L’expulsion de Perrache de ses débuts à ses réponses

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Et oui ! nous avons appris cet après midi que les personnes qui étaient sur
la plateforme de Perrache seraient toutes relogées d’ici fin Juillet.

Reprenons un peu ces deux journées comme si c’était mardi soir 10 juillet 2012 :

Vendredi 6 juillet nous apprenions que le site où s’étaient installées depuis
quelques mois des familles devaient être expulsées lundi matin 9 juillet en général au lever du jour.

Samedi matin, nous informions les familles de cette expulsion en leur disant de
préparer leurs bagages et de trouver un autre lieu avant lundi matin 6 heures.

Les familles

Situons un peu leur présence en ce lieu :
Ces derniers temps, cet espace occupé il y a quelques mois par quelques tentes avait vu arriver d’autres familles qui s’étaient installées dans l’espoir de trouver un asile à Lyon.. Leur situation administrative était considérée en tant que "Demandeur
d’Asile" pris en charge à leur arrivée par Forum Réfugiés qui les aidait à faire les
démarches auprès des organismes qui devaient statuer sur leur sort à partir de récits de vie dans leur pays qui justifiaient leur demande.
Soit leur dossier était accepté, soit il était refusé.

A leur arrivée en France, ces personnes souvent des familles étaient
hébergées dans des CADA (Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile), mais si leur dossier était refusé elles devaient quitter leur hébergement et se retrouvaient à la rue, ce qui explique leur abri précaire à Perrache.

Ces familles venaient d’Albanie, du Kosovo, de Macédoine ... de ces pays où elles
avaient été torturées pour certaines, pour d’autres femmes leur mari avait été tué, parfois même aussi un fils et elles ont toutes voulu fuir ce qui était leur pays qui ne leur laissait que des souvenirs de souffrances.

Sur cette plateforme à côté des taxis, il y avait entre 120/130 personnes, dont plus de la moitié d’enfants, beaucoup de touts petits. Au début c’était des tentes qui
les abritaient, puis les derniers arrivants n’avaient que des couvertures et des plastiques pour fabriquer leur lieu de vie. Mais ils avaient un toit, celui de la gare routière, de l’eau et des toilettes dans la gare. Des enfants étaient scolarisés, certains dans des écoles primaires du 2e arrondissement, d’autres au collège.

Cet espace était la propriété - si j’ai bien compris du Grand Lyon - qui avait demandé leur expulsion. Décision prise en janvier par le Tribunal de Grande Instance = Expulsion.

Samedi et dimanche en tant qu’associations nous avons essayer de contacter le
maximum de personnes qui pouvaient venir apporter un soutien auprès des familles par notre présence, même si nous espérions qu’ils auraient trouvé un autre lieu. Nous avions averti également la presse car il est important que la population française soit informée de ce qui se passe près de chez elle.
Mais nous étions inquiets car nous savions que ces familles n’avaient pas de réseaux d’amis, de famille à Lyon, contrairement aux rroms de Roumanie qui se connaissent car ils sont depuis longtemps dans l’agglomération lyonnaise. Dimanche soir, personne n’était parti, à part quelques mamans avec leurs enfants que les pères avaient installés sous l’auto-pont qui va au pont Kitchener pour éviter la vision de l’expulsion et peut être la peur de la violence de la police. L’ambiance était tendue, une femme est tombée dans un coma diabétique, les pompiers ont été appelés et l’ont emmenée à l’hôpital, certes les personnes sont stressées par ces expulsions et cela les fragilise encore plus...

L’expulsion

Lundi matin à 5 heures, nous nous retrouvions avec Jocelyne et Sandra toutes les trois vers la fontaine de la place Carnot afin d’arriver avant la police et être auprès des familles. Nous avons installé nos banderoles, les changeant de place au gré des demandes de la sécurité ... Au fur et à mesure, des personnes arrivaient pour être présentes avec nous, puis les médias ... les familles se réveillaient, les enfants encore tout ensommeillés avaient l’air de se demander qui nous étions et pourquoi
nous étions là ... Nous étions une cinquantaine ... des personnes d’associations, des citoyens, des élus ... Et nous avons attendu ? qui ? La police ...

A 7 heures, elle arrivait après avoir fait un petit tour par le terrain de Vénissieux/Parilly pour une première expulsion ... qui ne leur a pas pris beaucoup de temps car les personnes étaient toutes parties le dimanche. Une quinzaine de cars faisaient irruption à la gare d’où sortaient des policiers qui bouclaient l’ensemble de
l’espace. Nous étions à l’intérieur de celui-ci, avec les familles ce qui à mon avis a été un soutien de sécurité, de « pacification » pour les familles, mais peut être aussi pour les policiers. Puis contrôle des papiers , regroupant les personnes après celui-ci. Ensuite ils nous ont fait reculer, indiquant que les personnes qui avaient été contrôlées iraient à tour de rôle chercher leurs affaires et qu’elles pourraient partir. Ce qui s’est passé effectivement.

Nous avions dit aux familles que nous nous regrouperions sur la pelouse de la place
Carnot vers la sortie du métro où nous ont retrouvés les mamans et leurs enfants qui étaient sous l’auto- pont vers le pont Kitchener dont les pères qui les avaient rejoints avec l’accord des policiers.

Rassemblement à la Maison du Rhône

Il y avait beaucoup de touts petits, aussi avons nous décidé d’aller avec les familles à la Maison du Rhône du 2e arrondissement qui a pour mission de protéger les enfants de moins de 3 ans ou de 6 ans (PMI) ... Alors nous voilà tous partis avec les familles ,les banderoles, laissant sur place les bagageRassemblement à l’Opéras avec quelques personnes plus fatiguées pour les surveiller. Notre arrivée à la MDR de la rue Ste Hélène n’a pas fait sauter de joie les responsables ... alors que nous expliquions la situation de ces familles avec des touts petits une des responsables nous a dit : la solution est le placement de ces enfants ... Après avoir été chassés d’un lieu, la proposition était de
les placer !!! Dans la cour les familles s’étaient déjà installées en s’asseyant tranquillement car cela faisait un moment de repos. Par contre, ils ont apprécié que leur soit donné un verre d’eau car il commençait à faire chaud.

Rassemblement à l’Opéra

Puis des policiers sont arrivés car ils devaient nous suivre ou ils avaient été appelés et nous ont demandé de sortir, ce que nous avons fait tranquillement. Arrivaient avec eux deux personnes des Renseignements Généraux (ils ont un autre nom maintenant) de la Préfecture. Nous leur avons dit que nous allions à l’Opéra et ils ont mis un policier à l’avant et un autre à l’arrière et nous avons défilé rue Victor Hugo,
puis la place Bellecour, la rue de la République avec nos banderoles
scandant « un toit c’est un droit » « pas d’expulsion, sans relogement »
... Nous étions une petite centaine, les jeunes tenaient fièrement les
banderoles répétant les slogans qu’ils avaient bien intégrés ...
C’était assez réconfortant de
découvrir que spontanément les uns et les autres nous nous étions mis en marche
... ensemble.
Arrivés au Terreaux, nous nous sommes dit que nous allions demander un rendez
vous au maire de Lyon pour lui expliquer la situation de ces familles et demander un
hébergement ... Les deux personnes des RG ont fait la
demande et nous avons été reçus par Monsieur Delorme du cabinet de
Monsieur Touraine (1er adjoint),il y avait un autre monsieur qui devait
être un « technique » ! , puis Sylvie Julian qui représentait Sylvie
Guillaume. Notre délégation se composait de la LDH, 1 parent d’élève du
2e, CLASSES et un jeune du site de Perrache. Entretien « sympathique », mais cela
était du rôle de l’Etat donc du Préfet. Monsieur Delorme
allait le contacter et nous incitait à le rencontrer.
Alors nous avons pris rendez vous toujours par l’intermédiaire des RG.

Pendant ce temps, les familles s’étaient installées sur les marches de l’opéra.
Armand Creus -Conseiller Régional Front de Gauche, Vice-Président de la Commission
Politique de la Ville Logement et Solidarités- présent
depuis le matin avait contacté la mairie du 1er comme nous étions sur
son arrondissement. Nathalie Perrin-Gilbert, la maire du 1er est venue
rencontrer les familles et a proposé de faire livrer de l’eau et de quoi grignoter
car il était presque midi et les personnes n’avaient pas
mangé depuis la veille ...
Donc l’eau et les madeleines ont été distribuées.

Rencontres à la préfecture

Nous apprenions que le Préfet recevrait à 13h30 une délégation que nous
avons composée du parent d’élève du 2e, de la LDH, de CLASSES et nous
avons souhaité joindre les deux élus qui étaient avec nous : Armand Creus, Nathalie
Perrin-Gilbert. Ce qui a été accepté.
Nous avons été reçu par Monsieur CAZENAVE-LACROUTS, Préfet délégué à la
sécurité et à la défense. Il y avait également Monsieur MONTEIL et Monsieur POTET,
directeur de l’OFFI. Nous avons fait part de nos demandes à savoir un
hébergement dès le soir, car il était inhumain de laisser des enfants
dormir dehors .... Mais rien n’est ressorti de cette rencontre, sauf
qu’une rencontre a été demandée par notre délégation à 17 heures afin de laisser aux deux partenaires (préfecture et nous)le temps de
rechercher des solutions et de faire des propositions.
Le Préfet délégué a dit qu’ils seraient plus nombreux et nous avons dit que nous
aussi nous élargirions notre groupe.

En arrivant à l’Opéra rejoindre les familles nous apprenions que place
Carnot il y avait des problèmes avec les bagages. Avec Sandra nous y
sommes allées. La Ville de Lyon voulait que les familles se séparent de leurs
matelas et des gros sacs comprenant toutes leurs affaires car ils ne voulaient pas
qu’ils se déplacent avec et ne voulaient pas non plus
qu’un autre campement se crée. Elle proposait de les mettre dans un
lieu, peut être même venir les charger avec un camion.
Il n’en était nullement question pour nous, car cela est leur bien
personnel. A nouveau des contacts étaient pris, par les deux élus afin
que les familles puissent garder leurs affaires. Les personnes étaient
inquiètes car pas rassurées pour leurs affaires ,mais aussi pour la nuit où ils
seraient non protégés et ainsi à découvert ...

Puis est arrivée l’heure de la délégation qui allait être reçue à la
Préfecture. Nous avions demandé à Médecins du Monde de se joindre à nous car la
santé des enfants et de jeunes femmes enceintes était une
inquiétude supplémentaire si ces personnes dormaient dehors. Une avocate qui avait
fait une permanence auprès des parents d’élèves
est venue également avec nous.

Nous avons été reçu par les mêmes que lors de la précédente rencontre du
début d’après midi, mais s’était joint à leur groupe Monsieur MAY- CARLE Directeur
Départemental de la Cohésion Sociale qui a présenté son
bilan. Cela pour nous dire qu’il n’y avait pas d’argent, qu’ils avaient
déjà fait beaucoup avec les lieux du Plan Froid autres que les gymnases, les hôtels
et foyers ouverts ou complétés dans le cadre du Plan Froid
avec des temps prolongés ... Donc pas de propositions de leur part.

Les propositions et les réponses de la préfecture

Nous avons fait nos propositions :
- l’accueil des familles avec enfants à l’étage de Cléberg/ Créqui qui avait été
ouvert dans le cadre du Plan Froid pour une soixantaine de personnes,
- les bungalows de la rue Fays qui sont vides,
- la clinique du rein artificiel de Tassin ...
Mais tout était impossible, faute d’argent ... Nous ressentions un certain
bloquage ... mais en même temps, des écrits passaient entre Monsieur
May-Carle et le Préfet délégué à la Sécurité et à la Defense, coups de
téléphone ... puis Monsieur Cazenave-Lacroutsest sorti et est revenu avec Monsieur
CARENCO, le Préfet de Région.

Nous
sommes passés alors d’une réunion que nous souhaitions être une
recherche de part et d’autre de solutions afin de mettre dès lundi soir à
l’abri des femmes,
des enfants, des jeunes femmes enceintes ... à une attitude du Préfet
pour le moins surprenante ou même ahurissante à l’égard de
représentants d’associations, d’élus . ...
Bref, nous le reprendrons
par la suite, nous étions là pour rechercher des solutions, voir les
contacts possibles pour trouver un financement pour ouvrir l’un ou
l’autre de ces lieux ... ou autres lieux.
A nos propositions : pas d’argent.
Une seule solution : le retour au pays. Il y a de l’argent pour les retours en avion
et la "prime au départ
volontaire ou humanitaire" ... mais quels traumatismes pour les
parents et les enfants ... cela n’a pas de prix ! ils croyaient trouver
une terre d’asile, ils trouvent une terre où l’humain est piétiné ...
Et
l’argent des retours qui coûtent très chers ? alors que cet argent
devrait servir à payer des
hébergements disions nous ... "Cela n’a rien à voir, il y a de
l’argent sur la ligne budgétaire pour les retours ... mais il n’y a plus
d’argent sur la ligne des hébergements d’urgence, et même nous en
sommes à prendre sur le prochain budget de Novembre ..."
Pas de discussion car pas d’argent.

Et
en ce qui concerne les référé-liberté hébergements d’urgence,"faites
les dossiers, vous en avez gagner 16, j’en ai perdu 8 ... " je n’ai plus le temps
de vous dire plus là dessus,ce sera pour un prochain mail

A nos demandes :
- que les personnes puissent garder leurs matelas et toutes leurs
affaires ... Réponse : " elles ne seront pas enlevées, elles pourront les
garder"
- que les personnes qui sont sur la place Carnot ne soient pas expulsées, alors que
cela leur a été indiqué par des
policiers ... Réponse : elles ne le seront pas et elles seront
protégées ...

Pour l’hébergement : PAS DE SOLUTION, PAS D’ARGENT.La porte était définitivement
fermée, nous avons pris la porte.

Retour place Carnot

Nous
sommes retournés Place Carnot où nous avions prévu une Conférence de
Presse pour donner le résultat de nos rencontres avec la Préfecture.
Toutes les familles étaient là, des citoyens, des associations, des
médias les entouraient, deux interprètes traduisaient ce que nous
disions, il y avait comme un « vivre ensemble » dans la déception lorsque
nous leur avons dit qu’ils allaient dormir dehors et qu’aucune solution
n’avait été trouvée, mais il y avait comme un espoir de la part des
familles car ils avaient confiance en nous et ils ont ressenti sans
aucun doute que nous ne les laisserions pas tant que nous n’aurions pas
trouvé une
solution (et nous avions des idées). J’ai été très touchée par ces
familles que nous ne connaissions que très peu par rapport à d’autres et
de cette chaleur qui nous a rassemblés : albanais,français,kosovars,
macédoniens ... cela a été un très grand moment.

Ensuite, ils
devaient manger ... mais quoi ? qui y a pensé ? le Secours Populaire de
Vaulx en Velin avait prévu pour une cinquantaine de repas, ce n’était
pas assez certes, mais ils ont partagé ...

Le lendemain

La nuit a été dure
nous ont-il dit car il a plu et l’humidité a été tenace. Le mardi nous
avons fait des dossiers de référé-liberté dans les locaux de la Ligue
des Droits de l’Homme et nous avons eu de la chance qu’elle puisse nous
accueillir car il faut pouvoir écrire, recevoir les personnes
individuellement pour faire chaque dossier , ils nous en restent encore
quelques uns à faire. Mais tous les autres sont prêts à être remis à un
avocat.

En début d’après midi, l’avocate qui était avec nous à
la délégation, nous informait qu’une rencontre avait lieu à la
Préfecture à 16 heures.

Pour apprendre que TOUTES LES PERSONNES SERAIENT HEBERGEES AFIN LA FIN DU MOIS DE
JUILLET.
- 15 places en hôtel dès ce mercredi pour les familles avec enfants de moins de 3 ans,
- 40 places en hôtel d’ici la fin de la semaine pour les familles macédoniennes qui
sont prioritaires du fait d’un pays non sûr.
- 
pour les autres personnes, recherche est faite dans des CADA (Centre
d’Accueil pour les Demandeurs d’Asile) en Ardèche, Drôme, et même au
niveau national.

Lorsque nous sommes revenus place Carnot et que
cette nouvelle a été donnée, il y a eu beaucoup d’applaudissements de la
part des familles, de notre part aussi, car si nos demandes ont pu
aboutir ce mardi alors que ce lundi "c’était pas d’hébergement car pas
d’argent", c’est par l’investissement et l’engagement d’associations,
d’élus, des familles qui ont fait la manifestation avec nous lundi alors
qu’ils étaient très fatigués, et que jusqu’à présent ils se conduisent
en adultes responsables malgré les difficultés d’hygiène, de couches
pour les bébés, de nourriture ...

Du positif et encore du travail

Bien sûr, nous devons
souligner particulièrement l’engagement des deux élus : Nathalie
Perrin-Gilbert et Armand Creus qui nous ont accompagnés, qui ont été nos
relais auprès des instances locales, départementales, régionales et ...
nationales.

Tout ce travail fait ensemble dans la confiance a permis :
- modestement à ce que les personnes puissent garder leurs matelas, leurs
affaires, ce qui était très important car leur seule richesse,
- également qu’ils puissent rester dans les pelouses de la place Carnot sans crainte
d’être chassés,
- d’être tous hébergés d’ici fin juillet.

Mais nous l’avons dit hier soir, nous resterons
vigilants et nous continuerons à assurer une veille tant que toutes les
personnes ne seront pas hébergées dans des lieux dignes comme nous leur
avons promis.

Par contre, ce serait bien que des associations ou
un groupe de personnes fassent un relais et un tour de rôle pour les
repas, petit déjeuner et diner en tablant sur une cinquantaine de repas.
Voir qui peut faire un planning ? regrouper les propositions ?

Voir un autre récit de la journée Tuez les tous, ça ira plus vite. Récit d’une expulsion.

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  • Le 13 juillet 2012 à 18:39, par anonyme

    Dans l’article sur les réponses de Perrache du 12 juillet, il y a une erreur. La Macédoine est un pays dit sûr

    http://www.ofpra.gouv.fr/index.html?dtd_id=11&xmld_id=2730

    C’est justement pour cela que la préfecture va loger les ressortissants des pays sûrs à l’hôtel. (macédoniens, arméniens, bosniaques...)

    L’OFPRA va étudier les dossiers en quelques jours, leur opposer un refus de séjour et une OQTF. Et hop, le tour est joué, on les loge et on les dégage.

    Seuls ceux qui sont originaires de pays « non sûrs » comme les albanais ou les kosovars s’en sortent mieux puisqu’ils vont rester à l’abri le temps de l’instruction de leur dossier qui, lui, est beaucoup plus long... Mais ils seront très loin de Lyon, ce qu’ils ne voulaient pas forcément...

    Cordialement

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