La CNT espagnole : de la révolution à l’exil

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Olt nous présente en BD la CNT (Confération Nationale du Travail) espagnole d’origine, des luttes à la fuite sous Franco, d’août 1938 au 12 février 1939...

« Les espagnols sont plus de 500.000 à fuir Franco entre le mois d’août 1938 et le 12 février 1939. Parmi eux, beaucoup de miliciens aguerris aux armes et à la guerre, la tête pleine de compagnons tombés au front, d’amies violées, de parents massacrés ; des combattants défaits qui ne survivent que par leur haine du fascisme, sous la neige, dans des prés entourés de barbelés où sévit la dysenterie et la famine, appelés déjà « camps de concentrations », symbolisant à eux seuls l’hospitalité française fidèle à l’attitude criminelle des démocraties occidentales vis-à-vis du peuple espagnol durant la guerre civile. Ces militants ont eu du poids dans la résistance, un poids que l’on cache souvent. Pourtant la célèbre 2e Division Blindée (DB) du Général Leclerc est composée d’espagnols à plus de 60% ; dans tous les maquis, ils sont des premiers résistants. » [1]


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1936, la victoire du Front populaire ouvre les prisons. Les anarchistes peuvent mener leurs activités au grand jour, dans la CNT (Confederacion national del trabajo). Pendant la guerre qui suit le coup d’Etat, ce syndicat de masse, épaulé par la Fédération anarchiste ibérique (FAI), joue un grand rôle.
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Les ouvriers prennent les usines, les paysans exploitent les champs en commun.
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À Barcelone les employés des tramways gèrent eux-mêmes la compagnie.
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Mais les franquistes occupent une partie de l’Espagne. L’Eglise catholique et de grands propriétaires soutiennent le général.
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Sur le front d’Aragon des unités auto-organisées combattent en première ligne. L’anarchiste Durruti coordonne cette résistance, avant d’être tué en combattant à Madrid.
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En 1937, le régime républicain militarise les milices. Tandis que le Parti communiste écrase dans le sang les réalisations libertaires, le 28 mars 1939, les nationalistes espagnols entrent à Madrid.
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Commence alors l’exode pour les vaincus. La plupart se réfugient en France où ils furent parqués dans des camps. Mais certains purent rejoindre la résistance antinazie pendant la guerre.
Texte : Y. B.& Dessin : OLT

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