Prévention de la délinquance : « A bas la société capitaliste et sécuritaire ! »

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Opposition au Projet de Prévention de la délinquance

Contre le flicage permanent de nos vies et la criminalisation de la pauvreté...
A bas la société capitaliste et sécuritaire !

Cf. « Prévention de la délinquance » : riposte le 18 novembre sur Lyon

La loi dit de « prévention de la délinquance » nous touche tous et toutes puisqu’elle consiste à contrôler, surveiller, ficher et réprimer les personnes qui rencontrent des difficultés. Cette loi liberticide répond à une logique de mise en place d’une société sécuritaire qui criminalise ceux et celles qui souffrent le plus des inégalités économiques et sociales. En effet, dont-on rappeler que la principale « insécurité » subie par tous et toutes, c’est l’insécurité sociale ? La précarisation de nos vies s’accentue toujours plus : emplois précaires, remise en cause des droits du travailleurs-ses, accès aux logements décents de plus en plus difficiles, soins médicaux qui deviennent réservés aux riches... La société capitaliste a pourtant des assises bien connue : une course effrenée pour le profit de quelqu’un-es pendant que les pauvres sont de plus en plus nombreux-ses. Pour maintenir cette société de classe, une politique de criminalisation des mouvements sociaux et de tous ceux et celles qui se rebiffent se développe au fil des différents gouvernements.

Avec la loi sur la sécurité quotidienne de 2001 (LSQ), la matraque était dirigée particulièrement sur les personnes considérées par le pouvoir comme « marginales » de notre société : répression de la mendicité, chasse aux gens du voyage, aux prostituées, aux fraudeurs-ses des transports en communs , aux personnes qui se rassemblent dans les halls d’immeubles.... Avec les différentes lois sur l’immigration, la chasse aux étranger-es est ouverte. Les politiques veulent « choisir » les immigré-es pour disposer d’un stock de travailleur-ses malléables et exploitables à souhait. Aujourd’hui, ceux et celles qui luttent pour un droit des « étrangers » à vivre où bon leurs semblent doivent cacher des enfants pour empêcher l’expulsion de leur famille.

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Aujourd’hui, la loi dite de « prévention » de la délinquance s’appuie sur :

- Le contrôle et le fichage des personnes en difficultés sociales : Les informations détenues par divers professionnels du social, de l’éducation et de la santé seraient transmises au Maire. Ces attaques au secret professionnel transforment progressivement l’accompagnement social et éducatif en une vaste opération de flicage et de délation. Le personnel socio-éducatif va se retrouver peu à peu dans l’incapacité de pouvoir exercer leur métier qui est basé sur la confiance, l’échange et le respect de l’autre.

- Un pouvoir accru des maires : Les élèves en difficultés scolaires, les précaires fréquentant les services sociaux (notamment pour l’obtention du RMI), les personnes hospitalisées sous contrainte en psychiatrie (avec la loi, l’hospitalisation d’office n’est plus soumis à un avis médical) ... seront fichés par le maire qui travaille avec le préfet de police et donc les forces répressives.

- L’enfermement des mineurs : La répression des jeunes, au détriment de l’éducation et la prévention, est au coeur de l’arsenal répressif mise en place par cette loi. Dès 13 ans, le contrôle judiciaire sera appliqué pour les mineur-es. L’amendement proposé récemment pour les auteurs de soit-disant « embuscades » vise à accentuer cette judiciarisation de la prise en charge des mineurs et ceci, sous des motifs qui seront flous et très certainement abusifs. La justice de classe est une fois de plus, réafirmée. Nous n’oublions pas la construction en cours de 7 établissements pour mineurs en France dont un dans la banlieue lyonnaise, à Meyzieu (son ouverture étant programmée pour l’été 2007). Ces véritables prisons pour enfants, une fois construits, seront remplis pour être « rentabilisés ». Cette logique de répression des mineurs est basée sur une « peur du jeune » qui est entretenues largement par les médias et les déclarations populistes des politicien-nes.

La véritable insécurité, c’est la précarité qui nous touche toutes et tous. Nous ne voulons pas de cette société capitaliste et sécuritaire qui fiche, contrôle, réprime et enferme les précaires ou tous ceux et celles qui ne correspondraient pas à une certaine norme. Organisons-nous face à ces logiques liberticides qui entretiennent et permettent la société capitaliste.

Égalité économique et sociale entre tous et toutes !

Coordination des Groupes Anarchistes - Lyon

P.-S.

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