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Autocrate, sécuritaire, anti-pauvres, anti-migrants : Gérard Collomb devient ministre de l’Intérieur

3 compléments

Le maire de Lyon est le nouveau ministre de l’Intérieur, c’est-à-dire le premier flic de France, responsable en chef de la répression des mouvements sociaux, des petits délits et de la chasse aux migrants. Revue de ses œuvres à Lyon en guise d’adresse à celles et ceux qui vont devoir s’opposer à ses hommes et à ses actions sur le terrain.

Alors que la nomination de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur vient d’être annoncée par le premier ministre Édouard Philippe, nous vous proposons une sélection d’articles publiés sur Rebellyon ces dernières années et qui permettent de dresser un portrait d’un homme politique que, malgré nous, nous connaissons bien.

Un apparatchik du PS aux idées pas très neuves

Gérard Collomb est élu depuis précisément 40 ans puisque c’est en 1977 qu’il entrait pour la première fois en fonction comme conseil municipal de la ville de Lyon. Depuis, il a enchaîné, souvent en parallèle, tous les types de mandats locaux : maire d’arrondissement, député, sénateur, maire de Lyon et enfin président de la communauté urbaine lyonnaise puis de la Métropole.

Cumulard patenté, ce qui l’a conduit à être l’un des sénateurs les moins présents en séance et à être sanctionné pour cette raison, il ne se contentait pas d’être à la fois sénateur du Rhône, maire de Lyon et président de la métropole du Grand Lyon. Jusqu’à sa nomination comme ministre, il présidait aussi de longue date la plupart des sociétés d’économie mixte de Lyon et notamment celles chargés de l’aménagement urbain, des hôpitaux ou encore des transports en commun. Sa manière de faire : avoir la main sur tout ce qui passe en ville, le tout avec une mégalomanie certaine.

Membre du PS, dont il incarne l’aile droite depuis longtemps, il a suivi la dérive idéologique de son parti et, comme la quasi-totalité de l’échiquier politique, s’est totalement converti à la doxa néolibérale. Soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, ses politiques locales pourraient préfigurer la modèle que ce dernier voudrait imposer. En effet Gérard Collomb a fait de Lyon un démonstrateur de la ville néolibérale, construite main dans la main avec les patrons, industriels et promoteurs locaux et faite de partenariats publics-privés, de course aux investisseurs et d’évacuation des pauvres.

Petits arrangements avec la réalité

Que ce soit pour faire la promotion de sa ville ou pour parler de lui, Gérard Collomb a une fâcheuse tendance à présenter la réalité plus belle qu’elle ne l’est ou à omettre les informations qui ne le présenteraient pas sous un jour favorable.

Un amoureux des caméras et de la répression

Gérard Collomb est un défenseur de longue date de la vidéosurveillance et des mesures répressives, qu’elles concernent la répression de la fraude dans les transports en commun, les prérogatives laissées à la police municipale, les coups portés aux agents grévistes de sa propre collectivité ou encore l’appel à la répression des antifascistes.

Un spécialiste des mesures contre les pauvres et les immigrés

Les mandats de Gérard Collomb se sont distingués par des politiques particulièrement dures contre les plus pauvres, qu’il s’agisse à la fois de la hausse des tarifs d’accès à certains équipements ou services publics ou des politiques violentes et inhumaines conduites avec la préfecture contre celles et ceux qui dorment dehors. En tant que pauvres, mais pas seulement, les migrants ont aussi subi de plein fouet les politiques dictés par Gérard Collomb.

La tête de l’emploi

Spécialiste des politiques antisociales, cynique et calculateur, Gérard Collomb a finalement obtenu un boulot à la hauteur de ses qualités : celui de responsable des politiques de sécurité intérieure, (de répression) des libertés publiques, d’immigration et d’asile. La manière dont il a géré ces problématiques au sein de sa ville laisse présager la manière dont il se comportera à l’échelle nationale. Agir en continuité des politiques sécuritaires et de chasse aux pauvres et aux immigrés des dernières années est de toute façon ce qui est attendu de lui à ce poste. Le fait qu’il ait été nommé ministre d’État, c’est-à-dire une sorte de « sur-ministre » est à la fois un cadeau pour son travail de promotion pour Emmanuel Macron et le signe de l’importance que le président consacre aux enjeux sécuritaires.

Gérard Collomb succède à une série de ministres tous plus répressifs et droitiers les uns que les autres : Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Claude Guéant, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve. Il sera soutenu dans sa tâche répressive par Patrick « Flashball » Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Soyons donc sûr·e·s que les actions du désormais ex-Maire de Lyon seront dans la continuité parfaite avec celles de ses prédécesseurs.

Pas d’inquiétude non plus pour ses fans lyonnais, en bon monarque local, nul doute que Gérard Collomb, qui a déjà placé ses pions sur les divers investitures macronnistes pour les Législatives, a déjà assuré son héritage politique à la mairie et à la Métropole.

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  • Le 18 mai à 15:39, par P’tit Louis

    Le 20 juin prochain, c’est l’anniversaire de GéGé.
    Une bonne raison de fêter cela dans la rue, en trouble fête avec ou sans humour

  • Le 18 mai à 06:33, par

    Collomb, c’est aussi les pressions excercées sur les responsables associatifs : coups de fil de son cabinet en période électorale... Et avant délibération sur les subventions. C’est ainsi, par exemple, que Lyon est devenue dans la presse "la ville la plus gay friendly de France" (entre veulerie et ambitions individuelles de certains responsables, quels Tartuffes !)
    Ce sont aussi des centaines de milliers d’euros d’argent public généreusement distribués via une gestion privée à des soutiens médiatiques tels que Guy Walter de la Villa Gillet (10 SMICs net + quelques milliers d’€ de frais / mois), Serge Dorny de l’Opéra (17 SMICs net + 8500 € de frais / mois). Et il doit il y en avoir plein d’autres concentrant personnellement le fruit du boulot de smicards travaillant dans les conditions de plus plus dégradées et occasionnellement traité.e.s de feignasses. Et la presse locale qui ne moufte pas, évidemment...
    Politique étendue à d’autres services culturels où la programmation, les invitations et les "censures" s’organisent désormais directement depuis l’hôtel de ville...

  • Le 17 mai à 19:25, par

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