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Fortes, solidaires et en colère : dans la rue contre les violences sexistes

15 compléments

Suite à l’appel à une marche de nuit non-mixte contre les violences sexistes, c’est environ 300 personnes, des nanas et des trans, qui ont manifesté de la place de la Guillotière aux pentes de la Croix-Rousse, en passant par St Jean et Terreaux. Une manifestation dynamique, résolument offensive, que n’ont freiné ni les remarques sexistes, ni les provocations fascistes.
Les nuits, les rues sont à nous !
_Retour sur la marche non mixte

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La rue nous appartient

Départ de la manif place du pont, à la Guillotière.
A vu de nez, 200 à 300 meufs, gouines et trans. Pas de partis, ni de syndicats, juste des personnes qui ont la rage et qui en ont marre des violences patriarcales.
Après quelques consignes de sécurité (à signaler que la manif n’a pas voulu de service d’ordre), on se dirige sur Bellecour, puis Saint-Jean, Terreaux et enfin place Colbert, malgré une présence policière visible, en mode protectrice.
Patriarcat, quand tu nous tiens...
Les premiers fumigènes craquent sur le pont de la Guill’, direction Bellecour. Halte chantante à Bellecour sous les yeux éberlués des touristes et des fêtard-e-s, preuve si il y en avait besoin que des meufs, gouines et trans qui occupent l’espace public, bruyamment, visiblement, dans une société où nous sommes habituellement invisibles, ça choque et ça interpelle.
Les chansons et les slogans fusent, du genre « non-mixité, nous fait pas chier », ou « les nuits, les rues, sont à nous ».

« Saint-Jean est à nous »

Arrivée sur Saint jean... Et ouais, une manif non-mixte qui passe par Saint-Jean, ça a de la gueule !
Les fumis craquent autour de la banderole de tête à notre arrivée, on ne passe pas inaperçu ! Entrée rageuse, à la lumière des fumis avec le traditionnel « fachos, cathos, vous nous cassez le clito... ». La tension monte d’un cran au vu des fafs qui rodent un peu partout. Arrivée triomphale devant la cathédrale où nous n’avions pas pu remettre les pieds depuis les affrontements du kiss-in LGBT.
Deux mecs font les relous, et essayent d’entrer dans le cortège en se foutant de la gueule des manifestant-e-s. Mais ils partent en courant se réfugier derrière les flics quand on les jette du cortège à 50. C’est sûr, cette nuit, ensemble, nous sommes invincibles !
Alors on a fait le tour de la place dans une espèce d’euphorie triomphante en hurlant « St Jean est à nous » ! Dans le contexte lyonnais actuel, ça a d’autant plus de force. Et de fait, c’est nous qui occupons « leur » place !
Puis, on reprend les quais de Saône, direction Terreaux.

« Femmes voilées, femmes exhibées, solidarité ! »

Là, une dizaine de fafs nous attendent, derrière les quelques keufs qui suivent la manif depuis le début. Casqués, armés, en mode « Zieg Heil » ; mais à 10 comme à 100, cette nuit, ils nous font pas peur... On avance tou-te-s en leur direction, la rage au ventre, prêt-e-s à tout défoncer. Les keufs ne comprennent plus rien, ils ne s’attendaient sûrement pas à ce qu’une bande de meufs, gouines et trans décident de charger les fafs. Après quelques instants de face à face, les decks en moto dispersent les nazillons. A ce sujet, les nervis nous ont montré à quel point leurs attaques contre les « méchants musulmans qui enferment les femmes » sont cohérentes quand ils attaquent une manif contre les violences sexistes... Bouffons ! On continue la manif, en chansons et slogans. Des personnes restent attentives aux fachos, qui ne réapparaissent finalement pas. Faut dire que la BAC a envahit le quartier depuis la confrontation sur les quais.

« Contre le patriarcat, je me lève et je me bats »

On continue sur les Terreaux, plusieurs mecs relous font chier sur le chemin, mais ils dégagent vite, en même temps, ils ne font pas le poids ! Montée des pentes triomphale, on a pris la rue, Saint Jean, on a su se protéger, se défendre, faire face quand il le fallait et cette nuit on a gagné...

On finit place Colbert, puis certain-e-s manifestant-e-s vont dans un lieu libertaire des pentes où une fête non-mixte est organisée.

Malgré quelques trucs relous, comme par exemple l’insistance des organisatrices à vouloir absolument qu’on reste « derrière la banderole », comme si on était à l’école, et le fait qu’on ait clairement suivi les flics tout le temps de la manif, ce moment était vraiment fort.
Qu’une manif non mixte prenne Saint-Jean, qu’on aille au devant des fafs, sans SO ni gros bras pour nous « protéger », c’est une belle démonstration de force. Malgré les oppressions sexistes/homophobes/transphobes qu’on subit au quotidien, on n’est pas et on ne sera jamais des victimes.
Meufs, gouines, trans, on s’approprie les rues, la nuit, l’espace public et par la force si il le faut. On était là et on reviendra !

On est fort-e et fièr-e et solidaire et en colère !

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"Pour un monde sans cage ni case ni dans nos têtes ni dans nos villes"
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St Jean est à nous !
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Face aux fascistes
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La manifestation en bas des pentes de la Croix-Rousse

P.-S.

Note de membres du collectif d’animation de Rebellyon :
On vous rappelle que les compléments d’info sont des compléments d’info, modérés a priori, et que les insultes ou les trolls passeront à la trappe. Les débat sur la non-mixité ayant déjà eu lieu sous les autres articles proposés autour de ce thème, on vous incite à écrire des articles, et à ne pas monopoliser encore une fois les compléments d’info sur cette question. On est toujours ouvert à des propositions d’articles argumentés (y compris de critique de la non-mixité si elle reste constructive) et on vous incite à vous inscrire sur Rebellyon.info pour accéder à l’espace collaboratif.

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  • Le 2 décembre 2011 à 14:19

    je savais pas pour anne zelensky et riposte laïque, j’avais juste lu ça biographie il y a quelques années et cette phrase "le féminisme c’est la réconciliation des sexes" m’était resté...

    j’ai marqué cette phrase parce que un des témoignages disait que des mecs (relou ou pas j’en sais rien) se sont fait cracher dessus...

    moi c’est à cause de ça que je participerais jamais à ses mouvements, je sais ce que je suis, je sais que je suis ni macho ni possessif (et que d’ailleurs je passe par un gay et un "toutou" parce que je respect les femmes ! vive les préjugé et la bêtise !!) mais j’ai pas envie d’être insulté ou regardé de travers parce que je suis un mec donc un dominant possessif violent ect ect ect...

  • Le 2 décembre 2011 à 10:16, par Sista

    "et dans un autre article je disais en commentaire (aussi non publié) une phrase de Anne Zelenski Tristan qui disait « le féminisme c’est la réconciliation des sexes ».."

    Anne Zelenski, qui fait partie de riposte laïque ("les assises sur l’islamisation") ?

    Super référence ...

    J’étais pas à la marche, mais heureuse que cela ait eu lieu.

    GirlPower !

  • Le 2 décembre 2011 à 01:53
  • Le 30 novembre 2011 à 22:01, par sigir

    Dire "non-mixte" sans préciser si c’est féminin ou masculin, c’est du sexisme. C’est du militantisme qui essaye d’être différent, mais seulement dans les mots, si j’en crois les chiottes "non mixtes" vues dans un squat, qu’il fallait comprendre bien sûr : "pour les filles".
    Ça fait des années que je vois "non mixte" sans que l’expression soit qualifiée, et je ne m’y fait pas.
    Faire comme ceux qu’on critique, c’est avoir un peu perdu contre eux.

  • Le 28 novembre 2011 à 17:22, par une des auteur-e-s

    Juste quelques précisions...
    La première, c’est que les personnes qui ont écrit ce compte-rendu ne sont pas les organisatrices...
    @on rase les murs (entre autres) : Quand on dit que la police était en mode protectrice, c’était pas pour les féliciter, loin de là, c’est parce que ça nous a saoulé d’avoir des gros mecs bios pour nous "protéger"... Pour ce qui est des embrouilles avec les fafs, on était 10 à vouloir aller se taper (oui c’est les mêmes qui étaient en première ligne avec toi qui écrivent), tu voulais faire quoi de plus ? Et très franchement, avant de te la jouer "on a pas de slogans", arrête de traiter tout le monde de "grosse couille", parce que ça c’est vraiment viriliste et que se réapproprier la connerie des pelos ne changera rien. D’autant plus qu’il y avait des personnes trans (que tout le monde a oublié d’ailleurs...) parmi nous et que les références anatomiques sont plus que craignos dans le contexte. Se réapproprier la violence, oui par contre, avec plaisir. Mais c’était pas le cas de tout le monde et il fallait faire avec. Que tu ais la rage, je comprends, on l’avait aussi... Mais il s’est joué des trucs cools quand même dans le cortège, notamment sur des réactions collectives (non violentes certes) sur la non-mixité.
    Pour l’antifascisme... On refuse de séparer les luttes, et oui, pour nous en tout cas, hurler St Jean est à nous dans un quartier où pour différentes raisons (politiques, religieuses, genrées...) nous ne pouvons plus mettre les pieds, même hors manifs, c’était une victoire. Attaquer les fachos chez eux, oui, c’était primordial après la série d’agressions, dont certaines sur des meufs, de ces derniers mois. C’était une marche contre les violences faîtes aux femmes, non ? Ben eux, ils sont nos premiers agresseurs, au quotidien... Et non pas en tant que personne identifié-e-s comme antifa (je légitime vraiment vraiment pas les agressions contre les antifas là !) mais en tant qu’individu-e-s. Oui "St Jean était à nous" si on considère que plus aucune de nos manifs n’a le droit d’entrer dans le quartier.
    Quant aux slogans... D’un point de vue vraiment très personnel, je dirais que je respecte les choix des personnes au méga, même si effectivement, vraiment, c’est toujours les mêmes slogans à chaque manif féministe quel qu’en soit le thème... Pour le coup, je trouve que c’était aux gen-te-s de se trouver un méga et d’apporter leurs propres slogans.
    Pour les discussions avec les passant-e-s, que celleux qui souhaitent faire de la pédagogie s’en chargent et qu’ils/elles laissent celleux qui n’en ont ni l’envie, ni la patience cracher à la face des pelos...

  • Le 28 novembre 2011 à 15:33, par grrr

    je disais en commentaire (non publié) dans un autre article qu’en gros faudrait p’être arrêter de se mettre dans des cases (féminisme, ect ect) car à force de vivre pour des idées ont se fait bouffer par les idées en question...

    et dans un autre article je disais en commentaire (aussi non publié) une phrase de Anne Zelenski Tristan qui disait "le féminisme c’est la réconciliation des sexes"...

    bref au lieu d’être ouvert d’esprit on en devient fermé voir aigris...

    et c’est pour tout je l’ai vue entre autre à la maison de l’écologie !!

    voilà le résultat avec le témoignage de "rase les murs" !

  • Le 28 novembre 2011 à 14:04

    Sur l’absence de revendications j’ai du mal a être d’accord, des revendications diverses n’aboutissent pas à une annulation des messages. Bien sur ces revendications étaient variées, moi non plus je ne me reconnais pas dans toutes mais l’appel était très large ca me parait juste normal que toutes les per­son­nes qui se consi­dè­rent, sont consi­dé­rées ou ont été consi­dé­rées comme femmes ne soient pas à 100 % en phase sur chaque slogan.
    D’ailleurs mon sentiment c’est qu’au niveau des revendications y’avait une ouverture, et que celles qui voulaient le micro pour en placer pouvaient le prendre J’ai entendu pas mal de slogans qui n’étaient pas sur les papiers qui tournaient avec les textes et ça reflète la diversité des personnes participantes et leur capacité à s’autogérer, à proposer. Et il m’a semblé que celui contre patriarcat et capitalisme a eu pas mal de succès (repris par plein de personnes, longtemps).

    y’aura toujours des personnes qui auraient voulu plus de vulgarisation du discours, et d’autres qui auraient pas préféré que des réponses soient données aux curieux mais qu’ils se fassent envoyer chier ; des personnes qui auraient voulu plus de confrontation et d’autres qui auraient pas voulu donner de l’importance aux fachos en s’attardant et d’autres encore qui se sentaient paumées parce qu’elles n’ont pas trop connaissance du contexte local ; des personnes que ça agressait que les flics soient là, d’autres que ça énervait et d’autres encore que ça rassurait ; des personnes qui se sont senties agressées par des slogans cathophobes et d’autres qui trouvent que l’hymne des femmes c’est essentialiste, des personnes qui se définissent comme féministes et d’autres pas, des femmes qui ont eu du mal à se reconnaitre dans ’meufs gouines trans’ et sont pas venues du coup...

    Bon bah c’est la diversité et y’a du coup un peu besoin de tolérance si on veut faire des trucs ensemble. Perso j’ai vécu cette marche comme un truc positif et suis contente qu’on soit pas resté bloqué·e·s à st jean - même si l’attitude paternaliste des flics m’a soulée, mais je pense qu’ils auraient été là que le parcours soit déposé ou pas - parce que la soirée valait le coup, c’était chouette de croiser autant de monde.

  • Le 28 novembre 2011 à 12:24, par CGG

    Je trouve vraiment important que cette manif ait été non mixte, c’est un vrai poing levé ! Biensûr l’encadrement par la police laisse un goût amer,,, si encore ça avait été que des femmes flics - - - CGG

  • Le 28 novembre 2011 à 11:23, par rase les murs

    y avait tellement pas de so que y avait un groupe qui discutait et se coordonnait avec les flics, que y avait des meufs identifiées qui faisaient la liaison entre la tête, la queue et le latéral, que y avait des meufs pour te tenir, te choper les bras et te gueuler à la figure que tu sers à rien quand y avait des relous (même pas des fafs !), moi j’appelle ça un so.
    mais après on s’en fout so ou pas, forcément que y en avait un puisqu’il y avait des organisatrices et que la manif était déposée, c’est pas le problème.

    le problème c’est d’avoir voulu faire un so qui ne voulait créer "aucun incident", ça été dit et répété, alors que les incidents ils étaient là, tout le long du parcours.

    @onrasepaslesmurs, tu veux me faire passer pour une meuf antifa grosse couille, comme si déjà tous les "antifa" avaient envie de charger des fafs dans des manif, c’est absolument pas mon attitude. comment on a pu gueuler "saint jean est à nous" ? ouais saint jean est à nous quand y a des flics. je parle pas d’aller au carton, je parle pas d’aller se taper, de faire des trucs virilistes dans une manif non-mixte.

    je parle d’avoir une réaction collective d’auto-défense, d’avoir du contenu dans les revendications, d’être intransigeantes sur les manifestations de haine à notre encontre. c’est tout. ça passe autant par repousser une tentative de charge que de faire dégager (dégager chez moi, ça veux pas dire cogner) des gens qui te prennent ouvertement en photo, qui sont sûrs d’eux (et qui ont bien raison, ils faisaient ce qu’ils voulaient, c’était toujours les mêmes meufs quasiment qui les faisait dégager, et elles étaient pas nombreuses)

    mais tu fais bien de comparer ça à une manif antifa, c’est exactement ce à quoi ça m’a fait penser. un truc folklorique, un truc pseudo-radical mais bien soc-dem comme il faut, où on entend pas une seule fois le mot capitalisme, et où le patriarcat, c’est un concept qui a flotté en l’air dans un seul slogan comme une coquille vide. je partage pas les analyses de Goudulyon, mais sur les revendications c’est ça. on a pas de revendications. c’est cool.

    ce constat, il est partagé par un certain nombre de personnes, je suis pas une meuf qui bave derrière son écran à pourrir le travail des autres. simplement, j’ai aussi l’impression que, parce que c’était une manif non-mixte et que y en avait pas une depuis 10 ans, il faudrait que tout le monde s’accorde à dire que c’était une réussite, que c’était bien, que ça faisait plaisir aux meufs comme aux mecs PARCE QUE c’était une manif non mixte. y a un certain nombre de critiques, elles ont été exposées, et voilà. j’ai surtout pas envie que y a une espèce de loi du silence ou de discours dégoulinants pour se dire "félicitations les filles pour cette manif", parce que ça c’est le pire des trucs à mon sens.

    je crache pas sur cette manif, y avait une très bonne ambiance, de la vie, des couleurs, des banderoles, un grand parcours, tout ce qu’il fallait. maintenant, c’est pas parce que j’ai pas participé aux réus de prépa que je devrais la fermer. j’ai précisé que j’avais rien fait, et je prétend pas avoir la science infuse.

    simplement l’expression d’un mal être dans cette manif qui est partagé par plusieurs copines.

  • Le 28 novembre 2011 à 10:31, par poppyz

    Certes c’est une bonne chose d’avoir donné à voir que les nanas pouvaient se regrouper et lutter, qu’il y’avait de la cohésion, certes j’étais fière MAIS :

    Avec ma copine on a entendu en rentrant des gens en parler et être persuadés que c’était une marche LGBT, d’autres une marche anti une anti catho.
    Alors désolée, mais les slogans les plus répétés surtout en fin de manif n’avaient rien à voir avec ce pour quoi je devais à la base marcher.Du coup les gens n’ont pas tous saisis ce qu’on voulait.

    J’ai beau être lesbienne, je ne suis ni anti mec ni anti cathos, la sodomie ne m’ouvre pas l’esprit et d’ailleurs même pdt la gay pride je trouve ces slogans contre productifs car au lieu d’essayer de montrer que oui nous existons et sommes comme tout le monde, on crache à la gueule des gens.

    Bref comme à chaque fois que je veux militer je me retrouve face à des slogans qui m’agacent, parce qu’ils sont déplacés, qu’on mélange tout, personne ne comprend ce que l’on veut.

  • Le 28 novembre 2011 à 10:09, par on n’a pas rasé les murs

    Non, il n’y avait pas de SO officieux, il n’y avait pas de SO du tout, et c’était un choix des organisatrices. Il y avait une banderole de tête et une banderole de fin et le cortège entre les deux, je ne vois pas où est le problème. Tout ça a été débattu lors des réunion d’organisation et en effet, "rase les murs" tu aurais dû venir, les débats n’en auraient été que plus riches.
    On a fait 3 heures de manif ! Je ne pense pas qu’il ne faille s’attarder sur les 20 minutes relou de Saint Jean. C’est donner une place excessive aux fafs qui occupent suffisamment le terrain lyonnais comme ça. On n’a pas fait une manif non mixte anti fa mais une manif non mixte contre les violences sexistes. Cela dit, le parcours devait passer à Saint Jean pour montrer que là-bas aussi les meufs, les gouines et les trans devraient pouvoir se balader tranquillement dans les rues de nuit. Il me semble que c’est ce qui a été fait. Je comprends que ça puisse paraître insuffisant mais collectivement il a été choisi de ne pas aller au carton sur cette manif.

    Pour ce qui est des relous, c’est les réactions collectives du cortège qui faisaient qu’ils dégageaient.

    Oui les flics étaient insupportables mais non, pendant trois heures on n’a pas rasé les murs.

  • Le 28 novembre 2011 à 10:06, par un mec

    @ Skunkxxx : la critique sur "GoudouLyon" n’a pas grand chose à voir avec celle de "Rase les murs".

    Sinon au delà des critiques internes à la marche, autant vous dire que de l’extérieur (j’étais dans les pentes à l’arrivée de la manifestation) ça avait vraiment de la gueule, ça donnait une image hyper dynamique. Une marche de ce type, même si elle n’était pas parfaite, n’avait pas eu lieu depuis près de 10 ans à Lyon. Je trouve cool que ça ai rassemblé du monde et que ça ai pu avoir lieu.

  • Le 27 novembre 2011 à 22:35, par Skunkxxx

    le même gout amer sur cette autre vision de la marche : http://goudoulyon.com/forum/index.php/topic,5739.0.html

  • Le 27 novembre 2011 à 22:10, par rase les murs

    il faut saluer l’initiative de cette manif, mais franchement, j’ai un sacré goût amer dans la bouche.

    ok, j’y étais en simple participante, je n’ai participé à aucune organisation ni aucune réunion, j’ai donc moyennement le droit de cracher dans la soupe.

    mais c’est à se demander si on était à la même manif.

    si le compte-rendu fait état de la lutte contre le patriarcat, il a fallu attendre 2 heures de manif et l’arrivée aux terreaux pour qu’enfin le seul mot patriarcat soit annoncé dans les slogans, à l’inverse des slogans sur la masturbation, repris en boucle. est-ce que c’est à l’image de la lutte anti-patriarcale et anti-sexiste ?

    le passage à saint-jean avec les fafs, comme tous les mecs insultants sur le parcours, c’était "circulez y a rien à voir" ! surtout pas faire de vagues, pas d’incidents, même quand on te traite de pute et qu’on te fait un salut nazi !

    c’était quoi l’idée ? pas de so officiel, mais un so officieux, qui comptait carrément sur la présence et la protection des flics !

    "la police en mode protectrice" ???
    on avait plus de flics au cul que de flics au devant lorsqu’il y aurait pu avoir des affrontements à saint-jean, où y avait trois pauvres nationaux en devant.
    comme d’hab face aux fafs et pendant le rassemblement pro-ivg, les flics c’est pas nous qu’ils protègents et ils sont pas là pour défendre des manifs !!!

    sérieux ils auraient voulu nous balancer au carton les flics à saint jean ils auraient pas fait autrement, à laisser approcher une dizaine de fafs casqués, et à nous faire stagner comme des connes au milieu du quai.

    incapables de faire une ligne face à des fafs identifiés, comme face à des grosses couilles de baceux flash-ball à la main !

    on fait une manif non-mixte pour montrer qu’on peux s’organiser, lutter et agir entre et comme meufs, y compris se protéger, et ça devrait être les flics qui devait se faire casser les relous et les fafs quand on commençait à les faire dégager !

    au lieu de les dégager collectivement tous ces connards, avec un argumentaire, nan, c’était juste leur cracher à la gueule (des mecs se sont pris des crachats alors que si tu prenais le temps de discuter 2 sec du pourquoi de la non mixité, t"avais honte d’être de la manif) ou alors se boucher les oreilles, gueuler vive le clito et se barrer.

    raser les murs, c’est ce qu’on a fait, qu’on soit 300 ou 2 ça change pas grand chose au fond.

    on est 300 mais on ferme sa gueule. on est 300 et on veux pas repousser des sexistes/fascistes "on reste derrière la banderole" !
    cette manif, c’était pas juste pour faire des photos (jolies d’ailleurs), ni pour le folklore.

    la nuit prochaine, on sera pas 300, on sera toute seule, y aura pas de banderole ni de flics, juste sa rage et sa grande gueule, et t’auras pas de meufs pour te ramener dans le bloc en te demandant de "pas agresser les gens".

    une meuf qui a les boules.

  • Le 27 novembre 2011 à 20:40, par CGG

    VIDÉO pour diffusion de l’action nuit et jour...
    http://vimeopro.com/goyard/on-in

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