Cet article rédigé depuis La Réunion analyse le traitement colonial des cyclones Chido à Maoré et Garance à La Réunion, à travers les discours médiatiques, les décisions politiques et les réponses institutionnelles qui en ont découlé.
Plus spécifiquement, il met en lumière les mécanismes du pouvoir colonial à l’œuvre dans la première vague d’expropriations suivant le passage des cyclones. Ces mesures interviennent alors que la médiatisation nationale, et donc l’attention de la métropole, s’est déjà estompée. L’étude du cas de la Colline révèle comment, à la faveur de chaque crise cyclonique, le colonialisme parvient à se réaffirmer, se présentant à la fois comme nécessaire et sauveur, tout en renforçant son emprise. Les désastres climatiques deviennent ainsi des opportunités pour une politique coloniale toujours avide de terres.