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Entre conditionnel, pseudo-neutralité et commentaires pro-nazis, le Progrès sert la soupe à l’extrême-droite

17 compléments

Suite au rassemblement contre la salle de concert d’extrême-droite de Gerland mercredi 23 février, Le Progrès nous gratifie d’un papier magnifique... Décryptage rapide d’une mal’information au quotidien.

Depuis quelques mois déjà a circulé par mail un dossier complet sur le "Bunker Korps Lyon", salle de concert néo-nazie, et sur les associations derrière cette salle (Rock’n’gones & Lyon Dissident). Rebellyon.info, comme la plupart des médias lyonnais apparemment, en a reçu un exemplaire. Quelques autres informations sont venues entre temps compléter ces éléments à charge, comme cette vidéo montrant de nombreux saluts nazis dans le local (lors d’un concert du groupe "Match retour" en avril 2010).

Plusieurs semaines plus tard, alors que le climat est de plus en plus tendu suite à de nouvelles agressions dont une particulièrement grave, et que le groupe Lyon Dissident s’apprête à faire passer en concert un groupe nazi, une manifestation était appelée par le collectif69 de vigilance contre ce foyer de violence.

C’est facile, et on s’y attendait : plutôt que de prendre l’ampleur du problème et de la mobilisation Le Progrès nous pond d’un titre sans équivoque,

JPEG - 68.7 ko
(le progrès - 24/02/2011)

Le contenu de l’article est du même tonneau, peu importe pour le quotidien que la mobilisation soit bien plus large que ladite "gauche extrême", et qu’elle ait été appelée de la Ligue des Droits de l’Homme aux anars en passant par Attac.

Renvoyer dos à dos extrême-gauche et extrême-droite, c’est la dialectique depuis longtemps déployée par les fafs de tous bords pour minimiser les crimes nazis et fascistes, en caricaturant ce qu’ils croient -a tort- être nos références : parler de Staline quand on évoque Hitler, mentionner Pol Pot pour Franco, et Mao pour les ratonnades et crimes d’extrême droite, etc. [1]

Cette stratégie semble avoir marqué une certaine presse, et donner depuis quelques temps le ton de beaucoup d’articles sur l’extrême-droite radicale : malgré les agressions les plus violentes, malgré les déclarations les plus racistes, malgré les preuves toujours plus détaillées de l’émergence sur Lyon d’une scène d’extrême-droite radicale et inquiétante pour toute la ville, toute personne ou groupe qui s’oppose aux identitaires ou aux néo-nazis se voit renvoyée dans les cordes par le cliché particulièrement éculé et mensonger des extrêmes qui s’opposent.

La misère de la presse aujourd’hui, c’est aussi, au-delà des raccourcis neutralisants (et insultants) une incapacité à mener ses propres enquêtes. Le papier du Progrès du 24 février "La gauche extrême en force contre la montée de l’extrême droite radicale" en est aujourd’hui une nouvelle preuve.

Alors que Le Progrès était en possession [2] depuis plusieurs semaines d’un dossier détaillé (et neutre politiquement pour le coup) sur la salle néo-nazie du Bunker Korps, en plein quartier populaire du 7e arrondissement [3], c’est le conditionnel le plus prudent qui classe l’affaire : finalement, on ne sait pas grand chose, on interroge vite fait des nazis de Lyon Dissident qui démentent forcément sans être contredits.

Pire, l’interview de Lyon Dissident se transforme en tribune pour se dédouaner, comme en témoigne le titre du gros encart : "Oui nous sommes nationalistes et alors ?" [4] Le Progrès n’aura apparemment pas pensé à porter la contradiction comme dans une interview classique, reprenant texto la déclaration du porte-parole, et imprimant noir sur blanc « Ils utilisent le mot nazi à toutes les sauces, nous n’avons pas de liens avec ces gens-là » quand vidéos, photos et groupes invités prouvent mille fois le contraire.

Finalement, toute cette affaire ne se résumerait-elle pas à des "fantasmes" de "gauche extrême" ? C’est au final l’impression que ces articles donnent. Car un article réussi ne comporte pas de conditionnel, il affirme.

L’internationale néo-nazie est en pleine forme, comme en témoignent nombre de meurtres en Europe de l’Est par exemple. Les "identitaires" développent sans souci le discours le plus raciste qu’il ait été entendu depuis des décennies derrière un relooking qui ne devrait tromper personne, quand il ne s’agit pas carrément d’appeler à la croisade anti-musulman ou à la guerre civile. Les nombreuses agressions violentes dont "l’extrême-gauche" lyonnaise a été la cible ces derniers mois ne sont pas un hasard : c’est le premier signe d’une offensive contre tous ceux et celles qui défendent aujourd’hui l’interculturalisme, un pays métissé contre un gouvernement qui a fait de la xénophobie son principal programme. Mais demain, comme en Europe de l’Est, ce sera au tour des journalistes qui font leur travail d’être la cible des nazis.

Non contents de reprendre (involontairement certainement) l’argumentaire de base d’extrême-droite, Le Progrès laisse sur son site la porte ouverte aux commentaires qui défendent les néo-nazis, qui n’ont plus qu’à développer le fond de l’article : il ne s’agit que d’une affaire entre extrême-gauche et extrême-droite, et il faut tolérer les nazis au nom de la démocratie. Circulez, il n’y a rien à voir ! Au moins, les faits divers sordides qui découleront logiquement de l’installation de cette salle de concert rempliront les colonnes de notre quotidien local, c’est son fond de commerce, pas l’analyse semble-t-il, ni l’investigation. Une stratégie pour le moins risquée !

Les lecteurs et lectrices de ce journal ne méritent-ils pas d’être informé-e-s ? Et les riverains d’être au courant de ce qui se trame dans cette impasse ? En tout cas dans cette affaire ce qui est vrai n’est pas dans Le Progrès.


Pour vous faire votre propre opinion, revue de presse sur l’évènement :

Avant le rassemblement :
- Le Progrès
- 20 minutes
- Radio Scoop
- lyon Mag
- Lyon Capitale

Après le rassemblement :
- Le Progrès
- Lyon Capitale
- Lyon Mag
- 20 minutes
- Radio Scoop
- France 3 : voir le 19h-20h du 23/02/2011
- TLM

La presse lyonnaise nous avait déjà habitué à de l’information de grande qualité (sic), sur le sujet :
- Agressions d’extrême-droite : Lyon Cap’ ment, invente et torture les faits (rebellyon.info)

Quant au Progrès, il avait été épinglé pour son traitement du mouvement social d’octobre par Acrimed : Prouesses de la presse locale : « Casseurs » de Lyon et diversion sécuritaire.

Notes

[1Alors que de très nombreux militant-e-s "de gauche" ou libertaires ont laissé leur peau en se battant contre ces délires autoritaires et sanguinaires.

[2Comme l’ensemble de la presse lyonnaise semble-t-il ainsi que le montrait un mail que Rebellyon a reçu.

[3La zone est certes industrieuse, mais pour s’y rendre il faut traverser les cités de Gerland ou le quartier de la Guille.

[4Reformulé sur le net, le titre en énorme dans le journal sera juste la deuxième partie du titre.

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  • Le 1er mars 2011 à 17:00, par Lyon-Moscou

    A lire, cet article publié sur le site Bastamag.

    Ca se passe en Russie, à plusieurs milliers de kilomètres d’ici, mais tout de même, certaines ressemblances sont frappantes : des stades de foot gangrenés par l’extrême-droite et la violence, la résurgence d’idées et d’attitudes néo-nazies, une manifestation fasciste convoquée via les réseaux sociaux de supporters... Ca ne vous rappelle rien ?

  • Le 1er mars 2011 à 15:09, par karine

    Le dossier en question a été mis en ligne ici.

  • Le 1er mars 2011 à 09:05, par EverNever

    En fait, justement. Un dossier super complet sur ce local, les responsables de l’asso, leurs casseroles de ratonnades, etc... a été envoyé à TOUTE la presse lyonnaise il y a quelque semaines. Les infos ils les avaient.
    Ce qu’on a pu lire à propos du rassemblement contre un local qui "serait" occupé par l’extrême droite est donc doublement honteux.

    Pour avoir une idée du dossier en question, lisez l’article des voraces, il reprend les grandes lignes...

  • Le 28 février 2011 à 16:04

    Ok, de bons commentaires mais je pense que l’on prêche tous des convertis ici non ??? (excusez moi l’expression)...
    peut être pourrait on proposer ce genre de commentaires, suggestions d’articles ou autres à des journaux à "grand tirage". si on le fait sur le net, il faut faire une capture d’écran pour avoir une trace de ce-dit commentaire si il est refusé... ça peut appuyer nos propos.
    et pourquoi pas une conférence de presse...?
    ça y est je m’emballe.

  • Le 28 février 2011 à 00:52, par

    Le fait le plus éloquent reste quand même ce que dit "Alex", le porte parole de lyon dissident, à la fin de son interview sur TLM. Il est en train d’expliquer que la vidéo du local qui a tourné sur le net n’est en fait pas prise dans le local de Lyon. Pourquoi pas... mais à la fin il ajoute : " Ce n’est pas du tout la salle où NOUS jouons qui a été filmée...". Donc le porc dit quand même que c’est lui qui joue dans la vidéo avec son groupe. Sachant qu’on le voit quand meme lancer des "sieg heil" pendant la vidéo on peut donc en déduire qu’il appartient plus ou moins à cette nauséabonde catégorie de personnes qu’on appelle néo-nazis.
    Donc le porte parole de l’association qui occupe le local est un néo-nazi. Et la on est censé les croire quand ils nous disent que ce local n’a aucun lien avec le néo-nazisme et que ces occupants sont de simples patriotes..?
    Comme dirait tonton, je crois qu’ils nous prennent pour des cons..

  • Le 27 février 2011 à 23:39, par alberto

    Au palmarès des incompétents de la presse lyonnaise, il faut ajouter TLM qui se fend d’une interview (ou plutôt d’une déclaration officielle, étant donné l’absence totale de contradiction) de Renaud Mannheim, alias "Alex", gérant du local et chanteur du groupe RAC "M.... R.....". Pour mémoire, en plus d’être le président de l’association détentrice du bail de la salle, c’est également lui que l’on voit sur la fameuse vidéo, sur scène en train de brailler "sieg... heil !", repris en choeur par le public. Or le/la journaliste le laisse déblatérer son argumentaire pathétique, en mode "c’était pas chez nous, c’était ailleurs" sans jamais lui poser LA question, la seule qui vaudrait la peine que l’on tende un micro à cette pourriture : "Ok, admettons que je gobe ton mytho, on va dire que ça s’est passé ailleurs... Je vais même faire semblant d’oublier qu’on voit clairement la bannière du "bunker korps" accrochée au mur... Mais, dis-moi, c’est quand même bien toi le gros porc sur scène qui lance le salut nazi, non ?"
    Voilà en substance comment aurait dû se passer une interview préparée de manière professionnelle par un/e journaliste digne de ce nom. A croire qu’ils n’en avaient pas sous la main à la rédaction de TLM...

  • Le 27 février 2011 à 18:23, par carbone14

    Quand on pense que le Progrès s’est sabordé pendant la guerre pour ne pas colporter la propagande nazie… Les résistants d’hier seraient qualifiés de gauchistes extrêmes aujourd’hui ! Quelle est loin la splendeur de ce journal républicain.

    Ce qui est rassurant en revanche, c’est que le Progrès perd chaque année des lecteurs. Et ce depuis 20 ans ! Preuve que la population n’est pas dupe de la médiocrité du titre.

  • Le 27 février 2011 à 13:45

    @ +++

    Non, Le Progrès n’appartient plus au groupe Dassault, depuis quelques années déjà. Il a été racheté par le Crédit Mutuel, qui a constitué un véritable empire de presse quotidienne ces dernières années à travers le groupe EBRA (Est - Bourgogne - Rhône-Alpes) (infographie ici).

    Après une grève largement suivie dans le groupe (appelée dans l’ensemble de la presse régionale) vendredi 18 février, le big boss du Crédit Mutuel a annoncé soudainement la vente du Républicain Lorrain. Un bon article sur Libé en parle : Avec Lucas, la presse de l’Est complètement à l’ouest.

    Tout ça pour dire que c’est souvent moins la personnalité des "grands patrons de presse" qui donnent le ton des journaux, mais plutôt la gestion financière qu’ils demandent et qui légitime les petits rédacs chefs avides de gros titres sanglants et caricaturaux qui font vendre.

  • Le 27 février 2011 à 12:56, par +++

    De plus le progrès appartient au groupe socpresse, indirectement dassault, la ligne est clairement de droite, alors tout ce qu’est un peu relié à la gauche, surtout les radicaux, ils vont pas être gentils avec, c’est de bonne guerre...

  • Le 27 février 2011 à 00:54, par Loan

    Bon, je fais un peu de la pub pour ma crèmerie mais à titre d’info, j’ai fait un article pour L’Humanité sur le rassemblement : http://humanite.fr/24_02_2011-%C3%A0-lyon-rassemblement-contre-un-local-n%C3%A9onazi-465913 et un tout petit encadré : http://humanite.fr/24_02_2011-des-agressions-en-hausse-465916 (malheureusement, je n’ai pas eu plus de place pour parler des agressions et des actions coup de poing des fachos plus en détail).

  • Le 26 février 2011 à 16:31, par ----

    J’ai essayé à deux reprises jeudi et vendredi de poster des commentaires sur le site du progrès.
    L’un répondait de manière argumentée, liens à l’appui, à "point de vue externe" qui cherche à brouiller les cartes en prétendant que la vidéo aurait été prise en Allemagne en 2009. L’autre, posté à la suite de l’encart donnant la parole aux néo-nazes, contenait un lien vers ladite vidéo afin que les lecteurices du progrès se fassent une idée du type d’activités "culturelles" et "patriotiques" auxquelles s’adonnent les pensionnaires de Lyon Dissident. Et bien ces deux commentaires n’ont jamais été publiés, alors même que, comme l’a souligné Dim, les commentaires pro-fachos les plus débiles passaient sans problème la modération.
    A la limite je peux comprendre que la diffusion d’un lien vers une vidéo montrant des gens faisant le salut nazi puisse poser problème au niveau juridique (même si ce même lien a été posté sur d’autres sites d’info sans subir de censure), mais dans ce cas là il aurait suffit de neutraliser l’URL en question et de publier le reste du commentaire. Au vu de ces éléments, on est en droit de se demander pour qui roulent Geoffrey Mercier et la rédaction du progrès dans cette affaire...

    Pour autant, le progrès n’est pas le seul journal à commettre de graves erreurs déontologiques dans le traitement de ce sujet.

    Lyon Capitale encore une fois n’est pas en reste. En effet, l’article visible sur leur site a semble-t-il été modifié après sa mise en ligne, faisant disparaître une référence aux violences policières qui ont entaché la fin du rassemblement, comme le montre ce commentaire posté à la suite de leur article :

    Ok, je retire mon commentaire précedent concernant la qualité de l’article, ceci en raison des modifications qui ont entre temps été apportées au texte. En effet, la mention des coups portés par les policiers au jeune homme interpellé dans le métro a été retirée. Du coup, on a l’impression qu’il s’agit d’un banal contrôle d’identité alors qu’il s’agissait bien d’une agression de la part des policiers et les manifestants qui se sont "révoltés" l’ont fait pour essayer de défendre cette personne, qui était quand même plaquée au sol sans raison par trois policiers de manière particulièrement violente. Il s’agissait bien d’une provocation policière, à la rigueur d’un dérapage, et la suppression de ce passage est grandement préjudiciable à la qualité de l’information.
    Signaler un abus | le 24/02/2011 à 15:23 | Posté par Selim

    Au moment où j’écris ces lignes, et alors qu’un nouveau témoignage est revenu sur ces violences policières, la rédaction de Lyon Capitale n’a toujours fourni aucune explication à ses lecteurices quant à de cette étrange modification post-publication.

    Les journalistes de Lyon Mag sont quant à eux tombés dans un travers bien connu de la presse locale, à savoir le copier-coller des communiqués préfectoraux. Ainsi, les provocations policières se changent en une surréaliste "charge" des manifestant-e-s sur les CRS, tandis que l’arrestation violente dans le métro est reléguée au second plan et complètement déconnectée du reste des événements :

    S’il n’y a pas eu d’échauffourées, pourtant redoutées, entre les militants des deux extrêmes, les participants les plus véhéments ont tenté de charger les CRS, présents en nombre mercredi soir pour sécuriser le place Jean Macé. Si quelques canettes ont volé, il n’y pas eu d’affrontement, mais le face à face a contraint à fermer pendant une vingtaine de minutes l’accès à la ligne B du métro à Jean Macé. Un jeune a également été interpelé sur le quai.

    Vous aurez bien sûr remarqué la sempiternelle rhétorique des "deux extrêmes" qui place à égalité les personnes qui manifestent contre l’extrême-droite et les néo-nazis...

    Enfin pour finir, je tenais à adresser une pensée particulière à la rédaction de Libélyon, qui a tout simplement choisi de ne pas traiter ce sujet. Voila qui offre au moins la garantie qu’on n’écrira pas n’importe quoi.

    Voilà une nouvelle preuve, s’il en fallait encore, de la nécessité de construire nos propres médias, indépendants et participatifs. Ma conclusion tiendra donc en quelques mots : Longue vie à Rebellyon !

  • Le 26 février 2011 à 13:43, par //

    C’est vrai que l’article du progrès est un véritable scandale pro néo-nazi , aucune contradiction rien ..

    Sinon j’ai vérifié par curiosité ce qu’il en étais de la liberté de la presse en France , selon RSF le pays est passé de la 11ieme à la 44ieme place depuis 2002 ...
    Et quand on voit la politique de la France à la fois en matière de chasse à l’étranger et de répression des mouvements contestataires on "comprends" mieux l’auréole de sainteté dont bénéficient tous les mouvements de droite extrême .

    malheureusement.

  • Le 26 février 2011 à 12:25, par dom

    Ca mériterait un "droit de réponse" à faire publier dans le dit "PROGRES" qui n’en
    est pas à son premier coup d’essai en matière de désinformation et d’intox.

  • Le 26 février 2011 à 12:22, par Dim

    Hum. Les commentaires sur le site du progrès font peur. Des fois, je me pose la question si ça vaut la peine de ce lever le cul pour ensuite lire "Extrême-gauche, extrême-droite, quelle est la différence ?" ou "Si l’on accepte l’extrême gauche on doit accepter l’extrême droite." ou encore "Nous aussi nous sommes révoltés de voir ces rouges anarchistes qui occupent le pavé"...
    Bien sur, on est sur le site du progrès, et comme sur le Figaro (ou autres) les commentaires, pour 95%, montrent bien que les « râleurs, gêneurs, preneurs d’otages... » sont bien eux, et uniquement eux, qui ressortent la même soupe pour n’importe quel papier sur les manifestations, mouvements sociaux, rassemblements, etc.

    On dénonce toujours les partis de gauche d’être populistes sur certains points, voire sur tous. Alors que nous avons là de parfait exemples de populisme. Qui brassent les clichés tant à gauche qu’a droite (lire par exemple un commentaire qui dit que « l’extrême gauche » à le droit de tout faire et pas l’extrême droite (comme on dit « les arabes ont le droit à tout » ou d’autres diront « les facho ont le droit à tout »)
    Autant on à qu’a dire que les commentaires sont « l’œuvre » de pauvres types, mais là, on voit très bien que l’article en lui même encourage ce type de réactions. Il y en a bien trop dans ce cas, surtout quand on voit l’impact de plus en plus grand des médias sur internet (ici l’article « lu » (il faut plus dire « affiché ») 2643 fois).
    Bref la qualité des articles influent, je l’espère, sur la qualité des commentaires. Ici, ça vole pas bien haut.

  • Le 26 février 2011 à 07:50

    petite precision sur mon precedent commentaire ,l’info sur le tatoueur est evidement a prendre avec des pincettes ,car "notre reponse" est un blog de faf se moquant d’autres fafs...
    Mais signalons quand meme que depuis des annees,a lyon comme ailleurs, le milieu du tatouage est souvent tres proche de l’extreme droite la plus violente et la plus radicale (voire a moitie mafieuse (Hells ,skins etc) ,meme si en general il s’agit plus d’une posture que d’un reel engagement militant.

  • Le 26 février 2011 à 07:37

    Il y a 2 ou 3 ans je me souviens que Blood and Honour avait été hackés et qu’ une liste de leurs symapathisants circulait sur internet .Il y avait les noms et adresses de quelques lyonnais sur cette liste.A recouper avec cette asso donc..
    Autre adresse a investiguer : selon le site satirique facho "notre reponse" (sorte de politrash version ns) l’un des protagonistes de la video de serge ayoub "sur les paves" est un autre lyonnais (je cite) " le brave garçon Breton posant devant une scène (si mes souvenirs sont bons) mais qui est en réalité lyonnais, ce brave Luc, joignable 34 avenue des frères Lumières dans son salon de tatouage, Excalibur Tatoo,"

  • Le 25 février 2011 à 19:47, par valentine

    Ce qui est le plus drôle à propos du Progrès , c’est la photo sous le titre. Personne n’a besoin d’avoir fait de hautes études politiques pour y voir en plus du drapeau de la CNT , celui ... d’Europe Écologie !!! Parti bien connu pour être d’extrême gauche !

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