Pas de remise à la rue pour certains-es, mais toujours pas de solutions pour d’autres !

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Communiqué du Collectif des Professionnels de l’Urgence Sociale suite au rassemblement du 10 avril devant la DDCS pour dénoncer à nouveau les graves manquements de l’État à sa mission de protection et d’hébergement des citoyens les plus fragiles.

Suite au silence des pouvoirs publics face aux récentes mobilisations pour défendre l’application du droit à l’hébergement (dont celle du 10 Avril 2015, qui a rassemblé plus de 200 personnes), nous avons été reçus par le directeur de la Direction Départementale Cohésion Sociale, Monsieur MAY-CARLES.
Ainsi nous avons appris que les 624 personnes, hébergées dans les structures hivernales et restées sans solution à la fin du Plan Froid, ne seront pas remises à la rue. Des nuitées d’hôtel seront proposées en attendant l’ouverture au 30 avril 2015 de 300 places pérennes d’hébergement et 120 nouvelles places en Juillet 2015. Pour les 204 autres, les nuitées d’hôtel seront pérennisées, nous dit-on...

Cet engagement solennel est le moindre mal et nous veillerons à son application en revanche ces dispositions ne sauraient suffire :
- Soulignons le caractère insupportable de ces annonces au jour le jour, laissant les personnes dans l’insécurité face à leur devenir et les associations dans le flou le plus total. Rappelons les récentes déclarations de Sylvia PINEL, précisant « un recours exceptionnel aux nuitées d’hôtel »...
- Qu’en est-il des personnes dont les besoins ne relèvent pas d’une prise en charge à l’hôtel ?
- Qu’en est-il pour les 1500 personnes laissées pour compte du plan froid ?

Nous n’aurons aucune réponse à notre demande, à savoir la création de 2000 places d’hébergement adaptées dans le Rhône. Si ce n’est une remise en cause de nos chiffres, enregistrés par le 115, quant au fait qu’il s’agirait de personnes « pas vraiment à la rue » (réponse de Mr May-Carles lors de notre rencontre durant le rassemblement devant la DDCS le 10 Avril 2015) !

Face à ce manque de résultat, face à la politique des pouvoirs publics, nous ne pouvons par ailleurs qu’être consternés face à la multiplication des expulsions des différents campements et occupations des personnes sans solution d’hébergement.
Car bien que ces lieux de survie ne représentent pas « une solution satisfaisante », contrairement à ce que soulignait Mr May-Carles (article de libération en date du 4/12/2014), le fait est qu’aucune solution de relogement n’est ni proposée, ni envisagée.

C’est le principe d’accès immédiat au dispositif d’hébergement qui n’est pas respecté.

C’est le principe d’accès inconditionnel à l’hébergement de toute personne en situation de détresse médicale, psychique ou sociale qui est bafoué.

Ce sont les lois de la République qui sont piétinées.

Jusqu’où irons-nous dans l’inacceptable ?


Le Collectif des Professionnels de l’Urgence Sociale

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