Occupation du Grand Amphi de Lyon 2 : Communiqué et RDV du Mercredi 4 avril

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Nous, étudiant.es des universités de Lyon, mobilisé.es contre les réformes du gouvernement et réuni.es à près de 300 ce-jour en Assemblée Générale, avons voté l’occupation du Grand Amphi de l’Université Lyon 2 - sur le campus des quais (...)

  • La FERC SUP CGT de l’ENS Lyon soutient sans réserve les occupants de l’amphi de Lyon 2

    Mail reçu par les personnels et étudiant·es de l’ENS :

    « LA FERC SUP CGT de l’ENS LYON apporte son soutien sans réserve aux occupants de l’amphi de LYON 2, et souhaite y retrouver un maximum de collègues, étudiants, enseignants, enseignants-chercheurs de l’ENS,

    C’EST MAINTENANT QUE NOUS DEVONS ÊTRE UNIS contre les réformes néo-libérales du gouvernement Macron et cet enfumage de communication permanente.

    syndicalement

    la CGT de l’ENS LYON »

Nous, étudiant.es des universités de Lyon, mobilisé.es contre les réformes du gouvernement et réuni.es à près de 300 ce-jour en Assemblée Générale, avons voté l’occupation du Grand Amphi de l’Université Lyon 2 - sur le campus des quais.

Les réformes du gouvernement prévues dans le cadre du « Plan Etudiant » visent à instaurer la sélection à l’entrée de la licence 1 (Parcoursup). Les critères de sélection ‘élitistes’ mis en place excluent en premier lieu les bachelier.es professionnel.les et technologiques.

En outre, la réforme de l’arrêté licence restreint drastiquement les conditions de validation : suppression des compensations et des rattrapages dès la rentrée prochaine ; suppression des redoublements à titre expérimental dans certaines universités… Ces mesures affecteront particulièrement les étudiant.es salarié.es ou encore les sans-papiers qui ont moins de temps à consacrer à leurs études.

Plutôt que d’allouer les moyens nécessaires pour assurer à chacun-e une place à l’université, le gouvernement préfère éliminer !

La loi ‘Orientation et Réussite des Etudiant.es’ prévoit enfin d’adapter les capacités d’accueil selon les débouchés professionnels. L’objectif étant que seuls les ‘savoirs’ convertis à l’idéologie dominante, c’est-à-dire compatibles avec l’économie de marché, soient enseignés. Les autres étant condamnés à disparaître.

Ces réformes visent en réalité à signifier qu’une bonne place pour tous et toutes dans cette société ne sera jamais assurée.

La hausse massive des frais d’inscription sera également rendue possible dans les futurs établissements issus de la fusion des universités, comme c’est le projet dans le cadre de l’Université cible de Lyon par exemple. Dans de nombreux pays, l’augmentation des frais d’inscription et la logique de privatisation se sont accompagnées d’un fort endettement des étudiant.es.

Cette logique de marchandisation n’est pas spécifique aux universités. Outre l’éducation, dans la santé, le transport, etc, chaque aspect de nos vies doit permettre de réaliser toujours plus de profits…
Face au démantèlement des services publics, la résistance s’organise.

Le mouvement de grève qui se construit dans les universités de Toulouse, Montpellier, Paris, Lille, Nantes, Rennes, Bordeaux, Dijon, Grenoble, Tours, Rouen, Nancy, Saint-Etienne, Le Havre, Strasbourg, Pau, Poitiers, Nice, Caen, Angers, Perpignan, Marseille, et ailleurs, prend en effet de l’ampleur.

La stratégie adoptée par le gouvernement consistant à frapper vite, de partout et en même temps, travailleur.ses du public ou du privé, chômeur.ses, précaires, lycéen.nes, étudiant.es, retraité.es, exilé.es, est aujourd’hui en train de craquer.

Les grèves des cheminot.es, dans la santé, chez les gazier.es, les éboueur.es, les électricien.nes, et ailleurs l’illustrent. Cette logique générale de dégradation des conditions de vie et de travail n’est pas spécifique au public, les grèves se multiplient dans le privé (Air France, Carrefour, etc).

Ainsi, nous appelons les étudiant.es, personnels et enseignant.es à se mettre en grève.

Nous lançons également un appel aux UFR à suivre l’exemple du département de sciences politiques de Lyon 2 qui a refusé de mettre en place les commissions de sélection.

Nous réaffirmons la nécessité de construire activement et concrètement la convergence avec tous les secteurs en lutte.

L’occupation décidée aujourd’hui représente pour nous un espace autonome d’échanges et d’organisation libéré des logiques d’évaluation, d’autorité, de rentabilité auxquelles nous sommes habituellement soumis.es.

Afin de permettre aux étudiant.es de rejoindre la mobilisation sans être pénalisé.es, nous avons présenté à la Présidence les revendications suivantes :

- Non prise en compte des absences en TD.

- Annulation des examens pour les étudiant.es grévistes.

Nous attendons que ces revendications soient satisfaites.

Pour la journée du mercredi 4 avril, rendez-vous au Grand amphi occupé dès 8h :

- petit déjeuner d’accueil.

- point d’information sur les réformes suivi d’une discussion

- organisation du programme de l’occupation (ateliers, commissions, etc)

Départ collectif en MANIFESTATION à 13h pour rejoindre les cheminot.es en grève à Gare de Perrache.

ASSEMBLEE GENERALE

étudiante après la manifestation, ouverte aux personnels et aux secteurs en lutte (aux alentours de 16h30 dans le Grand amphi Occupé).

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