Révolution jaune ?

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zbeul hiver 2018/2019 | Gilets Jaunes

Est révolutionnaire ce qui déclenche effectivement une révolution. Ces derniers mois, on a l’impression tenace d’être pas passé bien loin avec la fronde des gilets jaunes et sa phase quasi insurrectionnelle, entre fin novembre et mi-décembre 2018.

Comme dans les histoires, où les révoltes sont déclenchées par un impôt injuste levé par un souverain tyrannique et une mauvaise récolte, ici tout commence par une « grogne » populaire contre les taxes sur le carburant [1]… Très vite surgissent des occupations de ronds points aux quatre coins de l’hexagone (contre toute logique géométrique), les radars sont sabotés sur tout le territoire, des blocages massifs ont lieu sur les principaux axes autoroutiers (avec en prime quelques incendies de péages et d’une gendarmerie), les manifestations tournent à l’émeute dans des dizaines de ville et ciblent ce qui peut ressembler de près ou de loin aux sièges du pouvoir gouvernemental ou économique. À Paris, Bordeaux, Toulouse, au Pouzin, à Saint-Étienne, à Caen, Metz, Dijon, Montpellier, au Puy-en-Velay… Ici et là on fraternise presque avec les forces de l’ordre. Ici et là on lynche presque les mêmes policiers et gendarmes. Sans oublier les blocages de zones commerciales juste avant Noël.

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À la lisière de l’émeute : l’insurrection manquée

Du jamais vu donc depuis des décennies. Une impression de soulèvement, d’insurrection latente, alimentée par toute l’effervescence des réseaux sociaux et des rencontres tissées dans ces coins improbables transformés en camps de base pour le mouvement : braseros, palettes, discussions à bâtons rompus entre des gens de la rue, des mères au foyer, des auto-entrepreneurs fatigués de s’auto-exploiter. Et paraît-il « 75 % des français qui soutiennent le mouvement ». Avec un pourcentage de bagnoles arborant le gilet jaune qui décolle pour peu qu’on s’éloigne des centre-villes métropolisés.

Début décembre la situation n’est toujours pas sous contrôle. Sur les plateaux télé, on bat le rappel : experts en tout et en rien, et autres universitaires de (basse)cour se succèdent. Les plus bruyants s’étranglent d’indignation et dénoncent la détermination des gilets jaunes, rebaptisée « violence aveugle et anti-républicaine ». Pour faire bonne mesure, ils appellent donc les forces de l’ordre à tirer dans le tas et à parquer les manifestants dans des stades. Remarquable plasticité de la démocratie par gros temps. La gauche se lamente sur l’incompréhension grandissante entre police et population. Et sur le mépris de Macron vis à vis des corps intermédiaires (syndicats, associations) et de leur savoir-faire en matière de pacification sociale. Tout ça oscille entre la satisfaction d’être encore un peu utile au maintien de l’ordre établi et une certaine mélancolie : voilà que la plèbe s’organise par elle-même et fait vaciller le cours des choses...

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Foules sentimentales

Les chaînes d’infos en continu n’ont donc pas tout à fait jouer leur rôle de miroirs aux alouettes, de dispositifs de capture, d’atténuation, de déviation des affects collectifs. Parce que tout est là : la révolution c’est une affaire de sentiments. Partagés. Traversants. Quand on se met à y croire. Des morceaux de joie, de colère, les étoiles dans les yeux pour les foules qui ont traversé les nuages de lacrymo place de l’Étoile ou sur les Champs, après avoir fait le voyage depuis leurs arrières mondes… Saint Just disait de la patrie, celle de la « grande révolution française », que c’était un certain rapport, une qualité particulière de sentiments entre les gens ; le philosophe Gustav Landauer définissait l’État de la même manière : ce qui nous retient, ce qui nous contient entre nous.

Et une révolution ? C’est une transformation sensible de tous ces rapports. On se parle différemment, on s’embrouille différemment, on s’embrouille concrètement avec la ligne de clampins en bleus censés défendre un péage ou un palais présidentiel, on invective le président. « Ce qu’il faudrait changer », « ce qu’on veut » semble être à porté de main. Tout ce qui nous peuple, tout ce qui rendrait nos vies plus dignes devient palpable à mesure que ce qui nous gouverne apparaît factice, c’est-à-dire s’affirme brutalement comme quelque chose à renverser (comme le régime politique actuelle), à brûler (comme une barrière de péage Vinci), à enfoncer (comme une ligne de robocops), etc. On perçoit plus distinctement que ce qui nous fait face ne se maintient plus qu’à coups de LBD40 et de rangées de CRS. Et ce sentiment « qu’on y est » ou « qu’on y est presque » a été vécu à grande distance, et de part et d’autres des lignes de front : on le retrouve dans le témoignage de ces manifestants de Toulouse, habitués aux cortèges de tête et autres contre-sommets internationaux mais qui naïvement faisaient part, début décembre, de leur émotion et de leur confusion « c’est fou, tout s’effondre, c’est la révolution ! » ; même son de cloche à l’autre bout du spectre quand les gendarmes du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République anticipent l’envahissement de l’Élysée par les égouts ou quand Brigitte Macron arpente un peu hagard le bunker du palais présidentiel, dans l’attente de sa possible exfiltration en hélico avec Manu [2]

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Le mouvement a donc semblé prendre l’ascendant, un temps, dans la « bataille des cœurs et des esprits » chère aux stratèges US de la contre-insurrection. Parce que tactiquement, par contre, les flics ont toujours prétendu garder la main. Un haut gradé explique ainsi qu’ils géraient la situation dans l’ensemble puisque l’émeute du 1er décembre à Paris n’avait pas duré trois jours. Ça semble être leur limite. Ou 10 morts ? Ou 500 morts ? C’est peut-être un enseignement de ce mouvement qu’on peut tirer à l’aune des révolutions égyptiennes et ukrainiennes de ces dernières années : des manifestations qui s’affrontent systématiquement à la police, si elles ne sont pas accompagnées d’occupations à grande échelle (sur une place, comme Maïdan ou Tahir ou Taksim) pour concrétiser une commune populaire au moins le temps de l’insurrection, vont avoir du mal à déstabiliser l’appareil policier, sans parler de l’appareil gouvernemental. (Un autre enseignement c’est que la révolution est défaite dès que l’élan initial se désagrège. Triste.)

Les conditions objectives…

Mais alors, au-delà de la pure tactique, qu’est-ce qui a manqué ? Que la majorité silencieuse (les fameux 75 % de soutien des sondages) descende dans la rue ou sur les ronds points. Ou que les syndicats appellent à rejoindre le mouvement [3]. Ou alors que tout un « corps intermédiaire », toute une profession - comme les routiers, les avocats [4], ou les infirmiers - fasse défection et se joigne clairement à la révolte. Là, avec tout cet emballement, un basculement aurait été possible. Mais la marée humaine n’a pas eu lieu. Le déferlement sur Paris, la « manif à 1 million » ne s’est pas produite. Une bonne partie des gens est restée spectatrice et a préféré klaxonner en passant sur les ronds-points, ou liker des pages facebook. Et le gouvernement a pu encaisser le choc des premières semaines et réorganiser l’ensemble de ses dispositifs : sécuritaires, judiciaires, législatifs et médiatiques. En se resserrant clairement autour des corps de maintien de l’ordre comme en atteste la sympathique prime de 150 balles reçue par les forces de l’ordre pour solde de tout compte (« Pas bougé ! », « À la niche ! » Et le cas échéant : « Attaque ! »).

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Six mois plus tard, les noyaux durs en jaune fluo continuent à scander « révolution », et appellent inlassablement à « renverser le système ». Mais la phase insurrectionnelle semble derrière nous. Faute de « débouché politique crédible » comme disent les militants ? Pas sûr. Évidemment, à aucun moment le mouvement des gilets jaunes n’aurait pu déboucher sur un changement de régime clair et dûment authentifié, qu’il s’agisse de l’irruption des soviets ou de l’avènement d’un général providentiel. Mais par contre il a bien constitué un magistral coup de semonce, une crise majeur de gouvernementalité et l’avenir qu’il nous a promis ressemble à une France où il deviendrait impossible de rouler indéfiniment sur la tête des gens ; impossible de tenter des réformes qui foutent le feu au poudre ; impossible de virer ces employés dans un fief de gilets jaunes ; impossible d’expulser cette maison du peuple récemment squattée (c’est un coup à ce qu’ils re-crament la préfecture…). Cette politique fiction s’apparente moins à un épisode révolutionnaire façon 1789 qu’à une de ces configurations de double régime ou de double légalité qui peuvent caractériser les situations actuelles au Rojava ou au Chiapas : des territoires libérés par l’insurrection mais pas toujours frontalement en guerre avec l’État, et où parallèlement aux institutions officielles plus ou moins décriées ou délégitimées on trouve tout un monde, toutes les inventions politiques que le mouvement parvient à déployer (écoles, dispensaires, cinémas, assemblées, groupes de musique, cantines, groupes d’autodéfense, coopératives...).

Les révolutions moléculaires

Mais si c’est globalement manqué, si l’insurrection qui a failli venir est passée, pourquoi en faire tout un plat ? Par souci d’historicité tout d’abord. Parce que l’onde insurrectionnelle qu’on pouvait croire réservée aux contrées « pas encore vraiment démocratiques » (les pays Arabes ou la lointaine Ukraine) est venue faire tanguer, doucement mais sûrement, le paquebot France. La révolution, ce mot un peu poussiéreux dont on pensait qu’il ne résonnait plus qu’à l’oreille de petits groupuscules gauchistes inoffensifs, refait parler d’elle. Des cortèges entiers, comme le 16 mars à Paris, appellent sa venue. Elle n’est plus seulement pensable, elle est à l’ordre du jour, en tout cas souhaitable pour toute une partie des gens qui participent de ce mouvement (même si on ne sait pas bien comment...). Bref, l’élément révolutionnaire connaît une improbable actualisation.

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Si la plupart des groupuscules radicaux se sont trouvés dépassés par les événements (ce qui constitue peut-être le meilleur indice du caractère historique ou révolutionnaire de la situation) les formes et les gestes inventés au cours de ces vingt dernières années de luttes autonomes se sont déployés à grande échelle en quelques semaines : éclosions de multiples ZAD sur les ronds points, multiplication des street médics en manif, cryptage des moyens de communication et de propagande, tactiques de guérilla urbaine, mise en place de réseaux de ravitaillement autonomes...

Mais au delà de ces tactiques radicales, les gilets jaunes ont constitué un mouvement révolutionnaire au sens où il re-décline les coordonnées présentes d’une révolution possible : quelque chose qui serait l’affaire de plein de gens, un mouvement qui serait, même si on sait plus trop ce que ça veut dire, populaire ; une séquence affirmant l’autonomie comme méthode pour répondre aux nécessités et besoins (ce qui est bien raccord avec l’allergie carabinée des GJ avec toute forme de représentation ou de délégation politique) ; un moment accusant la fragmentation du monde [5] ; un mouvement qui trouve sa matière dans le partage des intimités et l’invention des puissances communes (qu’il s’agisse de lancer des jardins collectifs, une radio pirate, une caisse anti-répression, l’ouverture d’un lieu pour le mouvement...).

Perte de vitesse

Depuis le début du printemps, pour le mouvement des gilets jaunes, apparemment, les forces s’amenuisent : il y a comme un rétrécissement justement sur des bases plus radicales qui va avec l’amaigrissement des possibilités et des foules dans la rue ou sur les blocages. L’affaiblissement de l’évidence pour un maximum de monde de s’y trouver… Puis l’arsenal anti-gilets jaunes se met en place tellement massivement et rapidement qu’on a même plus le temps de s’indigner : l’accélération des réformes et la multiplication des violences policières, les consignes illégales du Garde des Sceaux aux procureurs pour maintenir en GAV tous les interpellés, les lois spéciales prises contre les manifestations, les condamnations qui pleuvent, les centre-villes interdits le samedi, les amendes de 135 euros pour port de gilet jaune intempestif…

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Tout ça mis à bout, avec le sentiment qu’au fond, en face, ils risquent de ne plus rien vouloir lâcher donne l’impression d’une inversion dans le rapport de force, et globalement d’une perte de vitesse pour le mouvement. Sans compter les forces de gauche qui convaincues des nécessité d’une convergence des luttes (encore) se radinent pour donner parfois aux différents rassemblements des faux airs de kermesse syndicale. Ça change un peu la tonalité, tout le monde ne s’y retrouve pas et en tout cas, une part de la folie et de la détermination des premiers actes a bel et bien disparu… Bon après les militants aussi peuvent être « gilet jaune » et c’est vrai qu’ils ont su développer au gré des défaites successives une certaine endurance qui les prédispose à durer dans l’adversité.

Pour contrer cette pesanteur des collectifs de gilets jaunes ont fait le pari d’une structuration politique, sur le modèle de l’assemblée des assemblées comme à Comercy fin janvier puis Saint-Nazaire au printemps [6]. Au delà des tentatives de synthèses revendicatives, l’enjeu est celui d’une synchronisation et d’une mise en cohérence (on est moins nombreux, autant s’agiter à peu près pour les mêmes raisons, vraiment dans le même sens, et selon le même rythme). Et au-delà, perce une hypothèse un peu plus ambitieuse : celle de l’organisation d’un contre-pouvoir diffus. Ne pas cantonner l’élément révolutionnaire dans le registre du slogan voire du folklore mais poser la question de l’organisation. Comment les différentes formes de présence politiques liées aux gilets jaunes (des ronds points avec des cabanes, des maisons du peuple occupées, des cantines hebdomadaires) trouvent à se renforcer entre elles, et à embringuer suffisamment de parcelles de réalités pour devenir des possibilités de peuplement... C’est-à-dire des endroits depuis lesquels disputer aux grandes machineries de l’ État et du Capital le monopole du « c’est quoi la vie », c’est quoi bien vivre.

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Ici une petite équipe part en voyage d’étude en Catalogne pour rencontrer des syndicats de quartier et autres tentatives d’organisations autonomes, en prise avec le territoire. Là le noyau dur des ultra-jaunes se met à faire de la permaculture sur un terrain mis à disposition par le gitan du groupe, et se démène pour retrouver des logements pour des gens qui galèrent trop. Ici encore, des gilets jaunes s’organisent pour assurer des maraudes le soir. Et là, des GJ se posent la question de se doter d’un local pérenne, d’une Maison du peuple pour s’envisager sur le temps long...

Renverser l’histoire, au jour le jour

Faire la révolution c’est bouleverser l’histoire, s’extraire du présent. Même les grands formats de BFM laisse transparaître cette dimension du mouvement ; mais plutôt que les images chocs, le saisissement qui s’empare du téléspectateur à contempler une géographie de barricades et la police en déroute en plein Paris, il s’agit plutôt de considérer un léger changement de tonalité dans la petite musique qui rythme la plupart de nos jours. Le fameux « de toute façon ça va péter » des PMU, le mantra « un jour ou l’autre ça va craquer » seriné en boucle en bas des tours a pris tournure. L’affect flottant a trouvé des formes, un rythme, une histoire avec ses actes, ses opérations péages gratuits, ses manières d’occuper la rue et les ronds-points, sa manière de faire effraction façon « on est le peuple, on a tous les droits, y compris celui d’investir la préfecture ou de balancer cette voiture en feu contre le péage ». Le futur aura semblé durant quelques mois un peu moins fade que d’ordinaire : on a aperçu autre chose que le chagrin quotidien (boulot-chômage-taxe et « ferme ta gueule » ou « cause toujours »), peut-être la véritable « fraternité » de la devise républicaine. En tout cas, qu’ensemble on peut aller loin. Maintenant on sait : si un jour ça pète, et pour de bon, ça pourrait avoir cette gueule-là : des axes routiers perturbés, des raffineries ponctuellement bloquées et des gens qui ont choisi comme mode d’organisation principal de se retrouver pas trop loin de là où ils vivent pour décider et se dépatouiller directement de ce qui les concerne.

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Il ne peut pas y avoir un mouvement aussi intense et aussi long sans qu’ils provoquent des bouleversements intimes de grand ampleur. Des bouleversements dont on ne mesure pas encore la portée (ni au Ministère de Castaner, ni au sein des groupes politiques plus ou moins radicaux) ; des changements bien plus subversifs que les fracas de l’émeute puisqu’ils inventent ce qui pourrait venir tisser ou peupler intimement l’insurrection désormais inscrite dans le champs du possible.

Des gilets jaunes de la deuxième heure

Notes

[1Et ce n’est pas rien déjà de trouver une manière de ruer collectivement dans les brancards de ce qui définit notre triste condition économique… Dès le début on trouve ici une des sources du grand partage entre les pro et les anti-gilets jaunes : certaines personnes ont toujours une petite marge, un certain degré de liberté voire d’ironie par rapport à leur situation économique et d’autres sont « trop serrés », « pris à la gorge », attendent la fin de mois « la boule au ventre », etc.

[2Voir le long format BFM « Police, au cœur du chaos ».

[3Plutôt que se lancer dans leurs petites manigances de préavis retirés pour des clopinettes, comme avec les routiers... quand ils ne signaient pas carrément des textes avec le patronat pour appeler au calme (« nos organisations dénoncent toutes formes de violences dans l’expression des revendications »). Seul SUD n’est pas rentré dans la combine.

[4Voir ce qui s’est passé en Algérie.

[5En fonction des territoires les options comme les ambiances changent du tout au tout : ainsi à quelques kilomètres de distance on peut croiser sur un rond point un mix explosif de gitans, de chasseurs et de « cailleras » de la campagne, des réunions hebdomadaires tendance alterno-conseilliste, un maire de campagne frondeur qui met à disposition toute une infrastructure pour défendre les services publics de proximité.

[6Et Montceau-les-Mines fin juin.

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