Récit et photos de la manifestation pour l’Education du samedi 17 janvier 2009

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Samedi 17 janvier, plusieurs milliers de personnes se rassemblent place Bellecour à l’appel de l’intersyndicale de l’Education et de la Coordination Lycéenne pour manifester contre les réformes qui touchent à tous ses niveaux le système scolaire.

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La manifestation quitte la place Bellecour pour la rue Edouard Herriot, laissant sur la place les centaines de personnes rassemblées en même temps pour Gaza. La manifestation, longue, est composée de cortèges d’école avec enseignants et parents d’élèves (FCPE notamment) mais aussi de nombreux cortège syndicaux (SNES, SUD, CNT ,etc) avec, au milieu, un cortège lycéen assez remuant. 4 000 manifestants selon la police, 8 000 selon les syndicats d’enseignants.

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Le cortège remonte jusqu’à Cordeliers pour ensuite traverser le Rhône et remonter les quais en sens inverse en direction de la préfecture du Rhône, comme il se doit encadré par une force policière disproportionnée. A quelques rues de la préfecture, alors que la manifestation quitte les quais pour tourner vers la préfecture, le cortège lycéen continue son trajet sur les quais avec de nombreux appels incitant les autres manifestants à les suivre.

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Les manifestants sont peu nombreux à suivre les lycéens, à l’exception de la batucada qui remonte les quais avec les lycéens. Passé la Guillotière le cortège accélère le pas et fait quelques centaines de mètres en courant, apprenant qu’une dizaine de BACeux les poursuit. De nombreux manifestants ont remonté leurs foulards ou mis des cagoules, le cortège étant déjà encadré de part et d’autre de membres de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur), l’un au talkie, l’autre occupé à prendre des photos des manifestants. La manif traverse ensuite le Rhône sur le pont Galieni, d’autant plus rapidement que sont visibles sur le pont de l’Université de nombreux véhicule de police et de CRS qui traversent le Rhône pour rattraper la manif sauvage.

Après un petit cafouillage au bout du pont, la manifestation se dirige vers l’entrée du parking, travers la gare TCL au pas de charge pour atteindre les voies de la gare SNCF, suivie à ce niveau par de nombreux BACeux. Les policiers et les militaires qui patrouilles dans la gare encadrent eux aussi rapidement les manifestants. Ces derniers ont toutefois le temps de descendre sur les voies et de bloquer les rails.

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Le temps de quelques slogans et d’un petit rappel sur les consignes de sécurité face à la police et en cas d’arrestation et les lycéens repartent le long des rails en direction du Rhône. Au passage sous la passerelle que constitue la gare proprement dite, l’ensemble des forces policières tentent brièvement de s’interposer et les CRS, qui ne s’étaient pour l’instant pas montrés, font irruption sur les quais. Petit coup de speed et le cortège repart de plus belle sur les rails.

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Les lycéens bloquant les chemins de fer.

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Mais les CRS commencent à charger à travers la gare (photos ci-dessus) et surtout repoussent les lycéens dans un angle sans issue de la gare. Les quelques dizaines de personnes se retrouvant de l’autre coté des CRS se retrouvent face à la police de la gare qui les repousse en sens inverse, insultant au passage les manifestants qui se retrouvent nez-à-nez avec un autre groupe de CRS et doivent quitter les lieux sous peine d’être arrêtés.

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Les manifestants ayant fui la charge de la police sont sciemment repoussés vers une partie sans issue de la gare et se retrouvent coincés entre plusieurs groupe de CRS qui les empêchent de faire le moindre mouvement pendant plus d’une demi-heure.

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Crise d’épilepsie gérée par les CRS et deux lycéens.

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Un lycéen est arrêté par la police, arrestation motivé par un jet de pierre que pourtant personne n’a vu !

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Jusqu’à 19h00, des manifestants resteront coincés dans ce recoin de la gare, faisant l’objet, un par un, d’un relevé d’identité (nom, adresse, le tout épelé) avec photo individuelle dos au mur. L’attente est longue. Deux filles qui refusent de se faire prendre en photo sont alors arrêtées.

Les policiers, prenant conscience de la présence de journalistes ainsi que de personnes faisant des photos derrière eux sont pris d’une envie de censure et intiment agressivement l’ordre de partir à ceux qui n’ont pas de carte de presse (y compris les gens prenant des photos pour Rebellyon, donc), n’hésitant pas à faire pression sur une personne en la menaçant de l’embarquer et de prendre son appareil si elle ne supprimait pas ses photos. Ils font aussi pression sur les journalistes « accrédités » qui ne peuvent donc pas non plus faire les photos qu’ils veulent. La police préférant avoir toute latitude, et pas de témoin, pour organiser son fichage politique...

Un témoignage de cette fin de manifestation, posté sur les forums de rebellyon.info

je reviens à peine de Perache où nous étions encerclés par les flics tout à l’heure. Je vais tenter de faire part du coté suréaliste et scandaleux de cet après midi bien qu’il fallait vraiment le voir pour le comprendre. Après avoir bloquer trés rapidement les voix des crs arrivent en nombre « restreint » ( une vingtaine ) il y a aussi des baceux et des rg. Ils commencent à nous courser sur les voix, on court à la base vers la Part Dieu mais très rapidement on décide de sortir, pensant trouver une issue on se retrouve entre un mur et une barrière encerclés par les flics ( à ce moment là il est 16h30 ) . Un lycéen ( il me semble )est interpellé ( jet de pierre soit disant ) une demi heure passe et des renforts arrivent. Ils sont à présent plus nombreux que nous ( on est 50 eux 60 ou 70 ). Et là on commence à comprendre qu’ils comptent pas nous laisser partir. Trop tard pour tenter une sortie en force. Ils commencent les contrôles. On veut pas surtout qu’on remarque rapidement qu’ils nous filment contre un mur. Ils ont contrôlé tous les garçons un à un, ceux qui résistent sont secoués. Si on refuse c’est 24 h de gardav est-on prévenu. ça dure une éternité on a froid. A la fin il reste qu’une quinzaine de meufs, on tente une sortie en force pour rejoindre les autres ( qui sont placés dans un autre cercle après leurs contrôles . Puis on y passe aussi. Tout le monde à pas eu la même chose alors je parle de mon cas : je sors ma pièce d’identité , le flic la filme ensuite il m’adosse au mur, je dois décliner mes nom prénom adresse date et lieu de naissance ( comme le flic n’est pas lettré je dois tout épelé). Ensuite un autre appelle le central pour vérifier si j’ai un casier , comme c’est pas le cas ça va. Puis au dernier moment il décide de fouiller mon sac je rechigne mais me fait malmener un peu. Il trouve rien qu’il lui plait pas et me laisse rejoindre le groupe. Ensuite deux autres filles camille et cloé refusent d’optempérer elles sont embarqués dans le fourgon , ça gueule . Encore 20 minutes passent il est 19h ça fait 2h30 que ça dure. Les lycéens gardent le morale ils font une chenille en gueulant des slogans grecs. puis elles sont relachées on peut enfin partir encercler par les flics.

Voilà suréaliste. Une action classique à laquelle j’ai souvent participer : mais j’ai jamais vu ça ! Je crois qu’il faut avouer que en chiraquie on voyait pas ça. Pour conclure je vois pas d’autre chose à dire que A BAS L’ETAT POLICIER. Mobilisons nous il faut être plus nombreux pour qu’ils ne puissent pas faire ce genre de coup de force.

Demain il serait cool d’être devant le commissariat pour la sortie du camarade qui est en gardav.

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  • Le 26 janvier 2009 à 10:24

    On est restés soudés malgré leurs menaces. On a fait la ronde pour ce réchauffer. On a chanter en grec. On sera tous présents le 29 à la manifacture des tabacs !!!
    On ne baissera pas les bras. Cette réforme ne passera pas.

  • Le 22 janvier 2009 à 18:58

    Salut !
    Comme conseil, il y aurait aussi moyen de « faire le mort » on se transforme en poids mort au milieu d’une gare ... ou encore de s’accrocher à des grilles avec des antivol en U pour vélo, ce genre de truc bien chiant ... devenir encombrant c’est mieux pour l’ action ... (non-violente, mais gènante malgré tout ...) parce que là les CRS arrivent, et on pars ... certes il y a un risque qui se comprend, mais du coup l’Etat policier et la réprésion ne sont pas au vu de tous ...
    Bien à vous

  • Le 21 janvier 2009 à 12:06, par pilouz

    Un bon article sur cette journée de manif et d’action sur le site de la coordination lycéenne lyonnaise

  • Le 20 janvier 2009 à 02:14, par Jum

    Salut !
    La répression politique que nous avons pu voir à Perrache était prévisible : n’oublions pas que c’est sarko au pouvoir, et derrière lui tous les gros patrons... J’y étais, j’ai fait une crise non pas d’agoraphobie comme l’ont annoncé les CRS, ni une crise d’épilepsie comme décrit dans l’article : c’était simplement une crise d’angoisse due au fait que l’on était bourré contre un mur. Lorsque des animaux sont traités ainsi, la SPA porte plainte, nous sommes juste des sales lycéens rebelles.
    Nous n’aurions jamais du rentrer dans la gare si peu nombreux. En sortir comme certains l’ont proposaient dans les autres propositions était impossible : les CRS et des BACeux bloquaient les différentes sorties de la gare.
    J’ai écrit à différent journaux, mais aucune réponse de ceux-ci : la presse est bien muselée.
    A refaire, la seule chose que je regrette c’est ces putains de crise que je fais régulièrement. En faire une devant les CRS, ça leur donne raison.
    Continuons la lutte, intensifions là même s’il le faut, mais ne laissons pas un nouveau totalitarisme se mettre en place : il faut dire halte maintenant. Plus tard, ce sera TROP TARD.
    La prochaine fois allons de ce coté là :
    25 rue Président Edouard Herriot - 69001 Lyon ! A mon humble avis, ça fera un véritable scandale, et nous serons peut-être entendu !

  • Le 20 janvier 2009 à 00:02

    C’est un peu tard, mais au passage la prochaine manif lycéenne c’est mardi 20 (demain), 11h à Bellecour, à l’appel de la Coord lycéenne lyonnaise. Soyez là, le mouvement n’est pas mort et le fichage ne nous fera pas taire, la répression n’abaissera pas nos poings.

  • Le 19 janvier 2009 à 23:30, par zouzou

    mais il y a moyen que quelques personnes regardent ceux qu’ils se passent du coté des crs et avec un sifflet un quelquechose elles nous avertissent

  • Le 19 janvier 2009 à 21:49

    J’étais moi mème présente samedi.
    Lors du détachement avec la manif’ principale on a perdu des lycéens, mais aussi certains ne voulaient pas nous suivre. Je trouve que tous c’est plutot bien passé, les CRS ne nous ont pas trop fait chier sur le chemin, malgré qu’on soit tous de mème passé sur un pont, chose dangereuse car pas d’issue mème si il y a eu un moment de panique à la fin. Dommage que les rangs n’étaient pas plus sérrés, et pour Perrache certains trains ont quand mème eu 4h d’attente je trouve que la SNCF exagère un peu car on a bloqués que 45 min.
    Soyez encore tous la pour les prochaines manifs !

  • Le 19 janvier 2009 à 17:53, par un manifestant.

    oui, et ce serait assez dur de s’organiser comme ca sans compter qu’on va vite passer pour de « petits terroristes ». Et puis, remarquez, le blocage de perrache n’est pas une defaite. Daccord, on s’est fait arreter et on a tous été fichés. Mais a coté, 20 trains bloqués pendant 45 minutes. Et pourtant, sur place, javais pas vraiment l’impression de servir a quelque chose. Notre petite action a fait quand meme pas mal de degats ! La SNCF a eue peur de nous, ne nous a meme pas menacée et a tout de suite appelée les CRS qui ont rappliqués. Et une autre remarque, yavait des trains de marchandises qui passaient a coté. C’est ceux la qui faut bloquer. t’en qu’a agir, autant le faire au maximum. Sinon faudrait apparaitre la ou il y a le plus de gens, la ou ca fait le plus mal, aussi vite que l’on peut, ce qui n’est pas un probleme, vu la facilité avec laquelle on est entré dans la gare...

  • Le 19 janvier 2009 à 17:05

    moi je pense que on aurait pu tenter un départ rapide, puis retourner dans la rue. Mais c’est vrai que des actions éclairs c’est pas mal ça fait un effet « coup de point ». dommage que ça puisse pas trop s’organiser, prévoir à l’avance pour être un max nombreux ... et oui nos potes les rg doivent eux aussi mater rebellyon alors pas moyen de passer une annonce... reste la spontanéité.

  • Le 19 janvier 2009 à 15:37

    tu vois j’y étais et je pense qu’au lieu de partir a part dieu on aurait du se disperser, partir sur une victoire ça aurait été beaucoup plus fort. On bloque ici , on disparait. On va bloqué autre part , on disparait.

  • Le 19 janvier 2009 à 12:23, par un manifestant.

    C’est une tres bonne lecons que cette manifestation :

    1 nous sommes restés unis, et la pression policiere ne nous a pas fait flancher. (cest la premiere fois que je participe a des actions de ce genre, et des notre liberation ma seule pensée a été d’aller a la prochaine, donc pres a recommencer autant de fois qu’il le faudra)

    2. Au niveau tactique, quand on decide de bloquer un endroit, il faut y rester, les flics nous on eu en mouvement alors que l’on sortait de la gare. Mon idée est des que l’on decide de bloquer un endroit et qu’on y est, il faut y rester, en se posant le cul dessus. Les CRS auraient eu plus de mal a nous arreter et a nous ficher, du moin a mon avis.
    La lutte pacifique selon Gandhi n’est pas encor emorte, elle a marchée, et marchera, mettons cela a profit !

  • Le 18 janvier 2009 à 23:41

    Le camarade interpellé est sorti de gardav aujourd’hui. Pas de charge contre lui, puisque pas de preuve pour ce fantasmé « jet de projectile ». Ils n’ont même pas pris la peine de lui demander son ADN (les refus en masse commencent à porter leurs fruits ?)

    Il faut cependant rester vigilants.

  • Le 18 janvier 2009 à 23:31

    A toutes les personnes présentes hier : c’était un beau moment collectif, j’espère qu’on se revoit vite !

    Leur répression ne nous fera pas taire, toujours la rage au coeur, et le coeur à l’outrage.

    Les liens de complicité noués ne seront pas défaits par des coups de matraque.

  • Le 18 janvier 2009 à 17:44

    Pour moi le bilan est loin d’être négatif... Cette manif sauvage et cette action en sont la preuve. Il est extrémement rare de réussir à sortir d’un cortège balisé et déposé... A chaque fois qu’il y a des tentatives elles échouent.
    Pas cette fois (d’ailleurs si on avait attendue un peu plus au bord de la manif officielle, on aurait surement pu être une 50 n de plus, mais bon). On a pu constater qu’avec un peu de « surprise » on peu défiler pendant plusieurs 10n de minutes où on veut dans les rues de Lyon, sans grosse pression policière.
    On a vu qu’à une grosse centaine de motivés on peut bloquer une gare pendant 45mn (40 trains bloqués) donc on peut aussi le faire avec des périfs, des boulevards, des trams, des autoroutes, des métros et des aéroports...
    Par contre quand on fait une action de blocage faut vérifier avant les sorties de secours et avoir des gens autour pour nous donner les infos sur les flics avant qu’ils arrivent sur place (des « éclaireurs » quoi).

    Mais c’est loin d’être une mauvaise journée et une mauvaise action (sauf pour le fichage...)

    La lutte continue !

  • Le 18 janvier 2009 à 16:50

    Je suis tout à fait d’accord avec toi ! J’y étais et même si les CRS et la BAC nous ont mis la pression et nous ont intimidés je suis prêt à le refaire. On aurait très bien pu s’en sortir (comme ça s’est fait en mai dernier) mais c’est comme ça. Ce n’est pas en faisant sagement les petites manifs toute tracés par la police qu’on fera bouger les choses et qu’on pourra montrer au gens qu’on est motivé et qu’on est capable de tenter certaines choses...

  • Le 18 janvier 2009 à 15:58

    A celui ou celle qui écrivait qu’il était « dommage de quitter une manif rassemblant l’ensemble des acteurs de l’école », ils sont bien gentils les acteurs de l’école, mais on a dû attendre des mois avant qu’ils se bougent le cul ; alors on ne va pas défiler bien gentiment avec eux pour leur faire plaisir. S’ils descendaient un peu plus souvent dans la rue, peut-être qu’on consentirait à manifester à leurs côtés. Seulement, comme le scandait l’un de nos slogans, « les manifs plan-plan c’est bien, mais ça sert à rien ». Pour ma part, j’en ai assez de perdre des mois et des mois à manifester pacifiquement, en vain, à côté des syndicats bureaucrates, pour finir par se faire niquer le mouvement à cause de négociations collabos. Non, on ne gagne pas les luttes en faisant des allers-retours Bellecour-Terreaux, Terreaux-Bellecour. Si vous ne l’avez toujours pas compris, libre à vous de perdre vos journées à défiler encadré-e par les flics, à gueuler des slogans merdiques. Comme si Sarkozy en avait quelque chose à foutre...

  • Le 18 janvier 2009 à 15:57

    c’est certain qu’ on était peu nombreux ( 200 en arrivant à la gare ) mais les lycéens ont le mérite de mener des actions qui sortent des cadres que l’on veut bien nous laisser. Ils ne se retrouvent pas dans la manif dit unitaire déposé en préfecture et encadré par les flics. La rue est à nous ils veulent le prouver. La fin d’action est regrettable puisqu’elle aboutie à notre fichage. Mais si c’était à refaire je le referais. Je préfère me dire que j’y étais plutôt que donner des leçons sur les modes d’action. Quand des choses se font il faut les faire plutôt que dénoncer la naïveté des participants. Il est certain également qu’il y aura un bilan à tirer et aussi des leçons de ce bilan, néanmoins c’est pour pouvoir recommencer qu’on l’établira... du moins je l’espère .

  • Le 18 janvier 2009 à 15:22

    En arrivant à Perrache, nous étions 200, ce qui me semble suffisant pour bloquer une gare. Ensuite, il est clair qu’il faut faire le bilan de cette action. Ils pensent pouvoir nous faire reculer grâce à leur fichage, ils se trompent lourdement.

  • Le 18 janvier 2009 à 15:04

    D’après le Progrès du 18 janvier 2008 : « Cette action a entraîné le retard d’une quarantaine de trains. La direction de la SNCF a décidé de porter plainte. »

  • Le 18 janvier 2009 à 14:37

    Effectivement nous vivons dans un Etat Policier. Nous le savons. C’est pourquoi je trouve naif de croire que à 50 ou 100 on va pouvoir bloquer une gare... Quand le rapport de force n’est pas là, c’est un peu dommage de se jeter dans la gueule du loup. Dommage aussi de quitter une manif rassemblant l’ensemble des acteurs de l’école en plein milieu. Cela m’aurait semblé plus correcte d’attendre la fin de la manif unitaire pour partir en manif sauvage. Sur la manif unitaire, on peut regretter le coté « ballade du dimanche » mais elle a eu le mérite de réunir profs, parents, élèves qui ont défilé par collectifs d’écoles (Bron, X-rousse, Villeurbanne, Vaulx, Ouest lyonnais, etc.) plus que par syndicat. Dans ces collectifs qui rassemblent des personnes non-militantes essentiellement semblent régner un certaine forme d’autogestion. C’est déjà une victoire !

  • Le 18 janvier 2009 à 14:17

    Une vidéo de la manif avec quelques images de l’occupation de la gare et l’intervention des CRS sur lyon capital

  • Le 18 janvier 2009 à 12:40

    Effectivement, les flics nous ont bien eu, un peu trop facilement peut-etre.

    En tous cas, leur petit controle n’as fait que nous soudé un peu plus, ils se mettent bien le doigt dans l’oeil s’ils ils croivent que sa nous a calmé.

    On a été fiché d’accord, mais ce genre d’information ils peuvent les avoir tot ou tard.

    Apres de savoir si on peut bloqué a moins de cent, c’est vrai, mais dans le moment on se pose pas vraiment ce genre de question, car sa risquerait de ralentir le mouvement.

    De toute façon, j’avait reperé un RG qui nous a suivie a aprtir des quais, avant qu’on prenne le pont.

    C’est vrai qu’en petit groupe comme sa, on est facilment interceptable.

  • Le 18 janvier 2009 à 10:58, par billy

    Contrôle d’identité et prise de photo en masse. Attristant. Malheureusement, ce n’est pas la première fois que les flics augmente les fichiers des RI de cette façon. Après, de toute façon, il s’agit surtout d’une mesure d’intimidation. Ils se disent que faut étouffer la révolte dans l’oeuf chez les pti jeunes. Hop, un pti relevée d’identité, un pti fichage et on espère que tous le monde reste chez soi et ferme sa gueule. C’est bien nous prendre pour des cons.
    En tous cas, il faut aussi en tirer des leçons. Au niveau collectif, est-ce que c’est raisonable d’aller bloquer une gare à moins de 100 quand y’a des flics partout en ville à cause de deux manifs ?
    Je pense que c’est le genre de truc qu’il faut pas tenter trop à l’arrache, parce que les keuf y ont des petits scénarii tout près à utiliser pour ce genre de chose (on oriente la foule dans un cul de sac, on les cerne, on les contournes...). Quand bien même on le tente, il faut repérer des sorties de secours, les « garder » et surveiller les mouvements des forces de répressions. Et surtout, au niveau individuel, ne pas attendre que untel ou untel viennent dire « par là par là » pour bouger ; sans savoir qui c’est et ce qu’il y a dans cette direction. Si je vous dis ça c’est que dans la manif du 18 décembre, c’est pas un hasard si y’a des gens qui ce sont retrouvés dans une souricière, dans un chantier, cernés par les cognes. Y’avait des types, style blackblocs qui orientaient la foule, sauf que m’est avis que c’était des keufs en civil. Et ça arrive de plus en plus fréquemment.
    Alors continuons le combat, soyons vigilant, et surtout ne nous décourageons pas. 1 à 0 pour les flics, jusqu’à la prochaine...
    Des nouvelles du camarade interpellé ?

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