Brèves

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Classe ouare
Le 16 octobre, un camion a été volé à St Priest avec 44 ordinateurs portables à son bord. Quelques jours plus tard, le camion a été retrouvé abandonné dans un lotissement et les deux personnes qui l’avait subtilisé seront retrouvées peu après. Les deux personnes, qui travaillaient dans l’enteprise d’où venait les portables, sont passées dans la foulée en comparution immédiate. Comme elles étaient sous le coup d’une récidive (le 27 juillet avec 20 ordinateurs portables) la lourde condamnation était d’ores et déjà justifiée aux yeux de notre sacro-sainte "justice". Pendant leur procès, l’un d’eux dira que c’était « pour des problèmes d’argent, de maison, je ne pouvais pas m’en sortir. » Mais être pauvre et voler c’est grave... un bon pauvre est un pauvre docile. Le premier, 23 ans, écope d’un an ferme. Et le second, 32 ans de 12 mois dont 6 fermes.
En plus, une audience ultérieure fixera le montant des indemnitées ! Voilà encore un bel exemple d’une justice qui condamne les pauvres et qui défend les intérêts des boîtes qui se font des thunes sur le dos de leurs employé-e-s. Réappropions-nous nos richesses !

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Intègre-toi ou crève
La citation du mois : « Nous allons leur expliquer qu’ils doivent voter pour décider de leur avenir. » C’est le président de l’Aneb (association nationale des élus de banlieue) qui siège à Décines, Azedine Haffar, qui s’adresse aux jeunes de banlieue. Décidemment les politicards ont fait plein de progrès en communication ! Tout d’abord une bonne touche de paternalisme (« Nous allons leur expliquer... ») parce qu’après tout « ces gens-là » ne comprennent rien tout seuls ils n’ont plus de repères, de valeurs... on connaît la chanson. Ensuite, un vocabulaire coercitif (« ... qu’ils doivent voter... ») pour tenter de canaliser la révolte d’un groupe social qui fait peur. _ Et là un révélateur du totalitarisme du système politique actuel (« ... pour décider de leur avenir ») comme si en dehors de la politique institutionnelle il était impossible de décider de notre avenir... ou plus exactement il est impossible qu’ils décident de notre avenir à notre place !

Coupure de cou (rant)
Le 9 novembre, une coupure de courant venant du sabotage de plusieurs transformateurs a plonger 23 000 foyers dans le noir pendant près de deux heures (popouri n°20, novembre 2005) Révolté par ces actes,, le député-maire communiste de Vénissieux s’est empressé de les condamner en déclarant qu’il déposera plainte. Cependant, peu après "une partie de la CGT" a revendiqué cette action. Voilà, Dédé dans une situation décicate ! Mais sûr de lui il affirmera de nouveau : « je déposerai plainte contre X car ce geste était inacceptable dans le contexte de violences urbaines que connaissait l’agglomération. » À l’heure où le gouvernement mène une guerre ouverte contre les pauvres et le moindre acqui social la classe politique dans son ensemble divise les individu-es en lutte. Puisque les politicards nous divisent... divisons les un-e à un-e !!

Le feu sous la cendre...
Dans la nuit du 11 au 12 novembre, trois mineurs sont interpellés après une tentative d’incendie dans un gymnase de Villeurbanne (deux d’entre eux sont placés en détention préventive...) Samedi 12 novembre, des petits incidents éclatent autour de la place Bellecour, largement provoqués par la présence massive des flics venus déclenchés un genre d’émeute policière... Onze personnes sont interpellées. Dimanche 13 novembre, le couvre feu est instauré à Lyon, sur la presqu’île et dans le troisième arrondissement. Hasard ou nécessité : le commissariat de police municipal de la rue Vendôme (3° arrdt) est attaqué le jour même ; toutes ses vitres sont brisées. Le 17 novembre le Préfet du Rhône lève le couvre-feu, compte tenu de la « baisse des violences » ; en deux semaines, 741 véhicules ont été incendiés dans le Rhône et 155 personnes interpellées. Samedi 19 novembre, deux voitures flambent à Corbas, des bus sont caillassés aux abords de Champagne-en-Monts-d’Or. Et suite à la répression des dernières semaines, des affrontements éclatent encore entre flics et habitantEs du côté de Meyzieu, dans la nuit du 2 au 3 décembre...

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Des prisons dans la ville.
Autour du 20 novembre, un détenu a pris deux ans de prison supplémentaires après avoir blessé deux gardiens à l’arme blanche. L’administration lui refusait depuis un mois des documents indispensables à son dossier de remise de peine. Fin novembre, une fresque a été réalisée à la prison pour femmes de Montluc, avec le concours de certaines détenues et de membres du Génépi... David Schots, directeur adjoint aux prisons de Lyon, avait exigé au préalable « qu’il n’y ait pas de mots violents ou de messages anarchistes, mais plutôt un dessin gai et sans barreau »... Évidemment il n’aurait pas à donner ce genre de consignes si les tôles pouvaient faire figure d’espaces « gais et sans barreaux. » Le 30 novembre, le conseil du 3°arrondissement vote l’installation de la vidéo surveillance sur les quais du Rhône, entre les ponts Lafayette et Guillotière (penser dorénavant à faire son jogging en cagoule) Début décembre, la nouvelle est officialisée : le groupe Eiffage assurera la conception, le financement, la maintenance des établissements pénitentiaires de Roanne (600 places) et Lyon-Corbas (690 places) Avec les tendances actuelles à la surpopulation, et dans le cadre de ce partenariat public-privé, Eiffage gérera donc sur la région lyonnaise l’enfermement et l’exploitation économique de près de 1 500 prisonniers. « Un marché attractif à l’heure où la population carcérale ne cesse d’augmenter » (Progrès du 1er décembre) L’attribution des 26 autres établissements, pour l’ensemble du territoire, devrait se jouer entre Eiffage et Bouygues.

LYON (AP) - Un service interdépartemental de sécurisation des transports en commun a été mis en place lundi 5 décembre à titre expérimental dans les transports en commun lyonnais et sera progressivement installé sur le réseau TER Rhône-Alpes jusqu’en février 2006, a annoncé Jean-Paul Breque, directeur adjoint de la sécurité publique du Rhône.
Au total, cent fonctionnaires de police ont été recrutés pour renforcer la sécurité dans le métro lyonnais et les lignes TER, tous les jours de 17 h à 1 h du matin, avec une surveillance plus accrue entre 18 h et 22 h, créneau horaire « où la délinquance et le sentiment d’insécurité sont plus fréquents », a précisé M. Breque lors d’une conférence de presse.
Les patrouilles de quatre policiers, équipés à titre expérimental du täser (pistolet à impulsion électrique) auront notamment pour mission d’interpeller en flagrant délit les auteurs d’infractions, qui sont pour moitié des vols à la tire.
Ce dispositif existe déjà en Ile-de-France, à Lille et à Marseille.

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