire un traitement anti-rétroviral pour bloquer la multiplication du virus et empêcher la contamination.
Les personnes séronégatives qui prennent des risques peuvent aussi bénéficier d’un traitement préventif : la PrEP (la prophylaxie pré-exposition). Au cours d’une période d’exposition à un risque de contamination, les médecins des services VIH ou des CeGIDD peuvent prescrire un traitement anti-rétroviral utilisé comme stratégie de prévention, accompagné d’un suivi renforcé et individualisé en santé sexuelle.
Et toutes ces nouvelles stratégies s’ajoutent aux outils de prévention ou de réduction des risques éprouvés depuis le début de l’épidémie, comme le préservatif ou le matériel à usage unique pour les consommateur·trice·s de drogues.

Mais si la pandémie a évolué, elle n’en est pas moins importante. En France, plus de 170 000 personnes vivent avec le VIH, et 6 000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année, un chiffre stable depuis des années. Dans le monde, 36,9 millions de personnes vivent avec le VIH et seules 21,7 millions bénéficient d’un traitement. Et le VIH touche plus fortement les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les femmes nées à l’étranger en zone de forte endémie, les personnes détenues, les consommateur·trice·s de drogues injectables, les travailleur·se·s du sexe et les personnes trans.
C’est pourquoi la mobilisation contre le VIH/sida doit continuer :
pour un accès effectif aux traitements pour tou·te·s et dans le monde entier
contre la stigmatisation et l’exclusion des personnes vivant avec le VIH
pour le développement de la recherche et de la prévention
pour la mémoire et le souvenir des personnes décédées de la maladie
pour l’information, la prévention et la sensibilisation contre l’épidémie

Rendez-vous samedi 1er décembre à 18 heures pour une marche qui partira de la place Bellecour pour aller jusqu’à la place des Terreaux ; puis à 19h30 pour un moment de commémoration aux Terreaux ; enfin à partir de 20h au Centre LGBTI pour une soirée au profit du Sidaction.

Pour en savoir plus sur l’épidémie de VIH/sida, vous pouvez consulter :
- la brochure « Le VIH en 2019 »
- les sites d’information vih.org et seronet
- les sites des associations Act Up-Paris ou Aides
- les émissions d’On est pas des cadeaux !

Et pour rencontrer des militant·e·s, consulter des soignant·e·s, discuter de vos pratiques ou vous faire dépister, vous pouvez aussi vous rendre
- au Centre de santé et de sexualité (5 rue du Griffon, lyon 1)
- au CeGIDD, à l’hôpital de la Croix-Rousse ou Edouard Herriot
- dans les associations de réduction des risques ou de santé communautaire : Keep Smiling, Ruptures, Pause diabolo, le Planning familial, FRISSE, Cabiria, Les soeurs de la perpétuelle indulgence...

samedi 1er décembre 2018

Journée mondiale de lutte contre le sida

18h00 - 23h00
Place Bellecour, puis place des Terreaux, puis Centre LGBTI

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Le 28 novembre 2018 à 22:47, par

    ps : la marche est organisée par les Soeurs de la perpétuelle indulgence - Couvent des traboules : http://couventdestraboules.org/

Publiez !

Comment publier sur Rebellyon.info?

Rebellyon.info n’est pas un collectif de rédaction, c’est un outil qui permet la publication d’articles que vous proposez. La proposition d’article se fait à travers l’interface privée du site. Quelques infos rapides pour comprendre comment être publié !
Si vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à nous le faire savoir
via le mail contact [at] rebellyon.info

Derniers articles de la thématique « Droits sociaux - santé - services publics » :

>Les vrais casseurs s’attaquent à nos retraites

« Ce n’est ni en ressuscitant un État providence moribond ni en acceptant la société capitaliste et patriarcale que nous trouverons une solution à la problématique du vieillissement de la population. » Retour sur la future réforme des retraites par l’Union Pour le...

>[Nantes] Perquisition puis garde-à-vue pour une médic

Une medic de Street Medic Nantes a été perquisitionnée et placée en garde-à-vue ce mercredi 19 juin, elle découvre alors être ciblée par une enquête préliminaire pour des faits d’exercice illégal de la médecine, ainsi que de participation à un groupement en vue de commettre des violences sur personnes...

› Tous les articles "Droits sociaux - santé - services publics"