Grève des loyers : détours historiques

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Logement | Grève | Covid-19 1 complément

Sur quelles luttes nous appuyer pour construire ? Que nous permettent-elles d’espérer et de construire collectivement ? En France, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne... retour historique sur quelques grèves des loyers pour donner de la force et des idées à celle en cours.

Pour celleux qui enchaînaient mission d’intérim, petits boulots, celleux dont le CDD ou les droits au chômage ont pris fin ou qui vivait de l’économie informelle, et toutes ces personnes mises au chômage partiel, le confinement signifie diminution voire disparition de toute source de revenu. Alors que la gestion de la crise ne fait que confirmer ce qu’on savait déjà des priorités de l’État (venir en aide aux trésoreries des entreprises, rassurer les actionnaires), l’idée de la grève des loyers a fait son apparition courant mars. Des milliers de personnes refusent,de manière organisée et coordonnée, de payer leur loyers, y compris lorsqu’elles en ont les moyens. Dans de nombreuses villes, en Europe et dans le monde, à l’échelle de quartiers et d’immeubles, des habitant·es s’organisent pour éviter que la crise ne profite encore une fois qu’aux plus riches (propriétaires) et que ce soient encore les plus pauvres (locataires) qui en payent les frais (en l’occurrence les loyers, mais pas que).

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La pandémie de Covid-19 et ce que sa gestion politique et économique implique en termes de ralentissement de l’économie et de distanciation sociale, nous auront permis d’assister à quelques scènes imprévues : par exemple, ces animaux qui gambadent dans des villes à l’air devenu (à peu près) respirable. Profitons-en, pour celleux qui en ont le temps, mais ne nous réjouissons pas trop vite : le retour à la normale risque d’être brutal et ce ne sont pas uniquement les canards aperçus sur la place de la Comédie-française à Paris qui risquent d’y perdre leurs plumes. Laissons-nous plutôt surprendre par ce qui pourrait déboucher sur des expériences plus durables : le retour à la grève des loyers. Sur quelles luttes nous appuyer pour construire ? Que nous permettent-elles d’espérer et de construire collectivement ? Pour nous y aider, retour sur quelques exemples de luttes, histoire de nous donner force et idées.

Glasgow, 1915 : les huissiers à la poubelle !

Un an plus auparavant, en 1914, le Parlement britannique a envoyé les hommes en « âge de combattre » dans les tranchées de la Somme et de la Picardie. Comme toutes les occasions sont bonnes pour se faire de l’argent, les propriétaires pensent pouvoir profiter de la passivité supposée des femmes pour augmenter les loyers. Mais ils ont oublié une chose : les marins de cette ville portuaire sont souvent absents de longs mois et les femmes savent très bien s’organiser sans eux. Certaines, parmi lesquelles Mary Barbour, Mary B. Laird, Agnes Dalon ou encore la suffragette et activiste communiste Helen Crawford, créent la « South Govan Woman’s Houssing Association ». Elles manifestent contre l’augmentation des loyers et lancent une grève des loyers. Des collectifs de solidarité se mettent en place et soutiennent les familles et personnes menacées d’expulsion par leur propriétaire en faisant barrage contre les huissiers venus délivrer des avis d’expulsion. Pour cela, elles décident de joindre l’utile à l’agréable en criblant les costumes proprets des huissiers de bombes à farine ou en les jetant carrément dans les poubelles de l’immeuble, histoire de bien leur faire comprendre qu’elles sont bien décidées à ne pas se laisser faire. Les propriétaires et les huissiers se font d’un coup moins arrogants et n’osent plus mettre les pieds dans les quartiers ouvriers. Leurs actions ont un tel retentissement que le 27 novembre 1915, le Parlement britannique vote une loi qui encadre le niveau des loyers à celui qu’il était avant-guerre.

Barcelone, 1931 : la grève des loyers la plus massive

Dans les années 1920, Barcelone est la ville dont la croissance démographique est la plus rapide d’Europe. Pour accueillir la population rurale qui vient grossir les rangs de la classe ouvrière urbaine (en 1930, 70 % de la main-d’œuvre de Catalogne travaille dans l’industrie), des quartiers sont crées ex-nihilo en périphérie de la ville (Hospitalet, Santa Colona, etc.). Mais ce n’est pas suffisant : les logements sont surpeuplés, les propriétaires de terrains construisent de véritables bidonvilles, les loyers sont très élevés.

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Bidonville sur les plages de Barcelonne vers 1930

L’exploitation n’est pas cantonnée à l’enceinte de l’usine mais affecte l’ensemble de la vie des ouvriers·ères. La Confédération Nationale du Travail (CNT, organisation anarcho-syndicaliste fondée en 1910 à Barcelone) cherche donc des formes d’action permettant de lutter contre tous ces aspects. En avril 1931, la revendication d’une baisse de 40 % des loyers pour le 1er mai est lancée. Lors de meetings organisés dans les faubourgs et banlieues ouvrières et dans le quartier des dockers, les orateurs·rices appellent à faire payer les propriétaires fonciers qui volent le peuple avec la complicité du gouvernement. En juillet, alors que les loyers n’ont pas été baissés, 45 000 personnes se mettent en grève des loyers. Le mois suivant, iels sont rejoint·es par 55 000 autres personnes. Dans les quartiers ouvriers, des groupes locaux organisés aident des familles à réinvestir les lieux dont elles ont été expulsées. La grève dure plusieurs mois et rassemble près de 100 000 personnes qui doivent faire face à une répression féroce : les propriétaires, patrons et le gouvernement déclarent que ne pas payer le loyer est un « crime », la Chambre de la Propriété urbaine (si si) monte sa propre milice pour organiser des expulsions et une cinquantaine de militant·es de la CNT sont emprisonné·es.
A l’hiver 1931, une loi, qui n’a jamais été appliquée, autorise à porter plainte pour loyer trop élevé. Mais surtout, de nombreux propriétaires ont préféré chercher un arrangement plutôt que de perdre plusieurs loyers ou ont accepté de ne pas demander le remboursement des loyers impayés pendant la grève. Celle-ci montre comment « une communauté à l’échelle de quartiers peut s’organiser pour défier le pouvoir économique et élaborer une solution à ses problèmes à travers a propre activité ». Elle a constitué une base d’organisation pour la révolution de 1936, dont Barcelone et la Catalogne ont été l’un des principaux bastions.

À lire  : « Barcelone 1931. Grève massive des loyers », Tom Wetzel, 2005, infokiosques.net

Kirkby, Liverpool, 1972-1973 : « We won’t pay ! »

Les usines textiles et automobiles ferment les unes après les autres. Ou plutôt elles ouvrent autre part, loin, très loin parfois. Le transport maritime par conteneur nécessite quant à lui moins de main-d’œuvre, et la ville perd une grande partie de ses dockers : elle entre en décroissance démographique et économique. Pas les loyers : la Housing Finances Act, votée en 1972 par le Parlement conservateur, prévoit rien de moins que le doublement des loyers dans les quatre années à venir. Une augmentation drastique qui frappe de plein fouet les habitant·es du quartier de Kirkby, assemblage de longues barres et tours construites en hâte dans les années 1950 sur une colline (Tower hill) pour loger les populations les plus pauvres en périphérie de Liverpool. La rivière qui passe au pied des immeubles est l’une de plus polluées du pays, à l’arsenic et au cyanure.

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Pendant que les assemblées de locataires font pression sur la municipalité dirigée par le Labour Party, des dizaines de femmes créent des groupes autonomes de discussion et d’entraide où s’organise une grève des loyers suivie par 3000 foyers (sur 60 000 habitant·es, soit environ une personne sur 6 du quartier y a participé). Les réunions ont lieu chaque semaine, on s’organise pour faire garder les enfants, des pamphlets et des tracts sont distribués. Les percepteurs de loyers sont systématiquement suivis dans leur tournée pour s’assurer que personne ne paye son loyer et des barricades sont érigées pour empêcher les huissiers d’entrer dans le quartier. Les comités de femmes organisent des manifestations en soutien à deux personnes emprisonnées pour avoir refusé de payer leur loyer. Après 14 mois de lutte intense, la grève cesse. Une défaite ? Pas tout à fait. Grâce à leur mobilisation et à la pression exercée sur les instances locales et nationales du Labour, une fois celui-ci arrivé au pouvoir en 1974, la loi est abrogée. Surtout, cette grève est une victoire pour ses femmes de la classe ouvrière qui se sont rencontrées et organisés ensemble.

À voir  : le documentaire «  Behind the Rent Strike  » de Nick Broomfield (1979) qui relate cette expérience à travers les nombreux témoignages de ses initiatrices.

France, 1974-1980 : "Sonacotra cédera !" Les travailleurs immigrés entrent en grève

Exploités à l’usine où ils occupent les postes les plus pénibles et les moins bien payés, les travailleurs immigrés sont logés dans des logements souvent insalubres aux abords des zones industrielles. Les chambres sont exigües (6 m²), chères, mal isolées, le mobilier et la literie vétustes. Ces foyers sont gérés par l’ancêtre d’Adoma, la Société nationale de construction de logements pour les travailleurs algériens (SONACOTRAL), une institution coloniale de la métropole crée en 1956 dans le but de contrôler une population un peu trop vindicative dans son combat pour l’indépendance algérienne. « Les ouvriers immigrés sont obligés de vivre dans les foyers (…). Le système des foyers prisons, c’est fait pour emprisonner les ouvriers immigrés, c’est fait pour les mettre à part, pour les diviser d’avec les ouvriers français et pour les diviser entre eux. » affirme le Comité de coordination des foyers en grève.

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Résidents des foyers Sonacotra en grève (1977), © Armand Borlant

Le Comité est crée en 1974, lorsque celle qui s’appelle désormais juste SONACOTRA (elles ne s’occupe plus uniquement des travailleurs algériens), décide d’augmenter les loyers. L’objectif des travailleurs immigrés n’est pas uniquement de refuser cette augmentation : il s’agit obtenir leur réduction de 50 % et de faire reconnaître leur statut de locataire et leur droit à vivre dignement. Le Comité est chargé de coordonner l’action des 130 foyers pendant l’été 1978 et d’imposer une négociation à l’échelle nationale. Au plus fort du mouvement, ce sont 30 000 personnes qui cessent de payer leur loyer. Malgré les tentatives d’intimidations de la Sonacotra, les saisies-arrêts sur salaires, les expulsions et les fermetures de foyers, les travailleurs se battent pendant cinq années au bout desquelles des accords foyer par foyers avec la Sonacotra sont signés (réforme des règlements intérieurs, gestion démocratisée des foyers, arriérés annulés). Une issue qui laisse un goût amer, mais leur combat, par sa durée et ses opérations coup de poing (manifestations de 30 000 personnes, occupation des foyers, victoires judiciaires, etc.), a permis de créer une solidarité entre foyers et de mettre en évidence la gestion post-coloniale de la main-d’œuvre immigrée. Aujourd’hui, les luttes à l’intérieur des foyers contre Adoma sont toujours vivantes.

À lire : un article relatant les luttes des travailleurs immigrés dans les années 1970 et 1980

Rome, hiver et printemps 1974 : autoréductions des loyers !

De la fin des années 1960 à celle des années 1970, la lutte des classe sort de l’usine. Dans plusieurs villes, des comités de quartier sont crées dès 1969. Un principe : l’autonomie. Un mode d’action : les autoréductions, soit refuser collectivement de payer le prix exigé pour un service, l’électricité, le téléphone, les transports, la nourriture ou encore les loyers. Les groupes organisés peuvent décider de payer l’ancien prix pour refuser une augmentation, la moitié dans certains cas, rien bien souvent. Ces autoréductions s’attaquent donc à l’ensemble des aspects de la vie sociale et se déploient dans de nombreuses villes (Turin, Milan, Bologne, Naples, etc.).
A Rome, les élites de la villes sont en train de mener à bien sa transformation en ville « moderne » et tertiaire, et les loyers représentent jusqu’à 50 % des salaires. A l’hiver-printemps 1974, la capitale italienne devient aussi celle des grèves de loyers dont le quartier San Basilio est l’épicentre au cœur de la banlieue rouge romaine. Situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville, ouvriers·ères, employé·es, marginaux·les, artisan·es et prolétaires de toute sorte y vivent et font vivre la lutte antifasciste. En trois mois, 4000 logements sont occupés à l’initiative des groupes autonomes de quartier et de Lotta Continua (organisation extraparlementaire de tendance communiste révolutionnaire).

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Les forces de l’ordre expulsent des habitantes des appartements vides qu’elles occupaient (San Basilio, 1974)

Ce mouvement s’approprie donc directement des biens et tente d’établir un rapport de force sur le moyen terme. De violents affrontements ont lieu lorsque le quartier est défendu pendant plusieurs jours des assauts de la police. Les grévistes obtiennent finalement que les loyers ne dépassent pas 12 % des revenus du locataire et que 800 familles soient relogées. Quelques mois plus tard, lors d’une nouvelle occupation de logements vides, Fabrizio Cesuro, dix-neuf ans, est tué par la police.

À lire : « Autoréductions italiennes 1970 », P-G Randal et Y. Collondes, 1976

Quelques autres grèves des loyers notables (liste non exhaustive) : 

  • Paris, 1871 : grève suite à l’annulation du moratoire sur les loyers par l’Assemblée conservatrice et monarchiste. La Commune organise ensuite la réquisition des logements vides.
  • Buenos Aires, 1907 : grève des loyers dans la capitale argentine
  • New-York, 1907 : 15 jours de grève par 10 000 familles du sud de Manhattan
  • Leeds, 1914 : 300 locataires refusent de payer leur loyers suite à leur augmentation de 1 livre. Les meneurs sont finalement expulsés et une liste noire des locataires réfractaires est constituée par les autorités.
  • 1922, Mexico : des locataires de Mexico décident de se mettre en grève pour protester contre l’état insalubre des appartements et le prix abusif des loyers. Le mouvement, né de l’initiative d’un tout de prostituées et de jeunes anarcho-syndicalistes, connaît une ampleur considérable.
  • Sydney, 1936 : dans plusieurs quartiers, des locataires empêchent une augmentation de loyer imposée par le propriétaire grâce à leur mobilisation : pétition, rassemblement, grève des loyers.
  • Harlem, New-York, 1963-64 : grève menée par des noir·es et des étudiant·es.
  • Varsovie, 2010
  • Lyon, 2010  : 96 locataires de la SACVL (sociétè anonyme de construction de la ville de lyon) ont refusé une hausse des loyers allant jusqu’à 100% et ont donc entamé une grève des loyers.
  • Lille et Villeneuve d’Ascq, 2011 : 400 étudiant·es lancent une grève des loyers pour exiger des travaux de rénovations de leur résidence universitaire et une diminution des loyers.
  • University College London, 2015-2018 : un millier d’étudiant·es décident de suspendre le paiement de leur loyer face à leur augmentation régulière dans les résidences étudiantes.
  • Los Angeles, 2018-2019
  • mars-avril-mai 2020 : confinement covid-19
    > Aux Etat-Unis, un tiers des locataires n’auraient pas payé leurs loyers en avril d’après le Wall Strett Journal ; des quartiers de New-York et Los Angeles sont notamment entrés en grève.
    > En Espagne, ce sont les syndicats de locataires qui ont lancé l’appel pour le 1er avril. Leur slogan : « si nous ne sommes pas rémunérés, nous ne payons pas ».
    > Au Québec, où 196 000 ménages locataires consacrent plus de 50% de leurs revenus au loyer actuellement, un appel à la grève a été lancé le 1er avril
    > etc.

Leçons provisoires

Refuser de payer son loyer permet plusieurs choses : contester une hausse de loyer, revendiquer une baisse des loyers ou exiger leur proportionnalité aux revenus, établir un rapport de force avec les propriétaires et l’État pour obtenir le relogement de personnes expulsées, mais aussi tisser des liens politiques et affectifs sur un territoire.

Pour gagner, il faut être prêt à tout, et surtout à ce que les gens « raisonnables », dont les propriétaires, présentent comme irresponsable ou impossible.

Ces grèves permettent la politisation de la question du logement mais aussi de celleux qui y participent. Le logement, le foyer, c’est la sphère à laquelle les femmes sont cantonnées. De lieu de relégation et d’invisibilisation sociale, il a pu être transformé en espace de lutte et d’organisation des femmes. A Glasgow et à Kirkby par exemple, les grèves de loyers ont permis à des femmes isolées dans leur foyer de se rencontrer, certaines ont ensuite continué dans la lutte féministe.

Ceux qui ont l’argent ne le lâchent jamais innocemment, il faut le leur prendre.

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Ces quelques exemples historiques montrent certes une chose : les grèves de loyers ne sont pas toujours couronnées de succès immédiats. Les revendications ne sont pas systématiquement satisfaites, même dans le cas de la grève de Barcelone en 1931 suivie par 100 000 personnes ou de celle des foyers de travailleurs immigrés qui a pourtant duré six ans. La répression, exercée tant par l’appareil d’État et que par les propriétaires, est quasi-systématique et violente. Elle peut prendre plusieurs formes : répression policière des manifestations, arrestations et emprisonnement, expulsions, poursuites judiciaires, liste noire utilisée lors d’une recherche de logement, etc.

Ceux qui ont le fric ont aussi le gouvernement, et donc l’armée, la police, et la plupart des medias avec eux. En conséquence, celleux qui n’ont rien ne peuvent récupérer leur dû que par la lutte. Pour être plus fort·es, le mouvement doit être suffisamment massif et organisé.

Cette répression est à la hauteur de ce que ces grèves menacent : l’ordre de la propriété privée, soit l’accaparement d’une partie du salaire par les propriétaires. Elles ont aussi comme inconvénient pour ces-derniers de permettre à des centaines de personnes de se rencontrer et de s’organiser à partir de leur condition commune de locataire. Ces convergences peuvent ensuite se construire autour d’autres questions essentielles (alimentation, électricité, travail, etc.). Ces luttes permettent de mettre en place des lieux et des structures d’organisation pour les luttes à venir : comités de quartiers, comités de locataires, groupes d’entraides, etc. Ça été le cas à Barcelone dans les années 30 ou en Italie où la constitution de comités de quartiers de 1969 a posé les bases, territoriales et organisationnelles, d’une décennie d’autoréductions.

La grève des loyers permet la socialisation des luttes et la mise en place d’espace d’organisation.

À l’heure du confinement et alors que nous devons nous protéger collectivement, comment s’organiser ensemble ? La pandémie et les moyens d’y faire face créent une situation inédite par certains aspects et nous obligent (permettent ?) à un effort d’imagination en inventant de nouvelles manières de nous organiser à l’heure du confinement. Et de mémoire, puisque cette grève des loyers pourrait être l’occasion de nous rappeler que le logement gratuit devrait être un droit et qu’un bien appartient à celleux qui y habitent.

Quelques articles du réseau Mutu permettent d’y voir plus clair dans la manière de mener une grève des loyers :

- sur IAATA, un « Appel à la grève des loyers »
- sur IAATA encore, un « Guide pratique » pour ne plus payer son loyer et ses factures.
- sur IAATA enfin, un appel avec une lettre type à envoyer à envoyer avec ses ami·es et voisin·es à ses propriétaires.
- sur Manif’est, des pistes pour s’organiser
- La Gazette des confiné·es de Paris-luttes se demande si la grève des loyers va prendre en France

P.-S.

Pour un aperçu plus vaste et détaillé des grèves des loyers et leurs enjeux politiques, la CNT-AIT vient d’éditer une brochure disponible par ici

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  • Le 2 mai à 23:48, par onveutdelabrioche

    Grève des loyers : de la Commune au Macronavirus.

    Une émission enregistrée le 29 avril 2020.

    A écouter avant de payer votre loyer !

    Qu’est ce qu’une grève des loyers ? A quoi ça sert ? Y en a déjà eu ? Comment on fait concrètement ? Voilà les questions auxquelles tente de répondre cette émission. :
    https://open.audio/channels/grevedesloyersdelacommunedeparisaumacronavirus/

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