Caisse de Solidarité - Témoins

La Caisse de Solidarité est un collectif qui existe depuis plus d’une
dizaine d’années et qui est partie prenante des conflits sociaux sur la
région lyonnaise. Nous luttons contre les violences policières et la
répression des mouvements : étudiants & lycéens, luttes sociales,
écologistes...

Nous fournissons des conseils pratiques concernant les manifestations, les
garde­à­vue et les procès sous forme de tracts et de formations. Nous
publions également des récits de comparutions immédiates, de violences
policières et des textes d’analyse.

En outre, nous orientons vers des avocat∙e∙s de confiance et nous
fournissons une assistance financière aux personnes interpellées et à
celles condamnées.

Nous ne sommes pas des professionnels du droit. C’est à travers nos
expériences militantes, nos lectures, notre fréquentation du tribunal et
notre participation aux luttes que s’est fondé notre collectif. On peut
venir nous voir pour témoigner, discuter de stratégies de défense, du
choix d’un­e avocat­e, trouver des solutions au niveau économique suite à
une condamnation, etc. En un mot : on est là pour ouvrir la possibilité
d’envisager les choses à plusieurs plutôt que seul­e.

De manière générale, la justice condamne à tour de bras. Le simple fait de
se trouver face à elle fait bien souvent de nous un­e coupable d’office.
Nous ne reprenons pas à notre compte les catégories de « coupable » et
« innocent ». Nous partons plutôt du sentiment qu’il est nécessaire de
s’organiser contre la répression et de ne pas laisser sur le bord du
chemin les gens confrontés à la police, à la justice et parfois à la
prison.

Infos locales Justice / Enfermements

Un jour sans fin – 3e audience du procès en appel de Kamel Daoudi

Kamel Daoudi, connu pour être le plus vieil assigné à résidence de France, totalise l’absurde record de près de 14 000 pointages au commissariat, en 13 ans.
En septembre dernier, il avait été condamné en première instance (à Aurillac, son dernier lieu d’assignation) à un an de prison ferme, pour un retard de 25 minutes sur son couvre-feu quotidien. Ce soir-là, il faisait des falafels dans le café associatif d’Aurillac « la Loupiote ». Il avait été ramassé devant le bar, alors même qu’il était sur le départ.

Infos locales Répression policière

« Force a dû rester à la loi », les émeutes de La Duchère en procès

Suite à la chute d’un adolescent de 13 ans à scooter dans le quartier de la Duchère, probablement percuté par une voiture de flics banalisée le 3 mars 2021, des émeutes éclataient le lendemain vers 17 heures 30. 12 personnes étaient interpellées, 9 d’entre elles remises en liberté le lendemain faute de preuves. Pour deux personnes, des investigations sont toujours en cours. Un prévenu passait en comparution immédiate le 8 mars. Compte-rendu des comparutions de ce lundi.

Infos locales Justice / Enfermements

Trois heures d’une vie kafkaïenne. Retour sur le procès en appel de Kamel Daoudi

Ce mercredi 27 janvier, comparassait Kamel Daoudi, plus vieil assigné à résidence de France, devant la cour d’appel de Riom. Il lui était reproché un retard de 25 min sur le couvre-feu quotidien qui lui est imposé depuis douze ans. En première instance (septembre 2020), il avait écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Actuellement incarcéré au quartier d’isolement de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, à près de 500 km de sa famille, il a donc été rejugé.

Mise à jour :

Infos locales Justice / Enfermements

Bref retour sur la répression de la manifestation contre la LSG

Suite à la manifestation, il y aurait eu au moins 10 arrestations.
De nos informations, une personne au moins a été amenée à l’hôpital pendant sa garde-à-vue, apparemment suite à des violences policières lors de son interpellation. Une personne a été condamnée en comparution immédiate lundi 18 janvier à 6 mois de sursis probatoire avec 140 heures de travail d’intérêt général (si elle n’effectue pas les 140 heures, un emprisonnement de 6 mois peut être prononcé) et à 2 ans d’interdiction de manifestation pour (...)

Infos locales Répression policière

Manifestations des 28 novembre, 5 et 12 décembre contre la LSG : Les violences policières toujours pas floutées

Plusieurs rassemblements ont eu lieu à Lyon à l’appel du collectif NON à la loi « sécurité globale » contre l’ensemble de la loi liberticide du même nom et contre le nouveau schéma national du maintien de l’ordre. La caisse de solidarité et le comité de liaison contre les violences policières reviennent sur les violences, vols et autres agressions commises par les forces de l’ordre lors des trois dernières manifestations. Nous rapportons ici les récits de 12 victimes de violences policières lors de trois manifestations.

Infos locales Répression policière

Manif Gilets Jaunes du 17 octobre : accusé·e de groupement ? Contactez-nous !

Lors de la manifestation nationale des gilets jaunes à Lyon, plusieurs personnes se font fait arrêté·e·s le 17 octobre dernier à Lyon et accusé.e.s de « participation à groupement en vue de... ». Plusieurs personnes concernées envisagent de refuser cette procédure, avec l’appui d’une avocate et de la caisse de solidarité.

Analyse et réflexion Justice / Enfermements

Pas de recette miracle. Perspectives extra-judiciaires face aux agressions sexuelles

Ce texte a été écrit par les meufs de la Caisse de Solidarité de Lyon (puis validé par l’ensemble du collectif), à la suite de débats qui traversent un grand nombre de collectifs militants depuis de nombreuses années. Sans prétendre apporter des solutions définitives, il vise à alimenter la réflexion sur les alternatives à la justice étatique, y compris la gestion des agressions sexuelles.

Analyse et réflexion Surveillances / Fichages

[Brochure mise à jour] La folle volonté de tout contrôler : sur 60 fichiers de police-justice et les moyens d’en sortir

Deux ans après la première version de la brochure de la Caisse de solidarité sur les fichiers de police, de renseignement et d’identification administrative, une mise à jour est nécessaire. Ce texte recense 60 fichiers actifs d’identification administrative, fichiers de police, fichiers de justice et fichiers de renseignement, en somme tous les outils dont l’État s’est doté pour le contrôle des populations. On y trouve la manière dont ils fonctionnent mais aussi comment savoir ce que l’État sait de nous et finalement comment lui demander de nous oublier.

Analyse et réflexion

Abolir la police

Presque une quinzaine de personnes ont été tuées lors d’« interventions policières » depuis le début du confinement. Une quinzaine de noms qui viennent s’ajouter à la liste interminable des victimes de crimes policiers, aux côtés de Zyed et Bouna en 2005, Wissam el Yamni et Amin Bentounsi en 2012, Rémi Fraisse en 2014, Adama Traoré et Mehdi (à Lyon) en 2016, Zineb Redouane en 2018, Steve Maia Caniço en 2019. Sans parler de tous ceux qui n’ont pas fait la une. Une vingtaine par an si on veut s’adonner à un décompte macabre.

Brèves

Rendu des comparutions immédiates de lundi 15 juin

Suite au rassemblement appelé par le comité vérite et justice pour Mehdi le samedi 13 janvier, et la manifestation contre les violences policières qui a eu lieu, 3 personnes sont passées en comparution immédiate aujourd’hui :
L’une, arrêtée lors d’un contrôle préventif, a été relaxée de l’accusation de « groupement en vue de », et condamnée pour port d’arme (une gazeuse) à 3 mois de sursis probatoire et 140 heures de TIG + 5 ans d’interdiction de port d’arme
Deux ont été condamnés a minima pour jet de (...)

A lire sur d’autres sites

Etat d’urgence sanitaire : l’ordre social quoiqu’il en coûte

Depuis le mois de mars on assiste au déploiement d’un arsenal de mesures destiné à enrayer la propagation du covid-19. Bien loin de concerner le seul champ médical, ces mesures impliquent des transformations profondes du fonctionnement des institutions étatiques, et notamment judiciaires. L’état d’urgence sanitaire instaure un État autoritaire, anéantit les droits de la défense et exacerbe le réflexe sécuritaire. Dans ce contexte, les groupes de défense collective et legal teams restent actifs pendant le confinement pour ne laisser personne isolé·e face à la police et aux juges.

Infos locales

Témoignages de contrôles et violences policières par temps de confinement à Lyon et ailleurs

Le confinement, c’est la police qui tient la rue pendant que nous sommes sommés de la déserter. Tout l’arbitraire du pouvoir policier s’y déploie encore plus allègrement que d’habitude : vérification des courses illégale, remarques absurdes sur la légitimité ou non d’un déplacement, racisme exacerbé, passage à tabac et garde-à-vue (sans forcément de déferrement, en guise de punition). Suite à l’appel à témoignages publié il y a un mois, petit passage en revue des anecdotes et témoignages reçus, dans la région lyonnaise mais aussi ailleurs en France.

Infos locales

100 000 flics dans les rues : appel à témoignages

Suite à la propagation rapide du Covid-19 sur toute la planète, le gouvernement a annoncé ces derniers jours la quasi-suppression de la liberté de circuler dans la rue sous peine de fortes amendes, et la mobilisation de milliers de flics dans les espaces publics. Comme en Italie, en Espagne, en Tunisie ou en Chine, le même scénario se répète : les rues se vident et les contrôles policiers se multiplient.

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