Crieurs publics et jardins partagés, quand les bobos lyonnais jouent à la révolution.

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« Bonjour,

La trentaine, une vie de famille, deux enfants, un appartement acheté dans un ancien faubourg de la ville. Nous mangeons bio et équilibré. Pour la culture, nous sommes présents dans tous les festivals associatifs, nous préférons les petites scènes contemporaine aux théâtres conventionnés et suivons de près les actualités culturelles locales. Nous avons tout sauf... des valeurs. S’il vous plaît, nous cherchons désespérément une cause ou une lutte : neuve, d’occasion ou à louer. »

Ce témoignage fictif peut paraître légèrement stéréotypé mais ne l’est, malheureusement, pas autant que l’on croit. Si il est dangereux dans une réflexion politique de faire des généralités, il est important de décrypter les faits sociaux, leurs redondances et leurs analogies. Ces dernières décennies Lyon et ses environs, comme toutes les grosses agglomérations, ont vu l’implantation de nouveaux habitantEs dans certains quartiers, des ménages jeunes, plutôt aisés revendiquant un positionnement à « gauche ». Illes vantent leurs engagements contre les injustices sociales et culturelles, se posant en militantEs contre les projets d’urbanisme imposés par les Mairies. Depuis la première ligne de cet article tu as, cher lecteur, leur nom qui dégouline du coin de tes lèvres, rassure-toi, il n’est pas question ici de brosser un énième portrait des « bobos » mais d’examiner et d’analyser leurs choix et engagements politiques : Quel est le réel impact et le rôle de cette bourgeoisie nouvelle, des riches de « gauche », dans les luttes sociales d’aujourd’hui ?

Assieds-toi bien et prend ton temps pour nous lire et te remettre en question, tu prendras peut-être une grande tarte dans ta grande gueule, bonne lecture.

Un style de vie et un choix résidentiel : les gentrifieurs.

Il est rare aujourd’hui de croiser quelqu’unE dans le monde militant qui n’ait jamais entendu parler de la tant redoutée mais encore méconnue « gentrification » : ce phénomène désormais très à la mode au sein des laboratoires de sciences sociales, ce terme si souvent au centre des luttes urbaines des militantEs allemands et anglo-saxons. De quoi s’agit-il ?

Le concept de gentrification est né au cours des années 1960 lorsque une sociologue, Ruth Glass, remarque des transformations au sein d’un quartier populaire de Londres où des ménages de classe moyenne décident de s’installer. Durant les décennies suivantes l’usage de ce terme prend de l’ampleur, suite à plusieurs travaux de sociologues qui constatent le même phénomène d’abord dans les plus grandes métropoles (les « global cities »), puis dans la plupart des villes occidentales.

Malgré la diversité des contextes, on constate inlassablement le même phénomène : dans les quartiers populaires où s’installent des ménages de classes moyennes, les immeubles se rénovent, des bars branchés, des magasins d’artisanat et de produits « bio » remplacent PMUs et anciens commerces du coin, ateliers ou entrepôts sont transformés en logements design par des architectes qui toucheront un beau pactole au passage. Les prix des loyers flambent, les appartements deviennent inaccessibles aux ménages les moins favorisés.

Ces nouveaux habitantEs sont souvent de classe moyenne plutôt aisée, travaillent dans le secteur tertiaire, les métiers de l’art, de la culture, de l’enseignement et de la publicité, graphistes, enseignantEs, architectes, publicitaires, intermittantEs, professions libérales...

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Locataires ou propriétaires, illes choisissent de s’installer au centre-ville à proximité des équipements culturels : cinémas, théâtres, musées mais surtout centres sociaux, lieu de création et de diffusion artistique, galeries et bars associatifs. DifférentEs de la bourgeoisie traditionnelle de part leur positionnement politique, illes choisissent de s’installer dans des quartiers populaires pour marquer et surtout vanter leur orientation politique à gauche, qui se concrétise dans des petits choix de la vie quotidienne : manger bio et local, participer aux vides greniers, suivre la vie cuturelle « underground », faire le pain maison, jardiner un petit potager collectif dans le quartier et, dans le moins pire des cas, participer à quelques manifestations sans valeur et sans espoir de réussite...

S’indignant haut et fort de la condition des sans abris en période hivernale, illes réclament un toit pour tout le monde, sans pour autant leur ouvrir leur porte (encore faudrait-il qu’illes les reconnaissent quand illes les croisent dans la rue) .

Petits engagements ne pouvant pas racheter la faute originelle, celle d’avoir participé à la hausse des loyers du quartier où illes vivent, entrainant l’expulsion de leur logement de centaines de familles démunies et l’éviction des classes populaires vers l’extérieur de la ville.

Des activités militantes dans leur quartier.

Classe sociale nouvellement formée, cette bourgeoisie nouvelle cherche constamment à se définir à travers ses choix et ses engagements, car en quête d’une identité collective autour de laquelle développer un sentiment d’appartenance. Ainsi, une fois fraîchement installés, leur premier objectif est celui de se rencontrer, se reconnaître, en tant qu’appartenant à la même catégorie sociale. Car si illes ont choisi d’habiter dans un quartier populaire et si illes énumèrent la mixité sociale parmi leurs valeurs principales, il n’est tout de même pas question de côtoyer ou de fréquenter au quotidien une population qui ne partagerait pas les mêmes intérêts culturels, ni le même niveau de vie.
Ainsi, illes développent rapidement des connaissances de voisinage et un entre-soi : la souplesse d’horaire que leur accorde souvent leur profession leur permet de créer des liens de voisinage et de s’investir dans des activités au sein du quartier.

D’après une enquête menée à Paris dans les années 1980, et dont les mots apparaissent d’une actualité exceptionnelle et déconcertante, au sein du quartier les « bobos » se sentent :

« porteurs d’un projet global émancipateur à vocation universelle et à multiples composantes : transformer les rapports sociaux à l’échelon local, organiser des luttes, gérer des biens, créer des coopératives, susciter une animation locale, ressusciter les fêtes disparues, rénover les rapports commerciaux, défendre les droits des locataires, des consommateurs, des opprimés. Promouvoir des liens d’entraide, impulser des réseaux de solidarité. Parler, échanger, communiquer. Et tout cela dans une perspective où se mêlaient les aspirations portées par un élan messianique, le sentiment d’être investi d’une mission pédagogique, le désir d’organiser une résistance contre un pouvoir institutionnel diffus dans toutes les sphères de la vie publique et de la vie privée, et l’adhésion collective à une grande utopie réconciliatrice dont le quartier serait le site. » (Chalvon-Demersay, Le triangle du XIVe, MSH, Paris, 1984, p.45-46)

Ces aspirations se concrétisent dans des engagements au sein de petits projets de quartier qu’ils chargent d’une valeur symbolique beaucoup plus importante de ce qu’elle n’est réellement. Ainsi, jardiner des lopins de terre tels que l’îlot d’Amarantes à Guillotière ou que le jardin des Pendarts à Croix-Rousse est transformé par quelques habiles et absurdes tournures de phrase en un enjeu politique global. Quelques bottes de radis et quelques mètres carrées de terre où quelques bobeaufs épuisent leur frustration de n’avoir pas su prendre la décision bien plus mûre et radicale de s’installer à la campagne, deviennent le terrain de lutte contre les pouvoirs publiques locaux. Souvent, par ailleurs, jardiner et planter des carottes n’est pas le but ultime de l’affaire, l’objectif étant surtout l’idée d’un retour à la terre ( totalement idéalisé par l’ignorance) que le jardin symbolise.

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Finalement, le jardin sera plus souvent un lieu où se rencontrer, se reconnaître et faire la fête entre appartenant à la même classe, reproduisant le même schéma consanguin de la bourgeoisie classique . C’est sur ces jardins que l’on reverse ses espoirs de voir se concrétiser une utopie naissante, un Eden qui sera le modèle d’une nouvelle société plus humaine, juste et en équilibre avec la nature.

Parfois leur engagement se concentre plutôt sur l’avenir d’un squat artistique qu’illes participent à faire légaliser ou à reloger, comme par exemple l’attribution de la friche Lamartine à certains des artistes qui avaient leurs ateliers à la friche RVI. Mais ne nous faisons pas d’illusion : cette bataille qu’illes mèneront main sur le cœur, à coup de pétitions et de communiqués grandiloquents n’aura ni pour but de réaffirmer l’importance du droit au logement, ni de vouloir créer un espace de véritable éducation populaire organisé et conçu par le peuple et pour le peuple. Il ne s’agira pas non plus d’en faire un pôle artistique ouvert à tout le monde et qui puisse rapprocher de l’art des publics éloignés. Les locaux sont finalement attribués qu’à quelques chanceux et ce qui était un squat ouvert aux artistes de tout horizons et logeant plusieurs centaines de personnes devient un espace de plus de développement de l’entre-soi entre membres de la classe culturelle illuminée. Après tout, tant pis pour les jeunes du quartier moins favorisés qui voudraient participer puisqu’ils sont sympas, mais qui ne parlent et qui ne vivent pas comme nous « En plus il y en a un qui a piqué mon vélo ! ».

Finalement, ces engagements ne font que renforcer l’entre soi des gentrifieurs. Pire encore : ils ne servent qu’à montrer la présence des classes moyennes dans le quartier et à le « coloniser » :

« L’enjeu, c’est la prise de possession du quartier. Il s’agit d’être suffisamment voyant pour se repérer et se confronter entre-soi : l’importance numérique est une garantie de liberté. »(Chalvon-Demersay, Le triangle du XIVe, MSH, Paris, 1984, p.101)

A la recherche d’une identité : la récupération de l’identité populaire et un militantisme performatif .

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Une particularité des gentrifieurs : aucune autocritique ne les empêche de déplorer les transformations du quartier qu’ils ont eux même engendrés : la clientèle du Court-circuit s’insurge contre le nouvel aménagement de la place Mazagran qu’elle a elle même provoqué par sa présence et son niveau de vie. Ainsi illes exaltent une image mythique du quartier ancien, lorsqu’il était encore populaire, encore vraiment multiculturel, en un mot, encore « authentique ».

À renforcer l’image mythique du quartier participe un nouveau personnage, celle du crieur public. Récemment apparu à Guillotière, installé à Croix-Rousse depuis bien plus longtemps, le crieur public semble marquer à Lyon une étape charnière de la gentrification dans un quartier. Les spectacles, les discours et l’essence même de la profession de crieur (que l’on aurait cru disparue) ne font que rappeler l’histoire populaire du quartier. Cette profession redonne vie, dans l’acte d’une performance artistique (ou d’un tour de magie), à l’image mythique du quartier, lorsqu’il était populaire et que les traboules étaient des échappatoires pour les canuts revoltéEs, lorsqu’il était encore vraiment cosmopolite et que la place du Pont était terre d’accueil pour les migrantEs, italiens , espagnols et maghrébins dés le début du XXe siècle.

« Les nouveaux résidents […] puisent dans un patrimoine historique plus ou moins mythique, et se constituent une collection d’anecdotes quotidiennes afin de se donner les moyens d’une nouvelle intégration. Ils manifestent ainsi leur capacité à manipuler les images préexistantes, leur aptitude à s’insérer dans un tissu ancien quel qu’il soit, et à légitimer leur insertion par l’appropriation d’une imagerie locale, quel qu’elle soit ». (Chalvon-Demersay, Le triangle du XIVe, MSH, Paris, 1984, p.41)

Nos crieurs publiques Lyonnais, sans se rendre compte de leurs contradictions, aiment à dénoncer l’enrichissement et la gentrification de leur quartier, pompiers pyromanes s’acharnant vainement à éteindre un feu qu’ils ont eux même allumé.

Ainsi, des images bucoliques et idéalistes fleurissent autour des ces quartiers envahis par les classes moyennes : la Croix-Rousse est « comme un village », à Guillotière on « voyage sans se déplacer ». Le bobeauf dans son engagement contradictoire glorifiera une époque à laquelle il met lui même fin, illustration parfaite d’un romantisme ignorant. En puisant dans ce répertoire historique les « gentrifieurs » se réapproprient le passé du quartier, en forgeant leur identité militante autour d’événements qu’illes n’ont pas vécu et qui concernent une catégorie sociale à laquelle illes n’appartiennent guère.

Enfin, tous ces mauvais Don Quichotte par les transformations que leur présence engendre, préparent le terrain et seront remplacés petit à petit par une classe encore plus fortunée. Le vrai rupin n’aura plus qu’à poser son cul sur le coussin de soie que ces canuts d’opérettes lui auront inconsciemment tissé...

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Quand finalement illes passent à l’action militante, on constate que l’enjeu est avant tout de continuer à façonner leur identité d’anarchistes du dimanche et à renforcer leur entre-soi. Leur démarche est avant tout performative : pas question de changer le monde, mais plutôt de montrer qu’on s’indigne du fait qu’il ne change pas. On les retrouve alors souvent dans les manifestations culturelles, dans des lieux ayant un passé de squat (comme la Friche Lamartine et la Boîte à gants), le plus catastrophique étant sans doute des lieux comme le Lavoir Public, ancien lavoir collectif populaire de la Croix-Rousse transformé en théâtre branché, contemporain et subventionné, oui illes n’ont honte de rien.
On les voit créer des associations qui évoquent le passé mythique du quartier, telles que le « Comité populaire de croix rousse, le retour » (si, si ça existe ) ou encore « Les Guillotins », associations dont on ne cerne d’ailleurs pas vraiment les objectifs. On les voit également créer des bar sous format de SCOP, où on pourra siroter de la bière bio et locale, à condition d’avoir les moyens pour payer l’addition . On les verra déclamer des poésies devant la préfecture, s’indignant de la fin de la trêve hivernale. Et plus généralement, vous les verrez en première ligne à toute manifestation dont le sujet ait été relayé par les médias afin de pouvoir affirmer, au moment de l’apéro, que « oui, moi aussi j’y étais ». Mais finalement, dépourvus de culture et d’expérience politique, illes ne sauront pas mener des actions qui aillent plus loin.

L’inefficacité de leur action ne les chagrine pas, mais illes sauront quand même faire la morale aux autres militantEs, moins instruits, plus jeunes ou de classes populaire, qui sauront en général de manière beaucoup plus claire la raison pour laquelle se battent.

N’hésitant pas à dispenser leurs sermons moralistes et savants, illes freineront et feront s’essouffler tout mouvement plus populaire et spontané. Ces mouvements qui de toute façon ne les intéressent pas car ( ne pouvant ni les diriger, ni s’en servir de tremplin pour se mettre en avant) ne participeraient pas à leur « développement personnel ». Quitte à être bourgeois autant l’être jusqu’au bout, le bobeauf va finalement mépriser ces gens qui ne comprennent pas ses pourtant beaux discours pacifistes et anticapitalistes, c’est le regard et l’incompréhension du colon sur le colonisé. Le colon apporte la bonne parole, le colon impose sa culture, le colon construit et transforme à son image, le colon se reproduit, et comme le bobo, le colon veut toujours le bien du colonisé !

Une fois passé ce seuil, l’indécence est de mise, rien ne les empêche donc d’instrumentaliser les plus démunis pour mieux se mettre en avant. Ou comme Nathalie Perrin Gilbert pour se faire un bon coup de com en période pré-electorale : la soit disant « occupation » du collège Truffaut s’est avérée être un véritable traquenard pour les jeunes militantEs du droit au logement présents sur place, mais une sacrée réussite médiatique pour la campagne de la Maire du 1er.

Ces engagements stériles finissent par n’être que des entraves à l’avancement d’une vraie lutte populaire, provoquant une dispersion des forces et un brouillement des objectifs. Ainsi, s’illes déplorent le nombre de personnes à la rue, les expulsions de sans papiers, les spéculations immobilières, vous ne les verrez jamais dans les campements, ni aux frontières telles que Calais, ni sur les ZADs. Illes siffleront les « casseurs » dans les manifs et baisseront les yeux en voyant des jeunes se faire fouiller par la BAC. Illes rêvent d’un retour à la terre tout en ne voulant pas habiter hors du centre-ville. Illes ne renonceront ni à leur confort, ni à leurs privilèges que leur procurent leurs honnêtes situations, ni aujourd’hui, ni demain. Illes se déplaceront à vélo, mais illes auront un ordinateur mac dernier cri. Illes feront du pain maison, mais vous ne les verrez que très rarement planter un champ de blé pour faire de la farine.

P.-S.

Amis bobos, rien n’est perdu : soyez moins bourgeois, soyez plus bohémiens !

Tu te reconnais dans ce profil, nous espérons que tes oreilles sifflent jusqu’à t-en faire mal. Nous voulons susciter chez toi une prise de conscience. Oui tu es un ennemi des classes populaires, le pire même puisque contrairement au patronat qui lui au moins est clair dans ses objectifs, tu t’infiltres et détruit de l’intérieur. Alors, quelque que soit la voie par laquelle tu es arrivé là, si tu as encore envie d’être cohérent, sache que c’est possible. Il suffit d’être avant de paraître, et ce sera beaucoup moins dur. Sinon achète une corde.

Marie et Cassandre.

Sabine Chalvon-Demersay, Le triangle du XIVe. Des nouveaux habitants dans un vieux quartier de Paris. MSH, Paris, 1984

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  • Le 12 octobre 2015 à 02:34, par zora la rousse

    Quand je vais en terrasse a la guill, je m’installe à l’un des kebabs près du tram. Il a des thés verts à un euro, des pâtisseries mielleuses à 1 euro 20, et une vraie clientèle populaire du quartier. Je ne vais boire à l’autre côté du pont, malgré toute la sympathie que j’ai pour eux, que lorsque un débat ou une soirée qui m’intéresse s’y déroule.
    Parce que payer 3 euros ma place en terrasse, ben désolée, mais c’est non.

    Résultat : deux mondes qui ne se rencontrent pas, et auxquels je participe... peut être mettre certaines boissons à bas prix au milieu du bio de qualité, et aussi des pâtisseries partagées avec les kebabs, aiderait à la rencontre...

    Je n’ose suggérer l’incursion de cartes de tiercé...un truc populaire décidément incompris de beaucoup, comme les matchs de foot. .. et je reve d’un monde où les adeptes du bio ne toiseront plus de haut les jeunes clients du mac do, mais où ils comprendront que s’ils veulent leur faire découvrir le bio, il faut qu’ils comprennent que les clients du mac do aussi sont intelligents et autonomes. ..le bio et la velorution...des choses autant repugnantes et incomprises par eux, que foot, tiercé et tour de France par vous ; -) (nota : au passage, le tiercé n’est pas un jeu de hasard du même type que le loto).
    Donc camarades profs et autres bobos, descendez de votre estrade et cessez de voir « des plus démunis à aider ». Chacun doit porter sa propre parole, et (votre gros point de progrès. ..)respecter des temps de silence et d’écoute, pour que d’autres paroles, d’autres groupes, puissent émerger et enrichir le quartier.

    Par exemple, lorsque vous écrivez à la croix rousse « pour un quartier sans voitures », vous excluez mon voisin qui part très tôt faire ses chantiers, et peste, lui, non contre la voiture dans sa rue, mais contre ceux qui, ivres, la lui cassent, et contre notre office de hlm, qui prend de gros loyers mais le fait habiter juste au dessusde caves condamnées suite à un dégât des eaux, et moisies depuis...
    Vous m’excluez moi aussi, pour qui savoir conduire, en tant que femme, signifie autonomie et émancipation.
    Pour rejoindre les gens, il faut d’abord écouter ce qui leur fait souci, et ensuite c’est possible d’échanger et de construire un vivre ensemble qui intègre tout le monde, et pas uniquement ceux qui sont en état physique et social de se déplacer en vélo même en hiver et même en montant la grande cote.

  • Le 7 octobre 2015 à 21:12, par luce

    « BOBO, c’est la tarte à la crème pour tous les haineux... Bourgeois Bohème, il y a d’abord BOURGEOIS, et d’abord qu’est-ce qu’un BOURGEOIS, pour les auteurEs de l’article, une bonne référence les bouquins de PINSON CHARLOT. Après on pourra discuter »

    justement l’avis des pinçons charlots sur le sujet dans sociologie de paris rejoint plutôt celui des auteurs

    « Quant à l’appelation de bourgeois-bohème, sous le condensé si peu élégant qu’académique de »bobos« , elle correspond bien à la population moteur de la gentrification. »

    et encore

    « La grande bourgeoisie assume avec un cynisme social étonnant sa volonté de préserver l’entre-soi. La bourgeoisie moyenne qui réinvestit l’est parisien cultive, elle, le résidentiellement correct, comme on parle du politiquement correct. Elle recherche un habitat qui ne soit pas trop homogène et où les classes populaires, au moins au début du processus de gentrification, soient encore bien présentes. »

    si la bourgeoisie moyenne défend la mixité sociale, c’est parce que c’est eux la mixité sociale dans le quartier ...

    _

  • Le 5 octobre 2015 à 16:23, par

    Aïe ça pique :).

    On trouve quelques omissions et simplification (forcément !) dans un article qui aborde -et c’est déjà son mérite- un sujet important. D’abord, étonnamment, rien sur les étudiants, qui, avec les artistes, constituent en général l’avant-garde de gentrification. Peut-être qu’ils représentent plus des recrues potentielles pour ce qui est présenté comme l’alternative à la boboitude (aller à la ZAD, dans les campements, sur les frontières, planter du blé...)
    Ensuite, l’article nous propose une bien curieuse définition des classes sociales et de la bourgeoisie.
    Où l’on apprend qu’intermittantEs, travailleurEUSES du tertiaires et enseignantEs forment une « bourgeoisie nouvelle » ?! Je savais pas qu’ils et elles détenaient les moyens de production !

    « Ces nouveaux habitantEs sont souvent de classe moyenne plutôt aisée, travaillent dans le secteur tertiaire, les métiers de l’art, de la culture, de l’enseignement et de la publicité, graphistes, enseignantEs, architectes, publicitaires, intermittantEs, professions libérales. »

    « Classe sociale nouvellement formée, cette bourgeoisie nouvelle »

    Ah... Le vieux discours du MEDEF sur les privilégiéEs (enseignantEs, intermittentEs) a de curieuses manières de ressortir ! Critiquer les enseignantEs parce qu’il participent à la reproduction sociale, au contrôle social etc..., ça repose au moins sur des faits matériels objectifs. Mais dire que c’est, avec les intermittenTEs et d’autre profession du tertiaire c’est « la nouvelle bourgeoisie », « encore pire que le patronat qui lui, au moins, est clair sur ses objectif », c’est une innovation théorique :)
    Finalement, certainEs militantE « radicales/aux » ont bien assimilé le mythe vendu par la bourgeoisie (la vraie) sur la « classe moyenne », et les « nouveaux privilégiés »...

    Bon sinon, j’aimerais beaucoup croire, comme les auteurs de l’article, qu’il suffirait de « supprimer » les « bobos », pour que se développe une « vraie lutte » populaire « sans entrave »... L’expérience le dira :)

  • Le 29 septembre 2015 à 18:40, par

    Je suis d’accord avec l’auteur sur le ridicule qu’il y a dans des trucs comme « le crieur public » (qui est particulièrement emblématique) et sur le magnification du passé populaire des quartiers embourgeoisés comme la croix rousse par des gens qui ont payé 4500 € le m2 leur appart.

    C’est un peu comme la recherche frénétique de l’authenticité quand on voyage.

    Cependant, comme vous je note que les « bobos » s’installent à proximité des « centres sociaux, lieu de création et de diffusion artistique, galeries et bars associatifs ».

    C’est à dire, que tout ces initiatives sont en fait les premiers signes de la gentrification à laquelle elle participe. ce sont eux qui donnent au quartier son caractère agréables et attirent de la quartier des gens qui auparavant n’auraient pas voulu y vivre, qui sont chassés par ailleurs des quartiers plus huppés par l’augmentation des prix.

    Vous autre militants d’extrême gauche / anarchistes / squatteurs-artistes (je ne suis pas un fin connaisseur alors excusez d’éventuelles imprécisions sémantiques) vous êtes des pauvres trop policés. Vous n’êtes pas assez repoussants (sauvage) pour les « colons bourgeois » que vous dénoncez.

    Vous êtes en somme une partie du problème.

    Les bobos habitent plus volontier à coté d’ « espace de véritable éducation populaire organisé et conçu par le peuple et pour le peuple » que d’un centre d’hébergement pour SDF, une prison ou même de simples barres d’HLM

  • Le 29 septembre 2015 à 02:10, par

    C´est pas exactement le meme sujet, quoique on peut faire un rapprochement...

    Classe ouvriere Londonienne versus gentrification par les hipsters vegan, la methode Classwar :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/9362-londres-symbole-gentrification-londres-cereales.html

    https://uk.news.yahoo.com/shoreditch-hipster-cereal-killer-caf-114037767.html#a5PlqqT

  • Le 22 septembre 2015 à 15:12, par

    A tous les lecteurs de rebellyon qui enragent derrière leurs clavier et écrivent de long roman au sujet de toute la haine qu’ils ont pour l’équipe de modération en général et cette article en particulier :
    je voudrais rappeler que ce n’est pas rebellyon qui a tellement partager cet article sur les réseau sociaux que plus de 1500 personnes sont venu le voir à partir de facebook.
    Si vraiment vous trouver cette article inintéressant vous pouvez toujours arrêter d’en parler partout autours de vous et plutôt parler de cette super synthèse de ni papiers ni frontière sur la situation des migrants cet été ou alors de cet article de la CNT qui propose un début d’analyse des dernière réforme en cours pour le droit du travail. Ou de cette article de Solidaire étudiant sur les réformes des universités. Ou encore, pourquoi pas ce long article d’analyse de l’achèvement sur les processus de gentrification.
    Tous ces articles cumulé n’ont pas fait la moitié des visites de l’article que vous lisez ici et qui est pourtant, à ce que vous semblez dire à travers 33 commentaire proposer à rebellyon, une infâme bouse.

    Je le trouvais nul cet article, mais au vu des réactions totalement démesuré qu’il engendre peut être que finalement il à taper là où il faut.

  • Le 20 septembre 2015 à 03:16, par Le merle moqueur (

    Je n’ai pas vécu “dans la dèche à Paris et à Londres” et suis plus inspiré par un Jack London qu’un Che Guevara, plutôt par Gandhi que par Bakounine et plus par Damasio que par Trotski. En fait, sans m’en vanter, mais pas en me flagellant de le faire non plus, mais, bon, en parfaite conscience de ces manques énormes, de ce vide sidéral dans mon cerveau, dans ma/mon conscience de ma/mon inconscient de petite sous-merde bourgeoise, ben, je viens de comprendre que j’étais un bobo mais que je viens de guérir illico. Je suis quand même pour la révolution quifautqu’ellearrive, même si ça doit m’éjecter de mon canap’ confortable.
    On peut dire que j’y connais rien en politique. P’t’être même que qu’j’y connais que dalle à tout ce qui m’entoure. P’t’être même que je suis débile en fait. Ou juste un gros con ? Ou tout ça à la fois.
    Mais, pas de place pour le pessimisme. Merci. Vous avez réussi. Votre article m’a touché-coulé. J’étais votre ennemi et vous m’avez vaincu. Merci.
    Aaaarrrggg.
    C’était dur, j’ai beaucoup souffert.
    Mais j’ai compris.
    Maintenant j’vous l’dis, ouais, j’ai compris que j’étais un bobo et j’ai changé. Je veux me précipiter dans votre politique que vous avez tout compris bien mieux que moi et qui a vraiment l’air super géniale.
    Comment qu’vous dites ?
    La révolution (majuscule ?)
    ...
    La Révolution !
    Tiens, un papillon...
    C’est important aussi la légèreté et la fragilité des papillons. Comme un peu tout ce qui nous entoure. Les gens qu’on connait et ceux qu’on ne connait pas encore, ça aussi c’est fragile. Le vol anarchique du papillon. De nombreux chemins s’offrent à lui, boh.
    Boh ?
    boh.
    Bobo ?.
    Je vous disais donc que j’étais d’accord.
    J’ai compris que c’est super stratégique de commencer par refuser des bobos incapables de comprendre la portée mega émancipatrice de notre message. J’ai déjà tellement changé que je les déteste déjà moi aussi (en moins de 72 heures, c’est vachement efficace votre politique).
    J’ai juste quelques questions sur les modalités pratiques.
    a ) Les bobos sont-ils sont plus nombreux que nous ? Ou bien c’est nous les plus nombreux ? C’est important de savoir, je trouve.
    b) Comment sont élaborés les menus à la cantine ? Bouffe pourrie et hors de prix des supermarchés, qui n’engraisse que quelques uns et pas des mieux, ou alimentation paysanne qui crée du réseau et des échanges, bio, qui tente de préserver ce qui reste de planète encore indemne de la chimie ?
    c) Des aménagements d’horaires sont-ils prévus pour les Vrais Révolutionnaires ? Y a t-il une pointeuse ?
    d) Suis-je encore un gros con de phallocrate parce que je ne suis pas à la lettre tous les débats, sûrement très intéressants, sur la codification de l’orthographe sur les médias libres ?(pardonnez-moi ceux que je risque d’exclure, c’est vrai que j’ai pas encore rencontré tout le monde sur la planète et que donc, y’a des débats super importants que j’ai loupé.)
    e) Les bobos peuvent-ils être assimilés à des fascistes ? Une grille de lecture, un mémo exhaustif pourrait être utile afin d’éviter les impairs. Cf d)
    J’en avais d’autres des questions mais j’ai oublié.
    Bon, j’ai un peu les miquettes quand même. Je me pose plein de questions. C’est nouveau pour moi.
    Ouais, je vais me précipiter dans un inconnu politique, que j’adore déjà, dont les seules prestations visibles sur ma télé grand écran (que j’ai à crédit) sont que les blacbloco, zadisto, estrèm’gauchoss’blockss que je vois tout casser.
    C’est donc ça la solution la plus raisonnable...
    Je vais larguer ma vie passée et mes souvenirs cette nuit. Je vais aller vous rencontrer mes amis. Dommage que je crèche à 700 bornes sinon je débarquais cette nuit et on commençait demain.
    Quand je pense que mon colocataire bobo est parti faire un tour de France à vélo. Le con. Sans déconner. Ma femme aussi. Pareil. La conne. Elle est partie pendant trois semaines à pédaler et à se bouger le cul gratos. Trois semaines. Tu parles de bobos. A qui faut les dénoncer ?
    C’est génial comme idée virer les bobos. C’est la cause de tous nos maux. Maintenant je vois ce qu’il faut faire ! Quand est-ce que je commence ? Notez aussi que je peux aussi apprendre le langage sms pour faire moderne et si jamais on doit communiquer auprès des jeunes (ptdr)(lol) :-).(.)
    Un(e)(s) dernier(e)(s) question(ne ?)(s ?)(?).(.) Comment sait(savons)-on(nous) qu’on (que nous) est(sommes) un(e)(s)(des) bon(ne)(s)-sal(e)(s) vrai(e)(s) révolutionnaire(s) ou un(e)(des) sale(s) con(ne)(s) de bourgeois(e)(s) ?
    Ou pas. Ou l’inverse.
    Voyez, j’essaie de faire quelques efforts d’écriture. C’est même plutôt drôle. Chiant et drôle, peut être.
    Ne rien lâcher, y croire. Rester joyeux même si parfois... Surtout si on n’est pas d’accord, continuer de discuter.

  • Le 19 septembre 2015 à 17:04, par Modération

    Au sujet du floutage des photos, dans le cas présent comme les photos existent déjà par ailleurs en version non flouté sur internet, la question ne s’est pas vraiment posé.

  • Le 18 septembre 2015 à 15:47, par La Vieille des Pentes

    Suite à divers expériences, je préfère être entourée de quelques bobos-es joyeux-ses, insouciants-es, gauchistes et plutôt ouverts-es au dialogue que de vivre parmi d’authentiques gros-ses beaufs-es, cons-nasses et fachos-es. C’est nettement plus agréable !
    D’après mes souvenirs, les bobos-es ne sont pas à l’origine de la hausse des loyers, puisque les rénovations et la spéculation immobilière ont commencé dans les années 80, quand le quartier des pentes étaient encore très populaire. Les habitants aux faibles ressources ont été chassés (souvent illégalement) de leur appartement par des propriétaires divers et variés qui souhaitaient se faire plein d’argent.
    Maintenant, ce sont les loyers des HLM qui deviennent inabordables dans tous les quartiers de Lyon (Ha... l’alignement des loyer !!!)... Pour ceux et celles qui sont en mal de révolution, viendez, y a du taf !
    La vieille des Pentes
    PS : Elles ne sont pas floutées, normalement, les photos sur ce site ?

  • Le 17 septembre 2015 à 18:35, par Rienaprouver

    Globalement, je suis d’accord sur le fond, ces « bobos » et leur bonne conscience à deux balles, ça fatigue.

    Par contre, pour une fois que des gens, même avec des intentions différentes, viennent grossir les cortèges et les rassemblements, pourquoi leur dire d’aller se pendre ? Sans déconner, cet article, in fine, ne fait que confirmer la décision que j’ai prise il y a un petit moment, à mon grand desarroi : « La politique, les combats, les luttes et cie », c’est que de la flute. On passe notre temps finalement à chercher, à prouver, à justifier quel groupe est le plus pur, le plus légitime des pourfendeurs d’injustice plutôt que d’essayer d’avancer ensemble, avec éventuellement nos différences. Au global, ça fait le jeu des politicards et des patrons, qui doivent bien rire lorsqu’ils voient les luttes internes qu’il y a dans TOUS les collectifs, TOUS les bureaux associatifs... Je ne vais pas citer d’anecdotes ça ne servirait à rien mais toi qui me lit, tu en as au moins 10 en stock dans ta mémoire. Quand je vois que certains demandent encore à se qu’on montre patte blanche pour pouvoir aller dans tel ou tel manifs/actions/bureau/etc. Et quand enfin tu y es, tu te demandes ce que tu y fais...

    Sans dec’, j’ai rien à prouver, et j’en reviens donc à la décision à laquelle je faisais allusion un peu plus haut : J’arrête tout engagement militant, quel qu’il soit. Quand vous aurez fini vos chamailleries à savoir qui a la plus longue (ouh là là, le phallocrate !!!), vous me ferez signe, peut etre que je reviendrais. En attendant, je vous regarde en me marrant un peu. Pas trop quand même, car je sais que ça ne fait que détruire ce que certains ont essayé de construire parfois au prix de leur vie. Mais bon, vous vous en foutez, vous préférez prendre la tête aux gens pour qu’ils produisent des textes « sans genre », avec des « illes » (ça rime à rien sérieusement), plutôt que de regarder le fond et reconnaître vos amis parmi vos ennemis, même s’ils ne sont pas irréprochables à vos yeux (trop ceci, trop cela, pas assez de ci ou de ça). Bordel, ils sont à la même manif que vous, respire la même gazeuse, et craignent le Vieux Lyon comme vous !

    Militants de X Rousse, vous avez réussi l’exploit de me guérir de la lutte, merci !

  • Le 17 septembre 2015 à 16:04, par les Guillotins

    Ca y est !

    Nous les Guillotins, on a enfin ouvert les yeux. On va donc laisser la corde et essayer d’adresser la parole à un pauvre. Mais, si vous pouviez nous montrer comment faire ? L’idéal, si vous l’acceptez, serait de venir redonner votre leçon en direct et en public le 1er octobre à partir de 18 heures sur la place Orange, jour et heure d’une criée et d’un festin public (oui, on a du mal à décrocher pour l’instant).

    Nous, nous serons là. On vous reconnaîtra sans peine : vous serez les seules vraies rebelles dans la place !

    Pour de vrai, on serait ravis de parler de ce texte avec vous.

  • Le 17 septembre 2015 à 13:23, par fredo

    Quand on voit tout ces commentaires de gens qui cherchent plus à se justifier et à vous attaquer qu’à faire une critique constructive de l’article, on se dit que vous avez touché un point qui fait mal.

    Bravo donc.

  • Le 16 septembre 2015 à 22:37, par Super Mamie

    OOOOOOh mais qu’est ce que c’est que ces jeunes qui sont si négatifs et caricaturaux. Quelle tristesse ! Si j’étais votre mamie je vous foutrais un bon coup aux fesses et au lit, non mais !

    Mais j’avoue que j’ai sacrément bien rigolé en lisant votre article simpliste, binaire et agressif.
    Raymond, mon premier mari , il disait toujours ’’ Christiane, l’amour, toujours l’amour, la haine engendre la haine’’, c’était un philosophe celui là, je vous jure, un beau parleur oui, coureur de jupon.

    J’espére que vous retrouverez la sérénité les jeunes, je vous le souhaite car là vous êtes tristes à pleurer avec vos catégories toutes faites.

    Heureusement Super mamie est la pour sauver le monde.
    Bonne nuit à tous.

    Super Mamie.

  • Le 16 septembre 2015 à 18:42, par canbeheroes

    « L’ennemi est bête. Il croit que c’est nous l’ennemi, alors que c’est lui... »

  • Le 16 septembre 2015 à 11:37, par

    Si je n’adhère pas à tout ce qui est dit dans l’article, surtout le ton agressif mal placé, ce que j’ai vu ce matin dans l’agenda m’a rendu hilare. Sérieusement soit ils le font exprès, soit ils sont de mèches :
    Clique là !

    Finalement elle est pas si mal cette analyse.

  • Le 16 septembre 2015 à 11:09, par The bobo

    Franchement les gars, vous êtes graves, parce que publier cet article et celui-ci en même temps : https://rebellyon.info/ASSEMBLEE-CITOYENNE-DE-LA-COMMUNE-LIBRE
    n’est-ce pas un peu paradoxal ?

    Et puis sympa pour les anarchistes qui plantent des tomates dans les jardins partagés, et ceux qui manifestent pour les roms, ou qui mangent bio (y en a surement) !

    Salut, et vive Rebellyon quand même !

  • Le 15 septembre 2015 à 22:54, par

    « Oui tu es un ennemi des classes populaires, ...Il suffit d’être avant de paraître, et ce sera beaucoup moins dur. Sinon achète une corde. »

    Et qu’on me pende !
    Pour être une simple de salariée du social qui travaille et qui milite le dimanche,
    qui a pu participé avec plaisir, hargne, joie, et colère ( pourquoi faire ?) à des actes de solidarité locale sur le quartier de la croix rousse et ailleurs...

    Encore une fois, une polémique bien de l’entre soi qui rend compte de la complexité des relations humaines. Qui sera le meilleur ?

    Mieux vaut défoncer celui ou celle d’à coté , pour mieux prétendre exister...C’est vrai qu’un spectacle du crieur, une action de RESF ou l’occupation d’un jardin, cela met en péril l’existence d’une vraie lutte des classes !!! On le sait tous !

    Merci à vous pour cet article de fond si construit, si pur et dénué de tout dogme et d’effets de styles...
    Une vraie leçon de vie !!!!

    Au fait, à quand le jugement dernier ?

  • Le 15 septembre 2015 à 20:02, par bali

    BOBO, c’est la tarte à la crème pour tous les haineux... Bourgeois Bohème, il y a d’abord BOURGEOIS, et d’abord qu’est-ce qu’un BOURGEOIS, pour les auteurEs de l’article, une bonne référence les bouquins de PINSON CHARLOT. Après on pourra discuter. Ok pour gentrification, changement de population. A suite de la rénovation des Voraces conduite par Habitat Humanisme, les habitants ont regagné leur appartement. L’opération n’a pas été reconduite étant donné son coût.
    Les auteurEs pourraient nous faire prendre un peu de hauteur politique, elles pourraient organiser un débat dans les lieux qu’elles jugent à la hauteur de leur courage révolutionnaire...
    Ces mots me rappellent les mao qui crachaient sur les propriétaires de frigo et autres biens, et de tout ce que les groupes pouvaient dégueuler les uns sur les autres, tout autant moralistes les uns que les autres. C’était au siècle dernier...

  • Le 15 septembre 2015 à 17:15, par

    Est-ce qu’on ne se trompe pas un peu d’ennemi ? car c’est surtout le capitalisme immobilier et la puante spéculation qui va avec qui entraîne le départ des populations les moins favorisées... les gentrifieurs sont les produits d’une système (qu’ils suivent, sans nécessairement en avoir conscience) et non les sources.

    A part ça la dernière note « Il suffit d’être avant de paraître » fait du bien quand même...

    Point mineur sinon : si manger bio c’est une attitude à déplorer, alors y font comment les agriculteurs engagés dans le bio ?

  • Le 15 septembre 2015 à 16:09, par ElDodo

    Salut,
    Je trouve un peu vide ton article et plein de préjugés. On peut critiquer les bobos et leur façon de vivre mais franchement, même si leur cotés à vouloir se donner bonne conscience sur tout est un peu lourd je préfère quand même avoir des voisins promouvant une consomation locale, une certaine ouverture d’esprit culturelle et animés par des valeurs plutot de « gauche ».
    En fait je me demande qu’est ce qu’un bobo, perso j’ai bien peur de finir par en devenir un (pas dans le sens dont tu l’entend).
    Mes grands parents étaient ouvriers peu qualifiés, mes parents employés peu diplomés, me voila après 3 génération avec un master.
    Ce n’est pas parce que moi ou mes gosses ne galereront pas comme mes parents ou grands parents on pu trimer au travail que c’est déplorable.
    Le phénomène de gentrification existe, certes, il n’est pas reprochable au bobos ! Que penser des cadres sup qui ne veulent que rester dans leurs quartier luxueux pour ne pas avoir de poc sur la BM en partant ? A vous écouter on devrait empecher toutes mixité entre les différentes classes sociales, c’est bien dommage.
    Je n’idéalise pas les bobos et leurs bonne conscience à la con mais bon en attendant le jour il la traboule sera un bar-atelier pour fixies, le climat sera déja moins dégueulasse !

  • Le 15 septembre 2015 à 00:09, par raven

    Salut
    Malgré le ton de l’article, au cas où il permettrait à certain-e-s d’ouvrir les yeux, je me demande : est-ce que les « vrais révolutionnaires » sont prêts à voir débarquer des bobos dans les ZAD, à Calais, dans les squats ?
    Ou est-ce que le but de cet article n’est pas uniquement de juger ceux qui ont décidé de prendre des initiatives qui ne viennent pas de leur fait sans savoir qui ils jugent vraiment, puisqu’ils ne sortent pas de leur milieu « libertaire » super fermé ?

  • Le 14 septembre 2015 à 20:59, par anonyme

    Au 1er commentateur : le but n’est pas de faire un tri entre les gentils et les méchants. Les phénomènes décrits dans l’article (gentrification, récupération des luttes par les partis, musée-ification des luttes d’antan...) sont des faits et ils sont la conséquence d’actes politiques. Si on veut lutter contre il est important d’étudier les groupes sociaux qui en sont la cause.

    En étant sur la défensive et en déportant le débat à un niveau personnel, fais-tu avancer le problème ?

  • Le 14 septembre 2015 à 15:49, par Publiez-moi pour une fois, s’il vous plaît

    Bien le bonjour,

    Encore un énième article moralisateur qui n’apporte pas grand chose à la choucroute. Les « bobeaufs » des ennemis ? Des camarades certes non, mais pas des ennemis. En plus j’ai rien contre les beaufs, au moins tu vas à un bal à la campagne et là tu peux te marrer, alors que si tu vas à une projection dans un squat sur les zapatistes où tout le monde est quasi d’accord, là tu peux réellement te faire chier.

    Un stéphanois en colère contre ce monde de merde avant tout, mais aussi contre la bonne conscience révolutionnaire.

    Salutations

  • Le 14 septembre 2015 à 10:46, par Gentrifié

    C’est dommage, en voyant la longueur de l’article on pouvait s’attendre un quelque chose de précis, une analyse intéressante. En fait, il s’agit finalement d’un article d’insulte, qui sert surtout, encore une fois, à tracer des lignes, à définir un "eux" ennemi pour définir en creux un "nous" qui a toutes les vertus.

    Il y a plein de choses vraies dans ce portrait, mais quelques trucs évidemment faux, qui suffisent à en faire perdre tout intérêt.

    Par exemple : « illes réclament un toit pour tout le monde, sans pour autant leur ouvrir leur porte ». Si j’ai bien compris de qui on parle, c’est exactement les gens qui, autour de RESF, ou de l’école Gilbert Dru, vont d’abord occuper l’école pour loger deux ou trois familles à la rue, puis quand les vacances arrivent, se démerder pour les héberger entre parents d’élèves.

    Ce sont aussi en grande partie les gens qui ont sauvé quelques familles, ou parents, ou presque parents, de l’expulsion. Encore une fois, autour de l’école Gilbert Dru, ces "bobeaufs" ont joué un rôle important à l’époque où Guilherme a finalement été régularisé.

    Mais surtout, la réalité est (malheureusement ?) beaucoup plus emmêlée que ce qui est montré dans l’article : qui relève du ou de la bobeauf ? qui est le jeune squatteur héros de la lutte, aujourd’hui joyeux galérien, mais qui sera prof dans dix ans ? Où ranger cette dame qui boit des coups au Court-circuit et fait le jardin dans la cage orange dégueu, mais qui trime à l’usine toute la semaine ? Dans les habitant-es qui se sont mobilisé-es pour sauver les squatts roms autour de la place Mazagran, comment on fait le tri entre les "bobeaufs" et les authentiques "classes populaires" ? A quel niveau de revenu ?

    Ami-e auteur-e de cet article, j’ai cherché la grande tarte dans la gueule que tu promets au lecteur, mais j’y ai surtout trouvé une grosse leçon de bonne conscience.

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