Faisons converger nos colères – le 4 février, grèves et mobilisations

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Les syndicats CGT, FSU et Solidaires, ainsi que les organisations de jeunesse FIDL, MNL, UNEF et UNL, appellent les français à se mobiliser à l’occasion d’une journée grève générale et nationale le jeudi 4 février 2021.

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  • C’est plus de 3000 personnes qui ont marché aujourd’hui contre le capital !

     

  • La tête de cortège arrive à Bellecour !

     

  • Les cheminot.es aussi sont là comme tout le service public, tous ensemble contre ce gouvernement !

     

  • « Police partout, justice nulle part » : les GM bloquent la rue de la barre

     

  • Étudiant en colère, yen a marre de la galère" : le cortège traverse le pont de la Guill

     

  • En tête de cortège, devant la banderole de tête, les étudiant.es sont nombreux à être venus crier leurs colère

     

  • « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société là on en veut pas ! »

     

  • La manif avance vite pour renverser le capital ! la tête de cortège arrive à la Guillotière

     

  • La culture ne doit pas payer leur crise : rejoignez le cortège culture pour préparer une action !

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  • La manif démarre enfin sous le soleil et la rage populaire

     

Une AG est prévu dès demain pour les étudiants :

Pour tou.tes qui ont besoin de discuter et de s’organiser entre étudiant.es., retournons sur nos lieux d’étude pour une Assemblée Générale.
RDV dans la cour centrale de Lyon 2 quai, mardi 2 février à 14h

Tuer la précarité

Faisons converger nos colères
Ce mardi 26 janvier plus de 40% des personnels de l’Éducation nationale se sont mis en grève à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-FO-SNCL. Les revalorisations annoncées dans le cadre du Grenelle n’ont en effet trompé personne, et ont au contraire montré l’étendue des besoins en termes de revalorisation pour l’ensemble des personnels. Le contexte de l’arrivée dans les académies et les départements des enveloppes budgétaires pour la rentrée 2021 a également provoqué un fort mécontentement, de même que la gestion erratique de la crise sanitaire.

Au-delà de notre secteur, c’est l’ensemble de la politique antisociale du gouvernement qu’il s’agit de combattre. Dès à présent, la date de grève interprofessionnelle du jeudi 4 février doit être un point d’appui majeur pour poursuivre la mobilisation du secteur de l’éducation. Faisons converger nos colères avec les autres secteurs professionnels attaqués par la politique de destruction des droits sociaux et des services publics menée par le gouvernement !

En effet, les raisons de se mobiliser ne concernent pas que le secteur de l’Éducation :

les mesures liberticides s’enchaînent : loi séparatisme, loi sécurité globale, décrets massifiant le fichage des militant-e-s
les plans de licenciement se multiplient : la crise sert d’effet d’aubaine à des patrons cherchant avant tout à maintenir leur marge de profit !
ce sont tous les services publics qui sont attaqués, à commencer par le secteur hospitalier.

Sud education

Quand les vieilles recettes fabriquent les mêmes catastrophes

Journée de grève et d’action le 4 février 2021

La gestion de la crise sanitaire et ses conséquences n’en finissent pas de plonger la population dans le désarroi. Cette situation est accentuée par des années de politiques d’austérité aux conséquences sociales désastreuses.

Pourtant pas de changement de cap gouvernemental et une seule volonté affichée : soutenir les entreprises avec les millions du plan de relance et rien pour les salarié·es.

La pandémie n’a pas modifié le capitalisme, elle le conforte : plans de suppressions d’emplois, multiplication de fermetures d’entreprises ou restructurations, réduction des services publics... Le tout soutenu par les dispositions de la Loi Travail.

Le gouvernement n’est pas avare de belles paroles à l’égard des agent·es de la Fonction publique, dévoué·es face à la crise sanitaire. Mais aucune reconnaissance salariale.

Il compromet aussi l’avenir et abime la jeunesse. 47 % des jeunes s’inquiètent pour leur emploi, plus de 20% sont au chômage et la précarité explose. Le gouvernement est responsable de cette situation en refusant de recruter des enseignant·es-chercheur·euses pour multiplier les dédoublements à l’université. Cela permettrait de maintenir un lien physique et social pour sauver ces étudiant·es de la détresse.

Il y a urgence. Exigeons une autre politique qui réponde aux besoins de toutes et tous, « quoiqu’il en coûte ».

Cgt education

Les étudiant-e-s se suicident,
Les libéraux leur proposent de s’endetter

Alors que les étudiant-e-s souffrent plus que jamais de la précarité, la réduction de l’activité, lié a la crise sanitaire, a fortement impacté la situation économique d’une part importante d’entre nous. En effet, près d’un-e étudiant-e-s sur deux étaient contraint-e-s de se salarier pour étudier avant le début de la crise. Nous avons besoin de mesures fortes pour répondre aux besoins des universités mais également pour répondre à la précarité qui nous submerge et qui ne cesse de croître et de gagner en visibilité, notamment depuis l’immolation de notre camarade devant le CROUS de Lyon. Ce gouvernement n’a cessé de répondre que par des mesures palliatives en-deçà des enjeux réel : numéros verts, nouveau parcours de santé, repas à 1€, toutes ces mesures ne répondent en aucun cas à la gravité et à l’urgence de la situation. Face à cette situation un brave soldat, député de la majorité, Stanislas Guerini, entend exposer une solution, celle de permettre et d’encourager les plus précaires d’entre nous à contracter un prêt auprès de l’État. Si cette proposition est reprise par le gouvernement, elle actera définitivement que le seul avenir que laisse entrevoir Macron est l’endettement massif des étudiant-e-s. Mais qu’attendre de ce gouvernement alors que l’un de ses ministres estime que la seule aspiration qu’on a à 18 ans c’est de trouver un travail. Cette proposition est dans la droite ligne libérale de LaREM. En 2016 Robert Gary-Bobo*, conseiller de Macron, suggérait d’augmenter les frais d’inscription, « le nerf de la guerre », et de viser 8 000€ en Licence et 10 000€ en Master… pour tou-tes les étudiant-e-s. Cette augmentation s’accompagnant d’un développement massif des crédits à destination des étudiant-e-s. Ainsi, cette proposition marque un pas de plus vers le modèle anglo-saxons où une récente enquête à révélé « que les étudiants les moins favorisés risquaient de terminer leur cursus dans le supérieur avec une dette excédant 57.000 livres, soit 64.200 euros », et que « certaines personnes se retrouveraient contraintes de rembourser leur emprunt pendant 30 ans, délai maximum avant l’effacement définitif de l’ardoise ».** Voilà donc l’objectif de LaREM, un système d’enseignement supérieur et de recherche où les étudiant-e-s s’endetteront à vie pour étudier. Une université fermé aux enfants issues de la classe laborieuse mais grandement ouverte aux intérêts privés. La situation sanitaire actuelle servirait-elle de prétexte pour réactiver la volonté libérale d’un gouvernement à mal de détruire l’université publique ? Quand allons-nous sortir de la logique du processus de Bologne qui vise à faire de l’enseignement supérieur et de la recherche une marchandise et non un bien commun au service de tous ? Face à la situation sanitaire, à la crise qui l’accompagne et à la précarité grandissante nous réaffirmons l’urgence de la mise en place d’un salaire étudiant, permettant à tou-te-s de pouvoir étudier et vivre dignement, sans avoir l’obligation de se salarier à côté. Les étudiant-e-s sont des travailleur-e-s en formation, producteur-ices de savoir. Il est grand temps de reconnaître leur place dans notre société. Il est grand temps que leur travail soit rémunéré et leur permette de vivre dignement. Nous appelons les étudiant-e-s à continuer à s’organiser collectivement et à amplifier la mobilisation en prenant part à la journée du 4 février !

Solidaire étudiant

D’autres secteurs sont aussi appelés à la grève.

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