Expulsion en cours d’un militant LGBTI demandeur d’asile : à Lyon et ailleurs, soutenons Moussa

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Moussa, un militant LGBTI guinéen, est menacé d’expulsion. Après deux refus d’embarquement dans des avions qui devaient le déporter, il est en garde à vue à l’aéroport Saint-Exupéry depuis jeudi 3 mai. Infos et mises à jour

  • Jugement renvoyé au 12 juin. Moussa reste cependant en détention

    Le jugement a été renvoyé au 12 juin, comme demandé par l’avocate de Moussa Camara. Il reste cependant en détention provisoire.

  • Moussa passe en comparution immédiate pour refus d’embarquement à 14h

    Il risque la prison, l’expulsion et 10 ans d’interdiction du territoire français.

    Pour assister à l’audience au TGI, venez avant 13h45.

  • Rassemblement pour Moussa à 14h au TGI

    Moussa passera en comparution aujourd’hui même. Un rassemblement de soutien est appelé devant le TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e, à partir de 14h. Pour celles & ceux qui veulent assister à l’audience, mieux vaut arriver un peu plus tôt.

    Il peut être incarcéré ou expulsé à l’issu de l’audience, certains médias nationaux annonçant déjà une probable expulsion à partir de demain samedi, comme si tout était déjà joué.
    Venez nombreu.ses.x !

  • Une cinquantaine de personnes en soutien, Moussa est en garde à vue

    Moussa a refusé d’embarquer dans l’avion qui devait l’expulser. Il est actuellement en garde à vue à Lyon.

    Selon nos camarades présent·es sur place, il ne serait pas expulsé dans les jours à venir mais on attend la décision du procureur quant à une libération sans poursuite ou une convocation pour comparution immédiate.
    Trois possibilités existent lorsqu’il sortira : qu’il sorte libre sans poursuite, qu’il sorte libre mais avec une convocation à venir au tribunal pour refus d’embarquement, qu’il passe en comparution immédiate au tribunal de grande instance dès demain pour ce même fait.

    Environ 50 personnes sont venues le soutenir à l’aéroport et mettre la pression sur le pilote et les autres passager·es.

Moussa, un militant LGBTI guinéen a été transféré à Lyon ce matin.
Dimanche à Nîmes, le pilote avait refusé de l’embarquer dans l’avion.

Sa demande d’asile est en cours de ré-examen. En Guinée, Moussa sera en danger de mort car il est homosexuel.

Aujourd’hui, jeudi 3 mai, pour empêcher sa déportation, rendez-vous à l’aéroport de Saint-Exupéry Terminal A1 (Vol AT-721 de 17h45 à destination de Casablanca).

Si le pilote ou plusieurs passagèrEs refusent l’expulsion, les flics doivent le descendre de l’avion !

Contre toutes les frontières !
#LIBEREZMOUSSA

Communiqué de presse AIDES

À Pantin, le 3 mai 2018 à 12h

EXPULSION EN COURS D’UN MILITANT DE AIDES : L’ÉTAT S’ACHARNE CONTRE MOUSSA !

Après une première tentative d’expulsion en catimini évitée in extremis samedi, nous apprenons que Moussa, militant nîmois de AIDES, a été transféré en fourgon vers l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry en vue de son expulsion vers la Guinée, pays homophobe. Moussa a refusé l’embarquement, il est actuellement placé en garde à vue à l’aéroport. Nous demandons la suspension immédiate de cette expulsion, acte criminel et indigne du pays des Droits de l’Homme et le réexamen de sa demande d’asile. QUE CESSE CET ACHARNEMENT !

L’information est confirmée : la France est bel et bien en train d’expulser un homme gay vers un pays qui punit l’homosexualité de 3 à 7 ans de prison. Là-bas ne l’attendent que persécutions et menaces pour sa vie.

Moussa est arrivé en France en 2015 après avoir fui la Guinée, son pays d’origine, où son homosexualité lui fait encourir plusieurs années de prison. Ou pire, le lynchage. Arrivé en 2015 avec une autorisation de travail, il est aujourd’hui sans papiers après avoir été débouté de sa demande d’asile en 2017. La préfecture du Gard, notoirement connue pour son zèle dans les expulsions avait déjà tenté de l’expulser samedi, sans succès grâce à la mobilisation des militants de AIDES et RESF.

AIDES condamne fermement une telle politique migratoire, qui semble faire fi de toute humanité et du respect le plus élémentaire des droits humains. Quant à la fameuse tradition d’hospitalité, elle semble n’être qu’un lointain souvenir à l’heure où la loi « Asile et Immigration », qui fragilisera encore davantage les demandeurs-euses d’asile, est en voie d’adoption.

« AIDES demande l’arrêt immédiat de cette procédure d’expulsion, la libération de Moussa et le réexamen de sa demande d’asile. L’Etat doit arrêter de s’acharner contre Moussa, prendre ses responsabilités et protéger les personnes issues de pays où la discrimination homophobe et la criminalisation de l’homosexualité font rage » conclut Aurélien Beaucamp, président de l’association AIDES.

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