Plus Bure sera leur chute : Revue de presse acide

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Le Camp de Bure qui se veut être un lieu de rencontre et une opportunité de renforcement de la lutte locale contre le projet CIGÉO d’enfouissement nucléaire a commencé depuis le 1er août et se terminera le 10 août.

Comme souvent pour ce genre d’événement, le traitement médiatique du camp est déplorable, réduisant par exemple le nombre de participants de 700 (300 selon les flics) à une petite soixantaine d’activistes !

Ayant anticipé cette mauvaise presse, un automédia a été mis en place sur le camp : http://vmc.camp, il revient sur l’information très partielle et partiale produite par les médias mainstream ...

Décidément on peut faire tous les efforts pour se rendre intelligibles, au prix de se prêter à des exercices médiatiques qui ne nous correspondent pas, on constate qu’au final le monde journalistique dans sa majorité produit un travail bâclé. On se demande si finalement il s’agit d’incompétence ou de malveillance, tant le résultat est pathétiquement éloigné de l’information construite, argumentée que nous nous efforçons de produire collectivement au sein de notre équipe automédia.

Faisons un petit tour d’horizon de la cascade d’articles nauséeux que nous avons eu le déplaisir de découvrir au petit matin et tout au long de la journée et qui illustrent les méfiances que nous concevons à l’égard des médias mainstream et de l’information très partielle et partiales qu’ils produisent.

Commençons avec le plus affligeant : la dépêche AFP rédigée par M. Paul Aubriat

– nous ne sommes pas une soixantaine mais 700 selon les cantines qui servent nos repas (et 300 selon les gendarmes qui aiment diviser les chiffres par deux. Espérons que sa collègue, qui écrit pour libération saura s’y retrouver dans ses comptes avec cette estimation.

– nous n’empêchons personne d’autre que les forces de l’ordre et les idées nauséabondes d’entrer sur le campement. Si ce M. Aubriat s’est senti empêché d’y entrer, c’est sans doute parce qu’il n’a jamais pris le chemin qui mène de Bure à Luméville. Plusieurs journalistes ont déjà visité le campement et su laisser leur matériel d’enregistrement et leur étiquette à l’entrée (certain-es s’installent même pour plusieurs jours).

– il doit y avoir une prime pour l’utilisation du mot ZAD pour qu’on s’obstine tellement à vouloir nous voir en créer une. Cette insistance frise l’obsession dans la presse depuis que nous avons initié ce campement.

– lors de la conférence de presse ce monsieur semblait très contrarié que nous ne donnions pas notre nom alors que les dépêches AFP ne sont pas signées alors qu’elles peuvent colporter sur des dizaines de médias des informations erronées.

Passons à sa collègue Sandrine ISSARTEL, qui a publié pour Libération et qui, après s’être déplacée jusqu’au camp, y être entré et que nous lui ayons consacré une heure de temps à lui expliciter longuement notre projet et nos motivations, a réussi en fin de compte à titrer que nous interdisions toute visite et que nous avions une communication hostile...

La suite à lire sur : http://vmc.camp/2015/08/05/revue-de-presse-critique

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  • Le 6 août 2015 à 14:04, par bernard

    je suis resté deux jours à Bure et en suis revenu très content. L’organisation est bien pensée et opérationnelle, l’ambiance très libertaire et les débats de bonnes tenues. Au moins 800 personnes chaque jour, ce qui fait qu’au moins trois mille personnes vont y passer sur les 10 jours. On y croise une militance venues de toutes les contestations de la gestion des espaces ruraux et urbains y compris des frontières étatiques. Personne ne fait de la ZAD un machin à mettre au-dessus du lot, au contraire beaucoup ont conscience de la nécessité de faire évoluer les discours et pratiques car l’Etat s’adapte aussi et a le temps pour lui. Il faut donc se penser et agir dans la durée. L’idée de penser à nouveau la commune émerge dans les têtes.
    Reste le problème de l’organisation permettant de ne pas perdre la mémoire et de travailler sur le long terme. Cela a été pris en compte dans les débats auxquels j’ai pu assister mais non explicité clairement.
    En tous cas cette initiative aura sans doute un impact non négligeable sur l’orientation des luttes à venir. et c’est tant mieux !
    Bernard

  • Le 6 août 2015 à 11:49, par Bernard

    Je suis resté deux jours à bure et en suis revenu très content. Tout est très bien organisé, l’ambiance très libertaire et la qualité d’écoute dans les débats telle qu’elle devrait être partout : humaine et ouverte. De plus il y a vraiment beaucoup de monde que j’estime à 800 personnes, mais sur les 10 jours se sont plusieurs milliers de personnes qui vont passer. D’un point de vue politique il y a une réelle présence d’une militance impliquée sur les luttes remettant en cause la gestion des territoires y compris la problématique des frontières et il est vrai que personne là-bas ne fait des zad le nec plus ultra des luttes. Mon souhait est que cette initiative s’inscrive dans une démarche de la construction d’un mouvement anti-autoritaire et qui pose donc aussi le problème d’une organisation permanente sinon l’expériene acquise se dilue et tout est à recommencer à chaque fois.
    bernard

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