Lyon : au cœur de la région la plus nucléarisée au monde. Réagissons en solidarité avec les habitant-e-s du Japon !

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La catastrophe au Japon, improbable apparemment pour les nucléocrates (un tremblement de terre puis un tsunami) met en lumière leurs imprudences et le mépris dans lequel ils tiennent les populations riveraines de leurs installations. A Lyon, au cœur de la région la plus nucléarisée au monde, en solidarité avec les habitant-e-s du Japon victimes de cette catastrophe, réagissons !

A lire aussi sur Rebellyon :
- Catastrophes nucléaires : ça n’arrive qu’aux autres, jusqu’à quand ?!
- Nucléaire : transparent ou pas, on n’en veut pas !
- Fukushima, le nucléocrate et le catastrophiste
- Réponse à l’article de Philippe Godard : « nucléocrate et catastrophiste »
- D’un nuage radioactif à l’autre ; les faibles doses
- Les vrais chiffres de la contamination radioactive : confisqués par les Etats !
Et aussi : 26 avril 1986 : l’énorme mensonge de Tchernobyl
- Sébastien Briat assassiné par la société nucléaire, le 7 novembre 2004

A lire ailleurs :
- Catastrophe nucléaire : on vous l’avait bien dit
- Golfech. Le nucléaire, implantation et résistances

Lyon est au coeur de l’une des zones les plus nucléarisées de la planète (voir la carte ci-dessous). Nucléaire civil et nucléaire militaire sont intimement liés sur des sites de production de recherche, de traitement, d’exploitation qui mettent en péril au quotidien la santé des populations riveraines et des salariés de cette industrie mortifère, portent atteinte à l’environnement et aux activités agricoles, polluent et contaminent les cours d’eau et l’air, menacent en permanence la vie et le vivant, exercent une pression anti-démocratique sur les choix de société, sont source de conflit et de guerre.

Si le risque sismique est modéré, la région est quand même régulièrement concernée par des secousses. Et la dernière importante, de niveau 6 sur l’échelle de Richter, remonte à tout juste un siècle. Le problème dans l’histoire, c’est que si y’a bien des gens auxquels on ne peut pas faire confiance, c’est bien les nucléocrates…
Un document révèle leurs inquiétudes à ce sujet.

Le lobby nucléaire essaime partout dans le monde son industrie de mort… 25 ans après Tchernobyl, aucune leçon n’a été retenue, en mépris total pour les personnes habitants à proximité alors qu’il est toujours impossible d’avoir un débat sur la question en France.

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Liens :

- La coordination antinucléaire du Sud-Est avec de nombreux articles sur la question nucléaire dans la région.

- Le réseau Sortir du Nucléaire a ouvert un blog consacré à la catastrophe nucléaire en cours au Japon. Réactions, informations, et manifestations

- En 1999, on est passé tout près de la catastrophe nucléaire lors de la tempête, à la centrale du Blayais.

- Un texte de l’OCL après le début des problèmes à Fukushima : Alerte nucléaire au Japon après un violent tremblement de terre.

- Sur la situation Japonaise voir le site du CNIC (Citizen’s Nuclear Information Center) de Tokyo (en anglais).

- En 2007, le réseau Sortir du Nucléaire alertait déjà sur le risque sismique pour les centrales japonaises.
« Le risque sismique démultiplie la possibilité d’un accident majeur. Voilà pourquoi le Japon doit fermer tous ses réacteurs définitivement. Les autorités japonaises attendent-elles que leur pays soit dévasté par la radioactivité pour arrêter ses centrales ? Personne ne peut plus ignorer aujourd’hui qu’un accident nucléaire grave menace le Japon et au-delà, toute l’Asie. »

- Une pensée pour les anti-nucléaires morts en luttant, et notamment Sébastien Briat, tué en 2004 par un train d’Areva : Sébastien Briat assassiné par la société nucléaire, le 7 novembre 2004.

- Nucléaire : en France, on a peu de séismes, mais on a des canicules !

- L’impact de Tchernobyl revu à la hausse : près d’un million de morts. L’Académie des sciences de New York a consacré un numéro de ses annales à la catastrophe de Tchernobyl.

mardi 15 mars 2011
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samedi 19 mars 2011

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  • Le 24 mars 2011 à 18:02, par COMMUNIQUE URGENT

    L’Etat français fait de la rétention d’information sur les niveaux de radioactivité réel dans le monde. La CRIIRAD, seule instance française indépendante sur le nucléaire, n’a plus accès aux données sur les taux de radioactivité.
    Le mieux est de lire leur communiqué. Ils appèlent à la mobilisation.
    A FAIRE TOURNER PARTOUT

    http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/11_03_23_Volet1der.pdf

  • Le 23 mars 2011 à 17:03, par Yep !

    « Selon les opposants, le démantèlement de Superphénix a été décidé sans consultation publique, tout comme sa construction. »( http://fr.wikipedia.org/wiki/Superph%C3%A9nix)

    " Reste l’épineux problème du sodium fondu, dont le circuit primaire de refroidissement, les boucles secondaires et diverses installations recelaient 5 500 tonnes. La difficulté vient de ce que ce matériau s’enflamme à l’air et détone au contact de l’eau.

    Le principe, expérimenté sur la centrale de Dounreay, en Ecosse, et validé par les ingénieurs du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), consiste à faire tomber au goutte-à-goutte le sodium liquide dans de l’eau, dans un environnement neutre d’azote. Le produit de cette réaction est de la soude, qui sera incorporée à du béton. Quatre à cinq années seront nécessaires pour neutraliser la totalité du sodium et il faudra attendre vingt ans pour que la radioactivité des 70 000 tonnes de béton accumulés sur le site, « soit comparable à celle du granit », précise Serge Klaeylé.

    Entre 2013 et 2023 devrait alors être réalisée la dernière partie de la déconstruction : la démolition du bâtiment réacteur, où la cuve et certaines structures métalliques, chargées en cobalt 60, restent très irradiantes. EDF, dont le scénario de démantèlement prévoyait au départ de laisser la radioactivité décroître pendant un demi-siècle, a finalement décidé, pour toutes ses centrales fermées, de les raser au plus vite, afin de rendre le site « à l’herbe ». Le Monde, 30/7/2007

    « On ne sait rien, pour l’instant, du lieu de stockage définitif de ces différents déchets à risques générés par cette déconstruction. Ce que l’on sait c’est que leur acheminent vers deux sites à définir par l’ANDRA, est prévu, au rythme de 20 à 25 transports quotidiens, entre 2008 et 2018, passant à 25-30 au-delà et jusqu’en 2026. Ce qui se traduira par une croissance du trafic routier des routes avoisinantes, la D19 et la N75 notamment, de l’ordre de 9%... » http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_super-phenix.html

    Encore plus d’infos sur Supersuperphénix et sa déconstruction : http://resosol.org/Gazette/2007/235236p25.html

  • Le 23 mars 2011 à 11:30, par dom

    Société nucléaire = société totalitaire !

    Un hommage également à Vital MICHALON , militant mort à Creys-Malville lors de la manifestation antinucléaire fin juillet 1977.

    Hommage également aux victimes d’HIROSHIMA & NAGAZAKI...

  • Le 22 mars 2011 à 13:21, par Tryph

    Superphénix n’est plus en activité et est même en cours de démentellement depuis plusieurs années.

  • Le 20 mars 2011 à 12:10, par Yep !

    Centrale de Creys-Malville (Superphénix) -> 50km

  • Le 19 mars 2011 à 22:09

    france culture annonce au journal de 22h que le nuage nucléaire pourrait arriver en France mercredi ou jeudi. mais, « évidemment », « sans » danger pour la santé ni la nourriture...

  • Le 18 mars 2011 à 00:20, par Appel solennel au gouvernement français suite à la catastrophe nucléaire au Japon

    http://groupes.sortirdunucleaire.org/alerte-japon/appel.html

    Appel solennel au gouvernement français suite à la catastrophe nucléaire au Japon

    Rassemblement unitaire le dimanche 20 mars à 15 h à Paris devant l’Assemblée nationale

    Liste des premiers signataires :

    Adéquations, Agir pour l’environnement, Alliance Écologiste Indépendante, Association des communistes unitaires, Association pour le Contrat Mondial de l’Eau, Attac, Bâtir Sain, Bizi, CAP 21, CNIID, Confédération paysanne, Ecologie et Démocratie, Ecologistas en Accion, Espoirs pour les jeunes, Europe Écologie Les Verts, Europe solidaire sans frontières, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Fédération Nature et Progrès, Fédération Sud Étudiant, Fédération Sud Rail, France Libertés, Fraternité Citoyenne, Gauche Unitaire, Générations Futures, Imagine 2012, L’école émancipée, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Mouvement Citerrien, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti de Gauche, Parti Pour La Décroissance, Réseau Action Climat, Réseau Sortir du nucléaire, Résistance à l’Agression Publicitaire, Union syndicale Solidaires, Utopia, Votre Santé, Women in Europe for a Common Future.

    Le peuple japonais affronte actuellement une tragédie sans précédent. Une catastrophe naturelle, avec des conséquences humaines, sanitaires et économiques. Et une catastrophe nucléaire majeure.

    A ce jour, trois fusions partielles de cœurs, deux incendies de combustible usé et cinq explosions d’hydrogène sont survenues dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichii, qui depuis le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, relâche des quantités colossales de radioactivité dans l’air et l’environnement. Une fusion totale des cœurs, voire une explosion avec une grande quantité de rejets radioactifs, n’est pas à exclure. Malgré une communication d’informations parcellaires ou contradictoires, nous pressentons que nous sommes face à une situation d’une gravité sans précédent.

    La situation au Japon est d’ores et déjà alarmante et s’aggrave d’heure en heure. Des centaines de travailleurs japonais sacrifient actuellement leur vie pour tenter d’éviter que le pire ne se produise.

    Alors même que la catastrophe est en cours, des quantités massives de substances radioactives ont été libérées dans l’atmosphère et l’océan. Des taux de radioactivité plusieurs centaines de fois supérieurs à la normale sont déjà mesurés à plus de 100 km de la centrale de Fukushima. C’est une vaste région du Japon qui subit à l’heure actuelle une contamination radioactive qui pourrait se propager à tout le pays, voire au-delà.

    Nous, associations, syndicats et partis politiques, exprimons toute notre solidarité au peuple japonais et en premier lieu aux travailleurs du nucléaire qui tentent d’éviter le pire au péril de leur vie.

    Cette situation alarmante nous rappelle que le nucléaire est une énergie qui n’est ni propre, ni sûre, ni à même de répondre au défi majeur du changement climatique, et qu’il soumet les populations et les travailleurs à des risques insensés, d’un bout à l’autre de la filière. Plus encore lorsque les centrales sont vieillissantes : au Japon, le réacteur n°1 de Fukushima Daiichi devait être arrêté définitivement le mois dernier, mais la prolongation de son fonctionnement pendant 10 ans venait d’être décidée... Quel choix tragique !

    Ce nouvel accident nucléaire majeur met à nouveau à jour les risques inhérents à toute installation nucléaire et met à mal de façon définitive et indéniable le mythe de la sûreté et de la sécurité du nucléaire.

    L’impuissance dramatique de l’homme face à l’emballement des réacteurs au Japon a provoqué la remise en question immédiate du nucléaire dans plusieurs pays (Allemagne, Suisse, Inde, États-Unis...)

    En France, la politique énergétique a toujours échappé au débat démocratique, et plus particulièrement le développement de la filière électronucléaire. Les décisions sont prises au plus haut niveau de l’État, sans que les citoyens ne soient jamais consultés, alors que cette question concerne pourtant l’avenir de la population tout entière.

    Sera-t-il nécessaire d’attendre un nouvel accident nucléaire pour que les autorités françaises organisent enfin un réel débat sur le modèle énergétique français en toute indépendance de l’industrie nucléaire et de son lobby ?

    Pour faire face à la pénurie croissante des ressources fossiles, aux risques inacceptables du nucléaire, et à la nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les solutions alternatives existent, aujourd’hui. Elles s’appuient sur la réduction de nos consommations, par la sobriété et l’efficacité énergétique, et sur le développement des énergies renouvelables. Cette transition énergétique est inéluctable, ses modalités et sa planification nécessitent la tenue d’un grand débat démocratique et citoyen.

    Le Président Sarkozy a annoncé que la France devait tirer les conséquences de l’accident japonais. Nous prenons aujourd’hui sa déclaration au mot.

    NUCLÉAIRE : NOUS VOULONS AVOIR LE CHOIX !

    Nous, associations, syndicats et partis politiques, adressons solennellement ces demandes communes au gouvernement français :

    Nous voulons :

    * L’arrêt de tous les projets électronucléaires en cours (EPR de Flamanville, ligne THT Cotentin-Maine, EPR de Penly, ITER, Bure et projets de centres de stockage des déchets nucléaires issus de la filière électronucléaire...) tant que les citoyens n’auront pas été en mesure de se prononcer démocratiquement sur notre politique énergétique et sur le recours à l’énergie nucléaire, y compris si nécessaire par un référendum
    * Le renoncement à la prolongation de l’exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement
    * L’arrêt complet de tous les projets portés à l’étranger par l’industrie nucléaire français

    Parce que la situation au Japon exige de ne pas se taire sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon comme en France :

    Nous appelons tou-te-s les citoyen-nes à manifester leur solidarité avec le peuple japonais et à se réapproprier la question du recours au nucléaire et de la politique énergétique, en organisant des rassemblements dans toutes les villes de France ce dimanche 20 mars 2011 à 15h.

    Nous appelons également tous les citoyen-nes, associations, partis politiques, syndicats, artistes et personnalités à rejoindre un GRAND RASSEMBLEMENT à Paris ce même jour, dimanche 20 mars 2011, à 15 h devant l’Assemblée Nationale (Métro Assemblée nationale - Ligne 12).

  • Le 17 mars 2011 à 10:47, par carbone14

    La carte du nucléaire français (avec toutes les centrales, usines, sites de stockage de déchets, résidus de l’exploitation de l’uranium, sites militaires) est téléchargeable en grand format à cette adresse :

    http://www.sortirdunucleaire.org/carte/cartes-francenuc-A4.pdf

    Imprimez la en grand et affichez la chez vous, au bureau, dans les lieux de passage. Pour que plus personne ne puisse ignorer la réalité du danger. Ne rêvez pas, il y a forcément un site près de chez vous !

  • Le 17 mars 2011 à 09:37, par anneau2fer

    http://observ.nucleaire.free.fr/

    Un jour nous saurons tout, mais il sera trop tard...

  • Le 15 mars 2011 à 20:17, par Yep !

    Centrale du Bugey -> 35 km
    Centrale de Saint Alban -> 50km

  • Le 15 mars 2011 à 12:31, par ciMdy

    y’a t il des covoiturages pour aller à la centrale du bugey ?

  • Le 15 mars 2011 à 01:53, par carbone14
  • Le 15 mars 2011 à 01:36, par blofouai

    Un troisième rendez vous anti nucléaire est prévu ce samedi à Lyon.

    Rassemblement samedi 19 mars devant préfecture, côté rue Pierre
    Corneille, suite aux événements nucléaires au Japon, avec présentation d’une
    lettre au préfet demandant la fermeture du Bugey.

    à samedi !

  • Le 14 mars 2011 à 22:49, par ploum

    Dommage que le rassemblement soit a 13h et pas le soir... Penser a ceux qui bossent.

  • Le 14 mars 2011 à 18:58, par carbone14

    les différentes manifs et rassemblements en France régulièrement mis à jour sur ce site

  • Le 14 mars 2011 à 16:24, par antinuke

    Et allez, devinez quoi, le combustible du réacteur n°3, celui qui a explosé, est du combustible MOX de fabrication française !! Le même que le japon est le seul à utiliser avec la France...

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