Manifestation en hommage à Rémi, assassiné par la police

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ZAD Testet 3 compléments

Une centaine de personnes s’est rassemblée aux alentours de 19h ce soir à l’arrière de la préfecture à l’angle de la rue Dunoir et de l’avenue Maréchal de Saxe.

Au bout d’une petite trentaine de minutes quelques manifestants commencent à se diriger vers le fond de la rue Dunoir, des personnes présentent déterminées à ce que le rassemblement ne s’enferment pas dans cette impasse lancent un second mouvement en direction cette fois de Saxe Gambetta. Assez vite tout le monde décide de suivre ce mouvement et le cortège s’ébranle sur l’avenue Maréchal de Saxe en direction du 7e arrondissement.

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Trois banderoles prennent la tête du cortège, les premiers fumis sont craqués. Rapidement le son des pétards raisonnent dans cette balafre haussmannienne qui traverse Lyon du nord au sud.

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Le cortège a ensuite tourné dans le 7e arrondissement par les grandes artères jusqu’à la dispersion place du pont au alentours de 20h45, la manif qui a gonflée en cours de route rassemblait à ce moment environ 150 personnes. Ce soir, les flics ce sont fait plutôt discret ; le gros du dispositif restant à bonne distance du cortège dans les rues adjacentes.

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P.-S.

Tract diffusé à l’occasion de la manif : Et maintenant, qu’est ce qu’on fait ?.
Différents communiqués et témoignage des événements du Testet : Un camarade décède au Testet !!!.
Rassemblement mecredi : Hommage à Rémi - Contre la violence policière et contre la destruction de la forêt de Sivens !

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  • Le 29 octobre 2014 à 07:57, par Oups

    Projet suspendu après décision du pdt du conseil général du Tarn...

  • Le 28 octobre 2014 à 16:28, par emilie mourgues

    Source : http://www.reporterre.net/spip.php?article6252

    J’ai 19 ans, je suis étudiante en 2e année de licence de droit à l’université Champollion d’Albi. Depuis quelques temps, je participe à la mobilisation contre le barrage inutile du Testet. Ce matin, sur la ZAD du Testet, au lever, avec quelques dizaines de personnes, nous avons décidé de nous grouper pour ralentir la progression des gendarmes et bucherons qui menaçaient d’arriver sur le site par la route départementale D999.

    Vers 8 heures et quart, nous avons vu arriver de nombreux fourgons chargés de gardes mobiles et des voitures de gendarmerie. Au total, une bonne cinquantaine. À peine étaient-ils sortis des fourgons qu’ils brandissaient déjà leurs boucliers et leurs matraques télescopiques. Ils ont directement chargé sur nous, sans sommation. La plupart des militants ont aussitôt reculé. Avec Alain, mon voisin de circonstance, nous sommes restés pour nous opposer de manière non-violente. Mais nous n’étions plus que deux devant eux.

    J’ai reçu un premier coup de tonfa sur la fesse droite, la douleur m’a immobilisé par terre quelques instants. Les gendarmes ont alors continué à me tabasser au sol. Alors qu’Alain tentait de s’interposer, ils s’en prirent violemment à lui en disant : « On n’en n’a rien à foutre, qu’elle crève et toi aussi, tu n’as qu’à crever ». Ils s’en sont alors pris à ses jambes. Il a protesté expliquant un problème de santé au genou. Leurs coups ont alors redoublé sur sa rotule déjà meurtrie.

    Avant que je ne puisse réagir, ils m’ont tiré par les cheveux sur vingt mètres et m’on plaqué sur le dos en m’insultant copieusement : « Salope, connasse. Tu ferais mieux d’aller travailler ». Ils étaient extrêmement agressifs, quatre ou cinq sur moi et une trentaine autour. Ils ont continué de m’engueuler et m’ont ensuite frappé ma tête contre le sol à coups de pied.

    Ils m’ont ensuite hurlé dessus en me reprochant de ne pas me mettre sur le ventre, alors qu’ils m’empêchaient tout mouvement. L’un d’entre eux a sorti un couteau et tranché les lanières de mon sac à dos et de ma sacoche. L’un d’entre eux m’a écrasé la tête sur le bitume avec son pied et m’a répété : « On n’en a rien à foutre que tu crèves, pauvre connasse ». Il a alors écrasé ma tête avec ses rangers comme si j’étais une merde. C’était impressionnant, je pensais que je n’allais pas m’en tirer.

    Tout s’est passé très vite. Mais je me souviens qu’il était 8 heures 30 du matin quand ils m’ont passé les menottes m’ont signifié ma mise en garde à vue. Ils m’ont alors appris que j’étais accusée d’avoir lancé un cocktail molotov sur eux. Au cours des événements, je n’ai pas pu tout voir, mais si j’ai bien vu une bouteille vide brisée par terre à un moment donné, j’ai réagi de manière non violente et je n’ai certainement pas lancé de cocktail molotov.

    Une fois en garde à vue, j’ai fait valoir mes droits et j’ai pu avertir mes proches, voir un médecin qui a listé toutes mes contusions, puis disposer d’un avocat, que j’ai préféré commis d’office. J’ai été relâchée au bout de quatre heures, mon interpellation n’ayant aucun fondement. Alain a quant à lui été accusé indûment d’avoir jeté des pierres et a été relâché lui aussi au bout de quelques heures. J’ai encore beaucoup d’hématomes, je boite un peu mais je n’ai aucune lésion interne. Je m’appelle Nad’, je suis étudiante et je m’oppose à la construction du barrage du Testet.

    Source : Nad’, sur Reporterre. Propos et photo recueillis par Grégoire Souchay.

  • Le 28 octobre 2014 à 10:15, par sans

    Le 29 juillet Dorel Iosif Floarea est tué par balles par un flic à Montgeron (Essonne). Il était peut-être ivre (et alors ?). Il était surtout pauvre, un étranger pauvre : voilà la raison de son assassinat.
    Le 21 août, Abdelhak Goradia meurt de « mort naturelle » dans la voiture dans laquelle les flics l’ont embarqué, ligoté et menotté, avec un casque sur la tête. Oui, quand les keufs étranglent quelqu’un, il s’agit de « mort naturelle ». Après la taule pour des fraudes (un moyen comme un autre pour survivre) c’était l’avion qui attendait Abdelhak ; direction l’Algérie, toute sa vie laissée ici, pas de retour. Il s’est opposé à l’expulsion, c’est pour cela que les flics l’ont assassiné. Il était pauvre, un étranger pauvre et il a essayé de ne pas se laisser faire : voilà la raison de sa mort.
    En moyenne, tous les trois jours, une personne « se suicide » en prison, une autre meurt de « mort naturelle ». Ils ne passent même plus aux infos. Des hommes et des femmes morts de violence, de misère affective, d’abandon, de pauvreté. Morts de la prison.

    Les flics assassinent. Les frontières assassinent. La justice assassine. La prison assassine. L’État, dans tous ses ramifications, assassine.

    Parfois ça fait un petit peu de bruit, ça scandalise les belles âmes de gauche, le temps d’un JT. Parfois une opération policière un peu plus médiatisée réveille un petit peu les esprits. Il y en a qui crient au scandale, en appellent à la même idéologie sur laquelle ce monde se base : la démocratie des droits de l’homme. Il y en a qui dénoncent les bavures policières et demandent justice (pour sûr…). Il y en a qui dénoncent la montée du fascisme. Il y en a qui appellent à la résistance, comme s’il y avait quelque chose à défendre, dans ce monde.
    Mais le problème ce n’est pas la lepénisation de je-ne-sais-quoi, ce n’est pas la bavure, l’exception. Le problème c’est la normalité, cette normalité qui s’appelle démocratie, qui s’appelle république, qui s’appelle libre marché. Une normalité faite de hiérarchie, d’oppression, d’exploitation, de résignation, de mort lente de l’esprit, d’un certain nombre (petit ou grand, mais toujours normal) d’assassinats étatiques.

    Les flics, juges et matons tabassent, mutilent, humilient, enferment tous les jours, dans les rues, les tribunaux, les taules, partout. Les patrons, proprios et chefs nous exploitent, nous empêchent de vivre, tous les jours. Les prêtres de tous bords, les politiciens, les maîtres à penser nous dealent des illusions pour nous pousser à l’obéissance et à la résignation. Et ça parait « normal ».
    Dans cette morne normalité il y en a, parmi les pauvres, qui sont de trop par leur existence même. Il y en a d’autres qui, par choix ou par erreur, font des pas de travers. La police est la main qui vient frapper les têtes qui ne se baissent pas. La prison est le destin promis aux pauvres qui n’acceptent pas la soumission. Voilà tout.

    Jusqu’à quand ?
    La réponse à cette question est assez simple, mais d’autant plus dure. Tant qu’on croira à des fantômes tels les droits et la démocratie. Tant qu’on continuera d’obéir. Tant qu’on ne décidera pas de prendre nos vies en main. Tant qu’on se contentera de regarder ailleurs pour ne pas courir de risques. Tant qu’on ne ripostera pas. Tant qu’on ne trouvera pas le courage de commencer à mettre à bas ce monde d’oppression et d’exploitation.
    Tant qu’on continuera à penser qu’on ne peut rien faire.

    [Extrait de Lucioles n°19, Bulletin anarchiste de Paris, octobre 2014.]

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